•  La  tribu hopi et Survival International s’opposent à nouveau à une vente d’objets sacrés à Paris 12 Décembre 2014

    L'aîné hopi James Kootshongsie, décédé en 1996. Les Hopi sont ‘farouchement opposés’ à la vente aux enchères de leurs objets sacrés à l'hôtel Drouot à Paris.
    L'aîné hopi James Kootshongsie, décédé en 1996. Les Hopi sont ‘farouchement opposés’ à la vente aux enchères de leurs objets sacrés à l'hôtel Drouot à Paris.
    © Survival International

    La tribu indienne hopi d’Arizona et Survival International ont à nouveau mandaté Pierre Servan-Schreiber, avocat aux barreaux de Paris et de New York et membre de l’Alliance des avocats pour les droits de l’homme, dans une demande visant à obtenir l’identité des vendeurs et acquéreurs de Katsinam hopi lors d’une vente aux enchères organisée par l’étude EVE, et devant se tenir le 15 décembre prochain à l’hôtel Drouot, à Paris.

    Depuis avril 2013, le président du tribunal de grande instance de Paris a rejeté par trois fois les demandes de la tribu hopi et de Survival tendant à faire suspendre des ventes analogues, ne laissant d’autre choix aux demandeurs que de le saisir d’une demande de production de preuve leur permettant, le cas échéant, d’agir en revendication contre tout vendeur ou acquéreur qui serait détenteur illicite de l’un des objets sacrés Hopi proposés à la vente.

    ‘Le droit des Etats-Unis tout comme le droit international prohibent la vente et l’exportation des Katsinam’, explique Pierre Servan-Schreiber. ‘Les objets aujourd’hui mis en vente ont nécessairement été exportés des Etats-Unis, ce qui fait courir un doute sérieux quant au droit de propriété dont se prévalent les personnes les mettant aujourd’hui en vente. Il est donc impératif de tracer l’origine de ces objets sacrés afin de démontrer le cas échéant le caractère illicite de leur importation puis de leur vente ou de leur acquisition en France’.

    Jean-Patrick Razon, directeur de Survival International (France) a déclaré : ‘Cette vente est un nouvel outrage à la dignité et au respect des Indiens hopi qui sont les légitimes propriétaires de ces objets sacrés. Il est temps que les acquéreurs de tels objets prennent conscience de l’immoralité de cette marchandisation’.

    Note aux rédactions :

    • Les Hopi, qui sont environ 18 000, vivent dans 12 villages dans le nord-est de l’Etat de l’Arizona, aux Etats-Unis. Ils appellent leur patrie Hopituskwa.

    • Les Katsinam sont des objets sacrés dont toute représentation est offensante et irrespectueuse pour les Hopi.

    Survival International est un mouvement mondial œuvrant pour les droits des peuples indigènes. Son objectif principal est de les aider à défendre leurs vies, protéger leurs terres et déterminer leur propre avenir. Il s’efforce de mettre un terme à la dispersion illicite par des tiers de biens sacrés leur appartenant.

    • Pierre Servan-Schreiber, responsable du cabinet Skadden Arps à Paris et membre de l’Alliance des avocats pour les droits de l’homme, est mandaté par Survival International et la tribu Hopi.


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    Survival est partenaire de Charlie’s Country, un film de Rolf de Heer

    Ce film nous invite au voyage en nous immergeant dans le quotidien de Charlie, un ancien danseur et guerrier aborigène, perdu entre deux cultures, qui décide de retourner vivre dans le bush à la manière des anciens.
    Rolf de Heer questionne une nouvelle fois la culture aborigène et met en lumière les difficultés de ces communautés à pouvoir elles-mêmes protéger leur terre et leur avenir. Entre force tranquille et dignité poétique, l’acteur australien David Gulpilil livre avec humour et profondeur une prestation magnifique.

     

     

     

     


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  •   Cinq adolescents papous abattus par les forces de sécurité indonésiennes 11 Décembre 2014

    Cinq adolescents ont été abattus par les forces de sécurité indonésiennes en Papouasie occidentale.
    Cinq adolescents ont été abattus par les forces de sécurité indonésiennes en Papouasie occidentale.

    © http://www.kobogaunews.com/

    Cinq adolescents ont été abattus par les forces de sécurité indonésiennes en Papouasie occidentale.

    Les meurtres ont été commis lors d’une manifestation contre un incident qui avait eu lieu la veille et au cours duquel des soldats avaient frappé à coups de crosse Yulianus Yeimo, un garçon de 12 ans. Yeimo et d’autres adolescents étaient en train de décorer un sapin de Noël et leur seul crime avait été de demander à des soldats d’allumer les phares de leur véhicule. Yeimo a dû être hospitalisé.

    Le lendemain, un grand nombre de Papous se sont rassemblés devant le poste de police local et le QG de l’armée dans la région centrale des hauts plateaux Panai pour protester contre cette agression. La police a ordonné au groupe de se disperser. Des témoins ont rapporté que, devant leur refus, la police les a battus à coups de bâtons et de matraques. Des coups de feu ont retenti, on ne sait pas si ce sont les soldats ou la police qui ont tiré sur la foule.

    Les cinq jeunes qui ont été tués sont : Simon Degei, 18 ans, Otianus Gobai, 18 ans, Alfius Youw, 17 ans, Yulian Yeimo, 17 ans et Abia Gobay, 17 ans. Une vingtaine d’autres, dont des enfants de l’école primaire, ont été blessés.

    Le révérend Neles Tebay, du Réseau pour la paix en Papouasie, a déclaré aux journalistes : ‘Des civils ont été abattus par balles sans raison… Ces exactions montrent que la force publique a traité les résidents non comme des citoyens mais comme des ennemis qui doivent être éliminés’.

    Lors de sa campagne électorale, le nouveau président de l’Indonésie, qui a pris ses fonctions en octobre, s’était engagé à favoriser le dialogue avec les leaders papous et à ne plus user de la force envers eux.

    Survival International appelle à une enquête indépendante sur cet incident et exhorte le président Jokowi à garantir que les responsables de ces assassinats et l’agression de l’enfant soient traduits en justice. Survival appelle également à mettre un terme à l’impunité dont les soldats ont bénéficié en Papouasie occidentale depuis trop longtemps.


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  • Un geste symbolique fort ! Jusqu’au vendredi 19 septembre, le gouvernement australien va travailler sous une tente au nord du pays, afin de prendre conscience de la vie des aborigènes de la région.

    « Je veux être le premier ministre des aborigènes », avait lancé en septembre 2013 le tout nouveau premier ministre australien Tony Abbott au lendemain des législatives. À l’époque, il avait promis qu’il passerait une semaine par an dans un village aborigène.

    Aujourd’hui Tony Abbott a provisoirement installé son gouvernement et son bureau sous une tente, dans une communauté aborigène dans la région de Arnhem, dans l’État des Territoires du Nord. Un geste hautement symbolique pour la minorité autochtone australienne longtemps ostracisée.

    Immersion dans le désert du nord

    À huit heures d’avion de la capitale australienne Canberra, lui et son équipe ont été accueillis par les responsables du village de Nhulunbuy, dans l’extrême nord du pays. Après avoir assisté à une cérémonie d’accueil aborigène, il a visité un musée local avec son ministre des Affaires indigènes Nigel Scullion.

    Le chef du gouvernement a indiqué qu’il restait en communication constante avec la capitale alors que l’Australie a annoncé l’envoi de 600 militaires aux Émirats arabes unis (EAU) au sein de la coalition internationale que cherche à mettre sur pied Washington contre l’État islamique (EI) actif en Irak et en Syrie. « Évidemment, en cas d’événements dramatiques, je suis en mesure de me déplacer », a-t-il déclaré.

    Pour un référendum de reconnaissance des aborigènes

    Durant toute cette semaine, tout un programme de visites a été organisé. Il rencontrera des « rangers » (ou policiers du désert), visitera des écoles, des entreprises locales et des dispensaires. Au-delà de l’apparente dimension « exotique » de la démarche, cet ancien séminariste catholique a répété, lundi 15 septembre, son intention d’organiser un référendum sur la reconnaissance du statut aborigène dans la Constitution. Un premier pas avait été franchi l’an dernier lorsque le Parlement avait reconnu aux aborigènes la réalité historique qu’ils étaient bien les premiers habitants de l’île-continent. 

    Un million en 1788, 470 000 aujourd’hui

    Lors de l’arrivée des colons européens en Australie en 1788, les aborigènes étaient environ un million. Ils ne représentent plus aujourd’hui que 470 000 des 23 millions d’habitants du pays où ils forment le groupe démographique le plus défavorisé. Mortalité infantile, échec scolaire, chômage, addictions, criminalité : les aborigènes sont les laissés-pour-compte de la prospérité australienne.

    Selon Tony Abbott, « la réforme complétera plus qu’elle ne modifiera notre Constitution » en faisant en sorte que « plus jamais les premiers Australiens ne se sentent étrangers dans leur propre pays ». « Le plus important désormais est de fixer un calendrier ».

    (La Croix)


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  •   A l'occasion de la journée mondiale des peuples indigènes des Nations-Unies, Survival révèle cinq facettes du génocide

     

    Une femme aché, peu de temps après avoir été capturée et éloignée de sa forêt en 1972, Paraguay.
    Une femme aché, peu de temps après avoir été capturée et éloignée de sa forêt en 1972, Paraguay.

                                                          © A. Kohmann/Survival

    Pour marquer la journée mondiale des peuples indigènes des Nations-Unies, le 9 août 2014, Survival International expose les cas de cinq peuples indigènes qui ont été victimes de génocide au cours du XXe siècle — et attire l’attention sur le fait que d’autres génocides sont encore possibles de nos jours.

