• a Commission de vérité et réconciliation, responsable de recueillir les histoires d'anciens élèves des pensionnats autochtones, a enregistré son dernier témoignage, après près de quatre ans d'audiences publiques.

    Des milliers de victimes ont partagé les souvenirs troublants des abus subis dans ces écoles.

    Ces histoires forment dorénavant les archives _ filmées _ d'un des chapitres les plus sombres de l'histoire canadienne.

    Pour certains représentants des communautés autochtones canadiennes, toutefois, le fait de raconter ces histoires a permis de faire naître une lueur d'espoir et a soulagé beaucoup de tensions.

    " plusieurs reprises, c'est ma propre histoire qui était racontée devant moi, et c'est devenu très difficile émotionnellement parce que je dois aussi gérer cela personnellement, a confié à La Presse Canadienne le commissaire, avocat et chef Wilton Littlechild, également un ancien pensionnaire. En même temps, cela m'a aidé dans mon propre processus de guérison."

    "Beaucoup ont guéri simplement en racontant leur histoire", considère Vicki Crowchild, 80 ans, membre de la nation Tsuu T'ina située à l'extérieur de Calgary. Le fait de témoigner, alors que son agresseur lui avait dit que personne ne la croirait, lui a été extrêmement bénéfique.

    Sous la direction du juge Murray Sinclair, la commission a visité plus de 300 communautés depuis le début des audiences, à Winnipeg en juin 2010.

    Depuis le début du siècle dernier, environ 150 000 enfants autochtones, inuits ou métis ont été retirés de leur famille et forcés d'aller dans ces écoles religieuses. Le dernier pensionnat autochtone, près de Regina, a fermé en 1996.

    Selon les histoires recueillies par la commission, les enfants était envoyés à des centaines de milliers de kilomètres de chez eux, sans contact avec leur famille, parfois durant des années. Les frères et soeurs étaient séparés et punis pour toute démonstration d'affection.

    Les survivants se souviennent qu'ils étaient constamment affamés, qu'ils se faisaient battre, fouetter et abuser sexuellement. Beaucoup sont morts, des suites de maladies, certains de causes mystérieuses. D'autres encore se sont suicidés.

    Et le tort que ces traitements ont porté aux survivants traverse le temps.

    "Lorsque je suis sortie du pensionnat, lorsqu'il a finalement fermé, je suis rentrée dans une communauté composée à 95 pour cent d'alcooliques, a raconté Martha Marsden, une ancienne élève d'un pensionnat de l'Alberta. C'est ainsi que nos parents réagissaient au fait que leurs enfants leur étaient arrachés des bras."

    En 2007, à la suite d'un recours collectif, Ottawa a présenté ses excuses officielles et mis sur pied la Commission de vérité et réconciliation, qui représente une dépense de 60 millions $ pour le gouvernement, afin d'établir le bilan historique de cette tragédie et ses conséquences.

    La commission s'est souvent trouvé en désaccord complet avec le fédéral. Des disputes se sont retrouvées devant les tribunaux. Des juges ont sévèrement critiqué le gouvernement de ne pas remettre des témoignages. La semaine dernière, encore, Stan Loutit, le grand chef du conseil Mushkegowuk, a demandé au ministre de la Justice, Peter MacKay, de congédier des avocats du gouvernement pour retenir des informations liées au tristement célèbre pensionnat St.Anne, à Fort Albany, en Ontario.

    Le président de la Commission de vérité et réconciliation lui-même s'est plaint il y a quelques jours qu'Ottawa supprimait un programme de soutien aux victimes des pensionnats.

    Malgré tout, la fin de cette phase de travaux suscite l'optimisme de certains.

    M. Littlechild et Calvin Bruneau de la communauté albertaine Papaschase perçoivent tous deux un début de réconciliation entre le gouvernement et les peuples autochtones.

    "J'espère que cela nous mènera à des meilleures relations en général entre les Premières Nations et le gouvernement", a exprimé M. Bruneau.

    Il faudra maintenant plus de deux ans pour réécouter plus de 6500 témoignages durant de 10 minutes à cinq heures. La commission doit livrer un rapport en juin 2015.


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  • Élections nationales 2014 - Le droit à l'autodétermination des nations autochtones du Québec : incontournable dans un Québec indépendant

    Sol Zanetti, chef d'Option nationale et candidat dans Jean-Lesage a tenu à rappeler la position d'Option nationale en ce qui a trait aux peuples des Première Nations du Québec.  « Option nationale reconnaîtra, conformément à la déclaration des droits des peuples autochtones des Nations Unies, le droit à l'autodétermination de toutes les nations autochtones à l'intérieur d'un Québec souverain. Cette position, sérieuse, figure à l'article 1 de notre plateforme. Cette reconnaissance est pour nous un incontournable », a-t-il déclaré en point de presse accompagné de son candidat d'Abitibi-Ouest, Grégory Vézeau.

    Réveiller le courage pour l'avenir de tous

    MM Zanetti et Vézeau ont fait remarquer que les préoccupations et les objectifs de l'Assemblée des Premières Nations ressemblent aux revendications que mène Option nationale pour un Québec indépendant : érosion de la culture, protection des langues autochtones, développement économique, meilleur système de santé, plus d'emplois et une plus grande prospérité.

    Lors de sa tournée en Abitibi, c'est dans cette optique qu'il a tenu à rencontrer les gens du Centre d'Amitié autochtone de Val-d'Or en plus d'avoir une discussion téléphonique avec le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec, innu et membre de la communauté de Pessamit, M. Ghislain Picard, alors qu'aucun autre chef de parti ne l'avait fait depuis le début de la campagne.  « Je partage le même souci que le Chef Picard lorsqu'il affirme vouloir éviter ''la rupture et trouver le bon terrain, le bon moment pour favoriser l'engagement de part et d'autre dans une discussion visant à trouver des formules d'accommodements'' pour les peuples que nous formons en vue d'une paix durable. Il faut un réel courage politique pour accepter de discuter de ces enjeux. Option nationale entend aller au-delà des mots pour assurer à l'APNQL que notre lutte pour l'autodétermination ne se limitera pas à celle de la nation québécoise. Il s'agit de notre avenir à tous », a-t-il conclu.

    Option nationale -

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  • 2002 

      Ishi (1860 ou 1862-1916) est connu comme "le dernier des Yahi", sous-groupe de la tribu Yana en Californie. Il a été découvert effrayé et affamé à Oroville où il a été capturé et emprisonné. Alfred Kroeber demanda sa libération et le fit venir au musée de l'université de Californie à San Francisco pour étude. Theodora Kroeber publia sa biographie : Ishi in Two Worlds.

    Le peuple Yahi

      À partir de 1849, année de la grande ruée vers l'or en Californie, le peuple Yana subit pendant plus de 40 ans la farouche volonté des « blancs » de les voir tous exterminés. Autour de 3000 avant 1848, ils n'étaient plus qu'une quinzaine en 1870. Ces survivants étaient des Yahis, c'est-à-dire un sous-groupe des Yanas, vivant au sud du territoire Yana, entre les rivières Mille creek et Deer creek, sur la berge est du Sacramento et sur les contreforts du Mont Lassen.

      Lors du massacre de Three Knolls en 1865 qu'Ishi vécut alors qu'il était encore très jeune, sa mère et lui parvinrent à s'échapper avec quelques Yahis.

      Ces rescapés choisirent de rester « libres » et vécurent plus de 40 ans reclus et cachés, dans la clandestinité.

      En 1908, il n'en restait plus que quatre, et après qu'une expédition de techniciens d'un barrage électrique découvrit leur dernière cachette, il n'en resta plus qu'un seul, Ishi. Il continua à survivre seul jusqu'en 1911, où, à bout de souffle, il se rendit dans la ville d'Oroville où il fut capturé.

