•   Pour le respect de l’Accord de paix de 1997 au Bangladesh !

      

    Signez en faveur des Jummas

    Agissez en faveur des Jummas du Bangladesh et aidez-nous à mettre en application l’Accord de paix!

    Appelons ensemble le Premier Ministre Mme Sheikh Hasina à mettre un terme aux violations dans les Chittagong Hill Tracts. Signez la pétition pour éclairer la situation des Jummas du Bangladesh et faire pression sur le gouvernement.

       Pour signer la pétition allez sur:

    http://peaceforjummas.wesign.it/fr

     

    Les Jummas, peuples autochtones du Bangladesh

        Les Jummas, nom collectif donné aux onze peuples autochtones de la région des Chittagong Hill Tracts (CHT) au sud-est du Bangladesh sont ethniquement, culturellement et linguistiquement distincts du reste de la population du pays. Représentant près de 1 million de personnes, ils vivent sur leurs terres ancestrales dans les CHT.

        Entre 1979 et 1984, le gouvernement, considérant le territoire jumma comme une terre vierge, a installé entre 350.000 et 450.000 Bengalis sans terre dans la région. La population bengalie a augmenté de 150% entre 1979 et 1991. La colonisation s’est accompagnée d’expulsions, d’incendies criminels et de violences à l’encontre des peuples autochtones. Les agressions sexuelles sur les femmes et filles jummas ont notamment été un moyen pour terroriser les communautés et les obliger à quitter leurs maisons. Privées de leurs moyens de subsistance, les communautés n’ont toujours pas reçu de compensation pour la perte de leurs terres.

    Conflit et Accord de paix de 1997

       La résistance des Jummas à la colonisation a mené à une guerre contre l’armée bangladaise (années 1970-1997) qui a fait plus de 10.000 victimes. L’Accord de paix, signé en 1997 par le Premier Ministre actuel, Madame Sheikh Hasina, prévoyait :

    1. le démantèlement des camps militaires non permanents dans les Chittagong Hill Tracts et la fin de la militarisation excessive de la région ;

    2. la restitution des terres confisquées aux Jummas par l’armée et les colons et l’arrêt immédiat du processus de colonisation ;

    3. une délégation de pouvoir aux institutions locales afin que les populations jummas puissent jouir d’une plus grande autonomie politique.

    Un accord de paix non respecté

    Malheureusement, cet accord n’est pas respecté.

    Minoritaires, les Jummas subissent toujours des violations de leurs droits et ont difficilement accès à la justice pour les faire respecter. Le rapporteur spécial de l'Instance permanente sur les questions autochtones des Nations-Unies, Lars-Anders Baer, a affirmé que les populations jummas étaient victimes "d’arrestations arbitraires, de tortures, d’exécutions, de harcèlement […] et de violences sexuelles».

    Les Jummas souffrent particulièrement de violences dans le cadre d’une militarisation excessive de leur territoire. D’après un rapport des Nations-Unies, un tiers de l’armée bangladaise est positionnée dans les Chittagong Hill Tracts alors que la région ne représente qu’un dixième de la superficie du pays et 1% de sa population. En 2012, l’International Work Group for Indigenous Affairs (IWGIA) estimait qu’il y avait 1 soldat pour 40 civils dans les Chittagong Hill Tracts contre 1 soldat pour 1.750 civils dans le reste du pays.

    Les Jummas, qui continuent d’être spoliés de leurs terres, sont aujourd’hui majoritaires dans la région mais sont devenus minoritaires dans le district de Bandarban et dans toutes les municipalités urbaines. Privés de leurs territoires et de leurs ressources naturelles, leurs activités traditionnelles comme la récolte, le pâturage, l’élevage ou la cueillette s’en trouvent affectées.

    Publié le 21 septembre

    Venue en France cet été du seul député Jumma du Bangladesh

    Au Parlement du Bangladesh, il y a 300 députés. Un seul Jumma ! C’est Mr Ushatan Talukder.

    Début juillet dernier, il est passé à Paris, en route pour des réunions à Genève et Bruxelles. Il était accompagné de Mr Mangal Kumar Chakma, responsable politique d’un parti jumma (le PCJSS), et Mr Krishna Chakma, membre d'une association aux Etats Unis très active à l’ONU

    Ils ont été reçus dans des familles jummas d’Ile de France.

    Pendant ces quelques jours ils ont pu rencontrer France Libertés, le GITPA, et le député Noel Mamère ; ils ont exposé les problématiques présentes au pays et les combats menés.

    Noel Mamère, qui est membre du groupe d’amitié France Bangladesh au parlement, et qui connait bien la situation du Bangladesh et des Chittagong Hill Tracts, a accepté de parrainer la pétition.


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    Un festival à ne pas manquer

     

        De Paris à la Turballe (44), le Festival Ciné Alter'Natif est le premier festival de films et documentaires entièrement réalisés et/ou tournés par des Amérindiens. Cinquante films, une soirée spéciale climat et de nombreux invités sont au programme. Survival sera présent samedi 3 octobre à partir de 20 heures lors d'une soirée festive et solidaire au cinéma la Clef à Paris.

      Depuis une trentaine d'années, les Amérindiens de tout le continent américain se réapproprient leur image en réalisant et en produisant leurs propres films. Ils peuvent enfin parler en leur nom et montrer à quel point leur expression artistique est originale et spécifique. Faute de distributeurs, très peu de films autochtones sont visibles en France. Or les membres de l'association De La Plume à l’Écran sont convaincus qu'une plus large diffusion des productions artistiques amérindiennes contribuerait à une meilleure compréhension des cultures amérindiennes contemporaines.

       Depuis 2009, le Festival Ciné Alter'Natif (FCAN), événement unique en Europe, est entièrement dédié à la diffusion de films réalisés/produits par des Amérindiens. Le but est de sensibiliser le public à la richesse des créations cinématographiques et audiovisuelles amérindiennes.

       En présence d'invités amérindiens, l'équipe entièrement bénévole du Festival Ciné Alter'Natif offre une tribune à cet autre cinéma et permet d'en faire découvrir l’extrême variété (courts et longs-métrages, fictions ou documentaires) ainsi que toute la richesse artistique et narrative, drôle et percutante. Au cours des années, nous avons su développer des contacts solides avec de nombreuses sociétés de productions amérindiennes et nous assistons régulièrement à divers festivals internationaux.

       C'est grâce à cet important travail de repérage et de veille constante que nous pouvons, cette année, vous offrir un florilège des récentes créations amérindiennes et ainsi vous faire partager notre passion pour le cinéma autochtone. Plus que jamais dans l'histoire du Festival Ciné Alter'Natif, cette 6e édition vous réserve de véritables pépites artistiques.

       A quelques rares exceptions près, les 50 films programmés cette année sont inédits en France et ils ont été en grande partie soustitrésen français pour l'occasion !

      // LA PROGRAMMATION EN UN CLIN D’ŒIL

      // Vendredi 2 octobre :

      – 9h30 : Séance Scolaire, sur inscription

      – 18h00 : Échos de la Terre, Spécial Climat

      – 20h30 : Double-Esprits

      Samedi 3 octobre :

      – 16h00 : Dessine-moi une histoire, Spécial Cinéma d’Animation

      – 18h00 : Femmes !

      – 20h00 : Soirée Festive et Solidaire

      – 21h00 : Corps et Graphie

      Dimanche 4 octobre :

      – 16h00 : Parcours de Vie

      – 18h30 : (anti)-héros de nos imaginaires

      Tarifs : Plein Tarif : 6,50€   Tarif Réduit : 5€

      Pass 7 séances : 35€   Séances scolaires : 2,50€

      Tarifs Carte UGC et Gaumont Non acceptées


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  • Une victoire pour les Mashco-Piro - grâce à vous!

    Les autorités péruviennes nous ont enfin écouté et ont répondu à notre appel urgent. Nous leur avions demandé d’empêcher que des missionnaires et des touristes n’entrent en contact avec la tribu isolée des Mashco-Piro en Amazonie.

    Nous leur avions envoyé une vidéo dans laquelle on pouvait voir des missionnaires approcher des membres de la tribu et leur distribuer des vêtements et de la nourriture, sans tenir compte du fait que ces Indiens isolés n'ont aucune immunité face aux maladies introduites par les étrangers. Un missionnaire (voir photo ci-dessus) a mis en danger la vie d’un enfant en prenant un ‘selfie’ avec lui.

    La situation avait atteint un point de non-retour. Grâce à la pression exercée par les milliers de courriels que vous avez envoyés, le gouvernement a finalement ouvert une enquête et mis en place un poste de surveillance permanent pour empêcher que des étrangers n’entrent en contact avec la tribu.

    Depuis les années 1990, nous faisons tout notre possible pour protéger le territoire des Mashco-Piro. La pression internationale que nous avions alors exercée avait conduit le géant pétrolier américain Mobil à se retirer du territoire de la tribu. Lutter contre les dangers que représente le contact constitue un nouveau challenge pour notre campagne.

    Cette victoire est la deuxième récemment remportée par les Indiens péruviens. Au début du mois, les Indiens Ashéninka ont obtenu un titre de propriété sur leurs terres ancestrales, un an exactement après le meurtre de quatre de leurs leaders.

    Merci de continuer à réagir à nos actions urgentes. Vos mails, vos lettres et vos dons permettent de changer les choses! Ce n’est que grâce à votre soutien que nous pourrons arrêter l’anéantissement des peuples indigènes.


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  • Actualités   CYBERACTION URGENTE - CLAMONS PAR MILLIERS

      "I AM (je suis) GUARANI KAIOWÁ"

     POUR ENDIGUER LE GÉNOCIDE DE CE PEUPLE AU BRÉSIL

      1) au choix, écrivez #‎IamGuaraniKaiowa avec un marqueur noir sur une feuille A4 ou téléchargez ce visuel à imprimer ou à afficher sur votre écran (tablette, ordinateur, etc...) ;

      2) faites une photo avec votre support #IamGuaraniKaiowa et postez-la vous-même depuis le formulaire de notre page dédiée à : http://raoni.com/alerte/kaiowa.php.