    Parmi les peuples indigènes qui ont fait l’objet de violence génocidaire figurent* :

    - Les Aché, Paraguay : dans un procès historique intenté en avril 2014, les Indiens aché ont poursuivi le gouvernement paraguayen pour le génocide qu’ils ont subi. Les Aché ont été décimés par les colons qui organisèrent des raids mortels contre eux, capturèrent les femmes et les enfants pour les vendre comme esclaves dans les années 1950 et 1960.

    - Les Akuntsu, Brésil : en 1985, des enquêteurs du gouvernement ont découvert une maison communautaire qui avait été détruite au bulldozer et la preuve qu’un massacre avait été perpétré à l’encontre de cette communauté akuntsu. La plupart des membres furent assassinés. Seuls cinq d’entre eux ont survécu. Ils sont les derniers témoins de ce génocide silencieux.

    Ces cinq Akuntsu sont les derniers survivants d'un génocide silencieux, Brésil.
    Ces cinq Akuntsu sont les derniers survivants d'un génocide silencieux, Brésil.
      © Fiona Watson/Survival

    - Les Jumma, Bangladesh : l’armée bangladaise et une vague de colons ont mené une campagne génocidaire de meurtres, viols, tortures et incendies des villages jumma. En 1997, un accord de paix a mis fin aux pires des atrocités, mais les meurtres, les incendies de villages jumma, la spoliation deLes Jumma ont été victimes d'une campagne génocidaire aux mains des colons et des militaires au Bangladesh.s terres et les arrestations restent monnaie courante.

    Les Jumma ont été victimes d'une campagne génocidaire aux mains des colons et des militaires au Bangladesh.
    © Mark McEvoy/Survival

    - Les Yanomami, frontière du Brésil et du Venezuela : en 1993, des orpailleurs clandestins ont lancé un assaut sur le village yanomami de Haximú, tuant 16 Indiens, dont des personnes âgées, des femmes et des enfants. Dans une décision judiciaire sans précédent, quatre des auteurs de ce crime furent reconnus coupables de génocide. 

     

    Les survivants du massacre de Haximú, au cours duquel des orpailleurs ont assassiné 16 Indiens yanomami, portent des urnes contenant les cendres de leurs proches.
    Les survivants du massacre de Haximú, au cours duquel des orpailleurs ont assassiné 16 Indiens yanomami, portent des urnes contenant les cendres de leurs proches.
    © C Zacquini/ Survival
      

    Tant de gens avaient été tués qu’ils n’ont pas pu les enterrer tous et leurs cadavres ont été dévorés par les vautours.’ Des experts brésiliens ont mis en garde contre un ‘nouveau génocide’ si leur territoire n’était pas protégé des bûcherons illégaux et des trafiquants de drogue soupçonnés d’avoir commis ces atrocités.

    Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Les sociétés industrialisées soumettent les peuples indigènes à la violence génocidaire, à l’esclavage et au racisme dans le but de les spolier de leurs terres, de leurs ressources et de leur force de travail au nom du ‘progrès’ et de la ‘civilisation’. Depuis l’époque des ‘grandes découvertes’, les peuples indigènes ont été les victimes innocentes d’une colonisation agressive de leur territoire. En les présentant comme des êtres attardés et primitifs, leurs envahisseurs ont justifié leur extermination cruelle et systématique qui se perpétue jusqu’à nos jours. Il est temps que le génocide prenne fin’.

    Notes aux rédactions :

    - *Cette liste ne se veut pas exhaustive de l’ensemble des cas de génocide qui ont été perpétrés à l’encontre des peuples indigènes durant le XXe siècle
    - Voir ici la définition du génocide des Nations-Unies.
    - Téléchargez des images de la galerie ici.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10385


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  • Un village Inuit s’oppose à la prospection pétrolière

    Une communauté Inuit du nord canadien s’oppose à des compagnies pétrolières qui ont obtenu l’autorisation de prospecter dans le détroit de Davis.

    Ils craignent que la méthode de prospection sismique utilisée ne perturbe les mammifères marins, au cœur du mode de vie Inuit.

    Le village Inuit de Clyde River, au Nord du Canada sur l’Île de Baffin, face au Groenland a saisi la justice canadienne lundi 28 juillet pour empêcher une campagne de prospection pétrolière.

    Le maire de ce village de 800 âmes et l’association Nammautaq des trappeurs et chasseurs de Clyde River dénoncent le feu vert accordé par l’Office national de l’énergie (ONÉ), une organisation gouvernementale canadienne, à plusieurs compagnies pétrolières pour effectuer des relevés sismiques dans le détroit de Davis et la baie de Baffin.

    « Des sons 100 000 fois supérieurs au moteur d’un avion »

    En cause, la méthode utilisée par ces compagnies qui tirent avec des canons à air comprimé vers les fonds marins et analysent les échos renvoyés pour déterminer la présence ou non d’hydrocarbures. Cette technique est de plus en plus plébiscitée par les prospecteurs car elle leur évite des forages complexes et très coûteux en mer. Toutefois, elle est particulièrement bruyante et d’après plusieurs ONG environnementales, comme le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) ou OceanCare, elle a un impact négatif sur la faune marine.

     « À 230 décibels, ces canons à air comprimés produisent des sons 100 000 fois supérieurs au moteur d’un avion quand une exposition à 140 décibels cause une perte d’audition permanente pour les êtres humains », explique Nader Hasan, l’avocat de la communauté. Les eaux dans lesquelles doivent avoir lieu les relevés sismiques sont « riches en mammifères marins en particulier des narvals, baleines boréales, morses et phoques », d’après Nader Hasan. Or ces animaux ont développé une ouïe très fine pour se déplacer, se nourrir et communiquer.

    Il n’existe pas pour l’instant d’étude scientifique faisant consensus pour démontrer la nocivité de ces relevés sismiques pour les mammifères marins. Mais pour les défenseurs de l’environnement, elle ne fait pas de doute. L’IFAW explique que « les canons à air utilisés par l’industrie pétrolière entraînent un martèlement suffisamment puissant pour couvrir les cris des baleines sur des milliers de kilomètres à la ronde et peuvent de fait empêcher ces animaux de communiquer et de se reproduire. De tels bruits peuvent également les pousser à abandonner leur habitat ».

    Alors que ce type de relevés a déjà lieu en Méditerranée, à proximité de la Grèce et de la Croatie, l’Union Européenne a récemment pris conscience du problème. Elle exige depuis mars 2014 que toute campagne de prospection sismique soit soumise à une évaluation des incidences sur l’environnement, au même titre que les forages.

    « Les mammifères marins sont au cœur de notre mode de vie »

    La culture traditionnelle des Inuits, un des peuples autochtones du Canada, est centrée autour de la chasse aux animaux marins pour se nourrir et se vêtir. « Les Inuits ont vécu de cette terre et de ces eaux pendant près de 4 000 ans », déclare Jerry Natanine, le maire du village. « Les mammifères marins sont au cœur de notre mode de vie. Ils font partie de notre alimentation et de notre culture. Si les compagnies pétrolières nous prennent cela, il ne nous restera plus rien. » Les habitants craignent en effet que les tests sismiques perturbent les déplacements migratoires des baleines et les éloignent du village.

    L’Office national de l’énergie s’était contenté de noter l’année dernière que ces tests « pourraient avoir des répercussions sur la baleine boréale ». Il affirme avoir mené des consultations et des réunions publiques avec les communautés locales mais a fini par accéder à la requête des compagnies pétrolières en estimant fin juin 2014 que « le projet n’était pas susceptible d’avoir un effet négatif important sur l’environnement ». Les trois compagnies ont prévu de démarrer les relevés sismiques en 2015 pendant la saison des « eaux libres », c’est-à-dire en été.

    Une décision qui « viole les droits fondamentaux de la population »

    Si les habitants de Clyde River ont déposé un recours judiciaire, c’est pour obtenir des réponses à propos des risques environnementaux créés par les relevés. « Nous ne sommes pas opposés à tous les projets d’extraction de minéraux, de pétrole ou de gaz. Mais nous devons être sûrs que notre alimentation, économie et culture ne seront pas détruites », précise Jerry Natanine.

    Une manifestation a également eu lieu dans le village de Clyde River la semaine dernière. « Les compagnies pétrolières n’ont pas voulu ou pas pu répondre aux questions de la communauté. Mes clients n’avaient pas d’autres choix que de saisir la justice », regrette Nader Hasan.

    Ce n’est pas la première fois que des peuples autochtones s’opposent à des entreprises pour des questions environnementales au Canada. Le projet controversé de doublement de l’oléoduc Keystone est également dénoncé par plusieurs associations et communautés au Canada pour le danger qu’une rupture du pipeline ferait courir aux espaces sauvages traversés.

    Le village de Clyde River est situé dans le territoire autonome du Nunavut où les Inuits possèdent une certaine indépendance vis-à-vis de la politique canadienne. « La décision de l’ONÉ viole les droits fondamentaux de la population du Nunavut », dénonce Nader Hasan. « Le gouvernement fédéral a l’obligation constitutionnelle de consulter et de négocier avec les autochtones du Nunavut. Cela n’a pas eu lieu. Une fois de plus, l’ONÉ s’est contenté de donner un coup de tampon sur les revendications de l’industrie pétrolière ».

    La question des droits des autochtones est particulièrement sensible au Canada, notamment en ce qui concerne les territoires et les ressources naturelles. Le gouvernement canadien n’est pas réputé pour ses actions en faveur de l’environnement, bien au contraire. Le pays a notamment quitté le protocole de Kyoto, qui prévoit la réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2011.


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  • Des Indiens décrits comme « isolés » ont émergé de la forêt amazonienne, le 26 juin, faisant ainsi leurs premiers pas hors de leur cocon privé.

    Cette prise de contact avec le monde extérieur n’est pas anodine. Elle est généralement révélatrice de facteurs de trouble dans la région.