    La vie au musée

    Ishi avec une broche pour faire du feu par friction en 1914.

      Il fut transféré au Muséum de l'université de Californie, où il transmit aux ethnologues et linguistes (surtout Alfred Louis Kroeber et Edward Sapir à partir de 1915) beaucoup d'informations sur la culture Yana. Ishi fut nommé ainsi par Kroeber sous la pression des journalistes qui voulaient connaître son nom (ishi signifie homme en Yahi). Au printemps 1914, Ishi retourna en territoire Yana avec ses "amis" (selon les mots de T. Kroeber) Kroeber, Waterman et Pope pour une expédition ethnographique. Cette expédition fournit notamment la plupart des photographies d'Ishi chassant, nageant ou faisant du feu par friction ainsi que des noms de lieux et des détails techniques et religieux. Ishi mourut de la tuberculose, le 25 mars 1916.

      Théodora Kroeber (veuve de Alfred Louis Kroeber) a écrit un livre sur lui. Il est paru en 1961 en langue anglaise sous le titre Ishi in Two Worlds. La traduction française, de Jacques B. Hess, sous le titre d'Ishi, a été publiée en 1968 (Terre Humaine/Poche. Presses Pocket).

       Wikipédia


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  • Des représentants des peuples des forêts, peuples autochtones et communautés locales de tous les continents se sont retrouvés à Palangka Raya en Indonésie pour faire le point des menaces pesant sur leur environnement.

    En Afrique tout comme en Amérique Latine et en Asie, l'accaparement des terres menace la survie de ces populations, chiffrées à quelques 500 millions d'êtres humains.

    Dans leur « Déclaration de Palangka Raya sur la déforestation et les droits des peuples des forêts », les participants ont appelé à l'adoption de nombreuses mesures, explique Sophie Chao de l'ONG Forest Peoples Programme (FPP).

    Notamment, il s'agit de mettre fin à la production, au commerce et à la consommation de biens provenant de la déforestation et de l'accaparement des terres. Il faut également, souligne la déclaration, que l'invasion des terres et des forêts par l'agro-industrie, les industries extractives ainsi que par les projets d'infrastructure et d'énergie, cesse.

    Par ailleurs, il faut que les gouvernements et le secteur privé adoptent des mesures concrètes et immédiates pour protéger les droits des peuples des forêts, ajoute la déclaration.


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  • En collaboration avec l'association Moussi ya Congo Lamouka, la présidente de la sous-commission « équité, genre, personnes vulnérables, minorités et peuples autochtones » au sein de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH), Gisèle Elanga, a organisé, le 15 mars à Brazzaville, une causerie débat sur le travail décent en faveur des femmes

    Les représentantes d'organismes féministes présentes à cette séance ont toutes loué l'une des résolutions adoptées par la conférence internationale du travail en 2004, relative à la promotion de l'égalité de rémunération et à la protection de la maternité. « Lors de la réaction de la constitution de l'OIT, les propositions émanant des femmes syndiquées étaient jugées trop radicales pour l'époque, par exemple un salaire égal pour un travail égal et des salaires minimaux pour le travail domestique », a expliqué Gisèle Elanga.

    Dans le contexte national, les Congolaises sollicitent de la part des agences d'emploi publiques et privées, l'égalité des chances et de traitement. Elles souhaitent que les candidates aux différents tests d'emploi soient à chaque fois informées sur leurs droits à l'égalité de traitement, faisant référence aux droits à la rémunération, aux conditions de travail, à la sécurité de l'emploi, à l'harmonisation entre vie professionnelle et occupations personnelles. « Le principe du salaire égal pour un travail égal aborde les différentes formes de discrimination structurelle du marché du travail qui provoquent une ségrégation sexuelle. Cela signifie que les niveaux et types de rémunération ne doivent pas être déterminés en fonction du sexe, mais en fonction d'une évaluation du travail effectué », a poursuivi Gisèle Elanga.

    Les conférences, lois, forums et institutions internationales qui siègent sur la question féminine, avouent que l'égalité entre les sexes implique que tous les hommes et les femmes soient libres de développer leurs aptitudes personnelles.

    S'agissant du travail décent pour les femmes et les hommes, par exemple : « L'engagement de l'OIT à la question de l'égalité entre hommes et femmes prend encore plus d'importance dans le cadre de la déclaration ministérielle du Conseil économique et social (ECOSOC) adoptée en 2006. La déclaration réaffirme la détermination des pays à promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes et l'émancipation des femmes et des filles. »

    Et la présidente de la sous-commission « équité, genre, personnes vulnérables, minorités et peuples autochtones » au sein de la CNDH de rappeler : « La conférence de Nairobi en 1985 a incité l'adoption par l'OIT de l'égalité des chances et de traitement entre travailleurs et travailleuses en matière d'emploi. »


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  • Soleil hopi (Don C. TALAYESVA)

    2005   579 p.   9,10€ 

       L'auteur, Don C. Talayesva, est un Indien Hopi, chef du Clan du Soleil, né à Oraïbi, à l'est du Grand Canyon du Colorado, en mars 1890. Il a assisté à l'implantation graduelle de l'administration gouvernementale et aux efforts d'américanisation soutenus en ces territoires pueblos par les autorités, parfois avec le concours de l'armée.   La présente autobiographie, Soleil hopi, est un livre singulier. C'est tout d'abord un rare document sur une tribu indienne qui nous est décrite de l'intérieur, comme un ensemble vivant et gouverné par une harmonie interne. A ce titre, il est considéré comme un des grands classiques de l'ethnologie. C'est ensuite, et surtout, un homme qui témoigne avec naïveté, vivacité et sagesse de son attachement réfléchi aux cadres traditionnels, à une attitude religieuse dans tous les grands moments de la vie.  
         Hostile par expérience à une américanisation des siens et de sa tribu, Talayesva ne se refuse toutefois pas à une évolution nécessaire, qu'il estime, quant à lui, tragique. La richesse de la personnalité de ce chef indien, les événements historiques qu'il a vécus, nous valent un livre exceptionnel que son caractère établit comme une œuvre littéraire d'avant-garde.  
         Indien hopi, chef du clan du Soleil, Don C. Talayesva est né en 1890 à Oraïbi, à l'est du Grand Canyon du Colorado. Malgré sa formation conforme aux préceptes hopi, il a tenu à recevoir l'éducation scolaire et chrétienne que le Gouvernement américain s'est efforcé de développer chez les Indiens pueblos. A la suite d'une grave maladie, qu'il interpréta comme un avertissement, il décida de revenir au pays et aux vieilles traditions. "  
        Joyau de la littérature ethnographique " (Claude Lévi-Strauss) et autobiographie exemplaire, Soleil hopi a paru chez Plon en 1959 dans la collection " Terre humaine ". Don C. Talayesva est mort en 1976 dans la paix indienne.

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  • Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a affirmé vendredi que l'Ukraine se trouve à la croisée des chemins et qu'il reste en contact avec les dirigeants du monde pour tenter de trouver une solution pacifique à la crise.

    Il s'est exprimé ainsi lors d'un point de presse à New York. Selon lui, si les positions continuent de devenir plus rigides et que la rhétorique continue de s'endurcir, "nous risquons de rentrer dans un engrenage dangereux. Le Conseil de sécurité s'est réuni à plusieurs reprises sur ce sujet, mais la communauté internationale n'a toujours pas pu désamorcer les tensions".

    M. Ban a exhorté l'ensemble des parties prenantes à s'abstenir de toutes provocations et de ne pas prendre des décisions hâtives dans les jours à venir, et il a appelé à engager un dialogue direct pour permettre le recherche d'une solution diplomatique à la crise.

    De son côté, le sous-secrétaire général des Nations Unies aux droits de l'homme, Ivan Simonovic, a annoncé le déploiement immédiat d'une équipe de l'ONU chargée de surveiller la situation des droits de l'homme sur l'ensemble du territoire ukrainien, y compris en Crimée.