      Avec le soutien de personnalités (Paul Watson, Pierce Brosnan, Pierre Richard…), Planète Amazone relaye une cyberaction internationale d’urgence et appelle les internautes du monde entier à se mobiliser par milliers pour sauver le peuple Guarani-Kaiowá en se mettant en scène avec le hashtag #IamGuaraniKaiowa.

       Postés sur une page dédiée, les photos seront transmises à la Présidente du Brésil, afin de l’exhorter à signer prestement le décret d’homologation de 22 terres indigènes Guarani-Kaiowá, comme l’y oblige la Constitution de 1988, pour mettre fin aux conflits fonciers motivant l’annihilation de ce peuple de 45 000 âmes par les grands propriétaires terriens. Madame Rousseff bloque volontairement le processus de reconnaissance de ces terres indigènes depuis plusieurs années, sous la pression des puissants géants de l'agro-industrie. Actuellement, ce peuple fier, qui vivait en harmonie avec la nature, en est réduit à survivre misérablement dans des campements de fortunes recouverts de bâches plastiques, à la merci de fréquentes attaques d'hommes de mains armés à la solde des producteurs d'éthanol.

      Vos photos seront transmises à Dilma Rousseff, présidente du Brésil, avec une demande écrite émanant du peuple Guarani-Kaiowá exigeant la démarcation immédiate de leurs terres envahies, tel que stupulé dans l'article 231 de la Constitution de 1988.

      Ils ont déjà participé:

       Paul Watson & Yana Watson :

      " Yana et moi voudrions vous demander à tous, s'il vous plaît, de vous prononcer contre le génocide du peuple indigène Guarani-Kaiowá, au Brésil. Ils sont tués, violés et leurs enfants sont kidnappés. Il n'y a pas de justice pour eux de la part du gouvernement. Tout simplement parce que les riches propriétaires veulent leur terre, qu'ils prennent sans crier gare, détruisant leur forêt pour faire des plantations de canne à sucre et de soja! Tout ce que les Guarani-Kaiowá demandent c'est qu'on les laisse tranquille sur leur propre terre, afin qu'ils puissent continuer leur vie traditionnelle. Si nous ne prenons pas des mesures dès maintenant, le peuple Guarani-Kaiowá aura disparu dans moins de dix ans. Diffusez des informations, partagez, faire la même chose que je fais, si nous prenons tous des mesures pour les aider, nous allons sauver des vies, et la vie de la forêt du Brésil! "

    Stop au génocide des Indiens du Brésil   Pierre Richard et son épouse Ceyla :

      « L’horreur est à son comble ! Voilà qu’on tue encore au XXIème siècle les Indiens du Brésil, comme aux temps de la conquête. Les grands propriétaires terriens, sous le regard indifférent des autorités – quand elles ne sont pas complices –, les massacrent pour s’accaparer leurs terres au nom du Dieu Ethanol. Circulez les « sauvages », y a rien à voir ! Et si vous n’êtes pas contents une balle dans la tête ! Femmes, enfants, sans distinction. Où est la conscience morale dans tout ça ! L’humanité est bien malade l’argent finira par l’étouffer définitivement ! »

       Date de l'article : 27/07/2015   raoni.com


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  •    Valdelice Veron, porte-parole des Guarani-Kaiowá : "Pour chaque plein d’éthanol, il y a du sang Guarani qui coule"

      Les peuples autochtones ne veulent pas être les oubliés de la conférence climatique de Paris (COP 21). Invitée au Sommet des consciences, qui s’est tenu le 21 juillet dans la capitale française, Valdelice Veron, 37 ans, est la porte-parole emblématique du peuple Guarani-Kaiowá, de l’État du Mato Grosso do Sul, au Brésil. Menacée de mort, elle a quitté sa terre natale pour la première fois de sa vie afin de lancer un appel au secours. Elle dénonce l’écocide en cours au nom de la production d’éthanol, pétrole vert du Brésil, qui en est le premier exportateur mondial. En dix ans, 300 indigènes ont été tués en raison des conflits autour des terres. Témoignage:

       Valdelice Veron avec un autre représentant de la communauté Guarani de passage à Paris le 22 juillet 2015.    Gert Peter Bruch / Planète Amazone 

      Novethic:: Quel message êtes-vous venue porter ?

    Valdelice Veron : Je suis d’abord venue porter un message de paix pour le respect de la nature. Mais je suis aussi venue appeler au secours, car mon peuple est en train d’être massacré. En dix ans, 300 chefs Guarani ont été tués [parmi lesquels son père, assassiné en 2003, NDLR].

    Les grands propriétaires terriens - les ruralistas - producteurs d’éthanol et de soja, envoient des milices privées pour nous attaquer sur nos terres indigènes. Nous subissons régulièrement des assassinats, des viols, des kidnappings. Ils nous torturent, nous humilient, pillent nos forêts, brûlent nos maisons, empoisonnent nos fleuves. Nos enfants meurent de malnutrition.

    Aujourd’hui, les 45 000 Guarani-Kaiowá du Mato Grosso do Sul vivent comme des réfugiés, dans des camps au bord de la route ou dans des réserves. Nous sommes considérés comme des étrangers sur nos propres terres ! Et tout cela avec la connivence du gouvernement.

    Novethic : La Constitution brésilienne reconnaît depuis 1988 les droits des peuples autochtones, et a ordonné la démarcation des territoires indigènes dans une période de cinq ans. Où en est ce travail d’identification ?

    Valdelice Veron : Nous revendiquons au total 39 territoires. 22 d’entre eux ont passé les deux premières étapes sur trois. La première est l’identification anthropologique des territoires, pendant laquelle nous devons prouver qu’ils nous appartiennent.

    La deuxième phase est l’homologation par le tribunal suprême fédéral, qui publie un décret officiel. Et la troisième est la validation par le président de la République. Et c’est là que ça bloque. Les documents sont sur le bureau de Dilma Rousseff mais n’ont toujours pas été signés. Cette attente est en train de nous tuer !

    Au Brésil, les élus sont souvent des agriculteurs [Katia Abreu, actuelle ministre de l'agriculture, est l'ex-présidente de la confédération nationale de l'agriculture. Une organisation qui défend avec ferveur l’agrobusiness, NDLR]. Ils sont très puissants. Actuellement, ils essayent de faire voter des amendements à la Constitution pour réduire nos droits et accaparer nos terres. Nous sommes las de cette situation. Las de voir qu’une canne à sucre vaut plus que la vie d’un Guarani.

    Novethic : Comment pouvez-vous peser sur les négociations climatiques qui se tiendront à la fin de l’année à Paris ?

    Valdelice Veron : Je suis heureuse de voir qu’il y tant de personnes préoccupées par le climat et la protection de l’environnement mais peu parlent des indigènes. Or, on ne peut pas s’intéresser à la nature sans évoquer les indigènes. Nous vivons dans et avec la nature, nous sommes les gardiens de la forêt.

    Pour le peuple Guarani-Kaiowá, la terre est l’essence de la vie. Les peuples autochtones symbolisent un mode de développement soutenable et durable, contrairement à la folle croissance dans laquelle s’est lancé le Brésil.

    Pendant la COP 21, une Alliance des gardiens de la mère nature sera lancée officiellement. Elle va au-delà des peuples autochtones, puisqu’elle réunira les gardiens de la forêt du monde entier. L’Alliance se battra afin qu’il y ait des lois internationales réellement contraignantes, pour faire respecter les droits des peuples autochtones affectés.

    Nous devons faire savoir ce que nous vivons pour que ce génocide cesse, car sinon les Guarani-Kaiowá n’existeront plus que sur photos. Il faut que le monde entier sache que pour chaque plein d’éthanol, il y a du sang Guarani qui coule.

       Propos  recueillis par Concepcion Alvarez
    © 2015 Novethic - Tous droits réservés


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  • ALERTE ROUGE : le peuple Guarani-Kaiowá à nouveau victime de terrorisme génocidaire

    ALERTE ROUGE : le peuple Guarani-Kaiowá à nouveau victime de terrorisme génocidaire

    Peuple Guarani-Kaiowa, Brésil - un village de la communauté Tekohá Kurusu Ambá a été saccagé et incendié le 24 juin 2015, plusieurs enfants ayant péri dans les flammes.

    C'est avec effroi que nous publions le dernier communiqué de l'assemblée Aty Guasu du peuple Guarani-Kaiowá, soumis à la barbarie régulière des dirigeants des exploitations liées à l'agro-industrie, dans l'Etat du Mato Grosso du Sud, au Brésil. Malgré diverses alertes internationales lancées au cours des dernières années, cette barbarie ne connaît toujours aucune limite. Elle vient de franchir un nouveau cap, qui motive aujourd'hui le lancement d'une alerte rouge.

    La représentante indigène Valdelice Veron, qui doit se déplacer pour la première fois en France prochainement et dont la tête est mise à prix par des propriétaires de champs de canne à sucre, nous a décrit au téléphone une situation apocalyptique.

