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    Posted in: Mali
       
    Maliweb | 9 avril 2015

     Les paysans veulent cultiver leur terre  « Occupation illicite des terres dans la zone office du Niger » : Les paysans de Sanamandougou résolus à cultiver sur leurs terres lors de la prochaine saison pluvieuse

      Cette journée citoyenne, selon Fassery Traoré, du réseau interact Afrique/Europe, visait à réfléchir sur les voies et moyens pouvant permettre aux victimes qui ont été dépossédées de leurs terres de culture

      Selon Mamadou Coulibaly, le représentant local du réseau Interact Afrique/Europe à Niono non moins président du COPON, sans l’agriculture, il n’y a pas de développement au Mali. A l’en croire, c’est le secteur de l’agriculture plus précisément l’office du Niger qui influe du souffle moteur le développement socio-économique du pays. Et malgré cet état de fait, les paysans sont laissés pour compte et leurs revendications et doléances soumises aux autorités ne sont jamais satisfaites. C’est ce que fera dire Fassery Traoré, que gouverner ne revient pas à se satisfaire soi-même, mais plutôt à œuvrer pour l’intérêt commun du peuple. Avant d’inviter les autorités à reformer l’office du Niger pour le bonheur des producteurs qui font vivre tout un peuple.

      Rappelons que dans leur lutte pour la restitution de leurs terres de culture, la population de Sanamandougou et de Sahou a eu à mener auparavant des manifestations au cours desquelles certaines ont perdu la vie, et d’autres ont été emprisonnées.

      Selon Fassery Traoré, implanté dans plusieurs pays de l’Afrique, le réseau interact Afrique/Europe qui se bat contre l’accaparement des terres, a de son côté, posé plusieurs actions pour que les populations de Sanamandougou et de Sahou puissent retrouver leurs terres de culture. Au nombre de celles-ci, nous pouvons citer l’organisation d’une assemblée populaire sur le droit coutumier le 21 mai 2014. Cela en lieu et place de la grande marche qu’il prévoyait d’organiser à Niono mais qui n’a pu malheureusement se tenir faute de mesures rigoureuses prises par les autorités administratives et communales de la localité qui, accusées de connivence avec Bakary Togola, le président de l’APCAM, ont formellement interdit toutes manifestations même un simple meeting. Aussi, des correspondances ont été envoyées au président IBK, à l’Union européenne et à certaines ambassades concernant cette affaire qui peine à trouver un dénouement heureux.

      Au cours de la présente journée, certains intervenants ont proposé l’organisation d’une grande marche allant de la bourse du travail à la primature pour l’aboutissement de ce combat. L’union des producteurs de coton par la voix de Seydou Touré, a fait part de son engagement à appuyer le réseau Interact et COPON dans cette lutte de longue haleine qu’elle demeure résolu à gagner coûte que coûte.

    Ramata S.Kéita

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  • Menaces sur un chef tribal opposé à l'expulsion de sa communauté

     

    Telenga Hassa craint pour sa sécurité depuis qu'un 'garde honorifique de la vie sauvage' aurait appelé les villageois à l'agresser ou à le chasser de la réserve
      Telenga Hassa craint pour sa sécurité depuis qu'un 'garde honorifique de la vie sauvage' aurait appelé les villageois à l'agresser ou à le chasser de la réserve
    © Survival International

    Un chef tribal d’une réserve de tigres en Inde craint pour sa sécurité, un agent de la faune ayant incité les membres de sa communauté à l’agresser et à le pousser à partir pour avoir milité en faveur de leur droit à rester sur leur territoire.

    Telenga Hassa, un Munda de la communauté Jamunagarh, qui est aujourd’hui la réserve de tigres de Similipal, a mené la lutte de son village contre l’ordre officiel d’expulsion au nom de la protection des tigres.

    Lors d’une réunion du village en janvier, en l’absence de Telenga, un ‘garde honorifique de la vie sauvage’ aurait appelé les villageois à l’agresser ou à le chasser de la réserve s’il n’était pas d’accord avec la relocalisation. Telenga a déclaré à Survival que lors de réunions précédentes, ce même garde l’avait verbalement agressé et avait déchiré une déclaration mentionnant leur opposition aux expulsions.

    Selon la loi indienne et internationale, le consentement libre, préalable et éclairé des peuples indigènes est requis avant toute expulsion de leur territoire ancestral, or les villageois de Jamunagarh ont subi des années de harcèlement : en septembre dernier, ils ont déclaré avoir été ‘menacés’ et ‘abusés’ afin qu’ils acceptent de partir.

    Telenga a déclaré à Survival : ‘Nous préférerions mourir plutôt que de quitter le village. Le département des forêts nous presse de partir. Ils nous adressent des menaces du genre : “Si vous tentez de rester, nous vous poursuivrons en justice, nous dirons que vous êtes des maoïstes et nous vous arrêterons”’.

    Des milliers de Baiga ont été expulsés de force de la réserve de tigres de Kanha, qui a inspiré le _Livre de la Jungle_.
    Des milliers de Baiga ont été expulsés de force de la réserve de tigres de Kanha, qui a inspiré le _Livre de la Jungle_.

    © Survival International

    En Inde, les tribus sont illégalement expulsées de leur territoire ancestral au nom de la protection des tigres. En décembre 2013, 32 familles de la tribu khadia ont été expulsées de la réserve de Similipal et contraintes à vivre dans des conditions déplorables, sous des bâches en plastique. Des milliers de Baiga ont été expulsés de la réserve de tigres de Kanha, qui a inspiré le Livre de la Jungle.

    Telenga a déposé une plainte auprès de la police du district mentionnant les agressions verbales, les menaces et les incitations à la violence. Survival a dénoncé ces exactions à deux reprises devant la Commission des droits de l’homme de l’Etat d’Odisha mais n’a reçu aucune réponse.

    Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Ces faits ne constituent qu’un exemple de plus quant à la manière dont les tribus sont intimidées et menacées en Inde dans le but de les obliger à quitter leurs territoires situés dans les réserves de tigres. Ceux qui, comme Telenga, sont assez courageux pour résister à ces expulsions soi-disant volontaires subissent menaces et harcèlement. Les peuples indigènes sont les meilleurs défenseurs de l’environnement, ils ont pris soin de leurs terres durant de nombreuses générations. Les expulser de leur territoire constitue une violation de leurs droits fondamentaux et ne protège en rien les tigres’.

    Notes aux rédactions :

    - Le gouvernement indien accorde le titre de ‘garde honorifique de la vie sauvage’ (HWWs) aux citoyens qui ont montré leur engagement pour la conservation. Ces gardes assurent la liaison avec le département des forêts et apportent leur expertise aux efforts de l’Etat pour la préservation de l’environnement.

    - Il a été annoncé aux habitants du village de Jamunagarh qu’ils ne recevraient pas de terre cultivable en compensation de leur expulsion, ce qui signifie qu’ils n’auront plus aucun moyen de nourrir leurs familles.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10709


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  •  Niger : Mobilisation des éleveurs contre le morcellement des terres pastorales

    Posted in: Niger
     


    Les éleveurs sont en crise dans le nord du Niger, dans la région d’Agadez. | Getty Images/ Aldo Pavan

    CamerPost | 25.02.2015
     

    Les associations d’éleveurs du Niger regroupées au sein du Réseau des Chambres d’Agriculture du Niger (RECAN), ont procédé ce mercredi au lancement de la Campagne « Sauvons les terres pastorales » en vue d’attirer l’attention des décideurs sur la disparition progressive des terres pastorales au Niger.

    En effet, selon ce collectif, chaque année, du fait du grignotage des terres, et au rythme de la croissance démographique actuelle, un quarantième de la réserve foncière sahélienne, autrement dit des terres pastorales, est mise en valeur par l’agriculture.

    A ce rythme, dans 40 ans, il n’y aura plus d’aires de pâturages avertissent les associations paysannes.

    A ce phénomène de grignotage des terres pastorales, vient s’ajouter celui de la vente ou de l’appropriation illégale des enclaves pastorales qui ont été clôturées et transformées en ranchs privés alors qu’initialement, les exploitants ne disposaient que d’autorisations d’exploitation provisoires qu’ils ont réussi à transformer en actes de possession.