    "Lors de nos discussions en Ukraine, nous avons rapidement constaté que les narratifs étaient souvent contradictoires lorsque les parties prenantes expliquent ce qui s'est passé dans ce pays depuis le mois de novembre", a expliqué vendredi M. Simonovic lors d'une conférence de presse à Kiev au neuvième jour de sa mission dans le pays.

    "Nous devons établir les faits et les circonstances des violations des droits de l'homme de façon indépendante et objective afin d'éviter la manipulation de ces narratifs contradictoires à des fins politiques, pour exacerber les divisions et pour inciter à la haine. En établissant les faits, l'équipe de l'ONU aidera à empêcher une telle manipulation et à désamorcer les tensions", a-t-il poursuivi.

    Selon M. Simonovic, les violations chroniques des droits de l'homme figurent parmi les raisons des troubles en Ukraine au cours des derniers mois.

    "Depuis de nombreuses années, les dénonciations des violations systématiques des droits de l'homme, y compris celles des organisations internationales, ont été négligées", a rappelé M. Simonovic. "Nous sommes préoccupés par la faiblesse des institutions chargées de défendre l'Etat de droit, le manque de responsabilité et donc de l'impunité de ceux qui violent les droits de l'homme. Les informations faisant état de torture et de mauvais traitements sont nombreuses", a-t-il ajouté.

    Les représentants de l'ONU menés par M. Simonovic, n'ont pas pu se rendre en Crimée puisque les autorités sur place ont refusé de garantir leur sécurité. Cependant, il a souligné que cette interdiction d'accès n'a pas empêché la mission à évaluer la situation des droits de l'homme dans cette région, puisqu'ils avaient accès à de nombreuses sources crédibles.

    M. Simonovic a souligné que la situation des minorités et des peuples autochtones de Crimée, en particulier les Tatars de Crimée, sont particulièrement vulnérables, surtout en ce qui concerne le droit de participer sans discrimination aux affaires publiques et à la vie politique.


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    2013   424 p.  128 € (anglais, français, allemand)

    (Egalement disponible en version collector XXL)

      Les Dernières Ethnies : avant qu’elles ne disparaissent (Jimmy Nelson) Des steppes d’Asie aux îles du Pacifique, en passant par les sommets himalayens, l’Américain Jimmy Nelson a fixé sur pellicule les ethnies qui tentent de préserver leur identité face au rouleau compresseur de la mondialisation.

    Article publiée dans le n° 55 (mars 2014) de Terraéco

       Il a posé son regard sur les Tsaatan de Mongolie, marché sur les pas des Himbas de Namibie et suivi les Asaro jusqu’en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

       Le photographe américain Jimmy Nelson a fixé les traces des « dernières » tribus de la planète. « Je voulais faire un travail ambitieux sur le plan graphique. Un travail que l’on ne pourrait effacer et qui conserverait la mémoire d’un monde qui disparaît très rapidement », dit-il.

    Maori, Nouvelle-Zélande. -Crédit Photo : © jimmy nelson pictures bv

       Si les images semblent exhumées d’un carnet d’aventurier du XIXe siècle, c’est bien un témoignage d’aujourd’hui que nous livre le photographe. L’œuvre est remarquable, même si le parti pris esthétisant délaisse les sentiers du journalisme et, a fortiori, ceux de l’anthropologie. Peu importe, sans doute. 

    Les Dernières Ethnies : avant qu’elles ne disparaissent (Jimmy Nelson)             Dropka, Inde et Pakistan. -Crédit Photo : © jimmy nelson pictures bv

    Cette déambulation planétaire – 44 pays traversés – nous touche autrement. Elle offre un miroir à l’humanité tout entière, dans lequel elle pourra se contempler et (re)découvrir ses origines. —

     Le site Before they   

       Cet ouvrage, qui fera date, présente les cultures tribales de par le monde. Avec la mondialisation, une attention toute particulière doit être portée sur ces sociétés pour leurs styles de vie distinctifs, leur art et leurs traditions. Elles vivent en harmonie totale avec la nature, ce qui est devenue une rareté dans notre ère moderne. Jimmy Nelson ne se contente pas de nous présenter à l’aide d’images stupéfiantes les coutumes et les artefacts, il nous offre également des portraits saisissants de peuples qui sont les gardiens d’une culture qu’ils ont l’espoir, ainsi que nous, de transmettre dans toute sa gloire aux générations futures. L’appareil photo de Nelson capture, pour la postérité, le moindre détail dans sa complexité et dans toute sa nuance. Qui plus est, cet apparat splendide est mis en valeur sur un fond de somptueux paysages parmi les plus vierges.

      Les Dernières Ethnies : avant qu’elles ne disparaissent (Jimmy Nelson)   Cet hommage aux cultures tribales de par le monde est un indispensable pour tous les amoureux de la photographie documentaire.

    Résonnera à des niveaux esthétiques, intellectuels et émotionnels – et sera un magnifique souvenir pour les générations futures.  (FNAC) 

    [Par Julien Beauhaire
     
     Les Dernières Ethnies : avant qu’elles ne disparaissent (Jimmy Nelson) Ils sont Kazakhs de Mongolie, Himba de Namibie, Huli, Asaro et Kalam de Papouasie, Chukchi de Russie, Mursi d’Éthiopie ou Massai de Tanzanie. Ils représentent les dernières civilisations tribales, « ces peuples intacts » qui vivent encore en totale harmonie avec la nature primitive. La rencontre entre le photographe Jimmy Nelson et les éditions allemandes d’art teNeues offrent à voir parmi les plus belles images des chasseurs-cueilleurs de notre planète.
       Plus qu’un livre de photographies, Les dernières ethnies avant qu’elles ne disparaissent constitue pour les générations futures un témoignage inédit de cette partie de l’humanité qui subsiste – encore – et ne connaît pas la mondialisation.
    Un véritable voyage en terre inconnue.]
                                                                              Kazakhs, Mongolie. -Crédit Photo : © jimmy nelson pictures bv
     Les Dernières Ethnies : avant qu’elles ne disparaissent (Jimmy Nelson)

     

    Les Dernières Ethnies : avant qu’elles ne disparaissent (Jimmy Nelson) Les Dernières Ethnies : avant qu’elles ne disparaissent (Jimmy Nelson)

     

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  • - Remettre l'agriculture familiale au centre des politiques agricoles

    Les gouvernements du monde doivent mettre en place des politiques en faveur de l'agriculture familiale, a lancé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

    Dans un message lu en son nom au Forum mondial et à l'Exposition sur l'agriculture familiale tenus récemment à Budapest (Hongrie), Ban Ki-moon a estimé que "les gouvernements peuvent donner aux agriculteurs familiaux, et en particulier aux femmes et aux jeunes, les moyens d'agir en créant des politiques propices à un développement rural équitable et durable".

    Le secrétaire général de l'ONU estime qu'en intensifiant leur soutien en faveur des petits agriculteurs, ils contribueront à vaincre la bataille contre la faim dans le monde.

    Mais que "cela implique de meilleures infrastructures pour réduire les volumes de nourriture perdue après la récolte lorsque les petits producteurs ne peuvent ni stocker, ni transformer, ni transporter leurs marchandises".

    Pour sa part, le directeur général de la FAO, Graziano da Silva, a indiqué que les agriculteurs familiaux, les communautés de pêcheurs, les populations tributaires de la forêt, les éleveurs et les communautés traditionnelles et les peuples autochtones sont un élément essentiel de la sécurité alimentaire dans la plupart des pays, tout en comptant parmi les populations les plus vulnérables, précise-t-on sur le site de l'organisation onusienne. Pour Graziano da Silva, les agriculteurs familiaux sont tout simplement les gardiens de l'agro-biodiversité de la planète et de ses ressources naturelles.