    Une grande première. Des Indiens « isolés », tout droit sortis de la forêt amazonienne, ont fait leurs premiers pas hors de leur territoire, entrant ainsi en contact avec le monde extérieur, au nord du Brésil. Ils appartiendraient au peuple du Rio Xinane et au groupe linguistique « pano ».

    La rencontre avec le monde extérieur

    La première approche avec ces Indiens, en retrait vis-à-vis du reste du monde, remonte au 26 juin. Ils sont apparus en sifflant et en faisant « des bruits d’animaux », selon Carlos Travassos, directeur du département des Indiens isolés de la Funai (Fondation nationale de l’Indien). Ils traversaient la rivière Envira, située dans le nord du Brésil. Rivière où sur la rive opposée se trouve le village des Indiens Ashaninkas, avec qui ils sont entrés en contact.

    Le département des Affaires indigènes du Brésil a d’ailleurs diffusé une vidéo datant du 30 juin. « La vidéo montre les Indiens isolés entrant en contact avec l’équipe de la Funai et les Ashaninkas », explique Carlos Travassos. Prise le second jour du contact direct, elle montre le moment où deux Indiens « isolés », nus et armés d’arcs et de flèches se voient remettre un régime de bananes par un Indien Ashaninkas. Les Ashaninkas sont le plus grand peuple indien du Pérou et sont également implantés au Brésil.

    Jour après jour, ce type de contact avec les Indiens « isolés » s’est poursuivi jusqu’au moment où deux interprètes indigènes ont établi un contact direct avec eux. Grâce à l’utilisation de la langue indigène « pano », ils ont finalement réussi à établir une relation de confiance.

    Les raisons probables de l’exil

    La raison qui a poussé ces Indiens à sortir n’est pas encore totalement connue. Cependant des experts brésiliens ont estimé que ces Indiens n’avaient d’autres choix que traverser la frontière péruvienne afin d’échapper aux pressions exercées par des bûcherons clandestins et des trafiquants de drogue sur leurs propres terres.

    Terri Aquino, anthropologue et membre de la Funai, explique que « ce peuple est en quête de technologie. C’est important pour leur survie parce qu’il y a une guerre interne entre eux et en raison du contact avec des groupes non indigènes ». Ils voulaient des haches et des coutelas pour se défendre, ainsi que des casseroles, ce qui serait la raison qui les a poussés à entrer en contact avec l’extérieur.

    José Correia Jaminawa, un des Indiens ayant établi le contact avec eux, affirme également qu’ils sont venus en quête d’armes et d’alliés.

    Les enjeux à leur survie

    L’Amazonie brésilienne abrite le plus grand nombre de tribus isolées dans le monde  : 77 groupes, allant de 5 à une centaine de membres, sont répertoriés par la Funai. La plupart d’entre eux refusent tout contact avec l’extérieur. Mais ces tribus se retrouvent aujourd’hui menacées et certaines risquent d’ores et déjà de disparaître. Parmi les risques auxquels sont soumis les Indiens : la déforestation, la construction d’immenses barrages et de routes, la pollution de leur environnement et la maladie.

    Celle-ci a d’ailleurs touché nombre d’Indiens « isolés » après un contact avec des personnes venues de l’extérieur. « Ils ont raconté avoir été attaqués par des non indigènes et beaucoup sont morts après avoir attrapé la grippe et la diphtérie », rapporte José Correia Jaminawa. Les Indiens sont particulièrement vulnérables aux maladies. Coupés du monde, ils n’ont jamais pu développer un système immunitaire comparable au nôtre.

    Finalement, le monde extérieur peut sembler hostile à bien des égards.


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  •   Des éleveurs de rennes s'affrontent à un géant pétrolier russe (15/04/2014)

     

    La plupart du territoire khanty a déjà été dévasté par des compagnies pétrolières et gazières. La législation est sur le point d'être affaiblie – il sera alors très difficile pour les communautés de protéger leur territoire.
       La plupart du territoire khanty a déjà été dévasté par des compagnies pétrolières et gazières. La législation est sur le point d'être affaiblie – il sera alors très difficile pour les communautés de protéger leur territoire.
    © Sophie Grig/Survival

       Les éleveurs de rennes komi-izhemtsi de Sibérie occidentale se sont opposés à la mainmise du géant russe Lukoil sur leurs terres pour l’exploration et le forage pétrolier. Ils exigent que la compagnie suspende l’exploration pétrolière, la production et le transport sur leur territoire jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.

      Les Izhemtsi sont un peuple semi-nomade d’éleveurs de rennes qui vit dans la République de Komi en Russie, à l’ouest de la chaîne de l’Oural. Ce mouvement de protestation a été déclenché par la découverte en février de plusieurs plateformes pétrolières aux abords d’un village izhemtsi. Les plateformes ont été construites sans l’accord des communautés locales, ni même sans qu’elles en soient averties.

       Les communautés s’opposent également à ce qu’elles considèrent comme une opération de nettoyage inefficace suite à une fuite de pétrole qui avait provoqué un incendie en mars dernier. Les communautés, situées à 10 kilomètres de la fuite ont rapporté avoir été envahies de nuages de fumée noire durant deux jours.

       Dans un communiqué, quinze communautés komi-izhemtsi ont déclaré : ‘Nous, les Komi-Izhemtsi, sommes un peuple indigène et cette terre est la nôtre. Nous ne tolérerons plus l’exploitation prédatrice de nos ressources minérales et l’irresponsabilité environnementale de Lukoil. Nous devons devenir des partenaires de plein droit dans la mise en place des projets industriels sur nos terres’.

       Simultanément, au sud-est de Komi, dans la région de Khanty-Mansiisk en Sibérie occidentale, territoire des Khanty et des Mansi, le Parlement régional tente de saper la législation qui protège les droits fonciers des peuples du Grand Nord. Les territoires de plusieurs communautés khanty et mansi bénéficiaient par le passé d’une protection qui ne permettait pas l’intrusion de compagnies pétrolières et gazières sans leur autorisation et sans qu’elles respectent un certain nombre de normes environnementales.

      Toutefois, si le Parlement régional réussit à modifier cette législation, les exigences environnementales seront supprimées, ouvrant les territoires de ces peuples à l’exploitation à outrance, ce qui les rendra vulnérables à la manipulation et à la pression des compagnies.

                    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10234


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  • Condamné aux Etats-Unis à la perpétuité au cours d'un procès controversé, le défenseur des droits amérindiens est considéré comme un prisonnier politique par Amnesty International.

    Ses soutiens le surnomment le Mandela Américain, fustigent un emprisonnement politique et se battent pour sa libération. Leonard Peltier, militant amérindien du peuple des Anishinaabe, est incarcéré depuis 1976 aux États-Unis pour le meurtre de deux agents du FBI en 1975. Un double-crime qu'il nie depuis près de 40 ans. Mardi, David Hill, son plus ancien défenseur, sera pour la première fois à Paris pour un concert de soutien rue Oberkampf, deux jours après sa participation au festival militant Mamm Douar de Saint-Nolff, dans le Morbihan.

    Le 26 juin 1975, deux agents du FBI pénètrent la réserve indienne de Pine Ridge dans le Dakota du Sud, à la recherche d'un suspect à la suite de l'attaque de deux ranchs voisins. Au cours de l'intervention, une violente fusillade éclate entre le FBI et plusieurs Amérindiens. Les deux agents fédéraux ainsi qu'un jeune de la réserve sont tués. Pour le double-meurtre, trois personnes sont inquiétés, dont Leonard Peltier. Après une fuite au Canada, il sera arrêté en 1976 et extradé vers les Etats-Unis. La Justice américaine ne retiendra que Leonard Peltier comme coupable des homicides, et le condamnera à deux peines de prison à vie.

    Procès controversé et soutien international

    Témoins ayant subis des pressions, preuves à décharges dissimulées au jury: les avocats de Leonard Peltier pointent rapidement les défauts du procès. En 1981, ils obtiennent la déclassification d'une partie d'un document du FBI, dans lequel un rapport balistique prouve que l'arme attribuée à leur client n'est pas celle du crime. Malgré cela, la demande d'un nouveau procès sera sans cesse rejetée. En 1996, Bill Clinton assure qu'il «n'oubliera pas» Léonard Peltier au cours de son nouveau mandat. Il ne lui accordera finalement jamais la clémence présidentielle.

    Membre fondateur du mouvement de défense radical «American Indian Movement» (AIM), Leonard Peltier a-t-il été emprisonné dans le cadre d'une opération de contre-intelligence du FBI visant à neutraliser les mouvements dissidents aux Etats-Unis? En tout cas, nombreux sont ceux qui questionnent sa culpabilité dans cette affaire. Des figures comme les prix Nobel de la paix Rigoberta Menchù et Desmond Tutu le soutiennent officiellement et le Parlement Européen a voté plusieurs fois pour la révision du procès. Amnesty International le considère comme un prisonnier politique, qui «devrait être libéré immédiatement et sans condition».

    «Un nouveau procès n'aura pas lieu, regrette David Hill, ami de longue date de Léonard et directeur exécutif de l'International Leonard Peltier Defense Committee (ILPDC). Nous avons épuisé tous les recours de la justice, il n'y a plus que le président Obama qui puisse changer quelque chose.»

    Avec sa courte tournée française, David Hill espère mobiliser la France sur la situation du détenu de bientôt 70 ans. «Nous allons demander au président français de nous soutenir, explique-t-il, Leonard a de graves soucis de santé. À 69 ans, il est temps qu'il rentre chez lui.»


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  • La Cour suprême du Canada a reconnu jeudi 26 juin 2014 que les autochtones avaient un « titre ancestral » d’occupation et de gestion d’un territoire de la province de Colombie Britannique.