    Selon le secrétaire exécutif de l’Association pour la redynamisation de l’agriculture (AREN), Elhadj Boureïma Dodo, coordonateur du collectif, « cette nouvelle alliance que viennent de mettre en place les associations paysannes pour lutter contre l’occupation des terres pastorales s’inscrit dans le cadre d’une veille citoyenne en ce sens ».

    Au Niger, les espaces agricoles constituent quelques 15 millions d’ha, soit 12% des espaces cultivables auxquels on inclue généralement les terres pastorales et autres couloirs de passage.

    C’est pourquoi, le collectif « Sauvons les terres pastorales » en appelle au ralliement de tous pour faire l’inventaire des terres pastorales illégalement appropriées et procéder à la révision des espaces fonciers octroyés depuis quelques années.

    Il en appelle également à s’assurer que le cadastre ne procède à la délivrance d’aucun titre foncier sur le domaine public pastoral.


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  • Sauver la planète

     ed. Albin Michel, 192 p., 2015, 18 euros

    Ce livre retrace l’histoire d’un peuple et le destin d’un homme qui s’est engagé contre la catastrophe écologique qui menace l’humanité. Devenu chef de son peuple à l’âge de dix-sept ans, Almir a été le premier Surui à faire des études universitaires. Diplômé en biologie, il s’est engagé dans la défense de ses terres ancestrales, réussissant à chasser colons et bûcherons qui mettront sa tête à prix. Aidé par une ONG écologiste, il se réfugie alors aux Etats-Unis où il va rencontrer les dirigeants de Google pour leur présenter son projet : utiliser Google Earth pour montrer la détérioration galopante de la forêt amazonienne (le plus grand réservoir de biodiversité au monde avec 390 milliards d’arbres et 16 000 espèces animales différentes) et ses conséquences pour l’environnement de la planète, et plus immédiatement pour les 400 000 Indiens du Brésil. Google s’y est associé et depuis, Almir Surui sillonne le globe pour promouvoir sa proposition de taxe-carbone. Récompensé en 2008 à Genève par le Prix des Droits de l’Homme, il a été classé parmi les cent plus importantes personnalités du Brésil. Plusieurs organisations internationales et de grandes entreprises ont depuis apporté aux Indiens Surui soutien logistique et financier. Almir Surui participe à de nombreuses conférences internationales sur le changement climatique et le développement durable.

    Considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands activistes autochtones d’Amérique du Sud, Almir a été le premier Surui – un peuple indigène du Brésil – à faire des études universitaires. Diplômé en biologie, il s’est engagé dans la défense de ses terres ancestrales au péril de sa vie.

    Avec l’aide d’une ONG écologiste, il a trouvé refuge aux États-Unis où il a rencontré les dirigeants de Google pour leur présenter son projet : montrer, à travers Google Earth, la détérioration de la forêt amazonienne (le plus grand réservoir de biodiversité au monde avec 390 milliards d’arbres appartenant à 16 000 espèces différentes) ainsi que ses conséquences dramatiques pour la planète et, plus immédiatement, pour les 400 000 Indiens du Brésil.

    Écrit avec Corine Sombrun, passionnée par les mondes indigènes et le dialogue interculturel (Journal d’une apprentie chamane). Récompensé en 2008 à Genève par le prix des Droits de l’homme, Almir Narayamoga Surui fait partie des cent personnalités les plus importantes du Brésil.

    Almir Narayamoga Surui est né en 1975, cinq ans après la visite du premier homme blanc dans le territoire des Indiens Surui, au nord du Brésil. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands activistes autochtones d’Amérique du Sud.

      Corine Sombrun est l’auteur de plusieurs livres dont Journal d’une apprentie chamane. Passionnée par les mondes autochtones et le dialogue interculturel, elle est à l’origine du premier protocole de recherche sur la transe chamanique étudiée par les neurosciences.


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  •   Journée mondiale de la vie sauvage : les tribus dénoncent les mauvais traitements au nom de la conservation

    Les Pygmées bayaka et les Baiga dénoncent les abus commis par les gardes forestiers et le harcèlement dont ils sont victimes pour les forcer à quitter leurs terres.
    Les Pygmées bayaka et les Baiga dénoncent les abus commis par les gardes forestiers et le harcèlement dont ils sont victimes pour les forcer à quitter leurs terres.

    © Survival International

    Pour marquer la Journée mondiale de la vie sauvage, le 3 mars, Survival International, le mouvement mondial pour les droits des peuples indigènes, dénonce les violations des droits de l’homme perpétrées contre les peuples indigènes au nom de la préservation de la vie sauvage.

    Des témoignages vidéo irrécusables des Pygmées bayaka de la République du Congo mettent en évidence leur lien intime avec leurs terres et les abus qu’ils subissent aux mains des agents de protection de la faune et des gardes forestiers – qui sont souvent financés par de grandes organisations de conservation de la nature comme le Fonds mondial pour la nature (WWF) et la Wildlife Conservation Society.

    Les vies de milliers de Baiga en Inde ont été détruites lorsqu’ils ont été illégalement expulsés de la réserve de tigres de Kanha – qui a inspiré Rudyard Kipling dans ses nouvelles du Livre de la Jungle. Leurs communautés ont été dispersées et dépossédées de leurs terres, mais les touristes sont les bienvenus dans la réserve.

    Visionnez les témoignages vidéo des Bayaka et des Baiga (sur le site de Survival)

    Bayakas y baigas dénoncent les abus commis à leur égard au nom de la conservationLes vies de milliers de Baiga en Inde ont été détruites lorsqu’ils ont été illégalement expulsés de la réserve de tigres de Kanha – qui a inspiré Rudyard Kipling dans ses nouvelles du Livre de la Jungle. Leurs communautés ont été dispersées et démais les touristes sont les bienvenus dans la réserve.Les écogardes [escouades anti-braconnage] nous abandonnent ici à la famine. Ils ont ruiné notre monde. Si nous tentons de chasser dans la forêt, ils nous frappent si violemment! Ils n’hésitent même pas à nous tuer s’ils nous rencontrent dans la forêt’, a rapporté une femme bayaka.

    Une autre femme bayaka a témoigné en 2013 : ‘Les agents de protection de la faune m’ont dit d’éloigner mon enfant qui était à mes pieds. Puis ils m’ont frappée sur le dos avec des bâtons et je suis tombée par terre. A chaque fois qu’ils me menaçaient, ils me battaient de plus belle’.

    Un Baiga désespéré a déclaré en 2012 : ‘Empoisonnez-nous, finissez-en avec nous ici, c’est bien, mais ne nous déracinez pas!’. En 2014, sa communauté a été expulsée de la réserve de Kanha au nom de la conservation des tigres.

     

    Les Baiga ont été illégalement expulsés de de la réserve de tigres de Kanha qui a inspiré le _Livre de la Jungle_.
    Les Baiga ont été illégalement expulsés de de la réserve de tigres de Kanha qui a inspiré le _Livre de la Jungle_.

    © Survival International

    Les peuples indigènes sont les meilleurs défenseurs de l’environnement, mais ils sont illégalement expulsés de leurs terres ancestrales au nom de la conservation.

    La campagne de Survival Les parcs ont besoin des peuples’ appelle à un changement radical des politiques de conservation, reposant sur le principe que les peuples indigènes sont les meilleurs défenseurs de l’environnement et que les déposséder de leurs terres ancestrales se traduit généralement par la dégradation de l’environnement.

    Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd’hui : ‘Les organisations qui ont pour vocation de promouvoir la conservation de la faune doivent repenser radicalement leurs méthodes de travail. Elles doivent admettre qu’elles-mêmes ne sont que des partenaires de second rang, contrairement aux peuples indigènes qui sont dépossédés de leurs terres et qui sont persécutés et maltraités au nom de la conservation de la nature’.

    Notes aux rédactions :

    - Télécharger le document "Leur terre, notre avenir" (voir plus bas) les cinq principes de la conservation formulés par Survival. (Allez sur leur site).

    - ‘Pygmée’ est un terme générique couramment employé pour désigner les peuples de chasseurs-cueilleurs du bassin du Congo et d’Afrique centrale. Ce terme est considéré comme péjoratif et est évité par certains groupes, mais considéré par d’autres comme un facteur d’identité.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10682 

      Leur terre, notre avenir

    Les principes de la conservation

    Pour une nouvelle conception de la préservation de l’environnement dans le respect des droits des peuples indigènes au profit de toute l’humanité

    1 - Les peuples indigènes sont généralement les meilleurs défenseurs de l'environnement; ils ont su gérer durablement leurs terres depuis de nombreuses générations.