    Tout a commencé le 22 juin par une simple partie de chasse initiée par une communauté Guarani-Kaiowá afin de pouvoir nourrir les membres du "village" (désormais un campement de fortune digne des pires camps de réfugiés du globe). Cette communauté, hommes, femmes et enfants, s'est réinstallée depuis peu sur sa terre traditionnelle, accaparée par la fazenda (ferme) Madama. Les indigènes sont tombés dans un piège et la partie de chasse s'est changée en film d'horreur : le village a été brûlé, au moins un enfant serait mort carbonisé et plusieurs autres manquent à l'appel. Le peuple Guarani-Kaiowá a décidé après une assemblée extraordinaire de riposter si les enfants ou leurs corps ne leur sont pas rendus immédiatement. Face aux fermiers armés et à leurs hommes de mains ils risquent de se faire massacrer. Valdelice Veron nous a appris que la police fédérale, complices des fermiers, avait bloqué la route principale pour que les Guarani-Kaiowá ne puissent aller chercher du renfort, allant jusqu'à se lancer dans une bataille rangée avec le force nationale venue à la rescousse des Guarani-Kaiowá

    Au regard de cette situation critique, qui aggrave la crise humanitaire permanente endurée par le peuple Guarani-Kaiowá, nous appelons chacun de vous, par devoir d'humanité, à lire et à diffuser le communiqué de l'assemblée extraordinaire Aty Guasu du peuple Guarani-Kaiowá. Il s'agit d'un état d'urgence absolue. Merci pour votre soutien.

    - Planète Amazone -

    Avis de deuil de l'assemblée Aty Guasu du peuple Guarani Kaiowá

    "C’est avec une profonde tristesse et des regrets que nous informons, une fois de plus, les sociétés nationales et internationales des meurtres de trois enfants Guarani-Kaiowá par des grands propriétaires fonciers. Dans le Mato Grosso do Sul, un nouveau-né et trois enfants ont été brûlés et leurs cadavres cachés par ces propriétaires fonciers. Nous, Guarani et Kaiowá, nous les pleurons et sommes en deuil. Le 24 Juin 2015, les propriétaires fonciers ont mis le feu à un bébé et à trois enfants indiens. Ils ont déjà assassiné des dizaines d’indiens Guarani et Kaiowá. Depuis 2000, les propriétaires fonciers assassinent et cachent les cadavres des indigènes.

    Le 5 Décembre 2007, une femme pieuse de 70 ans, Xurite Lopes, grand-mère de la petite qui a été brûlée, fut assassinée à bout portant au Tekoha Kurusu Amba par les propriétaires fonciers de la fazenda Madama. Ces mêmes propriétaires qui avaient déjà, en 2007, assassiné la grand-mère s’en prennent cette fois-ci, en juin 2015, aux petites-filles de Xurite Lopes. Les tueurs ne sont jamais jugés par les tribunaux au Brésil.

    Il faut que la société comprenne que ces trente dernières années, il est devenu banal que les propriétaires fonciers se réunissent avec des hommes politiques, des policiers locaux et des tueurs à gage avant d’attaquer et d’assassiner des indigènes. Ils planifient ensemble le massacre et les attaques génocidaires. Ils agissent tous ensemble : les tueurs, les propriétaires fonciers, des hommes politiques, certains agents de la police de l’Etat [du Mato Grosso do Sul] et des journalistes à la solde des propriétaires. Ainsi, tout est organisé pour perpétrer des attaques terroristes contre les Indiens.

    Puisque ces groupes organisés d'extermination des peuples indigènes n'ont jamais été puni par la justice brésilienne, puisqu’ils se considèrent exempts de châtiment par la justice au Brésil, ils se sont permis, le 24 Juin, de filmer et de montrer publiquement les agissements dans les médias et à la Télévision Globo locale à la solde des propriétaires. Voir ici: http://g1.globo.com/.../indigenas-e-fazendeiros-entr.../4277193/. Ils ont montré comment ces propriétaires assassins ont agi et agissent pour attaquer et tuer des indiens Guarani et Kaiowá.

    Les propriétaires fonciers et leurs tueurs utilisent des tactiques militaires de l’armée. Ils montrent dans les médias comment un groupe de policiers reste immobile pendant que les tueurs attaquent les indiens et brûlent des enfants vivants devant la caméra des journalistes de la TV Globo qui continuent à filmer. On pourrait croire qu’il s’agit d’un film fictif de farwest, mais tout ceci est bien réel : ils étaient en train d’attaquer, de massacrer des d’enfants, des femmes et des personnes âgées Guarani et Kaiowa. Ces propriétaires fonciers et leurs tueurs violents ont toujours agi ainsi, ils continuent à agir ainsi. Aujourd'hui, les propriétaires fonciers eux-mêmes montrent à toute la société comment ils attaquaient, et comment ils attaquent encore les indigènes du Mato Grosso do Sul. Une partie des actions de ces propriétaires fonciers, de leurs attaques terroristes, a été filmée et montrée à la TV GLOBO MS, où l’on voit les actions et les tactiques pour attaquer les indiens.

    Depuis 2000, ces propriétaires attaquent toujours de la même manière qu’hier, 24/06/2014. Ils viennent en camionnettes et écrasent les indiens. Lourdement armés, ils tirent sur les Indiens, brûlent tout et assassinent sans pitié. C’est dans cette situation que résistent et survivent dans le Mato Grosso do Sul les indiens Guarani, Kaiowá et Terena. C’est que la justice du Brésil et le gouvernement fédéral ne punissent pas, n’enquêtent pas contre ces groupes de terroristes et de criminels, qui agissent toujours avec des actions génocidaires et violentes contre les vies des indiens dans le Mato Grosso do Sul.

    De même, le 29 Octobre 2009, au Tekoha Ypo’i, 60 enfants, 20 personnes âgées, 40 adultes ont été blessés par balles et massacrés par les propriétaires fonciers. Les deux enseignants, Genivaldo Vera et Rolindo Vera ont été tués et leurs cadavres cachés par les propriétaires. De façon similaire, avec les mêmes techniques, le cacique Nisio Gomes fut assassiné, le 18 Novembre 2011, par les mêmes propriétaires et son cadavre caché. Hier, 24/06/2015, les propriétaires et leurs tueurs à gage jamais condamnés par la justice brésilienne, ont filmé leurs actions criminelles et les ont exposées dans les médias. Alors même que le journaliste de la GLOBO filmait, protégé par des policiers de l’Etat [du Mato Grosso do Sul] des enfants indigènes étaient en train d’être brûlés par les propriétaires. Aussi, ces mêmes propriétaires et leurs groupes ont tué les Guarani-Kaiowá Samuel Martins, Marco Veron, Dorival Benites, Dorvalino Rocha, Rolindo Vera, Genivaldo Vera, Xurite Lopes, Nisio Gome ... trois enfants suivent désormais cette liste.

    Aty Guasu demande avec insistance une vraie justice. Aty Guasu continue sa lutte contre le génocide financé par les propriétaires et les politiciens anti-indigènes.

    Nous avons joint quelques photos pour que chacun puisse voir, revoir et comprendre les actions des propriétaires fonciers contre les peuples indigènes dans le Mato Grosso do Sul.

    Tekoha Guasu Guarani et Kaiowá

    Le 24 Juin 2015

    Les grands chefs du peuple Guarani et Kaiowa.

    xurite lopes - rezadeira morta

    Rezadeira Xurite Lopes, 73 ans, morte près de la fazenda Kurussu Amba - photo CEAI/OABMS

    criancas demarcacao guarani kaiowa

    Date de l'article : 26/06/2015


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  •   Luther Standing Bear (Ours Debout) était un chef Sioux Oglala Lakota qui, parmi quelques rares autres tels que Charles Eastman, Élan Noir, et Gertrude Bonnin à avoir occupé le clivage entre le mode de vie des autochtones des Grandes plaines avant et pendant l’arrivée et la propagation ultérieure des pionniers européens. Élevé dans les traditions de son peuple jusqu’à l’âge de onze ans, il a ensuite étudié à l’école de Carlisle en Pennsylvanie, où il a appris la langue et le mode de vie anglais. (Carlisle reste un lieu de controverse dans les milieux autochtones.)

       Ses racines indigènes le laissent dans la position unique d’intermédiaire entre les cultures. Bien que son mouvement à travers le monde de l’homme blanc n’était pas sans « succès », il a eu de nombreux rôles au cinéma à Hollywood, son héritage durable était la protection du mode de vie de son peuple.
    Au moment de sa mort, il avait publié quatre livres et était devenu le chef du mouvement progressiste visant à préserver le patrimoine et la souveraineté des Amérindiens, c’était une voix forte dans l’éducation de l’homme blanc sur le mode de vie des Amérindiens. Voici donc 10 citations du grand chef indien Sioux connu sous le nom de Ours Debout qui perturberont une grande partie de ce que vous pensez savoir sur la culture « moderne ».
     
      
       1) Les louanges, les flatteries, les manières exagérées, et les belles paroles ne faisaient pas partie de la politesse Lakota. Les manières exagérées étaient considérées comme de la mauvaise foi, et ceux qui parlaient constamment étaient considérés comme impolis et irréfléchis. La conversation n’a jamais commencé tout de suite, ou précipitamment.
     
     
       2) On enseignait aux enfants que la vraie politesse devait être définie par des actions plutôt que des mots. Ils n’ont jamais été autorisés à passer entre le feu et la personne âgée ou un visiteur, à parler alors que d’autres parlaient, ou à se moquer d’une personne infirme ou défigurée. Si un enfant essayait de le faire sans réfléchir, un parent le remettait immédiatement dans le droit chemin avec une voix calme.
     
       3) Le silence était significatif pour le Lakota, et l’accord d’un moment de silence avant de parler était fait dans la pratique de la vraie politesse et tenait compte de la règle selon laquelle « la pensée vient avant la parole »… et au milieu de la douleur, la maladie, la mort ou le malheur de quelque nature que ce soit, le silence était la marque de respect… le strict respect de ce principe de bonne conduite a été la raison, sans doute, pour laquelle l’homme blanc l’a faussement qualifié de stoïque. On l’a jugé bête, stupide, indifférent et insensible.
     
     
       4) Les vastes plaines ouvertes, les belles collines qui ondulent et les ruisseaux qui serpentent n’étaient pas « sauvages » à nos yeux. C’est seulement pour l’homme blanc que la nature était « sauvage », seulement pour lui que la terre était « infestée » d’animaux « sauvages » et de peuplades « sauvages ». Pour nous, la terre était douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère.
     
