• Négociations commerciales UE-Equateur: inquiétude de la FIDH (lois anti-terroristes)

    La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a dénoncé mercredi la "vague de répression" à l'encontre des organisations de la société civile en Equateur, au moment où Quito a repris ses négociations commerciales avec l'Union européenne.

    "La liberté d'expression et la liberté de réunion" sont des "conditions essentielles" pour le commerce et l'investissement, a rappelé le président de la FIDH, Karim Lahidji, dans une lettre ouverte adressée au commissaire européen chargé du Commerce, Karel De Gucht, qui mène les négociations avec l'Equateur au nom de l'UE.

    La FIDH s'inquiète notamment de la dissolution, le 4 décembre, de la Fondation Pachamama, une organisation écologiste qui a pris le parti des Indiens et s'oppose à des projets miniers et pétroliers en Equateur. La FIDH a demandé aux dirigeants européens de condamner la dissolution de cette organisation.

    "La négociation commerciale en cours devrait globalement être utilisée pour promouvoir les droits de l'Homme et, à cet égard, il faudrait mettre fin à l'application des lois anti-terroristes à l'encontre des peuples autochtones d'Equateur", a insisté la FIDH dans son courrier également adressé à la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, aux ambassadeurs des 28 Etats membres de l'UE à Bruxelles et aux parlementaires européens.

    Après deux ans de suspension, le gouvernement équatorien a repris dimanche à Bruxelles des négociations commerciales avec l'UE, qui a déjà signé avec la Colombie et le Pérou des traités de libre-échange, un modèle dont ne veut cependant pas entendre parler le dirigeant socialiste, Rafael Correa.

    L'une des "lignes rouges" fixées par Quito réside dans les dépenses publiques, un secteur auquel l'Etat équatorien consacre chaque année au moins 5 milliards de dollars en faveur des petites et moyennes entreprises. En cas d'échec des négociations avec l'UE, M. Correa a précisé que le gouvernement devrait adopter des mécanismes d'aide à certains secteurs, comme celui de la banane dont l'Equateur est le plus grand exportateur au monde.

     


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