    2 - Expulser de force les peuples indigènes de leurs territoires se traduit dans la plupart des cas par des dommages écologiques.

    3 –Ces expulsions constituent une flagrante violation des droits de l’homme et les défenseurs de l’environnement devraient s’y opposer.

    4 - Le moyen le plus efficace et le plus rapide de conserver les zones riches en biodiversité est de respecter les droits des peuples indigènes.

    5 -Le monde ne peut plus se permettre de suivre un modèle de conservation qui élimine les peuples indigènes : il porte aussi bien atteinte à la diversité humaine qu’à l'environnement.


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    Les Papous fuient la répression militaire

     

    Des villageois papous ont été déshabillés jusqu'à la ceinture et ligotés dans le dos avant d'être interrogés par la police.
    Des villageois papous ont été déshabillés jusqu'à la ceinture et ligotés dans le dos avant d'être interrogés par la police.

    © local media

    Des centaines de Papous ont fui leurs foyers suite à une opération militaire musclée dans les hautes terres de Papouasie. La répression a eu lieu près de Grasberg – la plus grande mine de cuivre et d’or du monde.

    Le 7 janvier, des centaines de policiers et de soldats ont pris d’assaut le village d’Utikini, suite au meurtre de deux officiers de police et d’un agent de sécurité de la mine.

    Des photographies ont été diffusées qui montrent des Papous dévêtus jusqu’à la taille et ligotés les mains dans le dos, probablement prises comme ‘trophées’ par des soldats ou des policiers. Des villageois ont rapporté que 116 Papous ont été arrêtés, dont 48 femmes et 3 enfants. Nombre d’entre eux ont été interrogés et torturés par la police. 12 sont toujours en garde à vue.

    Survival International a reçu des rapports selon lesquels, dans un village voisin, Jekson Waker a reçu deux balles dans les pieds afin ’qu’il se tienne tranquille’. Les soldats et la police ont incendié des maisons et des tentes appartenant aux membres des tribus dani, amungme, damal et moni.

    La police aurait trouvé que de nombreux villageois détenaient des tracts en faveur de l’indépendance papoue. De telles manifestations d’expression politique peuvent être dangereuses en Papouasie occidentale, où des Papous sont actuellement emprisonnés jusqu’à 15 ans pour avoir levé le drapeau indépendantiste.

    Des activistes ont rapporté que lors d’une conférence de presse, le 7 janvier, un chef de la police indonésienne a déclaré : ’J’ai ordonné [aux policiers] de brûler les maisons des habitants du village d’Utikini. Cela a été fait délibérément afin de briser le mouvement [indépendantiste]. Je les anéantirai.’

    La présence de tant de policiers et de soldats a répandu la terreur dans la région et nombreux sont ceux qui ont fui leurs villages et se cachent à présent dans la forêt. De telles opérations militaires de ratissage sont monnaie courante en Papouasie occidentale, où les soldats et la police tuent, violent et torturent en toute impunité.

    Cet incident survient quelques semaines seulement après la fusillade mortelle de cinq adolescents papous par des soldats et la police. Le nouveau président indonésien a condamné les meurtres et a appelé à l’ouverture d’une enquête sur ces homicides. Cependant, de nombreux Papous restent insatisfaits qu’il ait fallu attendre 20 jours pour que le président fasse une déclaration et ont très peu d’espoir que justice soit rendue.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10644


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  • Actualités

    LA PEC-215, L’AMENDEMENT VISANT A DÉTRUIRE LES PEUPLES INDIGÈNES DU BRÉSIL EN S'EMPARANT DE LEURS TERRES, REPOUSSÉ PAR UNE MOBILISATION INTERNATIONALE

    Visuel d'appel à la mobilisation contre l'amendement constitutionnel PEC-215. présenté sur la page Facebook de Planète Amazone

    PLANÉTE AMAZONE REMERCIE LES CENTAINES DE PERSONNES QUI ONT RÉPONDU A SON APPEL À INTERPELLER LES AUTORITES BRÉSILIENNES. RESTONS VIGILANTS, LE COMBAT POUR PRÉSERVER LES DROITS DES PEUPLES INDIGÈNES SUR LEURS TERRES CONTINUE.

    Extrêmement inquiet, le cacique Raoni nous a contacté début décembre pour nous demander de lancer une campagne appelant les citoyens du monde à se mobiliser contre la PEC-215, un amendement à la Constitution voulu par les grands propriétaires terriens du Brésil et qui risquait d’être adopté dans les jours suivants.

    Trahison : les parlementaires du Congrès avait pourtant annoncé son abandon en octobre 2013. Cet amendement génocidaire, n’ayons pas peur des mots, serait la fin des peuples indigènes...

    Lire ici les explications de Sonia Guajajara, porte-parole de l'APIB (Articulation des Peuples Indigènes du Brésil) : http://raoni.com/actualites-773.php

    Grâce à vos dons nous avons financé le déplacement des Caciques Raoni, Megaron et de leurs accompagnants à Brasilia, afin qu'ils puissent plaider leur cause en direct. Vous avez été plusieurs centaines à écrire votre indignation aux autorités brésiliennes (Présidence de la république, Chambre des députés, Sénat).

    Voici un extrait de notre appel lancé sur les réseaux sociaux : « Les droits des peuples indigènes sont gravés dans la Constitution de 1988, que veulent modifier les géants de l'agro-industrie, dont beaucoup sont sénateurs, députés... Un vote est proposé en force ce mardi 16/12. Il faut produire plus pour exporter plus. Nous faisons partie de ce cycle de destruction et de mort. Les médias ont été contactés mais n'ont pas levé le petit doigt. Envoyez immédiatement vos messages de protestation aux plus hautes autorités brésiliennes ».

    Une mobilisation internationale a pris corps, grâce au soutien de nombreuses autres organisations. La PEC-215 n’a finalement pas été votée.

    Nous avons gagné un sursis. Une nouvelle fois, la PEC-215, qui donnerait aux grands propriétaires terriens tout droit de réviser bloquer ou attribuer des territoires appartenant depuis toujours aux peuples indigènes du Brésil, a finalement été "archivée"... ce qui ne veut pas dire grand-chose à part qu'elle peut réapparaître dès l'année prochaine sous ce nom ou sous un autre. Merci à tous ceux qui ont écrit aux autorités brésiliennes sur notre invitation. Cette victoire est aussi la vôtre.

    Nous vous proposons pour conclure, cette déclaration délivrée par l’APIB (Articulation des Peuples Indigènes du Brésil), dont la coordinatrice n’est autre que Sonia Guajajara, que certains d’entres-vous connaissent pour avoir manifesté à ses côtés et aux nôtres en mars de cette année à la défense.


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  •  La  tribu hopi et Survival International s’opposent à nouveau à une vente d’objets sacrés à Paris 12 Décembre 2014

    L'aîné hopi James Kootshongsie, décédé en 1996. Les Hopi sont ‘farouchement opposés’ à la vente aux enchères de leurs objets sacrés à l'hôtel Drouot à Paris.
    L'aîné hopi James Kootshongsie, décédé en 1996. Les Hopi sont ‘farouchement opposés’ à la vente aux enchères de leurs objets sacrés à l'hôtel Drouot à Paris.
    © Survival International

    La tribu indienne hopi d’Arizona et Survival International ont à nouveau mandaté Pierre Servan-Schreiber, avocat aux barreaux de Paris et de New York et membre de l’Alliance des avocats pour les droits de l’homme, dans une demande visant à obtenir l’identité des vendeurs et acquéreurs de Katsinam hopi lors d’une vente aux enchères organisée par l’étude EVE, et devant se tenir le 15 décembre prochain à l’hôtel Drouot, à Paris.

    Depuis avril 2013, le président du tribunal de grande instance de Paris a rejeté par trois fois les demandes de la tribu hopi et de Survival tendant à faire suspendre des ventes analogues, ne laissant d’autre choix aux demandeurs que de le saisir d’une demande de production de preuve leur permettant, le cas échéant, d’agir en revendication contre tout vendeur ou acquéreur qui serait détenteur illicite de l’un des objets sacrés Hopi proposés à la vente.