    « Cette décision passera certainement à l’histoire comme l’un des jugements les plus importants et les plus fondamentaux jamais rendus par la Cour suprême du Canada. » Le chef Ghislain Picard, porte-parole de l’Assemblée des Premières Nations du Canada, la principale organisation représentant les 1,4 million d’autochtones du pays, ne cachait pas son enthousiasme, jeudi 26 juin.

    Affecter des projets d’exploitation de matières premières

    L’événement est en effet une grande première : après des années de procédure judiciaire, la Cour suprême du Canada a reconnu que des autochtones avaient un « titre ancestral » d’occupation et de gestion d’un territoire de près de 2000 km2 dans la province de Colombie-Britannique.

    Favorable aux quelque 3 000 membres semi-nomades de la Première Nation Chilcotin, cette décision risque de peser sur des revendications amérindiennes semblables en suspens. Elle pourrait aussi affecter de nombreux projets d’exploitation de matières premières (mines, forêts, pétrole, oléoducs, etc.) sur de vastes portions de territoire.

    Querelle autour de la notion de territoire

    En 2012, une Cour d’appel de la province de Colombie-Britannique avait refusé de reconnaître le « titre ancestral » revendiqué par les Chilcotins parce qu’ils n’avaient pas prouvé qu’à l’arrivée des colons européens leurs ancêtres « utilisaient une parcelle de terrain spécifique ».

    La Cour suprême a infirmé cette décision en soulignant que l’existence d’un « titre ancestral » ne « se limite pas aux lieux spécifiques d’établissement » mais à des territoires utilisés pour la chasse ou la pêche par exemple, là où ces peuples exerçaient « un contrôle effectif au moment de l’affirmation de la souveraineté européenne ».

    Une saga judiciaire d’une vingtaine d’années

    La Cour met ainsi un terme à une saga judiciaire d’une vingtaine d’années qui avait démarré lorsque le gouvernement de la province avait accordé en 1983 un permis commercial de coupe de bois sur des terres que les Chilcotins considéraient comme faisant partie de leur territoire ancestral.

    Le gouvernement fédéral à Ottawa et celui de la province avaient contesté la revendication du titre, mais jeudi 26 juin, la Cour suprême a estimé que la Colombie-Britannique a manqué à l’époque, à son obligation constitutionnelle de consultation envers cette communauté.

    Cette reconnaissance n’accorde pas pour autant de droits absolus aux autochtones sur leur territoire ancestral. Mais la province ne pourra autoriser de projets économiques ou autres sans leur consentement, à moins « de démontrer l’existence d’un objectif public réel et impérieux », et de dédommager de façon conséquente ces derniers.


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  • Les Aborigènes préservent leur terres des déchets nucléaires

    A force de faire pression, les Aborigènes ont obtenu gain de cause. L’Australie a définitivement enfoui un projet de stockage de déchets radioactifs sur des terres aborigènes à proximité d'un site sacré.

    L'Australie a définitivement abandonné jeudi 19 juin 2014 un projet d'enfouissement de déchets radioactifs près d'un sanctuaire aborigène dans le nord du pays. Les populations concernées ont fait pression.

    Muckaty Station, localité du Territoire du Nord, avait été choisie en 2007 pour accueillir des déchets nucléaires de faible et moyenne activité. En concertation avec le Northern Land Council (NLC), organisation aborigène chargée de l'administration de la partie septentrionale du Territoire du Nord, le gouvernement avait reçu l'accord de la tribu des Ngapa.

    Mais quatre autres clans s'opposaient au projet, arguant de la proximité d'un site sacré, et avaient saisi la justice fédérale.

    Après des années de bataille, les responsables du NLC ont décidé de renoncer et le gouvernement l'a aussitôt suivi. Le dossier a été formellement rejeté jeudi.

    Autre site recherché

    Pour le directeur exécutif du NLC, Joe Morrison, l'unité de la communauté aborigène devait prévaloir. «La mission prioritaire du NLC est de réconcilier ces familles», a-t-il dit.

    Le gouvernement va chercher un autre site pour ses déchets. L'Australie n'utilise pas le nucléaire comme source d'énergie, mais l'unique réacteur australien, près de Sydney, a vocation à servir la recherche et la médecine.

    Cinquante ans de combat

    Les aborigènes d'Australie ont célébré l'an dernier le cinquantenaire du combat pour la reconnaissance de leurs droits. Le mouvement est parti en 1963 de l'opposition de la communauté aborigène du Yirrkala (nord) à l'exploitation d'une mine de bauxite sur ses terres.

    Les Yolngu avaient envoyé une pétition aux parlementaires australiens, revendiquant la propriété ancestrale du sol. Ils n'avaient pas eu gain de cause, mais la conscience aborigène était née et allait déboucher en 1967 sur leur reconnaissance en tant que citoyens australiens et leur droit à la terre en 1976.

    Le Parlement australien a officiellement reconnu en 2013 que les Aborigènes étaient les premiers habitants de l'île.

    Lors de l'arrivée des colons européens en Australie en 1788, les Aborigènes étaient environ un million. Ils ne représentent plus aujourd'hui que 470'000 des 23 millions d'habitants du pays continent où ils forment le groupe démographique le plus défavorisé.

     


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    Expulsés par un escroc, des Indiens retrouvent leur territoire

     

    Heribert Roedel, avait frauduleusement acquis le territoire ancestral des Indiens enxet.
    Heribert Roedel, avait frauduleusement acquis le territoire ancestral des Indiens enxet.
    © page Facebook de H. Roedel

    Le président du Paraguay, Horacio Cartes, a signé une loi historique visant à restituer un territoire de 14 400 hectares à une communauté d’Indiens enxet du nord du Paraguay.

    La communauté enxet de Sawhoyamaxa a vécu dans des conditions sordides au bord d’une route durant deux décennies après l’acquisition de leur territoire par l’escroc allemand Heribert Roedel, propriétaire de la compagnie d’élevage de bétail Liebig.

    Roedel a bâti sa fortune en Allemagne en escroquant des investisseurs qui pensaient faire de bonnes affaires en acquérant des terres au Paraguay.

    Avec les fonds recueillis auprès de ces investisseurs, Roedel a acheté de vastes territoires dans le Chaco paraguayen et a expulsé les Indiens enxet qui y vivaient depuis des temps immémoriaux.

    Les Enxet revendiquent depuis 1991 la restitution de leur territoire ancestral. Entre-temps, au moins 19 membres de la communauté sont décédés. Survival International a continuellement fait pression sur le gouvernement paraguayen pour que ce territoire soit restitué aux Enxet.

    Les Enxet ont porté leur cas devant la Cour Interaméricaine des Droits de l’homme en 2001 avec le soutien de l’ONG paraguayenne Tierraviva.

    La Cour a conclu en 2006 que le gouvernement paraguayen était coupable d’avoir violé les droits fonciers des Enxet et a ordonné qu’une parcelle de 14 400 hectares de ce territoire soit restituée à la communauté de Sawhoyamaxa dans un délai de trois ans.

    Ce mois-ci, soit huit ans plus tard, 150 Indiens enxet se sont rendus dans la capitale paraguayenne Asunción pour exiger du gouvernement qu’il signe la loi qui mettrait en pratique la décision de la Cour interaméricaine.

    Aujourd’hui, c’est chose faite.

    Leonardo González, un leader enxet, a déclaré à la presse : ‘Nous avons enfin récupéré notre Terre Mère. Sans elle, nous ne pouvions exister, nous ne pouvions être libres, nous ne pouvions marcher, nous ne pouvions être heureux’.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10290


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      La campagne en faveur de la tribu la plus menacée de la Terre a triomphé : le Brésil a annoncé que tous les envahisseurs du territoire awá ont été expulsés.
    © Survival

      Dans une victoire sans précédent de la campagne pour sauver les Awá, la tribu la plus menacée de la Terre, le gouvernement brésilien a annoncé que tous les envahisseurs de leur territoire dans l’est amazonien avaient été expulsés.

      Cette  nouvelle parvient exactement deux ans après que Survival International ait lancé, avec le soutien de l’acteur de renommée internationale Colin Firth, une campagne de grande envergure pour sauver les Awá de l’extinction – marquant une nouvelle étape dans l’histoire de Survival et de ses efforts pour protéger les territoires des peuples indigènes.

      En janvier dernier, sous une pression internationale sans précédent, le gouvernement brésilien a envoyé sur le terrain une équipe de plusieurs centaines d’hommes pour expulser les éleveurs et les bûcherons clandestins du territoire awá. A l’issue d’un survol de la zone la semaine dernière, le procureur public et le juge saisis du dossier ont remis aux Awá un document officiel confirmant que tous les non-Indiens avaient été expulsés de leur territoire.

      Le territoire awá renferme quelques-unes des dernières parcelles de forêt tropicale d’Amazonie orientale, en dépit du fait que les bûcherons clandestins en aient détruit plus de 30 %.

    Le gouvernement brésilien a envoyé sur le terrain une équipe de plusieurs centaines d'hommes pour expulser les éleveurs et les bûcherons clandestins du territoire awá.
      Le gouvernement brésilien a envoyé sur le terrain une équipe de plusieurs centaines d'hommes pour expulser les éleveurs et les bûcherons clandestins du territoire awá.

                                              © Silvano Fernandes/FUNAI

      Des experts brésiliens avaient averti que les Awá, l’une des dernières tribus de chasseurs-cueilleurs nomades d’Amazonie, risquaient l’extinction si aucune mesure n’était prise. La centaine d’Awá qui demeurent isolés et refusent tout contact sont particulièrement vulnérables aux maladies introduites par les étrangers qui pourraient les décimer .

      Les Awá avaient lancé de nombreux appels pour que soient prises des mesures d’expulsion contre leurs envahisseurs, dont la plupart étaient armés et étaient connus pour avoir commis des attaques violentes contre les Indiens.