    "Outre le fait qu'ils produisent une grande part de la nourriture que nous consommons, les agriculteurs familiaux sont de loin la première source d'emploi au monde", a argumenté le patron de la FAO.

    Ainsi, a-t-il insisté, il est plus urgent de protéger les agriculteurs familiaux des menaces croissantes pesant sur leur accès à la terre du fait des conditions d'insécurité et de la mainmise sur les terres.

    Il est à rappeler que l'année 2014 a été déclarée "L'Année internationale de l'agriculture familiale" (AIAF) dans l'objectif de la remettre au centre des politiques agricoles, environnementales et sociales dans les programmes d'action nationaux. Ce qui permettra de mieux "identifier les lacunes à combler et les opportunités offertes afin de favoriser la transition vers un développement plus équitable et plus équilibré", lit-on sur le site de la FAO. Et donc, de rehausser l'image de l'agriculture familiale et de la petite agriculture.

    Plus généralement, l'AIAF focalise "l'attention du monde entier sur leur contribution significative à l'éradication de la faim et de la pauvreté, à l'amélioration de la sécurité alimentaire, de la nutrition et des moyens d'existence, à la gestion des ressources naturelles, à la protection de l'environnement et au développement durable, en particulier dans les zones rurales", ajoute la FAO. Et de conclure : "L'agriculture familiale peut être un moyen de stimuler les économies locales, surtout si elle est associée à des politiques spécifiques axées sur la protection sociale et le bien-être des communautés".

    Notons qu'une étude récente portant sur 93 pays, indique que les fermes familiales représentent plus de 90% de toutes les exploitations agricoles. Cette étude rapporte aussi que les agriculteurs familiaux gèrent en outre la majorité des terres agricoles de la planète - jusqu'à 63% en Europe.


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  • La Société civile environnementale sollicite l'annulation du décret portant fixation des statuts du FNPSS

    Dans une correspondance adressée au Premier ministre, les membres de la Coalition nationale contre l'exploitation illégale du bois (CNCEIB) sollicitent l'abrogation du décret n°13/007 du 23 janvier 2013 portant fixation des statuts d'un établissement public dénommé Fonds national de promotion et de service social (FNPSS), conséquemment avec l'arrêté du ministère des Affaires sociales n°204/CAB.MIN/AFF.SAH.SN/2013.

    Cette option a été levée au cours d'une réunion que cette organisation a tenue le jeudi 6 mars 2014 au Centre Béthanie, à Gombe. Deux points ont été à l'ordre du jour, à savoir la mobilisation des parties prenantes sur la problématique de ce décret et l'arrêté ministériel portant modalités de participation des investisseurs publics et privés au financement de l'action sociale et humanitaire en République démocratique du Congo, ainsi que le partage de l'information sur l'évacuation des bois de source douteuse stockés au port de la Société congolaise des transports et des ports (SCTP, ex-ONATRA).

    Qualifiant ce décret du Premier ministre et l'arrêté ministériel qui en découle comme étant porteurs de germes de graves conflits sociaux entre les communautés locales et populations autochtones et les exploitants forestiers, la Coalition estime qu'il est susceptible de causer des dommages à l'Etat, eu égard aux investisseurs.

    Représentant la Fédération des industriels du bois à cette réunion, Mme Françoise a fait savoir que les dispositions prises par le gouvernement suscitent de sérieuses inquiétudes dans le chef des exploitants du bois.

    Selon elle, ce décret remet en cause le travail longtemps abattu pour aboutir au système des clauses sociales entre les exploitants, les communautés locales et peuples autochtones. Lequel système est très apprécié et est en voie d'être adopté par d'autres pays en Afrique centrale où le secteur est le mieux développé qu'en RDC.

    Elle estime que briser ce système peut porter atteinte aux entreprises et l'Etat peut en pâtir. « Les initiateurs de ce décret ont- ils analysé tous les contours du secteur? Il y a des doutes que le ministère de l'Environnement soit impliqué dans l'élaboration de ce décret, lui, qui s'est investi dans ce processus des clauses sociales que ce décret veut hypothéquer en ne prenant pas en compte les textes légaux en vigueur », a-t-elle déploré.

    Pour sa part, la Société civile environnementale pense que ce décret et l'arrêté constituent une grave atteinte aux moyens d'existence des communautés locales et peuples autochtones ; il mérite une abrogation pure et simple. En effet, l'analyse faite par Me Alphonse Longbwango, dont l'organisation CODHOD assure désormais le secrétariat de la Coalition, prouve à suffisance que ce décret proposé par le ministère des Affaires sociales sous l'œil de celui de l'Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, viole les dispositions constitutionnelles, notamment les articles 56 et 57 de la Constitution en vigueur de la République démocratique du Congo. Il viole également le code forestier, le décret n°08/09 du 8/4/2008 portant fixation de la procédure d'attribution des concessions forestières, l'arrêté Ministériel n° 028 du 11/8/2008 portant modèle de contrat de concession forestière et, est en conflit sur la destination de fonds au titre du volet social.

    Aussi, ce même décret n°13/007 du 23 janvier 2013 ainsi que l'arrêté n°204/CAB.MIN/AFF.SAH.SN/2013 violent-ils les dispositions des articles 33 et 63 du code civil livre III.

    Une mesure salutaire

    S'agissant de la dénonciation de l'évacuation des bois de source douteuse stockés au port de la SCTP par la Société ITB, coupés illégalement par la société CEBA, la Coalition s'est dite satisfaite du fait que le ministère de l'Environnement ait saisi cette cargaison à travers le DCVI. Néanmoins, elle interpelle, face à cette situation, l'administration forestière et le pouvoir judiciaire qui ne s'engagent pas résolument à traquer les contrevenants à la loi forestière. Elle fustige aussi la persistance de la délivrance illicite des permis artisanaux et industriels aux personnes morales ou physiques en violation du code forestier, la récurrence des conflits entre les concessionnaires qui impacte sur les communautés locales et peuples autochtones, l'impunité des fonctionnaires de l'administration forestière qui posent des actes illégaux favorisant l'exploitation et exportation illégale et bien d'autres actes illégaux dans le secteur.

    Outre le fait de demander l'abrogation par le premier ministre du décret n°13/007 du 23 janvier 2013, conséquemment avec l'arrêté n° 204/CAB.MIN/AFF.SAH.SN/2013, la Coalition recommande à l'administration forestière, de veiller à l'application stricte des textes légaux et réglementaires pour ne plus favoriser l'exploitation illégale des bois et de mettre en place un système pour sécuriser les imprimés de valeurs ; publier tous les documents officiels sur le site internet du MECNT. D'autres recommandations ont été adressées à la FIB, la Société civile et aux agences de coopération multilatérale et ONG internationales.

    Il convient de souligner que la réunion a également permis aux membres de la Coalition d'élaborer leur feuille de route pour l'année 2014.

    A l'issue de la réunion, le chef de programme Forêt de WWF, Belmond Tchoumba, a insisté sur le suivi des recommandations ainsi formulées en rassurant de l'appui de son organisation pour que vive la Coalition et que soit arrêtée l'exploitation illégale du bois en RDC


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  • 2008    318 p.

       Grand classique de la collection " La Vie quotidienne ", cet ouvrage fut longtemps la principale introduction à l'étude des anciens Aztèques. Il demeure aujourd'hui une référence incontournable. La cosmologie, les croyances religieuses et les rites des Aztèques y sont présentés, ainsi que leur organisation sociale et politique, et les cadres qui rythment leur existence quotidienne. L'auteur conjugue avec bonheur le regard de l'ethnologue et le savoir de l'historien.