      5) Le sentiment de fraternité pour toutes les créatures de la terre, du ciel et de l’eau était un principe réel et actif. Les Lakotas éprouvaient pour le monde des animaux et des oiseaux un sentiment fraternel qui écartait tout danger ; en fait, certains d’entre eux étaient devenus si proches de leurs amis à plumes ou à poils qu’ils parlaient en véritables frères une langue commune.
     
       6) Cette conception de la vie et de ses relations consistait à humaniser et à donner au Lakota un amour respectueux. Elle a rempli son être avec la joie et le mystère de la vie ; elle lui a donné le respect pour toute la vie ; elle lui a fait une place pour toutes les choses dans le système de l’existence avec la même importance pour tous.
     
     
       7) C’était bon pour leur peau de toucher la terre et les personnes âgées aimaient retirer leurs mocassins pour fouler la terre sacrée avec leurs pieds nus. Leurs tipis étaient bâtis sur la terre et leurs autels étaient faits de terre. Les oiseaux qui volaient dans l’air venaient se reposer sur la terre, qui est le lieu de repos final de toutes les choses qui vivent et croissent. Le sol apaisait, fortifiait, purifiait et guérissait. C’est pourquoi le vieil Indien continue à s’asseoir sur la terre au lieu de se redresser et de s’éloigner de ce qui lui donne la force vitale. Le fait d’être assis ou couché sur le sol lui permet de penser plus profondément et de sentir avec plus d’intensité. Il entrevoit plus clairement les mystères de la vie et se rapproche fraternellement des autres existences qui l’entourent.
     
       8) Tout possédait une personnalité, seule la forme différait de nous. La connaissance était inhérente à toutes choses. Le monde était une bibliothèque et ses livres étaient les pierres, les feuilles, l’herbe, les ruisseaux, et les oiseaux et les animaux qui ont partagé, aussi bien avec nous, les tempêtes et les bénédictions de la terre. Nous avons appris à faire ce que l’élève apprend seulement de la nature, et c’était pour sentir la beauté. Nous n’avons jamais déblatéré contre les tempêtes, les vents furieux, les gelées et les neiges . Donc tout ce qui vient, nous devons le régler nous-mêmes avec plus d’efforts et d’énergie , mais sans se plaindre.
     
      
       9) Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le cœur de l’homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l’oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l’homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature.
     
     
       10) On m’a imposé la civilisation…et cela n’a pas ajouté de connaissance à mon amour incorruptible de la vérité, de l’honnêteté et de la générosité.
     
     
      Source : Winsdom pills via http://alalumieredunouveaumonde.blogspot.com/2015/06/10-citations-dun-chef-sioux-qui-vous.html

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    La colère des paysans africains dépossédés de leurs terres
     
    URL raccourcie: http://farmlandgrab.org/25031
    Publié dans: Bolloré | Burkina Faso | CCFD-Terre solidaire | Côte d'Ivoire
      
     
     


    Terres irriguées à Tombouctou sur le fleuve Niger, au Mali. (Photo AFP)

    Géopolis | 11 juin 2015

    Par Martin Mateso

    Dépossédés de leurs terres par des étrangers, des paysans africains s'en prennent aux intérêts du groupe français Bolloré en Afrique de l'Ouest. Dans certains pays, comme au Burkina Faso, les petits agriculteurs pourraient ne plus pouvoir s’alimenter dans moins d'une décennie. C’est ce qu’explique à Géopolis, Maureen Jorand du Comité contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire).

    Le CCFD dénonce un phénomène qui aurait pris des proportions inédites sur le continent africain? On parle de plusieurs millions d’hectares confisqués aux paysans.

    Il est très difficile d’estimer précisément l’ampleur du phénomène pour plusieurs raisons : les contrats et les transactions foncières sont rarement publics. Des organisations ont commencé à faire un recensement du phénomène sur le terrain, pays par pays. C’est le cas de la Copagen (une coalition d'organisations paysannes et de la société civile présente dans neuf pays africains). Elle a mené une étude de plusieurs années sur les accaparements dans neuf pays : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Les conclusions sont alarmantes.

    Alors qu’on estimait le phénomène à un million d’hectares sur cette zone au cours des dix dernières années, l’étude montre que ce sont 2.313.400 d'hectares de terres qui ont été accaparés. A ce rythme, comme l’a rappelé le syndicat paysan La Via Campesina, dans moins d’une décennie, le Burkina Faso par exemple n’aurait plus de terres pour les petits paysans. Alors comment nourrir sa population ?

    Cette spéculation foncière met clairement en péril la sécurité alimentaire de ces pays. En effet, ces terres sont cédées aux grands investisseurs privés au détriment des petits paysans. Or, ces derniers fournissent 60 à 70% de l’alimentation dans ces pays. Leur enlever les moyens de produire, c’est mettre en danger l’accès à l’alimentation de l’ensemble de la population.

    Par ailleurs, on observe que les grands investissements dans l’agriculture en Afrique se font beaucoup dans les cultures de rente, c’est-à-dire les cultures d’exportation comme le café, le cacao, le coton, l’hévéa… Ces productions ne répondent pas à l’enjeu de nourrir les populations locales.

    Les paysans ont-t-ils la possibilité de négocier avec les sociétés agro-industrielles, les Etats tiers et les fonds d’investissement qui font main basse sur leurs terres?

    Il y a plusieurs problèmes à souligner. Tout d’abord, les populations n’ont parfois pas connaissance de la mise à disposition de larges surfaces de terres aux investisseurs privés. Ils découvrent cet accaparement une fois les machines arrivées sur leurs terres. Elles ne sont jamais réellement consultées, c’est-à-dire associées à la définition des besoins et des projets destinés à y répondre. Car rien n’oblige aujourd’hui les investisseurs à le faire.

    Les paysans tentent de négocier avec les entreprises mais cela a lieu en général une fois les impacts négatifs avérés. Et il faut s’interroger sur le rapport de force déséquilibré entre une multinationale et une organisation paysanne regroupant quelques dizaines de producteurs.

    Cet enjeu est central dans les nouvelles formes d’accaparements de terres que nous observons. Car les entreprises l’ont bien compris : de tels cas nuisent à leur image et leur réputation. Elles ne souhaitent donc plus acquérir directement le foncier. Elles privilégient la signature de contrats avec des paysans qui produisent et revendent à l’entreprise, qui leur fournit semences, intrants (engrais, pesticides) et conseils techniques.

    C’est le modèle choisi aujourd'hui pour investir dans l'agriculture, comme l’illustrent les projets de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition. Une initiative lancée par le G8 en 2012 pour lutter contre la faim et la pauvreté en Afrique.

    Nous l'avons observé sur le terrain, et notamment en Côte d’Ivoire, cela se traduit par des accaparements de terres indirects. La contractualisation peut rapidement entraîner un endettement massif des paysans lorsque ceux-ci perdent leurs récoltes à cause d’un évènement climatique imprévu comme une inondation. Obligés de payer les services fournis par l'entreprise, les paysans se retrouvent acculés à céder une partie de leurs terres.

    Peut-on dire que les pouvoirs publics dans ces différents pays sont complices?

    Il est sûr que les pouvoirs publics dans ces pays ont une responsabilité dans ce phénomène, soit parce qu’ils cèdent eux-mêmes des terres ou qu’ils en facilitent l’accès à certains acteurs dans un contexte législatif faible. Mais cela va au-delà des gouvernements africains. Les gouvernements américains, anglais, français et d'autres sont également responsables de cette situation. Car ils soutiennent aujourd’hui ces entreprises sans s'assurer que l’investissement ne se traduise pas par un accaparement de terre.

    Par exemple, pendant trois ans (2012-2014), l’Agence française de développement (AFD) avait pris des actions dans la Socapalm, une des entreprises pointées du doigt dans la mobilisation actuelle contre le groupe Bolloré et dont les impacts négatifs et en particulier les accaparements de terres, avaient été documentés depuis 2011. Les Etats du Nord, comme la France, qui financent l’activité de ces investisseurs en Afrique doivent donc également prendre leur part de responsabilité.

    Quelles solutions préconise le CCFD pour arrêter les dégâts et préserver les droits des populations paysannes?

    Si l’on souhaite mettre fin à tous les accaparements actuels, et prévenir les futurs, alors les Etats doivent mettre en place des législations foncières qui permettent de sécuriser l’accès au foncier des populations locales et un encadrement des investissements privés prenant en compte les impacts sur la terre, les ressources naturelles et le droit à l’alimentation.

    Dans tous les cas, plutôt que de se reposer sur des multinationales sans capacité de suivre l’impact au niveau local, les Etats devraient réorienter leurs financements vers les premiers investisseurs dans l’agriculture et pour la sécurité alimentaire: les petits paysans.


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  • Comment des politiciens et bûcherons brésiliens ont assassiné le Chef indien Eusébio Ka'apor

        Source : racismoambiental.net.br Publié par raoni.com
      Brésil - Les agressions et les menaces qui ont été initiées il y a plus de deux mois par les bûcherons et les commerçants de la région de Centro do Guilherme lié au commerce illégal de bois à l'intérieur de la terre indigène Turiaçu à l'encontre des indiens Ka'apor ont culminé ce 26 Avril 2015, avec l'homicide de Eusébio Ka'apor.

       Eusébio était l'un des défenseurs de la terre indigène et un farouche opposant aux bûcherons et aux politiciens locaux vivant de l'extraction quotidienne du bois noble depuis la terre indigène. Eusébio qui était résident du village de Ximborendá, dépendant de la municipalité de Santa Luzia du Parua, a reçu deux tirs d'armes à feu dans le dos dans une petite ville près de Centro do Guilherme.