    ‘Le droit des Etats-Unis tout comme le droit international prohibent la vente et l’exportation des Katsinam’, explique Pierre Servan-Schreiber. ‘Les objets aujourd’hui mis en vente ont nécessairement été exportés des Etats-Unis, ce qui fait courir un doute sérieux quant au droit de propriété dont se prévalent les personnes les mettant aujourd’hui en vente. Il est donc impératif de tracer l’origine de ces objets sacrés afin de démontrer le cas échéant le caractère illicite de leur importation puis de leur vente ou de leur acquisition en France’.

    Jean-Patrick Razon, directeur de Survival International (France) a déclaré : ‘Cette vente est un nouvel outrage à la dignité et au respect des Indiens hopi qui sont les légitimes propriétaires de ces objets sacrés. Il est temps que les acquéreurs de tels objets prennent conscience de l’immoralité de cette marchandisation’.

    Note aux rédactions :

    • Les Hopi, qui sont environ 18 000, vivent dans 12 villages dans le nord-est de l’Etat de l’Arizona, aux Etats-Unis. Ils appellent leur patrie Hopituskwa.

    • Les Katsinam sont des objets sacrés dont toute représentation est offensante et irrespectueuse pour les Hopi.

    Survival International est un mouvement mondial œuvrant pour les droits des peuples indigènes. Son objectif principal est de les aider à défendre leurs vies, protéger leurs terres et déterminer leur propre avenir. Il s’efforce de mettre un terme à la dispersion illicite par des tiers de biens sacrés leur appartenant.

    • Pierre Servan-Schreiber, responsable du cabinet Skadden Arps à Paris et membre de l’Alliance des avocats pour les droits de l’homme, est mandaté par Survival International et la tribu Hopi.


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    Survival est partenaire de Charlie’s Country, un film de Rolf de Heer

    Ce film nous invite au voyage en nous immergeant dans le quotidien de Charlie, un ancien danseur et guerrier aborigène, perdu entre deux cultures, qui décide de retourner vivre dans le bush à la manière des anciens.
    Rolf de Heer questionne une nouvelle fois la culture aborigène et met en lumière les difficultés de ces communautés à pouvoir elles-mêmes protéger leur terre et leur avenir. Entre force tranquille et dignité poétique, l’acteur australien David Gulpilil livre avec humour et profondeur une prestation magnifique.

     

     

     

     


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  •   Cinq adolescents papous abattus par les forces de sécurité indonésiennes 11 Décembre 2014

    Cinq adolescents ont été abattus par les forces de sécurité indonésiennes en Papouasie occidentale.
    Cinq adolescents ont été abattus par les forces de sécurité indonésiennes en Papouasie occidentale.

    © http://www.kobogaunews.com/

    Cinq adolescents ont été abattus par les forces de sécurité indonésiennes en Papouasie occidentale.

    Les meurtres ont été commis lors d’une manifestation contre un incident qui avait eu lieu la veille et au cours duquel des soldats avaient frappé à coups de crosse Yulianus Yeimo, un garçon de 12 ans. Yeimo et d’autres adolescents étaient en train de décorer un sapin de Noël et leur seul crime avait été de demander à des soldats d’allumer les phares de leur véhicule. Yeimo a dû être hospitalisé.

    Le lendemain, un grand nombre de Papous se sont rassemblés devant le poste de police local et le QG de l’armée dans la région centrale des hauts plateaux Panai pour protester contre cette agression. La police a ordonné au groupe de se disperser. Des témoins ont rapporté que, devant leur refus, la police les a battus à coups de bâtons et de matraques. Des coups de feu ont retenti, on ne sait pas si ce sont les soldats ou la police qui ont tiré sur la foule.

    Les cinq jeunes qui ont été tués sont : Simon Degei, 18 ans, Otianus Gobai, 18 ans, Alfius Youw, 17 ans, Yulian Yeimo, 17 ans et Abia Gobay, 17 ans. Une vingtaine d’autres, dont des enfants de l’école primaire, ont été blessés.

    Le révérend Neles Tebay, du Réseau pour la paix en Papouasie, a déclaré aux journalistes : ‘Des civils ont été abattus par balles sans raison… Ces exactions montrent que la force publique a traité les résidents non comme des citoyens mais comme des ennemis qui doivent être éliminés’.

    Lors de sa campagne électorale, le nouveau président de l’Indonésie, qui a pris ses fonctions en octobre, s’était engagé à favoriser le dialogue avec les leaders papous et à ne plus user de la force envers eux.

    Survival International appelle à une enquête indépendante sur cet incident et exhorte le président Jokowi à garantir que les responsables de ces assassinats et l’agression de l’enfant soient traduits en justice. Survival appelle également à mettre un terme à l’impunité dont les soldats ont bénéficié en Papouasie occidentale depuis trop longtemps.


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  • Un geste symbolique fort ! Jusqu’au vendredi 19 septembre, le gouvernement australien va travailler sous une tente au nord du pays, afin de prendre conscience de la vie des aborigènes de la région.

    « Je veux être le premier ministre des aborigènes », avait lancé en septembre 2013 le tout nouveau premier ministre australien Tony Abbott au lendemain des législatives. À l’époque, il avait promis qu’il passerait une semaine par an dans un village aborigène.

    Aujourd’hui Tony Abbott a provisoirement installé son gouvernement et son bureau sous une tente, dans une communauté aborigène dans la région de Arnhem, dans l’État des Territoires du Nord. Un geste hautement symbolique pour la minorité autochtone australienne longtemps ostracisée.

    Immersion dans le désert du nord

    À huit heures d’avion de la capitale australienne Canberra, lui et son équipe ont été accueillis par les responsables du village de Nhulunbuy, dans l’extrême nord du pays. Après avoir assisté à une cérémonie d’accueil aborigène, il a visité un musée local avec son ministre des Affaires indigènes Nigel Scullion.

    Le chef du gouvernement a indiqué qu’il restait en communication constante avec la capitale alors que l’Australie a annoncé l’envoi de 600 militaires aux Émirats arabes unis (EAU) au sein de la coalition internationale que cherche à mettre sur pied Washington contre l’État islamique (EI) actif en Irak et en Syrie. « Évidemment, en cas d’événements dramatiques, je suis en mesure de me déplacer », a-t-il déclaré.

    Pour un référendum de reconnaissance des aborigènes

    Durant toute cette semaine, tout un programme de visites a été organisé. Il rencontrera des « rangers » (ou policiers du désert), visitera des écoles, des entreprises locales et des dispensaires. Au-delà de l’apparente dimension « exotique » de la démarche, cet ancien séminariste catholique a répété, lundi 15 septembre, son intention d’organiser un référendum sur la reconnaissance du statut aborigène dans la Constitution. Un premier pas avait été franchi l’an dernier lorsque le Parlement avait reconnu aux aborigènes la réalité historique qu’ils étaient bien les premiers habitants de l’île-continent. 

    Un million en 1788, 470 000 aujourd’hui

    Lors de l’arrivée des colons européens en Australie en 1788, les aborigènes étaient environ un million. Ils ne représentent plus aujourd’hui que 470 000 des 23 millions d’habitants du pays où ils forment le groupe démographique le plus défavorisé. Mortalité infantile, échec scolaire, chômage, addictions, criminalité : les aborigènes sont les laissés-pour-compte de la prospérité australienne.

    Selon Tony Abbott, « la réforme complétera plus qu’elle ne modifiera notre Constitution » en faisant en sorte que « plus jamais les premiers Australiens ne se sentent étrangers dans leur propre pays ». « Le plus important désormais est de fixer un calendrier ».

    (La Croix)


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  •   A l'occasion de la journée mondiale des peuples indigènes des Nations-Unies, Survival révèle cinq facettes du génocide

     

    Une femme aché, peu de temps après avoir été capturée et éloignée de sa forêt en 1972, Paraguay.
    Une femme aché, peu de temps après avoir été capturée et éloignée de sa forêt en 1972, Paraguay.

                                                          © A. Kohmann/Survival

    Pour marquer la journée mondiale des peuples indigènes des Nations-Unies, le 9 août 2014, Survival International expose les cas de cinq peuples indigènes qui ont été victimes de génocide au cours du XXe siècle — et attire l’attention sur le fait que d’autres génocides sont encore possibles de nos jours.