       Jacques Soustelle (1912-1990), à côté d'une vie publique tumultueuse et controversée, fut aussi un grand anthropologue, spécialiste des civilisations indiennes du Mexique, contemporaines et du passé. Il a été élu à l'Académie française en 1983.


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  • Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, a plaidé vendredi à Impfondo, près de 1000 km au nord de Brazzaville, pour l’intensification de la lutte contre la bio-piraterie en Afrique.

    Ouvrant les travaux du deuxième segment de la 3ème édition du Forum international sur les peuples autochtones d'Afrique centrale (FIPAC) qui se tient présentement à Impfondo sous le thème « Populations autochtones, savoir-faire traditionnel et économie verte », Denis Sassou N'Guesso a souligné la nécessité d'intensifier la lutte contre la bio-piraterie en Afrique.

    « Je voudrais saisir l'occasion présente pour m'insurger contre ce phénomène, il s'agit en réalité d'un véritable scandale. En effet, certains chercheurs et certaines entreprises s'accaparent les droits sur le matériel biogénétique, les techniques et les savoirs traditionnels. Ils privent ainsi les communautés détentrices de ces ressources ou de ces savoirs, de leur droit légitime. C'est le cas, hélas, des peuples autochtones et des Etats concernés. Il est temps que soit mis un terme à cette immoralité. », a déclaré le président congolais.

    Pour lui, « dans un monde où une grande partie de la population continue d'utiliser des savoirs et les méthodes traditionnels pour se nourrir et se soigner, dans une Afrique où 80 % de la population recourt à la médecine traditionnelle, l'intérêt de vos travaux relève de l'évidence ».

    « Ici à Impfondo, dans ce paradis écologique, l'homme est dans la nature et la nature est dans l'homme. Je parle de tous les hommes, certes, mais je parle particulièrement de l'homme autochtone, des peuples autochtones, peuples des origines, dépositaires de notre patrimoine originel.

    En créant le FIPAC, nous avons voulu proclamer notre foi et notre engagement dans la juste cause de l'épanouissement de ces peuples dignes et respectables auprès de qui nous avons tant à apprendre », a encore dit le président congolais.

    Il a formulé le vœu qu'au cours des travaux de cette rencontre, les experts portent « une attention particulière sur les problématiques tels que l'enjeu des savoir-faire traditionnels dans le cadre des droits de la propriété intellectuelle, l'évaluation du processus de mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique et le Protocole de Maboya de 2010 ».

    Ces deux instruments « accordent aux savoir-faire traditionnels une part libre et équitable des bénéficies directs de l'exploitation des ressources biologiques », a-t-il fait remarquer.

    Peu avant, d'autres intervenants se sont succédé à la tribune pour faire le plaidoyer des droits des peuples autochtones qui représentent 20 % de la population mondiale et 15% des plus pauvres du fait de leur situation.

    Au Congo, les peuples autochtones représentent près de 10% de la population et le gouvernement a promulgué en avril 2011 une loi sur la protection de leurs droits.


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  • Lors de l'inauguration matérialisant le transfert officiel du siège du Forum International sur les Peuples Autochtones d'Afrique Centrale (FIPAC), ce jeudi, à Impfondo, au nord du Congo, le président du Réseau des Organisations de la Société Civile pour l'Economie Verte de l'Afrique Centrale (ROSCEVAC), le Gabonais, Nicaise Moulombi, a plaidé pour que l'Union Africaine (UA), intègre désormais le FIPAC dans son agenda de travail.

    Le président du ROSCEVAC qui a aussi promis poursuivre son plaidoyer et lobbying pour la réussite de la transition de l'institutionnalisation du FIPAC par la CEEAC, recommande également que « l'Union Africaine et la CEEAC lancent un plaidoyer auprès l'Union Européen , des Nations Unis et l'ensemble des partenaires au développement pour une étude complète conduisant vers un répertoire des emplois et métiers des savoirs faire traditionnels et de l'économie verte afin de permettre une meilleure prise en compte et évolution des métiers et compétences des savoirs traditionnelsé » en plus de la « signature d'un accord cadre avec l'Union Africaine, le secteur privé pour la mise en œuvre du plan d'actions de recherche de développement sur l'économie et la gestion durable des savoirs traditionnels des ressources vertes en vue de leur intégration à la convention de NAGOYA et au principe 10 de la convention de RIO aux initiatives en cours de développement au Nations unis ».

    Nicaise Moulombi, a aussi fait une plaidoirie en faveur de la CEEAC, à qui, il incombe désormais la lourde responsabilité de s'occuper de la gestion et du fonctionement du patrimoine du FIPAC. Pour lui, la création d'un fonds de savoir faire traditionnels, fort qui passe par un prélèvement d'un pourcentage de 5 à 10% du budget voté par le parlement des pays de la sous région, et un mécanisme d'engagement du fonds indexé à la loi de finance de chaque Etat membre.

    « Le ROSCEVAC souhaite que cet accord de remise officiel donne tout pouvoir à la CEEAC pour la mise en place d'un mécanisme de récupération des fonds du bassin du Congo logés dans certaines institutions financières, en l'absence d'un mécanisme financier dans notre sous région adapté à nos réalités. Cet accord devrait permettre d'arrêter la prédation des fonds destinés au bassin du Congo qui par prétexte de bonne gouvernance passe par des ONG internationales ou par des tierces personnes sans même donner la moindre information aux autorités des pays bénéficiaires pour soutenir la transition des savoirs traditionnels », a relevé en remerciant la CEEAC d' « avoir pris en compte la société civile dans la stratégie de mise en œuvre de l'économie verte ».

    M. Moulombi, pense en outre que que « l'encrage institutionnel du Fonds pour l'économie verte en Afrique Centrale devrait permettre la réussite de la transition verte pour une croissance inclusive, une prospérité partagée et durable par la transformation locale des matières premières, de l'exploitation des métiers verts par l'ensemble des acteurs (verts) aux moyens d'actions de développement, de coopérations et de partenariats porteurs, de formation, de recherche, d'appui conseil et de services en vue de la dynamisation du leadership des institutions de la sous-région ».

    Il a rassuré de la disponibilité du ROSCEVAC, à faciliter toute initiative d'intégration, de développement et de renforcement des capacités en faveur des pays d'Afrique Centrale pour l'émergence des savoir traditionnels l' économies vertes. Toute chose qui selon lui, passe par la libre circulation des personnes et des biens dans l'espace CEEAC pour la réussite de la transition des savoirs traditionnels vers l'Economie verte.


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  • Le FIPAC devient une institution de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale. La cérémonie s’est déroulée ce 6 mars, à Impfondo

    Le président tchadien Idriss Déby Itno, président en exercice de la CEEAC, a procédé à la coupure du ruban symbolique, marquant l'inauguration du siège du FIPAC. Ce geste fait suite à la signature de la convention de transfert de tous les organes du FIPAC au secrétariat général de l'organisation sous-régionale, entre les présidents Idriss Déby Itno et Denis Sassou N'Guesso. Ce, en présence du président béninois Thomas Yayi Boni. Le transfert du FIPAC à la CEEAC est la traduction en acte de l'objectif poursuivi par le Congo à la genèse du Forum, en 2007. La 1ère édition fut organisée cette année, à Impfondo.

    Le rendez-vous de 2014 restera marqué par le transfert du FIPAC à la communauté sous-régionale qui en organise de fait la 3ème édition. La CEEAC se doit de poursuivre l'œuvre commencée par la république du Congo. Elle devra œuvrer à l'intégration de la communauté autochtone dans le processus de développement des pays de la sous-région et à la valorisation de leurs connaissances et savoir-faire traditionnels. Il s'agira pour la CEEAC de faire la promotion de leurs droits et d'assurer leur émancipation socio-économique.