      Le leader indigène, avec un autre compagnon, revenait en moto d'un petit village venant d'être créé au sein de la terre indigène Alto Turiaçu lorsqu'en passant près d'un groupement d'habitations plusieurs personnes armées ont surgit comme s'ils les attendaient. Les Indigènes ont continué leur route vers l'avant quand, soudain, plusieurs coups de feu ont été tirés dans leur direction, deux atteignant Eusébio Ka'apor dans le dos. Transporté par l'autre indigène dans un village voisin il a été secouru par des gens qui ont essayé de l'emmener en voiture à l'hôpital de Santa Inês. Malheureusement, à peine arrivé dans la ville de Nova Olinda, il n'a pas tenu le coup et a succombé.

       Nombreux étaient ceux ayant été témoins du climat de tension et de violence dans la région de Centro do Guilherme qui s'attendaient à un tel drame. Il savaient que les Ka'apor, depuis quelques années déjà, avaient décidé de devenir intransigeants face au commerce illégal existant sur leur terre, à l'origine de nombreux préjudices. Ils avaient organisé récemment certaines opérations coup-de-poing d'expulsions de bûcherons, mettant le feu à des camions après avoir pris en flagrant délit quelques individus. tendre la main pour toucher les camions de pompiers et l'arrestation de plusieurs personnes dans la loi. Les représailles, toutefois, ont été promptes à se manifester.

      De Janvier jusqu'à aujourd'hui les Ka'apor ont vécu en résidence surveillée, empêchés de quitter leurs villages parce que constamment agressés et menacés. Durant ces quelques mois quatre motos ont été volées à l'arrachée aux Indiens et 10 personnes autochtones, au moins, ont été battues et humiliées, en représailles à l'action des Indiens et pour les dissuader d'engager de nouvelles actions d'expulsion. Les Indigènes racontent qu'ils n'ont même pas tenté de déposer plaintes face à ses exactions, parce que les agresseurs recoivent la complicité de la police militaire dans la région, sans parler de l'appui et de la participation directe de conseillers municipaux et maires de la région, certains d'entre-eux ayant même été incarcérés quelques jours après une opération menée par la police fédérale, il y a un peu plus d'un an.

      Le secrétariat d'État aux droits humains, le ministère public fédéral et l'OAB/MA ont été témoins de la situation, sans parvenir jusqu'à aujourd'hui à mettre en place une stratégie de maintient d'une présence institutionnelle permanente dans la région dans le but de désarmer et pacifier les bûcherons rebelles ayant été empêchés par les Indiens de continuer à exploiter de façon irrationnelle et illégale le bois dans la terre indigène.

      A présent, on attend que la police fédérale et d'autres organismes enquêtent et punissent les auteurs de ce crime barbare, mais qu'il soit également initié une plannification de présence institutionnelle, car dans la région de Centro do Guilherme il y a longtemps que le loi du plus fort est en vigueur, mais l'Etat n'a jamais rien fait.

    Nb: l'auteur de l'article, Cláudio Bombieri, est un Missionnaire Combonien.


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  • « Bolloré a pris nos terres. Et maintenant notre liberté. »

    Des paysans d’Afrique et d’Asie accusent la holding luxembourgeoise Socfin de s’être accaparée leurs terres pour ses cultures d’huile de palme. Ils ont lancé une série de blocages dans les plantations pour que l’actionnaire principal Bolloré s’emploie à faire respecter leurs droits et restituer leurs terres. Soutenons leur action !

    Stop à l’accaparement des terres ! Socfin et le Groupe Bolloré doivent enfin assumer leur responsabilité et respecter les droits des paysans d’Afrique et d’Asie.

    Accaparement de terres en Afrique

    Manifestation de paysans dans une plantation de la Socapalm au Cameroun (photo: ReAct)

    Les paysans riverains des cultures d’huile de palme de Socfin ont lancé un grand mouvement de résistance, bloquant des usines et occupant des plantations. Au Cameroun, les cultures d’huile de palme et d’hévéa des filiales Socapalm et Safacam s’étendent sur 43 700 ha. « Ces terres nous ont été volées. Nous venons maintenant les reprendre » explique Michel Essonga, l’un des 6 000 paysans camerounais concernés.

    La holding internationale Socfin est avide de terres. En 2014, ses filiales africaines exploitaient au total plus de 116 000 ha de plantations de palmiers à huile, en augmentation de 8% par rapport à l’année précédente.

    « La population est en colère » nous a confié Emmanuel Elong, le président de l’Alliance Internationale des riverains des plantations Socfin Bolloré. Et les Camerounais ne sont pas les seuls. Des milliers de paysans manifestent pour les mêmes raisons dans les plantations de Socfin au Libéria, en Côte d’Ivoire et au Cambodge.

    La holding réfute les accusations d’accaparement des terres et affirme au contraire son engagement pour la « promotion du progrès social ». Elle menace même de « poursuites » les auteurs de ce qu’elle nomme « exactions ».

    Le groupe Bolloré est, avec un total de 38,75%, l’actionnaire principal de Socfin. Son PDG Vincent Bolloré avait entamé un dialogue avec les paysans africains à l’automne dernier avant de se rétracter, expliquant n’avoir finalement pas d’influence au sein de Socfin.

    Emmanuel Elong y voit un clair manque de considération. Les paysans dépendent de leurs terres pour vivre. Certains redoutent une intervention violente de la police. Tous espèrent la reprise des négociations.

    Les paysans demandent le respect de leurs droits et la rétrocession de leurs parcelles. Soutenons-leurs revendications !


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  • Au Brésil, dans les années 1970 et 80, de 50 à 90% de certaines tribus ont été décimées par des maladies infectieuses après des rencontres avec l'extérieur.

     

    Selon des experts, «nous sommes au seuil d'une vaste extinction de cultures car ces populations sont parmi les plus vulnérables au monde». 

    Les dernières tribus isolées d'Amazonie sont de plus en plus menacées par la multiplication des contacts avec le monde moderne et les autorités réexaminent leurs politiques envers ces populations pour mieux les protéger, avec cependant des succès limités. 

    Selon une série d'articles publiés dans la dernière édition de la revue américaine Science parue jeudi, des groupes entiers de ces populations indigènes sont en danger imminent de disparaître au Pérou et au Brésil, où elles sont le plus présentes. 

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     «Nous sommes au seuil d'une vaste extinction de cultures car ces populations sont parmi les plus vulnérables au monde», estime Beatriz Huertas, une anthropologue basée à Lima, dans un de ces articles. 

    Chocs entre civilisations 

    Même constat de Chris Fagan, directeur de l'ONG américaine Upper Amazon Conservancy, selon qui «on se trouve actuellement près d'une disparition étendue de cultures». 

    Des siècles de colonisation ont montré combien les chocs entre civilisations peuvent être tragiques, rappellent ces experts. Depuis l'arrivée des Espagnols en 1492, il est estimé que 50 à 100 millions d'autochtones ont péri sur le continent américain, et avec eux des cultures entières. 

    Tout en reconnaissant ne pas savoir précisément ce qui se passe dans ces tribus isolées, ces chercheurs expliquent que les contacts entre ces indigènes et des représentants du monde moderne se multiplient rapidement. 

    Des habitants de villages intégrés dans la société moderne au Pérou comme au Brésil font aussi part d'une forte augmentation d'apparitions de ces indigènes, qui parfois font des raids dans leur maison en leur absence, volant et saccageant, indique une des études. 

    Risques d'infections 

    Outre le risque de confrontation, ce sont de banales infections comme la coqueluche ou la grippe contre lesquelles ces tribus n'ont aucune immunisation qui les tuent. Ces infections sont transmises au contact de bûcherons, de journalistes, de trafiquants de drogue et même d'anthropologues qui se rendent dans la forêt. 

    C'est au Pérou que la situation paraît être la plus dramatique, selon ces experts qui estiment à 8000 le nombre des peuplades indigènes éparpillées dans la forêt équatoriale. 

    Le gouvernement de Lima a établi des zones protégées de trois millions d'hectares pour permettre à ces tribus de rester isolées mais cela pourrait ne pas suffire, selon les chercheurs. 

    26 groupes d'indigènes isolés  

    Au Brésil, où dans les années 1970 et 80, de 50 à 90% de certaines tribus ont été décimées par des maladies infectieuses après des rencontres avec des représentants du monde extérieur, les autorités ont pris des mesures drastiques pour empêcher de tels contacts et les limiter au strict minimum. Ainsi, de 1987 à 2013, des contacts ont eu lieu avec seulement cinq tribus. 

    Le gouvernement brésilien a recensé 26 groupes d'indigènes isolés dans le pays et pense qu'il pourrait y en avoir près de 80 de plus qui vivent cachés.

    Mais avec le développement rapide de l'économie brésilienne, la septième mondiale, les activités minières, agricoles et la construction d'axes routiers entre autres ont explosé en Amazonie, exerçant des pressions croissantes sur ces populations.  

     


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  • Les Indiens hopi exigent le retour de leurs objets sacrés

    L'avocat Pierre Servan-Schreiber entouré de deux prêtres hopi durant la restitution d'un Katsina qu'il avait acquis lors d'une vente précédente    © Survival

      Les Indiens hopi d’Arizona ont lancé un appel pour mettre un terme à une nouvelle vente aux enchères d’objets sacrés – la cinquième de ce type – qui aura lieu aujourd’hui à Drouot par l’étude EVE. Les ventes précédentes avaient provoqué l’indignation de l’opinion publique internationale.

      Les tentatives pour suspendre les ventes aux enchères précédentes – lesquelles seraient illégales aux Etats-Unis – ont échoué malgré les interventions de Me Pierre Servan-Schreiber, mandaté par Survival International, le mouvement mondial pour les droits des peuples indigènes, et de l’acteur Robert Redford.