    Parmi les peuples indigènes qui ont fait l’objet de violence génocidaire figurent* :

    - Les Aché, Paraguay : dans un procès historique intenté en avril 2014, les Indiens aché ont poursuivi le gouvernement paraguayen pour le génocide qu’ils ont subi. Les Aché ont été décimés par les colons qui organisèrent des raids mortels contre eux, capturèrent les femmes et les enfants pour les vendre comme esclaves dans les années 1950 et 1960.

    - Les Akuntsu, Brésil : en 1985, des enquêteurs du gouvernement ont découvert une maison communautaire qui avait été détruite au bulldozer et la preuve qu’un massacre avait été perpétré à l’encontre de cette communauté akuntsu. La plupart des membres furent assassinés. Seuls cinq d’entre eux ont survécu. Ils sont les derniers témoins de ce génocide silencieux.

    Ces cinq Akuntsu sont les derniers survivants d'un génocide silencieux, Brésil.
    Ces cinq Akuntsu sont les derniers survivants d'un génocide silencieux, Brésil.
      © Fiona Watson/Survival

    - Les Jumma, Bangladesh : l’armée bangladaise et une vague de colons ont mené une campagne génocidaire de meurtres, viols, tortures et incendies des villages jumma. En 1997, un accord de paix a mis fin aux pires des atrocités, mais les meurtres, les incendies de villages jumma, la spoliation deLes Jumma ont été victimes d'une campagne génocidaire aux mains des colons et des militaires au Bangladesh.s terres et les arrestations restent monnaie courante.

    Les Jumma ont été victimes d'une campagne génocidaire aux mains des colons et des militaires au Bangladesh.
    © Mark McEvoy/Survival

    - Les Yanomami, frontière du Brésil et du Venezuela : en 1993, des orpailleurs clandestins ont lancé un assaut sur le village yanomami de Haximú, tuant 16 Indiens, dont des personnes âgées, des femmes et des enfants. Dans une décision judiciaire sans précédent, quatre des auteurs de ce crime furent reconnus coupables de génocide. 

     

    Les survivants du massacre de Haximú, au cours duquel des orpailleurs ont assassiné 16 Indiens yanomami, portent des urnes contenant les cendres de leurs proches.
    Les survivants du massacre de Haximú, au cours duquel des orpailleurs ont assassiné 16 Indiens yanomami, portent des urnes contenant les cendres de leurs proches.
    © C Zacquini/ Survival
      

    Tant de gens avaient été tués qu’ils n’ont pas pu les enterrer tous et leurs cadavres ont été dévorés par les vautours.’ Des experts brésiliens ont mis en garde contre un ‘nouveau génocide’ si leur territoire n’était pas protégé des bûcherons illégaux et des trafiquants de drogue soupçonnés d’avoir commis ces atrocités.

    Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Les sociétés industrialisées soumettent les peuples indigènes à la violence génocidaire, à l’esclavage et au racisme dans le but de les spolier de leurs terres, de leurs ressources et de leur force de travail au nom du ‘progrès’ et de la ‘civilisation’. Depuis l’époque des ‘grandes découvertes’, les peuples indigènes ont été les victimes innocentes d’une colonisation agressive de leur territoire. En les présentant comme des êtres attardés et primitifs, leurs envahisseurs ont justifié leur extermination cruelle et systématique qui se perpétue jusqu’à nos jours. Il est temps que le génocide prenne fin’.

    Notes aux rédactions :

    - *Cette liste ne se veut pas exhaustive de l’ensemble des cas de génocide qui ont été perpétrés à l’encontre des peuples indigènes durant le XXe siècle
    - Voir ici la définition du génocide des Nations-Unies.
    - Téléchargez des images de la galerie ici.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10385


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  • Un village Inuit s’oppose à la prospection pétrolière

    Une communauté Inuit du nord canadien s’oppose à des compagnies pétrolières qui ont obtenu l’autorisation de prospecter dans le détroit de Davis.

    Ils craignent que la méthode de prospection sismique utilisée ne perturbe les mammifères marins, au cœur du mode de vie Inuit.

    Le village Inuit de Clyde River, au Nord du Canada sur l’Île de Baffin, face au Groenland a saisi la justice canadienne lundi 28 juillet pour empêcher une campagne de prospection pétrolière.

    Le maire de ce village de 800 âmes et l’association Nammautaq des trappeurs et chasseurs de Clyde River dénoncent le feu vert accordé par l’Office national de l’énergie (ONÉ), une organisation gouvernementale canadienne, à plusieurs compagnies pétrolières pour effectuer des relevés sismiques dans le détroit de Davis et la baie de Baffin.

    « Des sons 100 000 fois supérieurs au moteur d’un avion »

    En cause, la méthode utilisée par ces compagnies qui tirent avec des canons à air comprimé vers les fonds marins et analysent les échos renvoyés pour déterminer la présence ou non d’hydrocarbures. Cette technique est de plus en plus plébiscitée par les prospecteurs car elle leur évite des forages complexes et très coûteux en mer. Toutefois, elle est particulièrement bruyante et d’après plusieurs ONG environnementales, comme le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) ou OceanCare, elle a un impact négatif sur la faune marine.

     « À 230 décibels, ces canons à air comprimés produisent des sons 100 000 fois supérieurs au moteur d’un avion quand une exposition à 140 décibels cause une perte d’audition permanente pour les êtres humains », explique Nader Hasan, l’avocat de la communauté. Les eaux dans lesquelles doivent avoir lieu les relevés sismiques sont « riches en mammifères marins en particulier des narvals, baleines boréales, morses et phoques », d’après Nader Hasan. Or ces animaux ont développé une ouïe très fine pour se déplacer, se nourrir et communiquer.

    Il n’existe pas pour l’instant d’étude scientifique faisant consensus pour démontrer la nocivité de ces relevés sismiques pour les mammifères marins. Mais pour les défenseurs de l’environnement, elle ne fait pas de doute. L’IFAW explique que « les canons à air utilisés par l’industrie pétrolière entraînent un martèlement suffisamment puissant pour couvrir les cris des baleines sur des milliers de kilomètres à la ronde et peuvent de fait empêcher ces animaux de communiquer et de se reproduire. De tels bruits peuvent également les pousser à abandonner leur habitat ».

    Alors que ce type de relevés a déjà lieu en Méditerranée, à proximité de la Grèce et de la Croatie, l’Union Européenne a récemment pris conscience du problème. Elle exige depuis mars 2014 que toute campagne de prospection sismique soit soumise à une évaluation des incidences sur l’environnement, au même titre que les forages.

    « Les mammifères marins sont au cœur de notre mode de vie »

    La culture traditionnelle des Inuits, un des peuples autochtones du Canada, est centrée autour de la chasse aux animaux marins pour se nourrir et se vêtir. « Les Inuits ont vécu de cette terre et de ces eaux pendant près de 4 000 ans », déclare Jerry Natanine, le maire du village. « Les mammifères marins sont au cœur de notre mode de vie. Ils font partie de notre alimentation et de notre culture. Si les compagnies pétrolières nous prennent cela, il ne nous restera plus rien. » Les habitants craignent en effet que les tests sismiques perturbent les déplacements migratoires des baleines et les éloignent du village.

    L’Office national de l’énergie s’était contenté de noter l’année dernière que ces tests « pourraient avoir des répercussions sur la baleine boréale ». Il affirme avoir mené des consultations et des réunions publiques avec les communautés locales mais a fini par accéder à la requête des compagnies pétrolières en estimant fin juin 2014 que « le projet n’était pas susceptible d’avoir un effet négatif important sur l’environnement ». Les trois compagnies ont prévu de démarrer les relevés sismiques en 2015 pendant la saison des « eaux libres », c’est-à-dire en été.

    Une décision qui « viole les droits fondamentaux de la population »

    Si les habitants de Clyde River ont déposé un recours judiciaire, c’est pour obtenir des réponses à propos des risques environnementaux créés par les relevés. « Nous ne sommes pas opposés à tous les projets d’extraction de minéraux, de pétrole ou de gaz. Mais nous devons être sûrs que notre alimentation, économie et culture ne seront pas détruites », précise Jerry Natanine.