    Le FIPAC est par essence, un haut lieu d'échange et de partage d'expériences sur la problématique autochtone en Afrique centrale. Il offre une opportunité d'expression des valeurs culturelles et traditionnelles susceptibles de soutenir le développement durable et de promouvoir la coopération ainsi que l'intégration sous-régionale sur la question autochtone dans le bassin.

    Pour Henri Djombo, ministre congolais de l'Economie forestière et du développement durable: «il est donc temps d'impliquer les peuples autochtones dans l'accès et le partage juste et équitable des bénéfices résultant de l'exploitation des ressources génétiques issues de ce terroirs, conformément au protocole de Nagoya.»

    Le siège mis à la disposition de la CEEAC ce jour couvre une superficie de 184 hectares.


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  • L’acte portant transfert du Forum international sur les peuples autochtones d’Afrique Centrale(FIPAC) a été paraphé jeudi à impfondo, chef-lieu du département de la Likouala, dans le nord-est du Congo-Brazzaville, par les présidents Denis Sassou N’Guesso du Congo et son homologue tchadien Idriss Déby en sa qualité de président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et en présidence du président béninois Yayi Boni.

    Par ce transfert le Congo cède l'actif et le passif du FIPAC à la CEEAC qui désormais prendra soin non seulement du personnel, mais aussi de l'entretien du site qui abrite ce forum.

    Le Congo s'est engagé par la voix de son ministre de l'Economie forestière et du développement durable, à accompagner la CEEAC dans la mise en œuvre de ce grand projet qui vise l'intégration, le renforcement des peuples autochtones d'Afrique Centrale sur les droits qui sont les leurs.

    Le FIPAC ambitionne aussi de favoriser des échanges autour des expériences et des cas de reconnaissance et de protection des droits des peuples autochtones dans les le domaines de la gestion durable et de la conservation des écosystèmes forestiers d'Afrique Centrale et l'élaboration d'un plan d'action sous régional pour l'implication des peuples autochtones dans la gestion durable et la conservation des écosystèmes d'Afrique centrale

    Le président congolais Denis Sassou N'Guesso, accompagné de ses deux hôtes a ensuite procédé à l'inauguration du ‘'Village du FIPAC''.

    Une inauguration qui a été suivi de la visite par les trois présidents de ce village lieu qui abrite ce forum, composé de plusieurs bâtiments constitués des grandes salles de réunion, des restaurants, etc.

     


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  • La 3ème édition du Forum International sur les Peuples Autochtones d'Afrique Centrale (FIPAC 3), tient ses travaux depuis mardi dernier, à Impfondo, à 800km, au nord de la capitale congolaise, Brazzaville. La cérémonie d'ouverture a été présidée par le Ministre congolais de l'Economie Forestière et du Développement, Henri Djombo.

    Depuis deux jours, experts, responsables de la société civile, politiciens et organismes internationaux sont réunis à Impfondo autour des peuples autochtones de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) pour échanger et débattre sur le thème central des « Peuples Autochtones, Savoir faire traditionnels et économie verte ».

    Le « Savoir- faire traditionnels », la « politique et la diplomatie », le « cadre juridico - institutionnel », la «recherche et l'innovation », en passant par le « renforcement des capacités et la formation », les « activités économiques et entreprises », le « partenariat et le financement » et les « produits forestiers non ligneux » sont les sept thématiques devant concentrer durant deux jours ( mercredi et jeudi) la réflexion des experts en vue de dégager des recommandations pertinentes permettant d'accélérer l'intégration sous régionale des peuples autochtones dans le processus de développement économique de chaque état membre de la CEEAC.

    « Ce Forum a été conçu pour être un haut lieu d'échanges et de partage d'expérience sur la problématique autochtone en Afrique centrale. Il offre une opportunité d'expression des valeurs culturelles et traditionnelles susceptibles de soutenir développement durable et de promouvoir la coopération et l'intégration sous - régionales sur la question autochtone dans le bassin du Congo », a déclaré le Ministre de l'Economie Forestière et du Développement du Congo, Henri Djambo dans son mot circonstanciel d'ouverture.

    Le Forum International sur les Peuples Autochtones d'Afrique Centrale qui est à sa 3ème édition, a été initié en 2004 par le gouvernement de la République du Congo. Le FIPAC a tenu sa première réunion en avril 2007, avec l'appui technique financier et matériel de la Banque Mondiale, de la Coopération Technique Allemande (GTZ), de l'UNICEF, du PNUE, de l'OMS, du PAM, du WWF, de l'UICN et du secteur privé forestière national.


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  • ouvelles collaborations afin d'améliorer l'expérience des patients autochtones situés dans des collectivités rurales, éloignées et isolées

    TORONTO, le 6 mars 2014 /CNW/ - Aujourd'hui, des partenaires des Premières nations, Inuits et Métis, du secteur de la santé et du Partenariat canadien contre le cancer se sont réunis pour lancer une nouvelle initiative visant à améliorer la lutte contre le cancer avec et pour les peuples autochtones. Bien que le cancer touche tout le monde, le taux des cancers communs a augmenté chez les Premières nations, les Inuits et les Métis au cours des dernières décennies. Chez certaines populations autochtones le taux est maintenant égal ou supérieur à celle de la population canadienne générale. Cette nouvelle initiative permettra de réduire le fardeau du cancer pour ces collectivités et à améliorer l'expérience des patients.

    « Cette nouvelle initiative démontre que les partenaires peuvent collaborer pour aborder des buts communs en matière de santé et de cancer, et de concentrer leurs efforts ainsi que d'améliorer les soins contre le cancer adaptés à la culture des peuples des Premières nations, les Inuits et les Métis », déclare l'honorable Rona Ambrose, ministre fédérale de la Santé. « J'ai hâte de voir l'impact positif de ce travail dans ces collectivités et au-delà de celles-ci dans les années à venir.»

    Le Partenariat canadien contre le cancer travaille étroitement avec les Premières nations, les Inuits et les Métis, et les fournisseurs de services liés au cancer, pour lutter contre le cancer tout en respectant les cultures de ces collectivités et pour mieux répondre à leurs besoins et leurs priorités. Cela inclut des investissements pour améliorer la qualité du périple du cancer pour les patients des Premières nations, inuits et métis qui résident dans des collectivités rurales, éloignées et isolées sur neuf territoires. Cela nous aidera aussi à mieux comprendre l'expérience du cancer d'un point de vue du patient, ce qui inclut les facteurs culturels et géographiques.

    Les projets, qui dureront sur une période de trois ans et demi, se concentreront sur le périple du cancer, depuis le diagnostic jusqu'à la transition aux soins dans la communauté du patient. Les projets sont situés au Yukon, aux Territoires du Nord-Ouest, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, au Québec, au Nouveau-Brunswick, et à Terre-Neuve-et-Labrador. Pour certains territoires, ces projets fondamentaux élaboreront des stratégies de lutte contre le cancer propres aux peuples autochtones, et pour d'autres, ils accroîtront les efforts actuels. De plus, ils permettront d'établir les bases pour aborder d'autres préoccupations liées à la santé pour ces collectivités. Sans ces collaborations, ce travail important pour faire avancer la lutte contre le cancer avec et pour les peuples autochtones à grande échelle, ne serait pas possible.

    « Il est impressionnant de voir autant de partenaires des Premières nations, inuits et métis, et du secteur de la santé se réunir afin d'aborder les principaux problèmes liés aux soins du cancer pour les peuples autochtones », indique Lee Fairclough, v.-p. de la stratégie, de la gestion du savoir et de la prestation pour le Partenariat canadien contre le cancer. « Les preuves montrent qu'il y a des différences entre l'incidence du cancer et les soins prodigués aux peuples autochtones. Ce que nous avons entendu de ces collectivités confirme ceci et il est évident que les patients et les fournisseurs de santé éprouvent des difficultés dans tous les territoires. Cette approche collaborative nous aidera à apprendre les uns des autres et à relever des solutions communes pour améliorer l'expérience du cancer. »

    L'initiative permettra d'établir et de maintenir des relations grâce à un réseau qui réunira des gens de partout au pays afin de profiter de leurs expériences respectives et de relever les défis communs. Le Partenariat canadien contre le cancer investit un total de 10,2 millions de dollars dans la mise en œuvre de l'Initiative de lutte contre le cancer chez les Premières nations, les Inuits et les Métis.