      Les Katsinam que les Hopi appellent ‘amis’ ont pour eux une profonde signification culturelle et religieuse. Ils sont les esprits des ancêtres, des animaux terrestres et du monde naturel, mais aussi d’êtres mythologiques, de forces naturelles et de valeurs morales et sociales. Ils font partie d’un système de croyances qui veut que la stabilité du monde soit liée à la célébration de ces êtres, lesquels ne peuvent être ni commercialisés ni-même montrés à des non-initiés.

      Le chairman de la nation hopi, Herman G. Honanie, a déclaré dans un communiqué du 20 mai : ‘Tous nos amis Katsinam doivent revenir chez nous, à leur place légitime, en territoire hopi. La position des Hopi est ferme : ces ventes doivent cesser’.

      Les Hopi ont demandé au FBI et au ministère américain de la Justice de faire suspendre la vente aux enchères et que les objets sacrés leurs soient restitués.

      Jean-Patrick Razon, directeur de Survival International (France), a déclaré aujourd’hui : ‘Les acquéreurs potentiels devraient reconnaître le caractère sacré de ces objets et que leur commercialisation représente pour les Hopi un outrage irréparable. Ce ne sont pas pour eux des objets de musée mais la partie intrinsèque d’une culture vivante et florissante qui doit être traitée avec le plus grand respect. Les institutions françaises offrent peu de recours aux Hopi, elles ne sont toujours pas conscientes des conséquences dévastatrices que la dispersion de ce type d’objet peut avoir sur eux’.

    Notes aux rédactions :

    - Les Hopi qui sont environ 18 000 vivent dans douze villages au nord de l’Arizona. Ils appellent leur patrie Hopituskwa.
    - Les Hopi s’opposent à la publication des images de Katsinam qu’ils considèrent comme offensante et irrespectueuse.
    - Lire le communiqué de la nation hopi du 20 mai (pdf en anglais sur le site de Survival)

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10793


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  • En Amazonie, l’arc et le smartphone

      Almir Narayamoga Surui est un militant autochtone de l’Amazonie brésilienne qui œuvre à concilier sauvegarde de l’environnement et développement économique.

    À 41 ans, Almir Narayamoga Surui a déjà fait plusieurs fois le tour de la planète, obtenu de nombreux prix, rencontré une multitude de personnalités, comme il le raconte dans un livre passionnant, émouvant et souvent très drôle (1). Petit homme d’apparence réservée, à la peau très brune, au visage rond, aux yeux noirs, coiffé d’un impressionnant « cocar » en plumes d’aigle, il appartient à l’ethnie des Paiter Surui, environ 1 400 personnes vivant dans l’État amazonien du Rondônia, plaqué contre la Bolivie, dans l’ouest du Brésil.

    Il est né en 1974, cinq ans après les premiers contacts de son peuple avec les Blancs. Une rencontre aux conséquences désastreuses puisque ces derniers sont passés, en trois ans, de 5 000 personnes à 240, décimés par deux épidémies de grippe et une de rougeole, maladies contre lesquelles ils n’étaient pas immunisés. Sans parler de nombreux conflits meurtriers avec les populations nouvellement arrivées dans la région grâce à l’ouverture de la route transamazonienne. Des prospecteurs, des petits fermiers, des exploitants forestiers, des bûcherons incités par les politiques gouvernementales visant à coloniser ces immenses espaces aux richesses prometteuses…

    La forêt, source de vie pour son peuple

    Cette histoire est à l’origine de son engagement précoce : « Dès l’âge de 10 ans, j’assistais, en tant que spectateur, aux réunions de mon clan. Les combats de mes aînés contre l’occupation et l’exploitation de nos forêts m’ont inspiré. L’une de leurs grandes victoires a été d’obtenir, en 1976, le marquage de notre territoire, soit 247 870 hectares. »

    À 17 ans, Almir est élu chef de son clan à la suite de son père. À 20 ans, il devient coordinateur du mouvement indigène de l’État du Rondônia, puis responsable environnement de la Coordination des Indiens d’Amazonie brésilienne (Coiab). À 26 ans, il est chef de l’ensemble des Paiter Surui, avec la lourde tâche de protéger la forêt, source de vie pour son peuple. Almir est également titulaire d’un diplôme universitaire en biologie.

    Aujourd’hui, son objectif est la sauvegarde de l’environnement, de la culture traditionnelle tout en obtenant l’indépendance financière de son peuple. Pour y parvenir, il ne manque pas d’idées et d’audace.

    Le système de compensation carbone

    Ces dernières années, faisant preuve d’un incroyable aplomb, il a profité de son passage en Californie en 2007 pour obtenir de Google Earth qu’elle cartographie le territoire de son peuple et crée une application lui permettant de géolocaliser les abattages clandestins d’arbres en temps réel. En 2012, il a mis en place un système de compensation carbone, élaboré lors des négociations climatiques de Bali en 2008. De grandes entreprises achètent des crédits « carbone » aux Suruis qui, grâce aux sommes collectées, reboisent la forêt. « Rien que cette année, plus de 35 000 arbres ont été replantés un par un », annonce fièrement Almir.

    Mais la pression reste grande. Freinée, la déforestation se poursuit, parfois avec la complicité de certains Suruis. On estime que quarante camions de bois coupé illégalement sortent chaque jour. « Une situation qui touche l’ensemble de la forêt amazonienne et ses 220 peuples autochtones. Un cinquième de la forêt a aujourd’hui disparu au profit de l’élevage intensif, de la culture du soja, de la consommation de bois », précise le chef indien, qui entend profiter de la conférence sur le climat de Paris dans quelques mois pour obtenir des décisions concrètes. « Dans le contexte du réchauffement climatique qui empire, il est important que les gens qui détiennent le pouvoir se rendent compte des nuisances que cela provoque sur la qualité de vie des gens et prennent les décisions qui s’imposent. »

    « Je n’ai pas encore été invité, sourit-il, mais j’y compte bien. » Quand on lui demande s’il ne craint pas que certaines personnes qui s’affichent en sa compagnie se servent de son image, il éclate de rire. « C’est inévitable, mais nous en faisons autant », conclut Almir avec malice.

    Emmanuel Romer          

    (1) Sauver la planète. Le message d’un chef indien d’Amazonie, d’Almir Narayamoga Surui et Corine Sombrun. Albin Michel. 190 p., 18 €.


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  • Short URL: http://farmlandgrab.org/24750

    Posted in: Mali
       
    Maliweb | 9 avril 2015

     Les paysans veulent cultiver leur terre  « Occupation illicite des terres dans la zone office du Niger » : Les paysans de Sanamandougou résolus à cultiver sur leurs terres lors de la prochaine saison pluvieuse

      Cette journée citoyenne, selon Fassery Traoré, du réseau interact Afrique/Europe, visait à réfléchir sur les voies et moyens pouvant permettre aux victimes qui ont été dépossédées de leurs terres de culture

      Selon Mamadou Coulibaly, le représentant local du réseau Interact Afrique/Europe à Niono non moins président du COPON, sans l’agriculture, il n’y a pas de développement au Mali. A l’en croire, c’est le secteur de l’agriculture plus précisément l’office du Niger qui influe du souffle moteur le développement socio-économique du pays. Et malgré cet état de fait, les paysans sont laissés pour compte et leurs revendications et doléances soumises aux autorités ne sont jamais satisfaites. C’est ce que fera dire Fassery Traoré, que gouverner ne revient pas à se satisfaire soi-même, mais plutôt à œuvrer pour l’intérêt commun du peuple. Avant d’inviter les autorités à reformer l’office du Niger pour le bonheur des producteurs qui font vivre tout un peuple.

      Rappelons que dans leur lutte pour la restitution de leurs terres de culture, la population de Sanamandougou et de Sahou a eu à mener auparavant des manifestations au cours desquelles certaines ont perdu la vie, et d’autres ont été emprisonnées.

      Selon Fassery Traoré, implanté dans plusieurs pays de l’Afrique, le réseau interact Afrique/Europe qui se bat contre l’accaparement des terres, a de son côté, posé plusieurs actions pour que les populations de Sanamandougou et de Sahou puissent retrouver leurs terres de culture. Au nombre de celles-ci, nous pouvons citer l’organisation d’une assemblée populaire sur le droit coutumier le 21 mai 2014. Cela en lieu et place de la grande marche qu’il prévoyait d’organiser à Niono mais qui n’a pu malheureusement se tenir faute de mesures rigoureuses prises par les autorités administratives et communales de la localité qui, accusées de connivence avec Bakary Togola, le président de l’APCAM, ont formellement interdit toutes manifestations même un simple meeting. Aussi, des correspondances ont été envoyées au président IBK, à l’Union européenne et à certaines ambassades concernant cette affaire qui peine à trouver un dénouement heureux.

      Au cours de la présente journée, certains intervenants ont proposé l’organisation d’une grande marche allant de la bourse du travail à la primature pour l’aboutissement de ce combat. L’union des producteurs de coton par la voix de Seydou Touré, a fait part de son engagement à appuyer le réseau Interact et COPON dans cette lutte de longue haleine qu’elle demeure résolu à gagner coûte que coûte.

    Ramata S.Kéita

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  • Menaces sur un chef tribal opposé à l'expulsion de sa communauté

     

    Telenga Hassa craint pour sa sécurité depuis qu'un 'garde honorifique de la vie sauvage' aurait appelé les villageois à l'agresser ou à le chasser de la réserve
      Telenga Hassa craint pour sa sécurité depuis qu'un 'garde honorifique de la vie sauvage' aurait appelé les villageois à l'agresser ou à le chasser de la réserve
    © Survival International

    Un chef tribal d’une réserve de tigres en Inde craint pour sa sécurité, un agent de la faune ayant incité les membres de sa communauté à l’agresser et à le pousser à partir pour avoir milité en faveur de leur droit à rester sur leur territoire.

    Telenga Hassa, un Munda de la communauté Jamunagarh, qui est aujourd’hui la réserve de tigres de Similipal, a mené la lutte de son village contre l’ordre officiel d’expulsion au nom de la protection des tigres.