      Un Awá avait déploré : ‘Nous ne pouvons plus chasser… nous ne pouvons plus trouver de nourriture. Les bûcherons sont ici depuis trop longtemps… nous avons alerté les autorités sur la présence des bûcherons, de leurs tronçonneuses, de leurs machines et de leurs camions qui grondent’.

      Nixiwaka Yawanawá, un Indien d’Amazonie en poste au siège de Survival à Londres, a déclaré : ‘Cette victoire importante est principalement due à la campagne de Survival International et à ses efforts soutenus pour protéger les forêts et la vie de mes frères et sœurs. Elle est bien évidemment le résultat de la pression de la communauté internationale sur le gouvernement brésilien pour qu’il garantisse les droits territoriaux des Indiens conformément à la constitution brésilienne. Nous sommes infiniment reconnaissants à tous nos sympathisants qui ont fait preuve d’une profonde solidarité dans ce combat pour la vie’.

     

    De nombreuses personnalités et des centaines de sympathisants ont photographié le logo de la campagne dans 38 pays en soutien à l'action de Survival en faveur des Awá.
      De nombreuses personnalités et des centaines de sympathisants ont photographié le logo de la campagne dans 38 pays en soutien à l'action de Survival en faveur des Awá.
    © Survival

    Faits et chiffres de la campagne de Survival en faveur des Awá :
    - Plus de 57 000 messages ont été envoyés au ministre de la Justice brésilien lui demandant de prendre des mesures pour expulser les bûcherons clandestins.

    - De nombreuses personnalités, telles que le photographe brésilien de renommée internationale Sebastião Salgado, l’actrice Gillian Anderson, la créatrice de mode Vivienne Westwood, le musicien Julian Lennon, et bien d’autres encore, ont apporté leur soutien à cette campagne.

    - Des centaines d’’awáicons’ – le logo de la campagne – ont été photographiés dans des sites célèbres de 38 pays.

    - Trois campagnes publicitaires ont attiré l’attention de millions de personnes dans le monde sur le sort des Awá.

    - La Commission interaméricaine des droits de l’homme, la plus haute instance des Amériques en matière de droits de l’homme, a pris des mesures suite à un appel urgent lancé par Survival et l’ONG brésilienne CIMI, qui défend les Awá depuis des décennies.

       Survival appelle maintenant les autorités brésiliennes à mettre en place un programme de protection permanente des territoires pour éviter d’autres invasions.

       Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Nous n’aurions pu obtenir cet important succès sans la mobilisation de l’opinion publique qui a exercé une pression considérable sur le gouvernement brésilien pour qu’il agisse. Cette victoire est la preuve indéniable qu’une vague mondiale de protestations est le moyen le plus efficace pour garantir la survie des peuples indigènes. Les sympathisants des Awá à travers le monde doivent maintenant rester vigilants et veiller à ce que des mesures adéquates soient prises pour éviter de nouvelles invasions’.

    Notes aux rédactions :  (téléchargements sur le site de Survival)

    - Télécharger la chronologie de la campagne awá (en anglais, pdf, 441 Ko)
    - Télécharger le document remis aux Awá confirmant l’achèvement de l’opération d’expulsions (en portugais, pdf, 1,4 Mo)
    - Voir d’autres campagnes victorieuses menées par Survival International telles que la démarcation du territoire yanomami en 1992 et le soutien juridique apporté aux Bushmen du Botswana pour leur droit à vivre sur leurs terres ancestrales dans la Réserve du Kalahari central.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10205


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  •   Harcelés par la police, les Dongria Kondh boycottent les élections

     

    Les Dongria Kondh ont boycotté les élections générales indiennes suite à l'arrestation et à l'emprisonnement de leurs leaders.
       Les Dongria Kondh ont boycotté les élections générales indiennes suite à l'arrestation et à l'emprisonnement de leurs leaders.
    © Bikash Khemka/Survival

      Les Dongria Kondh ont boycotté les élections générales indiennes pour protester contre le harcèlement qu’ils subissent de la part de la police et l’arrestation de leurs leaders.

      Plus de 30 actions en justice sont actuellement en cours contre les Dongria et les Majhi Kondh qui se sont activement impliqués dans la résistance au projet de mine à ciel ouvert du géant minier Vedanta Resources et à l’installation d’une raffinerie sur leur territoire.

      Jilo Majhi – un membre éminent de l’organisation Niyamgiri Suraksha Samiti (‘Sauver Niyamgiri’) – a été détenu par la police durant plus de 20 jours. Il a depuis été libéré sous caution et sera traduit devant la Haute Cour cet été concernant une affaire qui remonte à plusieurs années.

      Le boycott des élections confirme la position courageuse des Dongria contre le traitement que leur inflige la police, de nombreux membres de la tribu auraient été prêts à voter contre une administration locale qui a fortement soutenu le projet minier de Vedanta.

      En août 2013, les Dongria ont eu l’opportunité sans précédent de pouvoir déterminer leur propre avenir dans ce qui a été qualifié comme le ‘premier référendum environnemental’ de l’Inde. Au cours des consultations des villages, les Dongria ont exprimé leur opposition unanime à la mine de Vedanta.

    Les Dongria étaient très inquiets que le projet minier soit accordé dans les collines de Niyamgiri si le BJP remportait les élections.
       Les Dongria étaient très inquiets que le projet minier soit accordé dans les collines de Niyamgiri si le BJP remportait les élections.
                            © Lewis Davies/Survival

       Le projet a définitivement été suspendu par le gouvernement en janvier 2014, après une résistance forte et soutenue des Dongria et de nombreux sympathisants locaux et la campagne internationale menée par des organisations telles que Survival International.

    Dans une interview, un fonctionnaire de Vedanta a exprimé le désir de voir Narendra Modi – candidat du Premier Ministre pour le Bharatiya Janata Party (BJP) – gagner les élections, dans l’espoir qu’il puisse approuver le projet minier de Niyamgiri. Rahul Gandhi, candidat du Parti du Congrès, a exprimé son soutien aux Dongria Kondh à plusieurs reprises.

       Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Il est difficile de ne pas soupçonner que l’arrestation des leaders dongria soit liée au succès remporté par la tribu dans leur lutte territoriale. Les Dongria Kondh ont courageusement résisté au projet minier qui les aurait détruits en tant que peuple, ils devraient à présent être laissés en paix. Les harceler davantage est une absurdité’.

      Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10231


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  •  Survival condamne des promesses électorales rétrogrades concernant la tribu jarawa

    Les candidats aux élections ont promis de supprimer une zone tampon de protection et d'intégrer les Jarawa à la société dominante, malgré les menaces que ces mesures font peser sur la tribu.
     
       Les candidats aux élections ont promis de supprimer une zone tampon de protection et d'intégrer les Jarawa à la société dominante, malgré les menaces que ces mesures font peser sur la tribu.
    © Survival

       Survival International a condamné les dangereuses promesses électorales des candidats aux élections 2014 de Lok Sabha qui remettent en question les droits des Jarawa acquis des décennies auparavant.

       Ces promesses rétrogrades incluent d’intégrer les Jarawa à la société dominante, de supprimer une zone tampon de protection autour de la réserve et de construire deux ponts le long de la route Andaman Trunk Road qui traverse la réserve. Toutes ces mesures pourraient être dévastatrices pour les Jarawa.

       Les Jarawa sont déjà confrontés à des intrusions dégradantes – les ‘safaris humains’ – au sein de leur territoire par des centaines de touristes qui empruntent la route principale de l’île chaque jour dans l’espoir d’apercevoir des membres de la tribu.

    Des centaines de touristes traversent quotidiennement la réserve des Jarawa.
       Des centaines de touristes traversent quotidiennement la réserve des Jarawa.

    © www.andamanchronicle.net /Survival

      Les autorités ont annoncé qu’elles comptaient ouvrir une route alternative d’ici à mars 2015, ce qui signifierait la fin de la présence de touristes sur cette route. Mais le programme électoral des candidats du Congrès et du Parti Bharatiya Janata (BJP) qui comprend la construction de deux nouveaux ponts le long de la route déjà existante à l’intérieur de la réserve des Jarawa rend de plus en plus improbable l’ouverture d’une route alternative.

      Actuellement, aucun établissement touristique ou commercial n’est autorisé à l’intérieur de la zone tampon autour de la réserve des Jarawa. Et si la promesse des candidats politiques du Congrès et du BJP de supprimer cette zone tampon était mise en œuvre, ce serait un pas en arrière catastrophique pour la tribu.

      L’actuel député des îles Andaman, Bishnu Pada Ray et candidat au BJP, a également promis d’intégrer les Jarawa à la société dominante s’il était réélu – une politique considérée comme totalement inacceptable par la communauté internationale. Le président de l’Inde a récemment condamné toute tentative d’assimilation forcée rappelant que cela avait conduit à la disparition de tribus entières.

      Les politiques d’intégration des tribus ont eu des conséquences dévastatrices par le passé et ont été particulièrement destructrices pour la tribu voisine des Jarawa, les Grands Andamanais, qui ont été décimés par les tentatives de sédentarisation. Seuls 53 membres de cette tribu sont encore en vie aujourd’hui.

      Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Les promesses scandaleuses de Bishnu Pada Ray affichent un mépris absolu pour les Jarawa – forcer la tribu à s’intégrer à la société dominante ne peut qu’entraîner sa disparition. La notion même d’intégration est enracinée dans une attitude colonialiste et archaïque qui conforte les gouvernements dans leur conviction qu’ils savent ce qui est le mieux pour les peuples indigènes. Dans la réalité, cette approche a toujours des conséquences catastrophiques.

       Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10222


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  • En 2013, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies (HCDH) célébrait son 20 anniversaire à Genève. Dans un communiqué, il rappelait sa mission de « promotion et d'amélioration de la dignité, de la liberté et des droits de tous les êtres humains », tout en saluant, en guise de bilan, une vingtaine d'« avancées majeures accomplies ces deux dernières décennies » (www.ohchr.org). Parmi ces avancées, figuraient à la fois l'amélioration de la non-discrimination des peuples autochtones et des minorités, et celle des conditions de liberté d'expression et de non-incitation à la haine ou à la violence par les États. Or, au titre des outils ayant permis de tels progrès, le HCDH mettait en avant les initiatives de promotion du dialogue interculturel.

    C'est justement grâce à la recherche internationale « The Religious NGOs at the UN Project » (Université du Kent, Grande-Bretagne), que nous avons conduit une enquête sur le rôle et la portée des ONG religieuses dans le dialogue interculturel et interreligieux au HCDH. Plusieurs constatations ressortent de cette étude. Tout d'abord, les ONG religieuses engagées au HCDH sont relativement peu nombreuses, au regard du nombre d'ONG bénéficiant d'un statut consultatif à l'ONU. En effet, en 2012, on comptait 239 ONG religieuses parmi les 3 275 ONG en statut consultatif. Ces chiffres ne doivent cependant pas occulter une réalité démographique: chacune de ces entités se rapporte à des parts conséquentes de la population civile internationale. Un cas significatif est celui de l'ONG catholique Vivat International, dont le but est de « promouvoir la compréhension et l'harmonie entre les personnes, les classes et les religions », et qui mène, entre autres combats, celui de la défense des droits des minorités et des peuples autochtones. Cette organisation, dotée d'un statut consultatif spécial depuis 2004, représente à l'ONU « 25 386 sœurs, prêtres et frères, issus de douze congrégations religieuses travaillant dans 122 pays, aux côtés de laïcs et d'autres ONG » (http://vivatinternational.org). Au sein de ces congrégations, celle des spiritains (créée à Paris en 1703) renvoie à 3 000 membres dans 60 pays, notamment en Amérique, Afrique, Océanie et Asie.

    Dans le domaine des relations internationales, comme dans le système onusien, on qualifie de « parapluies » les organisations internationales qui abritent de nombreuses structures locales, en formant ainsi de vastes réseaux transnationaux. Ce phénomène est en plein essor du fait d'une mondialisation croissante. Il implique des mécanismes synergiques de dialogue interculturel qui précèdent les actions de ces ONG au HCDH. De plus, les ONG religieuses sont directement actives en matière de promotion du dialogue interculturel et interreligieux au HCDH, en suivant de multiples voies, depuis un lobbying discret jusqu'à des formes plus officielles de plaidoyer. Elles ont été à l'origine de 56 conférences parallèles sur le thème de la religion, dont 5 sur le dialogue et la solidarité interreligieuse, lors de sessions du Conseil des droits de l'homme entre 2006 et 2011. Pour ces ONG, enfin, l'investissement au HDCH est en soi l'occasion d'un dialogue constant. L'histoire de la défense des droits de l'enfant témoigne à quel point les actions les plus efficaces des ONG religieuses ont requis un maillage complexe d'associations de compétences et de jeux de coopérations entre réseaux d'origines diverses – notamment autour du Bureau international catholique de l'enfance (BICE), qui porta la voix d'un groupe réunissant de nombreuses ONG de confessions variées et laïques, ayant contribué à élaborer la Convention des droits de l'enfant. Cet exemple et ceux qui précèdent précisent en quel sens les initiatives relatives au dialogue sont considérées comme capitales par le HCDH, et en quoi elles ont pu motiver les recherches que nous avons accomplies.


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  •   Bangladesh : dans les Chittagong Hill Tracts les violeurs restent impunis

     

    Une famille chakma des Chittagong Hill Tracts, au Bangladesh. Les tribus de cette région vivent sous la menace constante des colons et de l'armée du Bangladesh. Les assassinats, tortures et viols y sont monnaie courante.
       Une famille chakma des Chittagong Hill Tracts, au Bangladesh. Les tribus de cette région vivent sous la menace constante des colons et de l'armée du Bangladesh. Les assassinats, tortures et viols y sont monnaie courante.
                         © Mark McEvoy/Survival

    Selon des militants locaux, des femmes et des jeunes filles jumma des Chittagong Hill Tracts sont violées en toute impunité par les colons. Durant les trois premiers mois de l’année 2014, six cas de viols de femmes jumma ont été signalés.

    Sabita Chakma a été violée et assassinée par un groupe de colons bengalis alors qu’elle se rendait un matin à la rivière, rapportent des sources locales. Lors d’un autre incident, une adolescente a été abandonnée dans la forêt, inconsciente, après avoir été victime d’un viol en réunion. Il y a également de nombreux cas d’agressions sexuelles, y compris une tentative de viol dont l’auteur présumé serait un sous-officier de l’armée.

    Le nombre réel de crimes est probablement beaucoup plus élevé car de nombreux cas ne sont pas signalés – les Jumma étant convaincus que leurs auteurs ne seront pas poursuivis et les victimes de viols sont généralement culpabilisées et stigmatisées. Les forces de sécurité de la région protègent vraisemblablement les violeurs plutôt que la population indigène.

    Le gouvernement du Bangladesh a déplacé des milliers de colons dans la région des Chittagong Hill Tracts, territoire de 11 tribus connues sous le nom collectif de Jumma. Ces tribus ont perdu leurs terres au profit des colons et ont également été soumises à la répression violente de l’armée.

    Samari Chakma, une avocate indigène, a écrit dans un récent article intitulé ‘Quand les violeurs sont Bengalis. Quand le viol devient une arme de nettoyage ethnique’ : ‘Nous les femmes indigènes des collines de Khagrachari vivons dans une extrême anxiété. Aujourd’hui, la région des Chittagong Hill Tracts est un paradis pour les violeurs’.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10148


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  • La nation crie de la Baie-James, dans le Nord du Québec, a bâti depuis 40 ans une organisation socio-politique forte et sans égale par rapport aux autres peuples autochtones des Amériques.

    Ces 16.000 Amérindiens règnent sur un territoire boréal appelé Eeyou Istchee (La terre du peuple) compris entre le 49e parallèle au sud, la taïga au nord, la Baie-James à l'Ouest et la chaîne des Monts Otish à l'Est.

    Historiquement, les Cris sont des nomades qui se partagent les forêts et rivières par clans familiaux. Dans ces latitudes élevées, où l'hiver dure au moins six mois par an, l'agriculture n'a jamais été pratiquée, la chasse --à l'orignal, au caribou forestier, aux animaux à fourrures-- et la pêche ont toujours fourni l'alimentation principale des Cris.

    Jamais vraiment en contact avec les Blancs, hormis pour leur échanger des peaux, les Cris sont brutalement sortis de leur isolement au début des années 1970 lorsque le gouvernement québécois a voulu élever de gigantesques barrages hydroélectriques sur leur territoire.

    Forcé de négocier, le Québec a signé en 1975 des accords sur l'occupation du territoire cri et inuit, laissant à ces deux nations bien plus de prérogatives que ce que ne prévoit la Loi sur les Indiens (1867) qui s'applique aux autres communautés autochtones du Canada.

    Les Cris ont dû se sédentariser dans des villages flambants neufs, bien que certains, en particulier les tallyman (maîtres trappeurs) et les chamans, continuent à passer leur vie en forêt.

    En 2002, les Cris signent avec le Québec La Paix des Braves, portant sur l'exploitation des ressources naturelles de leur territoire. Ce traité prévoit le versement de plus de 200 millions de dollars d'indemnités aux Cris en 50 ans.

    Ce pécule géré par le gouvernement de la nation crie, fait notamment fonctionner leur compagnie aérienne, Air Creebec.

    En 2012, pour exploiter des ressources minières, un nouvel accord vient renforcer la souveraineté des autochtones: rien ne peut se faire sur leur territoire sans leur consultation préalable.

    Après 40 ans de lutte pour faire reconnaître ses droits ancestraux, le gouvernement cri se bat désormais pour sanctuariser la vallée de la Broadback, l'une des dernières forêts boréales intactes du Canada, grande comme la moitié de la Belgique.


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  • La justice ne peut plus attendre

    Les 146 organisations de la société civile congolaise et organisations internationales de défense des droits humains soussignées saluent les engagements pris récemment par les autorités de la République démocratique du Congo en vue de garantir la justice pour les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité.

    Elles appellent le gouvernement à appuyer l'adoption de l'avant-projet de loi relatif à la création des Chambres spécialisées mixtes et la proposition de loi de mise en œuvre du Statut de la Cour pénale internationale (CPI) au cours de la présente session parlementaire, qui a débuté le 15 mars 2014.

    Les cycles répétés de violence et l'impunité qui ont marqué les deux dernières décennies, en particulier dans l'est de la RD Congo, ont provoqué la mort de quelque cinq millions de personnes victimes de la violence, de la faim et de l'absence de soins médicaux. Les forces armées nationales de la RD Congo, du Rwanda et de l'Ouganda, ainsi que de nombreux groupes armés non étatiques, se sont livrés à des massacres, des exécutions sommaires, des viols, des actes de torture, au recrutement forcé d'enfants, au pillage et à l'incendie de maisons.

    Bien que quelques progrès aient été accomplis avec la tenue de procès nationaux et internationaux, la grande majorité des auteurs de ces crimes demeurent impunis. Les procès qui ont eu lieu devant les tribunaux militaires congolais se sont heurtés à de multiples défis, notamment sur le plan de la qualité des enquêtes, de la protection des victimes et des témoins, du respect des droits des accusés, et de la possibilité d'engager des poursuites à l'encontre des commandants de haut rang portant la plus lourde responsabilité dans les crimes commis.