    Cette initiative fait partie d'une stratégie plus générale découlant du Plan d'action de lutte contre le cancer chez les Premières nations, les Inuits et les Métis. Publié en 2011, ce plan représentait un effort de collaboration par les nombreuses organisations et personnes qui cherchent à améliorer les résultats du cancer parmi les peuples autochtones au Canada. Façonné par des partenaires des Premières nations, inuits et métis et la communauté de lutte contre le cancer, le plan mettait en évidence là où le Partenariat est le mieux positionné pour faire avancer la lutte contre le cancer pour et avec les Premières nations, les Inuits et les Métis.

    Pour obtenir de plus amples renseignements sur la lutte contre le cancer des Premières nations, des Inuits et des Métis, veuillez consulter www.vuesurlecancer.ca.

    À propos du Partenariat canadien contre le cancer

    Le Partenariat canadien contre le cancer travaille de concert avec la communauté de la lutte contre le cancer au Canada afin de réduire le fardeau de cette maladie sur la population canadienne. Inspiré et éclairé par les expériences des personnes touchées par le cancer, cet organisme œuvre avec ses partenaires afin d'appuyer la prise en charge, par les diverses autorités, des données qui permettront d'optimiser la planification de la lutte contre le cancer et de susciter des améliorations sur la qualité des pratiques dans l'ensemble du pays. Grâce à un effort soutenu et ciblé sur tous les aspects de la lutte contre le cancer, cet organisme soutient le travail collectif de la communauté qui lutte contre le cancer en produisant des résultats qui auront un effet à long terme sur la population, soit sur la réduction de l'incidence du cancer, la diminution de la probabilité de décès par cancer des Canadiens et Canadiennes et sur l'amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer.

    SOURCE Partenariat canadien contre le cancer


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  • A l’invitation de M. Sassou Nguesso, président de la République du Congo, le Président de la République Idriss Deby Itno, Président en exercice de la CEEAC, a quitté N’Djaména, à destination d’Impfondo, localité située à 800 km de Brazzaville. Il y prend part à la 3ème Edition du Forum International sur les peuples autochtones d'Afrique centrale (FIPAC 3) qui a lieu jusqu’à demain 7 mars prochain à Impfondo dans le département de la Likouala au Nord du Congo, sous le thème: «Populations autochtones, Savoir-Faire Traditionnels et Economie verte en Afrique centrale».

    C'est à ce sujet qu’il y a quelques jours, le Chef de l’Etat tchadien Idriss Déby Itno a accordé une audience au ministre congolais de l’Economie forestière et du développement durable, M. Henri Djombo, à Ndjamena. Il était porteur d’un message de son Président Denis Sassou Nguesso. Ce message avait trait à l’organisation du Forum international sur les peuples autochtones d’Afrique centrale, sous l’égide de la CEEAC.

    Cette troisième édition du FIPAC vise à «faire le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations de FIPAC 2», à «adopter les textes sur l’institutionnalisation du FIPAC approuvés par les participants à la 2ème édition», à «valider le système de l’Economie des Savoir-Faire Traditionnels en Afrique Centrale et le Programme de l’Economie des Savoir-Faire Traditionnels en Afrique Centrale» et à «procéder au transfert de la gestion de l’organisation du FIPAC du Gouvernement de la République du Congo au Secrétariat général de la CEEAC».


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  • Le projet Northern Gateway et ses partenaires ont annoncé aujourd'hui que M. Jim Prentice dirigera les efforts renouvelés de consultation et d'établissement de partenariats auprès des Premières Nations et des collectivités autochtones de Colombie-Britannique et d'Alberta. Ces efforts s'appuieront sur les ententes déjà conclues avec 26 partenaires autochtones actuels en capital-investissement.

    "J'ai accepté ce mandat parce que je crois que les Premières Nations devraient être des partenaires à part entière de l'exploitation des ressources et qu'elles devraient être propriétaires de projets comme le Northern Gateway, a déclaré M. Prentice. Cette initiative peut conduire à la création d'emplois, à des occasions de croissance économique, au développement communautaire et à des possibilités de formation pour les Premières Nations du Canada. Et nous pouvons y arriver tout en protégeant l'environnement et en respectant les priorités environnementales des Premières Nations. Comme je l'ai répété maintes fois, le projet Northern Gateway est une belle occasion pour les peuples autochtones et pour notre pays."

    "Quand nous avons reçu le rapport favorable de la commission d'examen conjoint en décembre, nous avons affirmé que ce n'était qu'une étape du processus et qu'il restait encore bien du travail à accomplir. Notre plus grande priorité est d'entrer en communication de façon respectueuse avec les communautés autochtones : nous tenons à partir du bon pied afin d'instaurer un climat de confiance. Nous croyons que Jim Prentice est particulièrement bien placé pour nous aider à remplir cette promesse, a expliqué Al Monaco, président et chef de la direction d'Enbridge Inc. Nous accordons beaucoup d'importance aux relations constructives que nous avons établies avec les partenaires autochtones actuels en capital-investissement, et nous continuerons de collaborer avec eux afin de saisir d'intéressantes possibilités tout en assurant la protection de l'environnement naturel de la Colombie-Britannique."

    Jim Prentice, ancien ministre fédéral des Affaires indiennes et du Nord canadien, a travaillé en étroite collaboration avec les Premières Nations pendant une trentaine d'années. A titre d'avocat, il a négocié avec succès le règlement de revendications territoriales. Plus tard, il a été coprésident de la Commission sur les revendications particulières du Canada. A titre de ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, il a négocié la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens. Il a en outre réformé le processus des revendications particulières. M. Prentice a supervisé les accords des Premières Nations Maa-nulth et de la Première Nation de Tsawwassen en Colombie-Britannique et la conclusion de l'Entente sur l'aire marine Gwaii avec les Haïdas. Il a constamment encouragé les partenariats économiques avec les Premières Nations.

    "Les partenaires et Enbridge sont prêts à écouter et à poursuivre le dialogue avec les communautés autochtones. Nous nous réjouissons du rôle que jouera Jim Prentice en nous aidant à établir la confiance et à bâtir des partenariats économiques respectueux", a commenté Steve Williams, président et chef de la direction de Suncor Energie, l'une des sociétés énergétiques associées à Enbridge dans le projet Northern Gateway, s'exprimant au nom des partenaires du projet.

    Convaincue de l'importance du projet, tant pour les Premières Nations que pour le Canada, la Banque Canadienne Impériale de Commerce a accepté de libérer M. Prentice pour qu'il puisse remplir cette fonction. M. Prentice a accepté d'assumer ce rôle en sa qualité de premier vice-président à la direction et vice-président du conseil de la Banque CIBC.

    A propos de Northern Gateway

    Le projet Northern Gateway est un projet de construction d'un double oléoduc sur une distance de 1 177 km et d'un terminal maritime. Il permettrait de transporter 525 000 barils de pétrole par jour pour l'exportation et d'importer 193 000 barils de condensat par jour. Enbridge Inc. (ENB aux Bourses de Toronto et de New York) travaille en partenariat avec des sociétés énergétiques canadiennes et internationales de premier plan, dont Suncor Energie, Cenovus Inc. et MEG Energy Corp., ainsi qu'avec des Premières Nations et des collectivités métisses de Colombie-Britannique et d'Alberta. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter www.gatewayfacts.ca.