    Lors d’une réunion du village en janvier, en l’absence de Telenga, un ‘garde honorifique de la vie sauvage’ aurait appelé les villageois à l’agresser ou à le chasser de la réserve s’il n’était pas d’accord avec la relocalisation. Telenga a déclaré à Survival que lors de réunions précédentes, ce même garde l’avait verbalement agressé et avait déchiré une déclaration mentionnant leur opposition aux expulsions.

    Selon la loi indienne et internationale, le consentement libre, préalable et éclairé des peuples indigènes est requis avant toute expulsion de leur territoire ancestral, or les villageois de Jamunagarh ont subi des années de harcèlement : en septembre dernier, ils ont déclaré avoir été ‘menacés’ et ‘abusés’ afin qu’ils acceptent de partir.

    Telenga a déclaré à Survival : ‘Nous préférerions mourir plutôt que de quitter le village. Le département des forêts nous presse de partir. Ils nous adressent des menaces du genre : “Si vous tentez de rester, nous vous poursuivrons en justice, nous dirons que vous êtes des maoïstes et nous vous arrêterons”’.

    Des milliers de Baiga ont été expulsés de force de la réserve de tigres de Kanha, qui a inspiré le _Livre de la Jungle_.
    Des milliers de Baiga ont été expulsés de force de la réserve de tigres de Kanha, qui a inspiré le _Livre de la Jungle_.

    © Survival International

    En Inde, les tribus sont illégalement expulsées de leur territoire ancestral au nom de la protection des tigres. En décembre 2013, 32 familles de la tribu khadia ont été expulsées de la réserve de Similipal et contraintes à vivre dans des conditions déplorables, sous des bâches en plastique. Des milliers de Baiga ont été expulsés de la réserve de tigres de Kanha, qui a inspiré le Livre de la Jungle.

    Telenga a déposé une plainte auprès de la police du district mentionnant les agressions verbales, les menaces et les incitations à la violence. Survival a dénoncé ces exactions à deux reprises devant la Commission des droits de l’homme de l’Etat d’Odisha mais n’a reçu aucune réponse.

    Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Ces faits ne constituent qu’un exemple de plus quant à la manière dont les tribus sont intimidées et menacées en Inde dans le but de les obliger à quitter leurs territoires situés dans les réserves de tigres. Ceux qui, comme Telenga, sont assez courageux pour résister à ces expulsions soi-disant volontaires subissent menaces et harcèlement. Les peuples indigènes sont les meilleurs défenseurs de l’environnement, ils ont pris soin de leurs terres durant de nombreuses générations. Les expulser de leur territoire constitue une violation de leurs droits fondamentaux et ne protège en rien les tigres’.

    Notes aux rédactions :

    - Le gouvernement indien accorde le titre de ‘garde honorifique de la vie sauvage’ (HWWs) aux citoyens qui ont montré leur engagement pour la conservation. Ces gardes assurent la liaison avec le département des forêts et apportent leur expertise aux efforts de l’Etat pour la préservation de l’environnement.

    - Il a été annoncé aux habitants du village de Jamunagarh qu’ils ne recevraient pas de terre cultivable en compensation de leur expulsion, ce qui signifie qu’ils n’auront plus aucun moyen de nourrir leurs familles.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10709


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  •  Niger : Mobilisation des éleveurs contre le morcellement des terres pastorales

    Posted in: Niger
     


    Les éleveurs sont en crise dans le nord du Niger, dans la région d’Agadez. | Getty Images/ Aldo Pavan

    CamerPost | 25.02.2015
     

    Les associations d’éleveurs du Niger regroupées au sein du Réseau des Chambres d’Agriculture du Niger (RECAN), ont procédé ce mercredi au lancement de la Campagne « Sauvons les terres pastorales » en vue d’attirer l’attention des décideurs sur la disparition progressive des terres pastorales au Niger.

    En effet, selon ce collectif, chaque année, du fait du grignotage des terres, et au rythme de la croissance démographique actuelle, un quarantième de la réserve foncière sahélienne, autrement dit des terres pastorales, est mise en valeur par l’agriculture.

    A ce rythme, dans 40 ans, il n’y aura plus d’aires de pâturages avertissent les associations paysannes.

    A ce phénomène de grignotage des terres pastorales, vient s’ajouter celui de la vente ou de l’appropriation illégale des enclaves pastorales qui ont été clôturées et transformées en ranchs privés alors qu’initialement, les exploitants ne disposaient que d’autorisations d’exploitation provisoires qu’ils ont réussi à transformer en actes de possession.

    Selon le secrétaire exécutif de l’Association pour la redynamisation de l’agriculture (AREN), Elhadj Boureïma Dodo, coordonateur du collectif, « cette nouvelle alliance que viennent de mettre en place les associations paysannes pour lutter contre l’occupation des terres pastorales s’inscrit dans le cadre d’une veille citoyenne en ce sens ».

    Au Niger, les espaces agricoles constituent quelques 15 millions d’ha, soit 12% des espaces cultivables auxquels on inclue généralement les terres pastorales et autres couloirs de passage.

    C’est pourquoi, le collectif « Sauvons les terres pastorales » en appelle au ralliement de tous pour faire l’inventaire des terres pastorales illégalement appropriées et procéder à la révision des espaces fonciers octroyés depuis quelques années.

    Il en appelle également à s’assurer que le cadastre ne procède à la délivrance d’aucun titre foncier sur le domaine public pastoral.


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  • Sauver la planète

     ed. Albin Michel, 192 p., 2015, 18 euros

    Ce livre retrace l’histoire d’un peuple et le destin d’un homme qui s’est engagé contre la catastrophe écologique qui menace l’humanité. Devenu chef de son peuple à l’âge de dix-sept ans, Almir a été le premier Surui à faire des études universitaires. Diplômé en biologie, il s’est engagé dans la défense de ses terres ancestrales, réussissant à chasser colons et bûcherons qui mettront sa tête à prix. Aidé par une ONG écologiste, il se réfugie alors aux Etats-Unis où il va rencontrer les dirigeants de Google pour leur présenter son projet : utiliser Google Earth pour montrer la détérioration galopante de la forêt amazonienne (le plus grand réservoir de biodiversité au monde avec 390 milliards d’arbres et 16 000 espèces animales différentes) et ses conséquences pour l’environnement de la planète, et plus immédiatement pour les 400 000 Indiens du Brésil. Google s’y est associé et depuis, Almir Surui sillonne le globe pour promouvoir sa proposition de taxe-carbone. Récompensé en 2008 à Genève par le Prix des Droits de l’Homme, il a été classé parmi les cent plus importantes personnalités du Brésil. Plusieurs organisations internationales et de grandes entreprises ont depuis apporté aux Indiens Surui soutien logistique et financier. Almir Surui participe à de nombreuses conférences internationales sur le changement climatique et le développement durable.

    Considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands activistes autochtones d’Amérique du Sud, Almir a été le premier Surui – un peuple indigène du Brésil – à faire des études universitaires. Diplômé en biologie, il s’est engagé dans la défense de ses terres ancestrales au péril de sa vie.

    Avec l’aide d’une ONG écologiste, il a trouvé refuge aux États-Unis où il a rencontré les dirigeants de Google pour leur présenter son projet : montrer, à travers Google Earth, la détérioration de la forêt amazonienne (le plus grand réservoir de biodiversité au monde avec 390 milliards d’arbres appartenant à 16 000 espèces différentes) ainsi que ses conséquences dramatiques pour la planète et, plus immédiatement, pour les 400 000 Indiens du Brésil.

    Écrit avec Corine Sombrun, passionnée par les mondes indigènes et le dialogue interculturel (Journal d’une apprentie chamane). Récompensé en 2008 à Genève par le prix des Droits de l’homme, Almir Narayamoga Surui fait partie des cent personnalités les plus importantes du Brésil.

    Almir Narayamoga Surui est né en 1975, cinq ans après la visite du premier homme blanc dans le territoire des Indiens Surui, au nord du Brésil. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands activistes autochtones d’Amérique du Sud.

      Corine Sombrun est l’auteur de plusieurs livres dont Journal d’une apprentie chamane. Passionnée par les mondes autochtones et le dialogue interculturel, elle est à l’origine du premier protocole de recherche sur la transe chamanique étudiée par les neurosciences.


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  •   Journée mondiale de la vie sauvage : les tribus dénoncent les mauvais traitements au nom de la conservation

    Les Pygmées bayaka et les Baiga dénoncent les abus commis par les gardes forestiers et le harcèlement dont ils sont victimes pour les forcer à quitter leurs terres.
    Les Pygmées bayaka et les Baiga dénoncent les abus commis par les gardes forestiers et le harcèlement dont ils sont victimes pour les forcer à quitter leurs terres.

    © Survival International

    Pour marquer la Journée mondiale de la vie sauvage, le 3 mars, Survival International, le mouvement mondial pour les droits des peuples indigènes, dénonce les violations des droits de l’homme perpétrées contre les peuples indigènes au nom de la préservation de la vie sauvage.

    Des témoignages vidéo irrécusables des Pygmées bayaka de la République du Congo mettent en évidence leur lien intime avec leurs terres et les abus qu’ils subissent aux mains des agents de protection de la faune et des gardes forestiers – qui sont souvent financés par de grandes organisations de conservation de la nature comme le Fonds mondial pour la nature (WWF) et la Wildlife Conservation Society.

    Les vies de milliers de Baiga en Inde ont été détruites lorsqu’ils ont été illégalement expulsés de la réserve de tigres de Kanha – qui a inspiré Rudyard Kipling dans ses nouvelles du Livre de la Jungle. Leurs communautés ont été dispersées et dépossédées de leurs terres, mais les touristes sont les bienvenus dans la réserve.