    La création d'un nouveau mécanisme au sein du système judiciaire congolais chargé spécifiquement de réprimer ces crimes, ainsi que l'adoption de la loi de mise en œuvre du Statut de la CPI dans la législation congolaise, pourraient fortement contribuer à rendre finalement justice aux victimes et à leurs familles, qui se sentent oubliées et abandonnées en dépit d'impensables souffrances. Ces mesures décisives et concrètes visant à lutter contre l'impunité constitueraient également un puissant avertissement à l'adresse des chefs rebelles et des commandants militaires, leur faisant comprendre que les crimes graves ne resteront pas impunis-et il est à espérer qu'elles contribueraient ainsi à mettre un terme aux exactions endémiques dont la RD Congo est depuis longtempsle théâtre.

    Chambres spécialisées mixtes

    En octobre 2013, à l'occasion d'un discours prononcé devant les deux chambres du Parlement, le Président Joseph Kabila a souligné l'importance de la lutte contre l'impunité pour les atrocités commises à l'encontre des civils en RD Congo. À cette fin, il a exprimé son soutien à la création de chambres spécialisées au sein du système judiciaire national. Le cabinet de la Ministre de la Justice et Droits Humains a élaboré un avant-projet de loi, qui est actuellement examiné par le gouvernement.

    Les Chambres spécialisées mixtes qui sont proposées ne sont pas un tribunal international. Ellesseront plutôt intégrées au sein des cours d'appel dans le système judiciaire civil. Elles ne seront compétentes que pour traiter des affaires relatives aux crimes de guerre, crimes contre l'humanité et actes de génocide et concentreront dès lors leur expertise et leurs ressources sur les enquêtes et les poursuites visant ces crimes très complexes. La présence, au cours des premières années, de personnel international jouissant d'une expérience spécifique dans la répression des crimes internationaux fournira une formation sur le terrain au personnel national et renforcera l'indépendance des chambres, les protégeant de possibles ingérences politiques et militaires.

    La mise sur pied de Chambres spécialisées mixtes a été proposée pour la première fois par des organisations de la société civile congolaise du district de l'Ituri, dans le nord-est de la RD Congo, lors d'un audit du système judiciaire congolais organisé par l'Union européenne en 2004. En octobre 2010, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a publié un rapport circonstancié sur les violations graves du droit international, des droits humains et du droit international humanitaire perpétrées entre 1993 et 2003 en RD Congo (le Rapport Mapping), lequel a repris la recommandation relative à la création de Chambres spécialisées mixtes au sein du système judiciaire national.

    Les organisations soussignées considèrent très encourageant l'engagement explicite pris par le Président Kabila et par son gouvernement d'aller enfin de l'avant en ce qui concerne la mise sur pied des chambres. Nous suivrons de près le processus et veillerons à ce que la loi prévoie des Chambres spécialisées mixtes qui seront réellement indépendantes, impartiales et en mesure de tenir des procès équitables et crédibles. Un certain nombre d'éléments s'avèrent particulièrement importants : un degré significatif de mixité dans le personnel (congolais et non-congolais) opérant au sein des chambres ; la compétence des chambres pour connaître des crimes internationaux graves commis en RD Congo par des civils, des membres de groupes armés et du personnel militaire, quelle que soit leur nationalité ; une procédure de désignation du personnel des chambres qui garantit l'indépendance ; ainsi qu'un examen final des décisions par une chambre d'appel spécialisée mixte indépendante.

    Loi de mise en œuvre du Statut de la CPI

    La proposition de loi de mise en œuvre du Statut de la CPI introduit dans le droit congolais les définitions de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et crime de génocide contenues dans le Statut de la CPI, et elle réglemente la coopération entre les autorités congolaises et la cour. La version actuelle du texte prévoit la peine de mort comme seule peine applicable pour les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. Les organisations signataires s'opposent à la peine de mort en toutes circonstances car il s'agit d'une peine fondamentalement inhumaine, cruelle et dégradante.

    Contrairement à ce qui est inscrit dans le calendrier des travaux de la session parlementaire ordinaire de mars 2014, la proposition de loi a déjà été adoptée en décembre 2013 par la Commission politique, administrative et juridique de l'Assemblée Nationale (Commission PAJ). Il s'agit d'un pas important sur la voie de l'adoption finale de la proposition de loi.

    Les organisations soussignées appellent le gouvernement congolais à :

    · Finaliser et approuver sans délai l'avant-projet de loi relatif à la création de Chambres spécialisées mixtes indépendantes, impartiales et efficaces, et à le transmettre au Parlement ;

    · Organiser des consultations publiques avec la société civile, les parlementaires et les bailleurs de fonds afin d'expliquer l'avant-projet de loi relatif à la création de Chambres Spécialisées Mixtes et son articulation avec d'autres réformes judiciaires, et à examiner les amendements susceptibles d'être proposés lors des consultations ;

    · Exprimer publiquement sa volonté de voir adopter et promulguer la loi de mise en œuvre du Statut de la CPI dans les meilleurs délais, conformément aux recommandations des concertations nationales et à l'engagement pris par la Ministre de la Justice et des Droits humains lors de la réunion de haut niveau sur l'État de droit organisée par l'ONU à New York en septembre 2012.

    Les organisations soussignées appellent les parlementaires congolais à :

    · Veiller à ce que l'examen du projet de loi relatif à la création de Chambres spécialisées mixtes soit inscrit à l'ordre du jour de la présente session parlementaire et à faire la preuve de leur engagement en faveur d'une justice pour les victimes des atrocités perpétrées en RD Congo en adoptant sans délai ledit projet ;

    · Finaliser l'adoption de la proposition de loi de mise en œuvre du Statut de la CPI au cours de la présente session parlementaire.

    Kinshasa, le 1 avril 2014

    Signataires:

    1. Action pour la Communication pour la Vie (ACV), Nord-Kivu

    2. Action Chrétienne d'Aide aux Déplacés et au Développement (ACCADE),Nord-Kivu

    3. Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT), Nord-Kivu etProvince Orientale

    4. Action des Chrétiens pour le Développement et les Droits de l'Homme (ACDHO)

    5. Action des Jeunes Unis pour la Paix, le Progrès et le Développement (AJUPD),Nord-Kivu

    6. Action Globale pour la Promotion Sociale et la Paix (AGPSP), Nord-Kivu

    7. Action Humanitaire pour la Consolidation de la Paix et le Développement Intégré (AHCOPDI), Nord-Kivu

    8. Action Humanitaire pour le Développement Intégré (AHDI), Nord-Kivu

    9. Action pour la Justice, Province Orientale

    10. Action pour le Développement Communautaire contre la Faim (ADECOF/ NK), Nord-Kivu

    11. Action pour le Développement des Populations Défavorisées (ADPD), Nord-Kivu

    12. Action pour le Développement et Lutte contre la Faim (ADECO), Nord-Kivu

    13. Action pour le Développement Intégral de la Femme (ADIFE), Kinshasa/ Nord-Kivu

    14. Action Régionale pour la Paix (ARP),Nord-Kivu

    15. Actions et Réalisations pour le Développement (ARED)

    16. Actions Humanitaires Justice pour les Victimes (AHJV), Province Orientale

    17. Arche d'Alliance (ARAL), Nord-Kivu

    18. Association pour le Développement des Initiatives Paysannes (ASSODIP)

    19. Association africaine des droits de l'homme (ASADHO), Kinshasa

    20. Association Congolaise pour l'Accès à la Justice (ACAJ), Kinshasa

    21. Association de défense des Droits de la Femme (ADDF), Nord-Kivu

    22. Association de la Personne Handicapée pour le Développement (APHD)

    23. Association de Réveil pour le Développement Endogène (ARDE), Nord- Kivu

    24. Association des Femmes des Médias (AFM)

    25. Association des Guides du Congo (AGC / NK), Nord-Kivu

    26. Association des jeunes pour la Défense des droits de l'Enfants et la lutte contre le Racisme et la Haine (AJERH), Nord-Kivu

    27. Association des Promoteurs Industriels pour le Développement de l'Ituri et les Droits de l'Homme (APIDI), Province Orientale

    28. Association pour l'Encadrement des Jeunes en Ituri et pour la Défense des Droits de l'Homme (AEJI/DDH), Province Orientale

    29. Association pour la Protection et le Développement des Personnes Albinos (APRODEPA)

    30. Association pour le Réconciliation et la Paix en Ituri, (ARPI), Province Orientale

    31. Association Solidaires des Ex combattants pour la Paix et Développement Intégré (ASEPDI), Nord-Kivu

    32. Bon Samaritain des Grands Lacs pour la Défense des Droits Humains, Nord- Kivu

    33. Bureau d'appui et de Soutien aux Actions Humanitaires pour les Reclassements des Déplacés en Ituri (BASADI), Province-Orientale

