• Le gouvernement a annulé le permis d'exploiter une mine de bauxite située sur le territoire d'une minorité de l'État d'Orissa.

    La montagne sacrée de Niyamgiri ne sera pas éventrée. La tribu des Dongrias Kondhs pourra continuer de vénérer comme des temples ces collines de l'Orissa, dans l'est de l'Inde, et d'honorer son dieu devant des petites statuettes en bois posées le long de sentiers de terre. Contre toute attente, le peuple autochtone a obtenu gain de cause face au géant minier Vedanta Resources qui cherchait à exploiter un gisement de bauxite d'une qualité exceptionnelle enfoui dans le sol des terres sacrées.

    Au terme de huit années de bataille devant les tribunaux, le ministère de l'environnement et des forêts a décidé d'annuler le projet de l'entreprise britannique, détenue par un milliardaire indien. Cette décision a été motivée par un arrêt de la Cour suprême indienne obligeant la multinationale à consulter les douze villages des Dongrias Kondhs. Les habitants avaient finalement dit non à l'ouverture de la mine malgré la promesse d'obtenir des emplois, des maisons en ciment, des écoles et des cliniques.

    Pour le géant britannique, il s'agit d'un vrai coup d'arrêt. Dès 2006, il avait construit une usine au pied des collines pour transformer la bauxite en aluminium. D'après l'ONG Amnesty International, le site industriel d'une superficie de 38 hectares a déjà pollué les cours d'eau des Dongrias Kondhs depuis sa mise en route en 2006. La destruction de l'environnement avait conduit les autorités indiennes à suspendre les opérations de raffinage en décembre 2012, le temps que l'entreprise dépollue la zone.

    L'affaire des Dongrias Kondhs contre Vedanta Resources n'est qu'un épisode des guerres foncières qui opposent d'un côté les paysans indiens ou les peuples autochtones et de l'autre les groupes miniers et industriels engagés dans une course à la terre au nom du développement économique du pays. Ces luttes sont particulièrement fréquentes dans les États du nord-est de l'Inde, où l'activité extractive a été dopée dans les années 1990 par l'ouverture aux investisseurs étrangers.

    Au nom de la croissance de leur État et de la promesse d'emplois, les autorités locales n'hésitent pas à passer outre à l'avis des communautés locales dont la consultation est théoriquement obligatoire. « Les gouvernements des États indiens sont très laxistes avec les entreprises et les permis d'exploitation, estime Sylvain Ropital, spécialiste de l'Inde au CCFD-Terre solidaire. Mais la décision de la Cour suprême en faveur des peuples indigènes fera date. »


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  • Une élève de la Saskatchewan affirme que la direction de son école lui a demandé de retirer son chandail portant le message "T'as une terre? Dis merci à un Indien".

    Tenelle Starr, âgée de 13 ans, a expliqué que son coton ouaté faisait référence aux traités ancestraux et droits territoriaux des peuples autochtones.

    Mais à l'école de Balcarres, en Saskatchewan, ce message ne faisait pas sourire tout le monde. Après avoir rencontré la famille de Tenelle et des membres de la communauté, l'école est finalement revenue sur sa décision de confisquer le chandail.

    Le concepteur du chandail, Jeff Menard, assume pleinement le message imprimé, bien qu'il soit mal à l'aise à l'idée que la jeune élève se soit fait réprimander pour l'avoir porté. On ne peut pas nier l'histoire du Canada, a-t-il affirmé: les Premières Nations étaient ici en premier.

    Il a aussi soutenu recevoir surtout des compliments lorsqu'il porte lui-même le vêtement. Un inconnu l'a toutefois apostrophé la semaine dernière. "Le gars m'a dit: 'On paie pour vous, vous avez tout gratuitement (...) Nous, on paie nos impôts'", a rapporté M. Menard.

    Il lui aurait alors répondu qu'il travaillait pour Postes Canada et qu'il payait lui aussi des impôts. "Il était prêt à se battre à cause de mon chandail", a-t-il raconté.

    M. Menard a vendu des centaines d'exemplaires du chandail, et il espérait en donner un jeudi soir à Neil Young lors de son concert 'Honour the Treaties' (Respectez les traités). Le chanteur a prévu quatre concerts au profit d'une communauté autochtone albertaine qui lutte contre l'industrie des sables bitumineux.

    Pour sa part, Tenelle Starr continue de porter fièrement son chandail engagé. "J'aime sa signification, et c'est une affirmation véridique", a-t-elle affirmé.


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  • La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a dénoncé mercredi la "vague de répression" à l'encontre des organisations de la société civile en Equateur, au moment où Quito a repris ses négociations commerciales avec l'Union européenne.

    "La liberté d'expression et la liberté de réunion" sont des "conditions essentielles" pour le commerce et l'investissement, a rappelé le président de la FIDH, Karim Lahidji, dans une lettre ouverte adressée au commissaire européen chargé du Commerce, Karel De Gucht, qui mène les négociations avec l'Equateur au nom de l'UE.

    La FIDH s'inquiète notamment de la dissolution, le 4 décembre, de la Fondation Pachamama, une organisation écologiste qui a pris le parti des Indiens et s'oppose à des projets miniers et pétroliers en Equateur. La FIDH a demandé aux dirigeants européens de condamner la dissolution de cette organisation.