    Une manifestation a également eu lieu dans le village de Clyde River la semaine dernière. « Les compagnies pétrolières n’ont pas voulu ou pas pu répondre aux questions de la communauté. Mes clients n’avaient pas d’autres choix que de saisir la justice », regrette Nader Hasan.

    Ce n’est pas la première fois que des peuples autochtones s’opposent à des entreprises pour des questions environnementales au Canada. Le projet controversé de doublement de l’oléoduc Keystone est également dénoncé par plusieurs associations et communautés au Canada pour le danger qu’une rupture du pipeline ferait courir aux espaces sauvages traversés.

    Le village de Clyde River est situé dans le territoire autonome du Nunavut où les Inuits possèdent une certaine indépendance vis-à-vis de la politique canadienne. « La décision de l’ONÉ viole les droits fondamentaux de la population du Nunavut », dénonce Nader Hasan. « Le gouvernement fédéral a l’obligation constitutionnelle de consulter et de négocier avec les autochtones du Nunavut. Cela n’a pas eu lieu. Une fois de plus, l’ONÉ s’est contenté de donner un coup de tampon sur les revendications de l’industrie pétrolière ».

    La question des droits des autochtones est particulièrement sensible au Canada, notamment en ce qui concerne les territoires et les ressources naturelles. Le gouvernement canadien n’est pas réputé pour ses actions en faveur de l’environnement, bien au contraire. Le pays a notamment quitté le protocole de Kyoto, qui prévoit la réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2011.


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  • Des Indiens décrits comme « isolés » ont émergé de la forêt amazonienne, le 26 juin, faisant ainsi leurs premiers pas hors de leur cocon privé.

    Cette prise de contact avec le monde extérieur n’est pas anodine. Elle est généralement révélatrice de facteurs de trouble dans la région.

    Une grande première. Des Indiens « isolés », tout droit sortis de la forêt amazonienne, ont fait leurs premiers pas hors de leur territoire, entrant ainsi en contact avec le monde extérieur, au nord du Brésil. Ils appartiendraient au peuple du Rio Xinane et au groupe linguistique « pano ».

    La rencontre avec le monde extérieur

    La première approche avec ces Indiens, en retrait vis-à-vis du reste du monde, remonte au 26 juin. Ils sont apparus en sifflant et en faisant « des bruits d’animaux », selon Carlos Travassos, directeur du département des Indiens isolés de la Funai (Fondation nationale de l’Indien). Ils traversaient la rivière Envira, située dans le nord du Brésil. Rivière où sur la rive opposée se trouve le village des Indiens Ashaninkas, avec qui ils sont entrés en contact.

    Le département des Affaires indigènes du Brésil a d’ailleurs diffusé une vidéo datant du 30 juin. « La vidéo montre les Indiens isolés entrant en contact avec l’équipe de la Funai et les Ashaninkas », explique Carlos Travassos. Prise le second jour du contact direct, elle montre le moment où deux Indiens « isolés », nus et armés d’arcs et de flèches se voient remettre un régime de bananes par un Indien Ashaninkas. Les Ashaninkas sont le plus grand peuple indien du Pérou et sont également implantés au Brésil.

    Jour après jour, ce type de contact avec les Indiens « isolés » s’est poursuivi jusqu’au moment où deux interprètes indigènes ont établi un contact direct avec eux. Grâce à l’utilisation de la langue indigène « pano », ils ont finalement réussi à établir une relation de confiance.

    Les raisons probables de l’exil

    La raison qui a poussé ces Indiens à sortir n’est pas encore totalement connue. Cependant des experts brésiliens ont estimé que ces Indiens n’avaient d’autres choix que traverser la frontière péruvienne afin d’échapper aux pressions exercées par des bûcherons clandestins et des trafiquants de drogue sur leurs propres terres.

    Terri Aquino, anthropologue et membre de la Funai, explique que « ce peuple est en quête de technologie. C’est important pour leur survie parce qu’il y a une guerre interne entre eux et en raison du contact avec des groupes non indigènes ». Ils voulaient des haches et des coutelas pour se défendre, ainsi que des casseroles, ce qui serait la raison qui les a poussés à entrer en contact avec l’extérieur.

    José Correia Jaminawa, un des Indiens ayant établi le contact avec eux, affirme également qu’ils sont venus en quête d’armes et d’alliés.

    Les enjeux à leur survie

    L’Amazonie brésilienne abrite le plus grand nombre de tribus isolées dans le monde  : 77 groupes, allant de 5 à une centaine de membres, sont répertoriés par la Funai. La plupart d’entre eux refusent tout contact avec l’extérieur. Mais ces tribus se retrouvent aujourd’hui menacées et certaines risquent d’ores et déjà de disparaître. Parmi les risques auxquels sont soumis les Indiens : la déforestation, la construction d’immenses barrages et de routes, la pollution de leur environnement et la maladie.

    Celle-ci a d’ailleurs touché nombre d’Indiens « isolés » après un contact avec des personnes venues de l’extérieur. « Ils ont raconté avoir été attaqués par des non indigènes et beaucoup sont morts après avoir attrapé la grippe et la diphtérie », rapporte José Correia Jaminawa. Les Indiens sont particulièrement vulnérables aux maladies. Coupés du monde, ils n’ont jamais pu développer un système immunitaire comparable au nôtre.

    Finalement, le monde extérieur peut sembler hostile à bien des égards.


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  •   Des éleveurs de rennes s'affrontent à un géant pétrolier russe (15/04/2014)

     

    La plupart du territoire khanty a déjà été dévasté par des compagnies pétrolières et gazières. La législation est sur le point d'être affaiblie – il sera alors très difficile pour les communautés de protéger leur territoire.
       La plupart du territoire khanty a déjà été dévasté par des compagnies pétrolières et gazières. La législation est sur le point d'être affaiblie – il sera alors très difficile pour les communautés de protéger leur territoire.
    © Sophie Grig/Survival

       Les éleveurs de rennes komi-izhemtsi de Sibérie occidentale se sont opposés à la mainmise du géant russe Lukoil sur leurs terres pour l’exploration et le forage pétrolier. Ils exigent que la compagnie suspende l’exploration pétrolière, la production et le transport sur leur territoire jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.

      Les Izhemtsi sont un peuple semi-nomade d’éleveurs de rennes qui vit dans la République de Komi en Russie, à l’ouest de la chaîne de l’Oural. Ce mouvement de protestation a été déclenché par la découverte en février de plusieurs plateformes pétrolières aux abords d’un village izhemtsi. Les plateformes ont été construites sans l’accord des communautés locales, ni même sans qu’elles en soient averties.

       Les communautés s’opposent également à ce qu’elles considèrent comme une opération de nettoyage inefficace suite à une fuite de pétrole qui avait provoqué un incendie en mars dernier. Les communautés, situées à 10 kilomètres de la fuite ont rapporté avoir été envahies de nuages de fumée noire durant deux jours.

       Dans un communiqué, quinze communautés komi-izhemtsi ont déclaré : ‘Nous, les Komi-Izhemtsi, sommes un peuple indigène et cette terre est la nôtre. Nous ne tolérerons plus l’exploitation prédatrice de nos ressources minérales et l’irresponsabilité environnementale de Lukoil. Nous devons devenir des partenaires de plein droit dans la mise en place des projets industriels sur nos terres’.

       Simultanément, au sud-est de Komi, dans la région de Khanty-Mansiisk en Sibérie occidentale, territoire des Khanty et des Mansi, le Parlement régional tente de saper la législation qui protège les droits fonciers des peuples du Grand Nord. Les territoires de plusieurs communautés khanty et mansi bénéficiaient par le passé d’une protection qui ne permettait pas l’intrusion de compagnies pétrolières et gazières sans leur autorisation et sans qu’elles respectent un certain nombre de normes environnementales.

      Toutefois, si le Parlement régional réussit à modifier cette législation, les exigences environnementales seront supprimées, ouvrant les territoires de ces peuples à l’exploitation à outrance, ce qui les rendra vulnérables à la manipulation et à la pression des compagnies.

                    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10234


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  • Condamné aux Etats-Unis à la perpétuité au cours d'un procès controversé, le défenseur des droits amérindiens est considéré comme un prisonnier politique par Amnesty International.