    34. Bureau d'Etudes et d'Accompagnement des Relations Internationales en RDC (BEARIC), Nord-Kivu

    35. Campagne Pour la Paix (CPP), Nord-Kivu

    36. Carrefour pour la Justice, Développement et les Droits Humains (CJDH), Nord-Kivu

    37. Centre D'étude, Documentation et d'Action par le Femme (CEDAF),Province Orientale

    38. Centre d'Observation des droits de l'Homme et d'Assistance Sociale (CODHAS), Nord- Kivu

    39. Centre d'Appui pour le Développement Rural et Communautaire (CADERCO), Nord-Kivu

    40. Centre Diocésain pour la Justice et la Paix, (CDJP), Province Orientale

    41. Centre Olame, Sud-Kivu

    42. Cercle National de réflexion de la jeunesse (CNRJ), Nord-Kivu

    43. Coalition Congolaise pour la Justice Transitionnelle (CCJT), Sud Kivu

    44. Coalition des Volontaires pour la Paix et le Développement (CVPD), Nord-Kivu

    45. Coalition nationale pour la CPI de la RDC (CN-CPI)

    46. Collectif des Auxiliaires Libéraux de Justice (CALIJ), Province-Orientale

    47. Collectif des Femmes Journalistes (CFJ), Nord-Kivu

    48. Collectif des ONG pour la Promotion de la Justice (COPJ), Province Orientale

    49. Collectif des Organisation des Jeunes Solidaires du Congo Kinshasa (COJESKI), Nord-Kivu

    50. Congo Action pour le Développement (CAD), Province Orientale

    51. Congo en Image (CIM), Province Orientale

    52. Congo Peace Network (CPN), Nord-Kivu

    53. Conseil National des ONG des Droits de l'Enfant de la RD Congo (CNONGDE)

    54. Conseil Territorial de la Jeunesse (CTJ), Nord-Kivu

    55. Conseils des Confessions Religieuse de l'Ituri (CCRI), Province Orientale

    56. Convention Respect des Droits Humains (CRDH) Nord-Kivu

    57. Détectives Experts pour les droits au Quotidien (DEDQ), Nord-Kivu

    58. Ensemble Luttons Contre le SIDA (ELCOS),Nord-Kivu

    59. Fédération des Organisation des Productions Agricoles du Congo (FOPAC), Nord-Kivu

    60. Femmes Engagées pour la Promotion de la Santé Intégrale (FEPSI), Nord-Kivu

    61. Femmes Juristes pour la défense des Droits de la Femme (FJDF), Nord-Kivu

    62. Femmes Unis pour le Progrès Social (FUPROS), Nord- Kivu

    63. Fondation Congolaise pour la Promotion des Droits de l'Homme et la Paix (FOCDP), Province Orientale

    64. Fondation point de Vue des Jeunes Africains pour le Développement (FPJAD), Nord-Kivu

    65. Fonds de Solidarité des Victimes des guerres de la Province Orientale (FSVG),Province Orientale.

    66. Fonds pour les Femmes Congolaises (FFC), Province Orientale

    67. Forum des Amis de la Terre/Grands-Lacs (FAT/GL), Nord Kivu

    68. Foyer de Développement pour l'Autopromotion des Pygmées et Indigènes Défavorisés (FDAPID), Nord-Kivu

    69. Fraternité pour les Droits de la Population (FDP), Bas-Congo

    70. Great Lakes Human Rights Program (GLHRP), Nord-Kivu

    71. Groupe d'Action pour la Protection de l'Enfance (GAPE), Nord-Kivu

    72. Groupe d'Associations de Défense des Droits de l'homme et de la Paix (GADHOP), Nord-Kivu

    73. Groupe d'Hommes pour la Lutte contre les Violences (GHOLVI), Nord-Kivu

    74. Groupe de Réflexion et d'Action (GRAL), Province Orientale

    75. Groupe Justice et Libération (GJL), Province Orientale.

    76. Groupe Lotus, Province Orientale

    77. Groupe Lufalanga pour la Justice et la Paix(GLJP), Province Orientale

    78. Initiative Congolaise pour la Justice et la Paix (ICJP), Sud-Kivu

    79. Initiative de Développement Endogène et de Défense des Droits des Peuples Autochtones Batwa et autres Vulnérables (IDEPAV), Nord-Kivu

    80. Initiatives d'Appui pour le Bien être de la Personne Humaine (IABPH), Nord-Kivu

    81. Jeunesse Unie pour les Initiatives de Développement (JUID), Nord-Kivu

    82. Juristes Engagées pour la Défense des Droits de l'Homme (JEDHO), Nord-Kivu

    83. Juristes Unis pour la Promotion des Droits pour la lutte contre l'Arbitraire (JUPDA), Nord-Kivu

    84. Justice Plus, Province Orientale

    85. Les Amis de Nelson Mandela pour la défense des Droits Humains (ANMDH)

    86. Ligue des Electeurs (LE), Kinshasa

    87. Ligue des Sacrifices Volontaires pour la Défense des Droits Humains et de l'Environnement (LISVDHE), Nord-Kivu

    88. Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes (LINELIT), Kinshasa

    89. Ligue pour la Paix, les Droits de l'Homme et la Justice(LIPADHOJ), Province Orientale

    90. Ligue pour la Promotion et le Développement Intégral de la Femme et de l'Enfant (LIPRODIFE), Province Orientale

    91. Maniema Libertés (MALI), Maniema

    92. Misère sors, Nord-Kivu

    93. Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), Kinshasa

    94. Nouvelles Dynamiques pour le Développement Rural Intégral (NODRI), Equateur

    95. Observatoire Congolais des Prisons (OCP), Nord-Kivu

    96. Observatoire de la Société Civile pour les Minerais de Paix (OSCMP), Nord-Kivu

    97. Human Rescue, RDC

    98. Organisation de défense des Justiciables Vulnérables (ODEJUVU), Nord-Kivu

    99. Organisation pour la Récupération et la Rééducation des Enfants de la Rue (ORRER), Nord-Kivu

    100. Pax Christ Butembo

    101. Peace and human dignity for development (PHDD), Nord-Kivu

    102. Programme Femme et Environnement (PFE), Nord-Kivu

    103. Promotion de la Justice Réparatrice et des Initiatives de Développement Intégral (PJRIDI), Nord-Kivu

    104. Réseau ARDA, Nord-Kivu

    105. Réseau d'Actions Citoyennes pour la Démocratie (RACID),Nord-Kivu

    106. Réseau des associations des Droits de l'Homme de l'Ituri (RADHIT), Province Orientale

    107. Réseau des Associations des Droits de l'Homme du Sud Kivu (RADHOSKI), Sud-Kivu

    108. Réseau Provincial des ONG des Droits de l'Homme de la Ville-Province de Kinshasa (REPRODHOC), Kinshasa

    109. Réseau Wima, Nord Kivu

    110. Réveil des Femmes pour le Développement Intégré (RFEDI), Nord-Kivu

    111. Save Communities in Conflict (SCC DRC), Nord-Kivu

    112. Save the Vulnerable (SAVE), Province Orientale

    113. Save the World by Action (SWA), Nord-Kivu

    114. Solidarité Assistance Intégrale aux Personnes Démunies (SAIPED), Province Orientale

    115. Solidarité des Associations Féminines pour les Droits de la Femme et de l'Enfant (SAFDF), Nord-Kivu

    116. Solidarité des femmes pour le Développement (SFD), Province Orientale

    117. Solidarité des Volontaires pour l'Humanité (SVH), Sud-Kivu

    118. Solidarité et Fraternité dans l'Action (SOFAC), Nord-Kivu

    119. Solidarité pour la Défense des Droits de l'Homme (SDDH)

    120. Solidarité pour la Paix et le Développement Intégral (SOFEPADI), Province-Orientale

    121. Solidarité pour la Promotion de la Paix Sociale et la Paix (SOPROP), Nord-Kivu

    122. Solidarité pour le développement dans les milieux ruraux et la gouvernance locale (SDMGL), Kasaï Occidental.

    123. Soutien aux Initiatives des Droits Humains (SIDH), Nord-Kivu

    124. Syndicat de Défense des Intérêts des Paysans (SYDIP), Nord/Kivu

    125. Syndicat des Femmes Travailleuses (SYFET), Nord-Kivu

    126. Synergie des Femmes pour la Paix et la Réconciliation des Peuples des Grands Lacs d'Afrique (SPR), Sud-Kivu

    127. Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences Sexuelles

    128. Synergie des ONGs Congolaises pour la lutte contre les Violences Sexuelles (SYCOVIS), Province Orientale

    129. Synergie des ONGs Congolaises pour les Victimes (SYCOVI), Kinshasa

    130. Tous en Action pour le Progrès (TAP), Nord- Kivu

    131. Union des familles pour la Recherche de la Paix (UFAREP), Nord-Kivu

    132. Union pour la Protection, la Défense des Droits Humains et Environnement (UPDDHE), Nord-Kivu

    133. Vie pour la Paix et Justice (ViPJ), Nord-Kivu

    ONG INTERNATIONALES

    134. Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme (AEDH)

    135. Coalition pour la Cour Pénale Internationale (CCPI)

    136. ENOUGH Project

    137. Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme (FIDH)

    138. Human Rights Watch (HRW)

    139. Humanity United

    140. International Center for Transitional Justice (ICTJ)

    141. Open Society Initiative for Southern Africa (OSISA)

    142. Parliamentarians for Global Action (PGA)

    143. Pax Christi International

    144. Réseau Européen pour l'Afrique Centrale (EURAC)

    145. The Resolve LRA Crisis Initiative

    146. v i v e r e


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  • 2013   420 p.  7,60 €

       « J'étais seul au sommet de la colline, j'étais assis dans la fosse de voyance, un trou creusé dans le sol, les genoux entre les mains... » C'est ainsi que le Sioux Tahca Ushte commence l'histoire de sa vie mouvementée. Son itinéraire, sa quête du savoir, dans ce « Tristes tropiques » sioux, passent par les montagnes sacrées où la parole du Grand Esprit Wakan Tanka est inscrite dans le roc, telles les Tables de la Loi. 
        Le voyant-guérisseur décèle les aberrations de la société occidentale et raille la médiocrité des temps nouveaux, symbolisés par le dollar, cette « peau de grenouille verte ». 
         Initiés au plus profond du sacré, aux rites, à la voyance, au nombre d'or, à la médecine, les Indiens, affirme Tahca Ushte, de la naissance à la mort, sont pris dans les plis des symboles comme dans une couverture.
        Tahca Ushte n'écrit pas seulement un livre du passé. Il nous confie ici des mémoires d'avenir, un livre de vie et de sagesse puisé aux sources résurgentes de la tradition amérindienne.  
       Richard Erdoes, artiste né à Vienne en 1912, rencontre John Fire Lame Deer (ou Tahca Ushte) à New York en 1967 lors de la marche pour la paix de Martin Luther King. Ce livre exceptionnel et sensible, fruit de la profonde amitié entre les deux hommes, sera son premier d'une longue série consacrée au monde amérindien.  

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