    Notice biographique de Jim Prentice

    Jim Prentice a oeuvré avec succès auprès des Premières Nations du Canada pendant ses 30 années de carrière dans les secteurs public et privé.

    Quand il était d'avocat dans les années 1990, M. Prentice a travaillé au règlement de revendications territoriales dans le nord de l'Alberta à titre de négociateur indépendant pour le compte du gouvernement albertain. En 1992, il a été nommé à la Commission des revendications des Indiens, au sein de laquelle il a occupé durant 10 ans les fonctions de commissaire et de coprésident.

    Il est élu député de Calgary-Centre-Nord en 2004, puis nommé porte-parole de l'opposition pour les affaires indiennes et du Nord. A l'élection du gouvernement conservateur, en 2006, M. Prentice accède au Cabinet comme ministre des Affaires indiennes et du Nord.

    A la tête de ce ministère, il a négocié la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, grâce à laquelle 78 000 survivants des Premières Nations ont été indemnisés, et mis sur pied la Commission de vérité et réconciliation en vue de régler les séquelles du régime des pensionnats indiens.

    Toujours en 2006, il a participé à la conception de l'entente sur l'éducation des Premières nations de la Colombie-Britannique, grâce à laquelle les Premières Nations de cette province disposent désormais de la pleine compétence sur leurs écoles. Sur la côte Ouest de l'île de Vancouver, M. Prentice a supervisé l'Accord définitif des Premières nations Maa-Nulth, l'un des premiers accords définitifs conclus en vertu du processus de négociation de traités de Colombie-Britannique. En 2007, il a supervisé le premier accord définitif du Lower Mainland, entre la Première Nation Tsawwassen, la Colombie-Britannique et le gouvernement fédéral.

    En 2009, à titre de ministre fédéral de l'Environnement, il a supervisé la conclusion d'une entente avec les Haïdas pour la création de la réserve d'aire marine de conservation Gwaii Hannas. Au cours de la même année, il s'est assuré que les Premières Nations étaient représentées dans la délégation du Canada au sommet des Nations Unies sur les changements climatiques à Copenhague en y invitant le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations, M. Shawn Atleo.

    De retour dans le secteur privé depuis 2010, M. Prentice a constamment encouragé l'inclusion des Premières Nations quand il s'agit de construire des accès à la côte Ouest aux fins d'exportations canadiennes d'énergie. En 2010, à l'école des politiques publiques de l'Université de Calgary, M. Prentice a mentionné le besoin d'un corridor énergétique sur la côte Ouest pour dépasser l'étape de l'approbation réglementaire et parvenir à l'acceptabilité sociale, qui inclut la participation centrale des Premières Nations de Colombie-Britannique.

    Au cours de son allocution à la 34e assemblée générale annuelle de l'Assemblée des Premières Nations, il a pressé les membres de l'auditoire "d'agir rapidement et de se présenter à la table de négociation pour défendre (leurs) propres intérêts. Une fois attablé, l'objectif est la participation économique... le devoir de consultation n'est pas une fin, mais un commencement."

    Par suite de l'approbation du projet d'oléoduc Northern Gateway par l'Office national de l'énergie en décembre 2013, M. Prentice a écrit au Globe and Mail que l'enjeu essentiel, c'est-à-dire la pleine participation économique des Premières Nations, n'est pas encore négocié et qu'un dialogue respectueux est toujours aussi nécessaire.

    Jim Prentice est le premier vice-président à la direction et le vice-président du conseil de la Banque CIBC.

    Pour voir la photo associée à ce communiqué, veuillez consulter le lien suivant : http://www.marketwire.com/library/20140304-931333_bg.jpg

    POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS, VEUILLEZ COMMUNIQUER AVEC : Jason Hatcher Navigator Ltd., pour le compte de M. Jim Prentice 587-350-7931

    Todd Nogier Projet pipelinier Northern Gateway 888-992-0997 Media@enbridge.com


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  • Le Parlement approuve la loi visant la mise en œuvre du premier accord sur l'autonomie gouvernementale conclu dans les Prairies.

    L'honorable Bernard Valcourt, ministre des Affaires autochtones et du développement du Nord canadien, a annoncé aujourd'hui que la Loi sur la gouvernance de la nation dakota de Sioux Valley a reçu la sanction royale au Parlement, permettant ainsi à la Nation des Dakota de Sioux Valley d'assurer un avenir plus sain et prospère à sa collectivité. Cet accord de gouvernance fera de la Nation des Dakota de Sioux Valley la première Première Nation autonome des Prairies et la 34e collectivité autochtone autonome au Canada.

    Négocié avec la Première Nation, l'accord permettra à la Première Nation d'exercer une gestion accrue de ses propres affaires. Cet accord sur l'autonomie gouvernementale crée un régime de gouvernance qui sera plus transparent, favorisera davantage la responsabilité et répondra mieux aux besoins et aux orientations de la collectivité. Cela contribuera à améliorer les conditions de vie dans la collectivité et favorisera un climat positif pour les investissements et le développement économique.

    Faits en bref

    * Aux termes de cet accord sur l'autonomie gouvernementale, la Nation des Dakota de Sioux Valley aura le pouvoir de légiférer dans 50 domaines qui touchent sa collectivité, notamment en matière de gouvernance, de développement socioéconomique, d'éducation et de logement.

    * Maintenant que la loi fédérale a reçu la sanction royale, il faut mettre en place une loi provinciale pour que l'accord entre en vigueur.

    * Une fois en vigueur, cet accord sur l'autonomie gouvernementale conférera à la Nation des Dakota de Sioux Valley une gestion accrue de ses affaires et la soustraira à de nombreuses dispositions de la Loi sur les Indiens.

    * Dans le cadre du régime d'autonomie gouvernementale, la Nation des Dakota de Sioux Valley appliquera ses propres lois dans sa réserve tout en respectant les lois fédérales et provinciales du cadre constitutionnel canadien.

    * Il s'agit de la 34e collectivité autochtone à conclure un accord sur l'autonomie gouvernementale avec le gouvernement du Canada.

    Citations

    « Notre gouvernement est résolu à améliorer ses relations avec les Premières Nations. C'est pourquoi nous continuons à prendre des mesures pour favoriser l'autonomie et la prospérité des collectivités des Premières Nations. Nous sommes convaincus que l'autonomie gouvernementale est le premier pas vers la réconciliation et l'amélioration de la qualité de vie des membres des Premières Nations. L'avenir de la Nation des Dakota de Sioux Valley s'annonce radieux. »

    Bernard Valcourt

    Ministre des Affaires autochtones et du développement du Nord canadien

    « Au nom de la Nation des Dakota de Sioux Valley, je suis fier d'avoir participé à l'audience du Comité sénatorial permanent des peuples autochtones et me réjouis de l'intérêt sincère des sénateurs, et des questions qu'ils ont posées au sujet de nos arrangements en matière de gouvernance. Nous espérons que les efforts déployés afin d'obtenir l'autonomie gouvernementale profiteront non seulement à notre nation, mais aussi aux autres Premières Nations du Canada qui souhaitent conclure leurs propres ententes. La Nation des Dakota de Sioux Valley tient à maintenir les relations positives qu'elle a avec le gouvernement du Canada, y compris la Chambre des communes et le Sénat, et a hâte de poursuivre ce dialogue de collaboration et de bâtir un avenir radieux fondé sur une relation dynamique entre les diverses nations. »

    Chef Vincent Tacan

    Nation des Dakota de Sioux Valley

    Produits connexes

    Document d'information : Accord sur l'autonomie gouvernementale de la Nation des Dakota de Sioux Valley

    Accord de gouvernance de la Nation des Dakota de Sioux Valley et accord tripartite de gouvernance

    Liens connexes

    Fiche d'information sur l'autonomie gouvernementale

    SOURCE Affaires autochtones et Développement du Nord Canada


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