    Ses soutiens le surnomment le Mandela Américain, fustigent un emprisonnement politique et se battent pour sa libération. Leonard Peltier, militant amérindien du peuple des Anishinaabe, est incarcéré depuis 1976 aux États-Unis pour le meurtre de deux agents du FBI en 1975. Un double-crime qu'il nie depuis près de 40 ans. Mardi, David Hill, son plus ancien défenseur, sera pour la première fois à Paris pour un concert de soutien rue Oberkampf, deux jours après sa participation au festival militant Mamm Douar de Saint-Nolff, dans le Morbihan.

    Le 26 juin 1975, deux agents du FBI pénètrent la réserve indienne de Pine Ridge dans le Dakota du Sud, à la recherche d'un suspect à la suite de l'attaque de deux ranchs voisins. Au cours de l'intervention, une violente fusillade éclate entre le FBI et plusieurs Amérindiens. Les deux agents fédéraux ainsi qu'un jeune de la réserve sont tués. Pour le double-meurtre, trois personnes sont inquiétés, dont Leonard Peltier. Après une fuite au Canada, il sera arrêté en 1976 et extradé vers les Etats-Unis. La Justice américaine ne retiendra que Leonard Peltier comme coupable des homicides, et le condamnera à deux peines de prison à vie.

    Procès controversé et soutien international

    Témoins ayant subis des pressions, preuves à décharges dissimulées au jury: les avocats de Leonard Peltier pointent rapidement les défauts du procès. En 1981, ils obtiennent la déclassification d'une partie d'un document du FBI, dans lequel un rapport balistique prouve que l'arme attribuée à leur client n'est pas celle du crime. Malgré cela, la demande d'un nouveau procès sera sans cesse rejetée. En 1996, Bill Clinton assure qu'il «n'oubliera pas» Léonard Peltier au cours de son nouveau mandat. Il ne lui accordera finalement jamais la clémence présidentielle.

    Membre fondateur du mouvement de défense radical «American Indian Movement» (AIM), Leonard Peltier a-t-il été emprisonné dans le cadre d'une opération de contre-intelligence du FBI visant à neutraliser les mouvements dissidents aux Etats-Unis? En tout cas, nombreux sont ceux qui questionnent sa culpabilité dans cette affaire. Des figures comme les prix Nobel de la paix Rigoberta Menchù et Desmond Tutu le soutiennent officiellement et le Parlement Européen a voté plusieurs fois pour la révision du procès. Amnesty International le considère comme un prisonnier politique, qui «devrait être libéré immédiatement et sans condition».

    «Un nouveau procès n'aura pas lieu, regrette David Hill, ami de longue date de Léonard et directeur exécutif de l'International Leonard Peltier Defense Committee (ILPDC). Nous avons épuisé tous les recours de la justice, il n'y a plus que le président Obama qui puisse changer quelque chose.»

    Avec sa courte tournée française, David Hill espère mobiliser la France sur la situation du détenu de bientôt 70 ans. «Nous allons demander au président français de nous soutenir, explique-t-il, Leonard a de graves soucis de santé. À 69 ans, il est temps qu'il rentre chez lui.»


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  • La Cour suprême du Canada a reconnu jeudi 26 juin 2014 que les autochtones avaient un « titre ancestral » d’occupation et de gestion d’un territoire de la province de Colombie Britannique.

    « Cette décision passera certainement à l’histoire comme l’un des jugements les plus importants et les plus fondamentaux jamais rendus par la Cour suprême du Canada. » Le chef Ghislain Picard, porte-parole de l’Assemblée des Premières Nations du Canada, la principale organisation représentant les 1,4 million d’autochtones du pays, ne cachait pas son enthousiasme, jeudi 26 juin.

    Affecter des projets d’exploitation de matières premières

    L’événement est en effet une grande première : après des années de procédure judiciaire, la Cour suprême du Canada a reconnu que des autochtones avaient un « titre ancestral » d’occupation et de gestion d’un territoire de près de 2000 km2 dans la province de Colombie-Britannique.

    Favorable aux quelque 3 000 membres semi-nomades de la Première Nation Chilcotin, cette décision risque de peser sur des revendications amérindiennes semblables en suspens. Elle pourrait aussi affecter de nombreux projets d’exploitation de matières premières (mines, forêts, pétrole, oléoducs, etc.) sur de vastes portions de territoire.

    Querelle autour de la notion de territoire

    En 2012, une Cour d’appel de la province de Colombie-Britannique avait refusé de reconnaître le « titre ancestral » revendiqué par les Chilcotins parce qu’ils n’avaient pas prouvé qu’à l’arrivée des colons européens leurs ancêtres « utilisaient une parcelle de terrain spécifique ».

    La Cour suprême a infirmé cette décision en soulignant que l’existence d’un « titre ancestral » ne « se limite pas aux lieux spécifiques d’établissement » mais à des territoires utilisés pour la chasse ou la pêche par exemple, là où ces peuples exerçaient « un contrôle effectif au moment de l’affirmation de la souveraineté européenne ».

    Une saga judiciaire d’une vingtaine d’années

    La Cour met ainsi un terme à une saga judiciaire d’une vingtaine d’années qui avait démarré lorsque le gouvernement de la province avait accordé en 1983 un permis commercial de coupe de bois sur des terres que les Chilcotins considéraient comme faisant partie de leur territoire ancestral.

    Le gouvernement fédéral à Ottawa et celui de la province avaient contesté la revendication du titre, mais jeudi 26 juin, la Cour suprême a estimé que la Colombie-Britannique a manqué à l’époque, à son obligation constitutionnelle de consultation envers cette communauté.

    Cette reconnaissance n’accorde pas pour autant de droits absolus aux autochtones sur leur territoire ancestral. Mais la province ne pourra autoriser de projets économiques ou autres sans leur consentement, à moins « de démontrer l’existence d’un objectif public réel et impérieux », et de dédommager de façon conséquente ces derniers.


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  • Les Aborigènes préservent leur terres des déchets nucléaires

    A force de faire pression, les Aborigènes ont obtenu gain de cause. L’Australie a définitivement enfoui un projet de stockage de déchets radioactifs sur des terres aborigènes à proximité d'un site sacré.

    L'Australie a définitivement abandonné jeudi 19 juin 2014 un projet d'enfouissement de déchets radioactifs près d'un sanctuaire aborigène dans le nord du pays. Les populations concernées ont fait pression.

    Muckaty Station, localité du Territoire du Nord, avait été choisie en 2007 pour accueillir des déchets nucléaires de faible et moyenne activité. En concertation avec le Northern Land Council (NLC), organisation aborigène chargée de l'administration de la partie septentrionale du Territoire du Nord, le gouvernement avait reçu l'accord de la tribu des Ngapa.

    Mais quatre autres clans s'opposaient au projet, arguant de la proximité d'un site sacré, et avaient saisi la justice fédérale.

    Après des années de bataille, les responsables du NLC ont décidé de renoncer et le gouvernement l'a aussitôt suivi. Le dossier a été formellement rejeté jeudi.

    Autre site recherché

    Pour le directeur exécutif du NLC, Joe Morrison, l'unité de la communauté aborigène devait prévaloir. «La mission prioritaire du NLC est de réconcilier ces familles», a-t-il dit.

    Le gouvernement va chercher un autre site pour ses déchets. L'Australie n'utilise pas le nucléaire comme source d'énergie, mais l'unique réacteur australien, près de Sydney, a vocation à servir la recherche et la médecine.

    Cinquante ans de combat

    Les aborigènes d'Australie ont célébré l'an dernier le cinquantenaire du combat pour la reconnaissance de leurs droits. Le mouvement est parti en 1963 de l'opposition de la communauté aborigène du Yirrkala (nord) à l'exploitation d'une mine de bauxite sur ses terres.

    Les Yolngu avaient envoyé une pétition aux parlementaires australiens, revendiquant la propriété ancestrale du sol. Ils n'avaient pas eu gain de cause, mais la conscience aborigène était née et allait déboucher en 1967 sur leur reconnaissance en tant que citoyens australiens et leur droit à la terre en 1976.

    Le Parlement australien a officiellement reconnu en 2013 que les Aborigènes étaient les premiers habitants de l'île.

    Lors de l'arrivée des colons européens en Australie en 1788, les Aborigènes étaient environ un million. Ils ne représentent plus aujourd'hui que 470'000 des 23 millions d'habitants du pays continent où ils forment le groupe démographique le plus défavorisé.

