• Droits des peuples autochtones - La Société civile dénonce des abus

    Les organisations de la Société civile environne-mentale œuvrant dans le secteur de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des ressources naturelles dénoncent des cas de violations de droits des communautés locales et des peuples autochtones commises par des exploitants forestiers industriels et artisanaux dans les provinces du Bandundu et de l'Equateur.

    Dénonciation faite par le coordonateur national du Réseau ressources naturelles (RRN), Joseph Bobia Bonkaw, au cours d'une conférence de presse qu'il a tenue, le lundi 10 février dernier, dans la commune de Barumbu.

    Il a fait remarquer que, dans les provinces du Bandundu et de l'Equateur, les communautés locales et les peuples autochtones sont en conflit ouvert avec les entreprises qui exploitent la forêt. Car ces dernières foulent aux pieds les clauses sociales qu'elles ont signées avec eux.

    Pour sa part, le coordonateur de l'Organisation d'accompagnement et d'appui aux pygmées (OSAPY), l'abbé Willy Loyombo, a indiqué que ces entreprises forestières s'illustrent dans les abus tels que l'exploitation artisanale, les coupes illégales des bois sans permis de coupe. Elles font également intervenir la police contre les communautés locales. Il a, par ailleurs, fait savoir que des plaintes ont été déposées auprès des autorités judiciaires compétentes aux niveaux local, provincial et national. De sorte que les communautés locales puissent obtenir gain de cause dans ces bras de fer. Mais hélas ! Sans succès.

    Cette situation entraîne comme conséquence la continuité de l'exploitation illégale du bois au détriment des communautés locales et des peuples autochtones qui ne tirent aucun bénéfice de l'exploitation de leurs forets, a relevé l'abbé Willy Loyombo. Avant de souligner le fait qu'« au contraire, cela devient source de misère et de pauvreté pour ces populations ».

    En outre, les organisations de la Société civile déplorent l'inertie enregistrée par le ministère de l'Environnement, de la Conservation de la Nature et du Tourisme après avoir été saisi de faits graves qui se passent dans le secteur forestier. Il s'agit notamment d'actes de pillages des ressources forestières perpétrés par des industriels et artisanaux.

    Annulation de l'arrêté 011

    Elles déplorent aussi le manque de gouvernance dans le chef de ceux qui ont dirigé le ministère de l'Environnement et qui n'arrivent pas à imprimer une dynamique dans le sens du respect de la législation forestière. Alors qu'ailleurs, le secteur Forêt et Environnement est un levier de développement.

    Outre ce qui précède, les organisations de la société civile environnementale ont formulé des recommandations. Parmi lesquelles figure l'annulation de l'arrêté 011 en vue d'arrêter le désordre dans le secteur forestier.

    Elles demandent au ministre de la Justice de veiller à ce que les droits soient dits en rapport avec les différentes plaintes déposées par les communautés locales et peuples autochtones contre les entreprises forestières. Cela dans les juridictions provinciales afin qu'ils puissent rentrer dans leurs droits.

    Quant aux exploitants industriels, il leur est recommandé de respecter, de manière scrupuleuse, les cahiers de charges signés avec les communautés locales et peuples autochtones. Et aux ONG environnementales et des droits de l'homme de continuer à apporter leur appui aux communautés locales pour que leurs intérêts soient pris en compte par les exploitants.


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