    Visionnez les témoignages vidéo des Bayaka et des Baiga (sur le site de Survival)

    Bayakas y baigas dénoncent les abus commis à leur égard au nom de la conservationLes vies de milliers de Baiga en Inde ont été détruites lorsqu’ils ont été illégalement expulsés de la réserve de tigres de Kanha – qui a inspiré Rudyard Kipling dans ses nouvelles du Livre de la Jungle. Leurs communautés ont été dispersées et démais les touristes sont les bienvenus dans la réserve.Les écogardes [escouades anti-braconnage] nous abandonnent ici à la famine. Ils ont ruiné notre monde. Si nous tentons de chasser dans la forêt, ils nous frappent si violemment! Ils n’hésitent même pas à nous tuer s’ils nous rencontrent dans la forêt’, a rapporté une femme bayaka.

    Une autre femme bayaka a témoigné en 2013 : ‘Les agents de protection de la faune m’ont dit d’éloigner mon enfant qui était à mes pieds. Puis ils m’ont frappée sur le dos avec des bâtons et je suis tombée par terre. A chaque fois qu’ils me menaçaient, ils me battaient de plus belle’.

    Un Baiga désespéré a déclaré en 2012 : ‘Empoisonnez-nous, finissez-en avec nous ici, c’est bien, mais ne nous déracinez pas!’. En 2014, sa communauté a été expulsée de la réserve de Kanha au nom de la conservation des tigres.

     

    Les Baiga ont été illégalement expulsés de de la réserve de tigres de Kanha qui a inspiré le _Livre de la Jungle_.
    Les Baiga ont été illégalement expulsés de de la réserve de tigres de Kanha qui a inspiré le _Livre de la Jungle_.

    © Survival International

    Les peuples indigènes sont les meilleurs défenseurs de l’environnement, mais ils sont illégalement expulsés de leurs terres ancestrales au nom de la conservation.

    La campagne de Survival Les parcs ont besoin des peuples’ appelle à un changement radical des politiques de conservation, reposant sur le principe que les peuples indigènes sont les meilleurs défenseurs de l’environnement et que les déposséder de leurs terres ancestrales se traduit généralement par la dégradation de l’environnement.

    Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd’hui : ‘Les organisations qui ont pour vocation de promouvoir la conservation de la faune doivent repenser radicalement leurs méthodes de travail. Elles doivent admettre qu’elles-mêmes ne sont que des partenaires de second rang, contrairement aux peuples indigènes qui sont dépossédés de leurs terres et qui sont persécutés et maltraités au nom de la conservation de la nature’.

    Notes aux rédactions :

    - Télécharger le document "Leur terre, notre avenir" (voir plus bas) les cinq principes de la conservation formulés par Survival. (Allez sur leur site).

    - ‘Pygmée’ est un terme générique couramment employé pour désigner les peuples de chasseurs-cueilleurs du bassin du Congo et d’Afrique centrale. Ce terme est considéré comme péjoratif et est évité par certains groupes, mais considéré par d’autres comme un facteur d’identité.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10682 

      Leur terre, notre avenir

    Les principes de la conservation

    Pour une nouvelle conception de la préservation de l’environnement dans le respect des droits des peuples indigènes au profit de toute l’humanité

    1 - Les peuples indigènes sont généralement les meilleurs défenseurs de l'environnement; ils ont su gérer durablement leurs terres depuis de nombreuses générations.

    2 - Expulser de force les peuples indigènes de leurs territoires se traduit dans la plupart des cas par des dommages écologiques.

    3 –Ces expulsions constituent une flagrante violation des droits de l’homme et les défenseurs de l’environnement devraient s’y opposer.

    4 - Le moyen le plus efficace et le plus rapide de conserver les zones riches en biodiversité est de respecter les droits des peuples indigènes.

    5 -Le monde ne peut plus se permettre de suivre un modèle de conservation qui élimine les peuples indigènes : il porte aussi bien atteinte à la diversité humaine qu’à l'environnement.


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    Les Papous fuient la répression militaire

     

    Des villageois papous ont été déshabillés jusqu'à la ceinture et ligotés dans le dos avant d'être interrogés par la police.
    Des villageois papous ont été déshabillés jusqu'à la ceinture et ligotés dans le dos avant d'être interrogés par la police.

    © local media

    Des centaines de Papous ont fui leurs foyers suite à une opération militaire musclée dans les hautes terres de Papouasie. La répression a eu lieu près de Grasberg – la plus grande mine de cuivre et d’or du monde.

    Le 7 janvier, des centaines de policiers et de soldats ont pris d’assaut le village d’Utikini, suite au meurtre de deux officiers de police et d’un agent de sécurité de la mine.

    Des photographies ont été diffusées qui montrent des Papous dévêtus jusqu’à la taille et ligotés les mains dans le dos, probablement prises comme ‘trophées’ par des soldats ou des policiers. Des villageois ont rapporté que 116 Papous ont été arrêtés, dont 48 femmes et 3 enfants. Nombre d’entre eux ont été interrogés et torturés par la police. 12 sont toujours en garde à vue.

    Survival International a reçu des rapports selon lesquels, dans un village voisin, Jekson Waker a reçu deux balles dans les pieds afin ’qu’il se tienne tranquille’. Les soldats et la police ont incendié des maisons et des tentes appartenant aux membres des tribus dani, amungme, damal et moni.

    La police aurait trouvé que de nombreux villageois détenaient des tracts en faveur de l’indépendance papoue. De telles manifestations d’expression politique peuvent être dangereuses en Papouasie occidentale, où des Papous sont actuellement emprisonnés jusqu’à 15 ans pour avoir levé le drapeau indépendantiste.

    Des activistes ont rapporté que lors d’une conférence de presse, le 7 janvier, un chef de la police indonésienne a déclaré : ’J’ai ordonné [aux policiers] de brûler les maisons des habitants du village d’Utikini. Cela a été fait délibérément afin de briser le mouvement [indépendantiste]. Je les anéantirai.’

    La présence de tant de policiers et de soldats a répandu la terreur dans la région et nombreux sont ceux qui ont fui leurs villages et se cachent à présent dans la forêt. De telles opérations militaires de ratissage sont monnaie courante en Papouasie occidentale, où les soldats et la police tuent, violent et torturent en toute impunité.

    Cet incident survient quelques semaines seulement après la fusillade mortelle de cinq adolescents papous par des soldats et la police. Le nouveau président indonésien a condamné les meurtres et a appelé à l’ouverture d’une enquête sur ces homicides. Cependant, de nombreux Papous restent insatisfaits qu’il ait fallu attendre 20 jours pour que le président fasse une déclaration et ont très peu d’espoir que justice soit rendue.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10644


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  • Actualités

    LA PEC-215, L’AMENDEMENT VISANT A DÉTRUIRE LES PEUPLES INDIGÈNES DU BRÉSIL EN S'EMPARANT DE LEURS TERRES, REPOUSSÉ PAR UNE MOBILISATION INTERNATIONALE

    Visuel d'appel à la mobilisation contre l'amendement constitutionnel PEC-215. présenté sur la page Facebook de Planète Amazone

    PLANÉTE AMAZONE REMERCIE LES CENTAINES DE PERSONNES QUI ONT RÉPONDU A SON APPEL À INTERPELLER LES AUTORITES BRÉSILIENNES. RESTONS VIGILANTS, LE COMBAT POUR PRÉSERVER LES DROITS DES PEUPLES INDIGÈNES SUR LEURS TERRES CONTINUE.

    Extrêmement inquiet, le cacique Raoni nous a contacté début décembre pour nous demander de lancer une campagne appelant les citoyens du monde à se mobiliser contre la PEC-215, un amendement à la Constitution voulu par les grands propriétaires terriens du Brésil et qui risquait d’être adopté dans les jours suivants.

    Trahison : les parlementaires du Congrès avait pourtant annoncé son abandon en octobre 2013. Cet amendement génocidaire, n’ayons pas peur des mots, serait la fin des peuples indigènes...

    Lire ici les explications de Sonia Guajajara, porte-parole de l'APIB (Articulation des Peuples Indigènes du Brésil) : http://raoni.com/actualites-773.php

    Grâce à vos dons nous avons financé le déplacement des Caciques Raoni, Megaron et de leurs accompagnants à Brasilia, afin qu'ils puissent plaider leur cause en direct. Vous avez été plusieurs centaines à écrire votre indignation aux autorités brésiliennes (Présidence de la république, Chambre des députés, Sénat).

    Voici un extrait de notre appel lancé sur les réseaux sociaux : « Les droits des peuples indigènes sont gravés dans la Constitution de 1988, que veulent modifier les géants de l'agro-industrie, dont beaucoup sont sénateurs, députés... Un vote est proposé en force ce mardi 16/12. Il faut produire plus pour exporter plus. Nous faisons partie de ce cycle de destruction et de mort. Les médias ont été contactés mais n'ont pas levé le petit doigt. Envoyez immédiatement vos messages de protestation aux plus hautes autorités brésiliennes ».

    Une mobilisation internationale a pris corps, grâce au soutien de nombreuses autres organisations. La PEC-215 n’a finalement pas été votée.

    Nous avons gagné un sursis. Une nouvelle fois, la PEC-215, qui donnerait aux grands propriétaires terriens tout droit de réviser bloquer ou attribuer des territoires appartenant depuis toujours aux peuples indigènes du Brésil, a finalement été "archivée"... ce qui ne veut pas dire grand-chose à part qu'elle peut réapparaître dès l'année prochaine sous ce nom ou sous un autre. Merci à tous ceux qui ont écrit aux autorités brésiliennes sur notre invitation. Cette victoire est aussi la vôtre.

    Nous vous proposons pour conclure, cette déclaration délivrée par l’APIB (Articulation des Peuples Indigènes du Brésil), dont la coordinatrice n’est autre que Sonia Guajajara, que certains d’entres-vous connaissent pour avoir manifesté à ses côtés et aux nôtres en mars de cette année à la défense.


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