     


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    Expulsés par un escroc, des Indiens retrouvent leur territoire

     

    Heribert Roedel, avait frauduleusement acquis le territoire ancestral des Indiens enxet.
    Heribert Roedel, avait frauduleusement acquis le territoire ancestral des Indiens enxet.
    © page Facebook de H. Roedel

    Le président du Paraguay, Horacio Cartes, a signé une loi historique visant à restituer un territoire de 14 400 hectares à une communauté d’Indiens enxet du nord du Paraguay.

    La communauté enxet de Sawhoyamaxa a vécu dans des conditions sordides au bord d’une route durant deux décennies après l’acquisition de leur territoire par l’escroc allemand Heribert Roedel, propriétaire de la compagnie d’élevage de bétail Liebig.

    Roedel a bâti sa fortune en Allemagne en escroquant des investisseurs qui pensaient faire de bonnes affaires en acquérant des terres au Paraguay.

    Avec les fonds recueillis auprès de ces investisseurs, Roedel a acheté de vastes territoires dans le Chaco paraguayen et a expulsé les Indiens enxet qui y vivaient depuis des temps immémoriaux.

    Les Enxet revendiquent depuis 1991 la restitution de leur territoire ancestral. Entre-temps, au moins 19 membres de la communauté sont décédés. Survival International a continuellement fait pression sur le gouvernement paraguayen pour que ce territoire soit restitué aux Enxet.

    Les Enxet ont porté leur cas devant la Cour Interaméricaine des Droits de l’homme en 2001 avec le soutien de l’ONG paraguayenne Tierraviva.

    La Cour a conclu en 2006 que le gouvernement paraguayen était coupable d’avoir violé les droits fonciers des Enxet et a ordonné qu’une parcelle de 14 400 hectares de ce territoire soit restituée à la communauté de Sawhoyamaxa dans un délai de trois ans.

    Ce mois-ci, soit huit ans plus tard, 150 Indiens enxet se sont rendus dans la capitale paraguayenne Asunción pour exiger du gouvernement qu’il signe la loi qui mettrait en pratique la décision de la Cour interaméricaine.

    Aujourd’hui, c’est chose faite.

    Leonardo González, un leader enxet, a déclaré à la presse : ‘Nous avons enfin récupéré notre Terre Mère. Sans elle, nous ne pouvions exister, nous ne pouvions être libres, nous ne pouvions marcher, nous ne pouvions être heureux’.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10290


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      La campagne en faveur de la tribu la plus menacée de la Terre a triomphé : le Brésil a annoncé que tous les envahisseurs du territoire awá ont été expulsés.
    © Survival

      Dans une victoire sans précédent de la campagne pour sauver les Awá, la tribu la plus menacée de la Terre, le gouvernement brésilien a annoncé que tous les envahisseurs de leur territoire dans l’est amazonien avaient été expulsés.

      Cette  nouvelle parvient exactement deux ans après que Survival International ait lancé, avec le soutien de l’acteur de renommée internationale Colin Firth, une campagne de grande envergure pour sauver les Awá de l’extinction – marquant une nouvelle étape dans l’histoire de Survival et de ses efforts pour protéger les territoires des peuples indigènes.

      En janvier dernier, sous une pression internationale sans précédent, le gouvernement brésilien a envoyé sur le terrain une équipe de plusieurs centaines d’hommes pour expulser les éleveurs et les bûcherons clandestins du territoire awá. A l’issue d’un survol de la zone la semaine dernière, le procureur public et le juge saisis du dossier ont remis aux Awá un document officiel confirmant que tous les non-Indiens avaient été expulsés de leur territoire.

      Le territoire awá renferme quelques-unes des dernières parcelles de forêt tropicale d’Amazonie orientale, en dépit du fait que les bûcherons clandestins en aient détruit plus de 30 %.

    Le gouvernement brésilien a envoyé sur le terrain une équipe de plusieurs centaines d'hommes pour expulser les éleveurs et les bûcherons clandestins du territoire awá.
      Le gouvernement brésilien a envoyé sur le terrain une équipe de plusieurs centaines d'hommes pour expulser les éleveurs et les bûcherons clandestins du territoire awá.

                                              © Silvano Fernandes/FUNAI

      Des experts brésiliens avaient averti que les Awá, l’une des dernières tribus de chasseurs-cueilleurs nomades d’Amazonie, risquaient l’extinction si aucune mesure n’était prise. La centaine d’Awá qui demeurent isolés et refusent tout contact sont particulièrement vulnérables aux maladies introduites par les étrangers qui pourraient les décimer .

      Les Awá avaient lancé de nombreux appels pour que soient prises des mesures d’expulsion contre leurs envahisseurs, dont la plupart étaient armés et étaient connus pour avoir commis des attaques violentes contre les Indiens.

      Un Awá avait déploré : ‘Nous ne pouvons plus chasser… nous ne pouvons plus trouver de nourriture. Les bûcherons sont ici depuis trop longtemps… nous avons alerté les autorités sur la présence des bûcherons, de leurs tronçonneuses, de leurs machines et de leurs camions qui grondent’.

      Nixiwaka Yawanawá, un Indien d’Amazonie en poste au siège de Survival à Londres, a déclaré : ‘Cette victoire importante est principalement due à la campagne de Survival International et à ses efforts soutenus pour protéger les forêts et la vie de mes frères et sœurs. Elle est bien évidemment le résultat de la pression de la communauté internationale sur le gouvernement brésilien pour qu’il garantisse les droits territoriaux des Indiens conformément à la constitution brésilienne. Nous sommes infiniment reconnaissants à tous nos sympathisants qui ont fait preuve d’une profonde solidarité dans ce combat pour la vie’.

     

    De nombreuses personnalités et des centaines de sympathisants ont photographié le logo de la campagne dans 38 pays en soutien à l'action de Survival en faveur des Awá.
      De nombreuses personnalités et des centaines de sympathisants ont photographié le logo de la campagne dans 38 pays en soutien à l'action de Survival en faveur des Awá.
    © Survival

    Faits et chiffres de la campagne de Survival en faveur des Awá :
    - Plus de 57 000 messages ont été envoyés au ministre de la Justice brésilien lui demandant de prendre des mesures pour expulser les bûcherons clandestins.

    - De nombreuses personnalités, telles que le photographe brésilien de renommée internationale Sebastião Salgado, l’actrice Gillian Anderson, la créatrice de mode Vivienne Westwood, le musicien Julian Lennon, et bien d’autres encore, ont apporté leur soutien à cette campagne.

    - Des centaines d’’awáicons’ – le logo de la campagne – ont été photographiés dans des sites célèbres de 38 pays.

    - Trois campagnes publicitaires ont attiré l’attention de millions de personnes dans le monde sur le sort des Awá.

    - La Commission interaméricaine des droits de l’homme, la plus haute instance des Amériques en matière de droits de l’homme, a pris des mesures suite à un appel urgent lancé par Survival et l’ONG brésilienne CIMI, qui défend les Awá depuis des décennies.

       Survival appelle maintenant les autorités brésiliennes à mettre en place un programme de protection permanente des territoires pour éviter d’autres invasions.

       Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Nous n’aurions pu obtenir cet important succès sans la mobilisation de l’opinion publique qui a exercé une pression considérable sur le gouvernement brésilien pour qu’il agisse. Cette victoire est la preuve indéniable qu’une vague mondiale de protestations est le moyen le plus efficace pour garantir la survie des peuples indigènes. Les sympathisants des Awá à travers le monde doivent maintenant rester vigilants et veiller à ce que des mesures adéquates soient prises pour éviter de nouvelles invasions’.

    Notes aux rédactions :  (téléchargements sur le site de Survival)

    - Télécharger la chronologie de la campagne awá (en anglais, pdf, 441 Ko)
    - Télécharger le document remis aux Awá confirmant l’achèvement de l’opération d’expulsions (en portugais, pdf, 1,4 Mo)
    - Voir d’autres campagnes victorieuses menées par Survival International telles que la démarcation du territoire yanomami en 1992 et le soutien juridique apporté aux Bushmen du Botswana pour leur droit à vivre sur leurs terres ancestrales dans la Réserve du Kalahari central.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10205


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