• Mois de la Femme - La question du travail décent débattue entre femmes à Brazzaville

    En collaboration avec l'association Moussi ya Congo Lamouka, la présidente de la sous-commission « équité, genre, personnes vulnérables, minorités et peuples autochtones » au sein de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH), Gisèle Elanga, a organisé, le 15 mars à Brazzaville, une causerie débat sur le travail décent en faveur des femmes

    Les représentantes d'organismes féministes présentes à cette séance ont toutes loué l'une des résolutions adoptées par la conférence internationale du travail en 2004, relative à la promotion de l'égalité de rémunération et à la protection de la maternité. « Lors de la réaction de la constitution de l'OIT, les propositions émanant des femmes syndiquées étaient jugées trop radicales pour l'époque, par exemple un salaire égal pour un travail égal et des salaires minimaux pour le travail domestique », a expliqué Gisèle Elanga.

    Dans le contexte national, les Congolaises sollicitent de la part des agences d'emploi publiques et privées, l'égalité des chances et de traitement. Elles souhaitent que les candidates aux différents tests d'emploi soient à chaque fois informées sur leurs droits à l'égalité de traitement, faisant référence aux droits à la rémunération, aux conditions de travail, à la sécurité de l'emploi, à l'harmonisation entre vie professionnelle et occupations personnelles. « Le principe du salaire égal pour un travail égal aborde les différentes formes de discrimination structurelle du marché du travail qui provoquent une ségrégation sexuelle. Cela signifie que les niveaux et types de rémunération ne doivent pas être déterminés en fonction du sexe, mais en fonction d'une évaluation du travail effectué », a poursuivi Gisèle Elanga.

    Les conférences, lois, forums et institutions internationales qui siègent sur la question féminine, avouent que l'égalité entre les sexes implique que tous les hommes et les femmes soient libres de développer leurs aptitudes personnelles.

    S'agissant du travail décent pour les femmes et les hommes, par exemple : « L'engagement de l'OIT à la question de l'égalité entre hommes et femmes prend encore plus d'importance dans le cadre de la déclaration ministérielle du Conseil économique et social (ECOSOC) adoptée en 2006. La déclaration réaffirme la détermination des pays à promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes et l'émancipation des femmes et des filles. »

    Et la présidente de la sous-commission « équité, genre, personnes vulnérables, minorités et peuples autochtones » au sein de la CNDH de rappeler : « La conférence de Nairobi en 1985 a incité l'adoption par l'OIT de l'égalité des chances et de traitement entre travailleurs et travailleuses en matière d'emploi. »


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