    "La négociation commerciale en cours devrait globalement être utilisée pour promouvoir les droits de l'Homme et, à cet égard, il faudrait mettre fin à l'application des lois anti-terroristes à l'encontre des peuples autochtones d'Equateur", a insisté la FIDH dans son courrier également adressé à la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, aux ambassadeurs des 28 Etats membres de l'UE à Bruxelles et aux parlementaires européens.

    Après deux ans de suspension, le gouvernement équatorien a repris dimanche à Bruxelles des négociations commerciales avec l'UE, qui a déjà signé avec la Colombie et le Pérou des traités de libre-échange, un modèle dont ne veut cependant pas entendre parler le dirigeant socialiste, Rafael Correa.

    L'une des "lignes rouges" fixées par Quito réside dans les dépenses publiques, un secteur auquel l'Etat équatorien consacre chaque année au moins 5 milliards de dollars en faveur des petites et moyennes entreprises. En cas d'échec des négociations avec l'UE, M. Correa a précisé que le gouvernement devrait adopter des mécanismes d'aide à certains secteurs, comme celui de la banane dont l'Equateur est le plus grand exportateur au monde.

     


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  • Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, James Anaya, a exhorté lundi le gouvernement du Kenya à garantir que les droits du peuple autochtone Sengwer soient pleinement respectés. Les Sengwer vivent depuis des siècles dans la forêt d'Embobut dans l'ouest du pays, mais sont actuellement menacés d'expulsion.

    « Les peuples autochtones ne doivent pas être expulsés de force de leurs terres ou territoires. Aucune réinstallation ne peut avoir lieu sans le consentement libre et en connaissance de cause des peuples autochtones concernés et sans un accord sur une compensation équitable et juste, avec si possible le droit de retour », a rappelé M. Anaya dans un communiqué de presse.

    Depuis plusieurs siècles, le peuple autochtone Sengwer, également connu sous le nom de Cherangany, vivent dans la forêt d'Embobut dans les collines de Cherangani dans la vallée du Rift. Ils vivent principalement de chasse et de cueillette.

    Selon des informations, les forces de police se préparent à investir la zone pour expulser les Sengwer sur l'ordre du gouvernement, qui souhaite effectuer des projets de conservation des ressources forestières et de l'eau. Depuis les années 1970, les autorités kenyanes ont tenté à plusieurs reprises d'expulser et réinstaller les Sengwer.

    « Toute réinstallation des Sengwer de leurs terres ancestrales doit être fondée sur un accord avec des consultations au préalable et avec des conditions qui garantissent le respect de leurs droits », a souligné l'expert indépendant de l'ONU.


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  • Femmes-oiseaux (Jéromine PASTEUR )

    2012    288 p.  20 €

       Éloïse, une photographe française mariée à un architecte argentin de Buenos Aires, rejoint le Pérou pour vivre quelques mois avec un groupe d'Indiens d'Amazonie établis au coeur d'une forêt d'altitude. Mais elle va devoir partager le destin d'une communauté en lutte pour sa survie, et apprendre à affronter ses propres démons.
      La région, envahie de trafiquants, vient d'entrer dans un cycle de violence infernale. Des guérilleros du Sentier lumineux, traqués par les forces gouvernementales, recrutent de force les Indiens de la Grande Forêt, incendient leur terre et saccagent les missions qui leur offraient jusqu'alors asile. Le clan dans lequel séjourne Éloïse n'a d'autre choix que de gagner l'autre versant de la cordillère, empruntant à travers les montagnes une route périlleuse dont personne n'a conservé la mémoire. Pourchassés par des senderos affamés, leur exode prend l'allure d'une odyssée mythique. Éloïse, la Viracocha, la Blanche, y rencontre son propre destin, entourée de femmes qui l'initient et la protègent. Et c'est au fil de cette épreuve que la jeune photographe, blessée par un amour perdu, deviendra une femme-oiseau, celle capable de lire le sens de la vie et d'en prodiguer les clartés autour d'elle.
      Un grand roman d'initiation, porté par le souffle poétique et la sincérité d'un auteur pour qui la seule a en 1954, Jéromine Pasteur navigue depuis plus de trente ans d'un océan à l'autre. Exploratrice et aventurière engagée, elle retourne chaque année vivre plusieurs mois au coeur de la forêt amazonienne, où elle retrouve les Ashaninkas, sa «seconde famille». Membre de la Société des explorateurs français et réalisatrice de films documentaires, auteur de plusieurs best-sellers dont Chaveta, l'arche d'or des Incas, et Ashaninkas, elle mène une lutte de chaque instant pour la défense et le respect de la planète. Et sur les rives de ma vie..., son autobiographie parue chez Arthaud en 2006, raconte ce parcours hors du comventure qui vaille est celle de l'être humain, appelé à se réconcilier avec lui-même et le monde qui l'entoure.
      Née en 1954, Jéromine Pasteur navigue depuis plus de trente ans d'un océan à l'autre. Exploratrice et aventurière engagée, elle retourne chaque année vivre plusieurs mois au coeur de la forêt amazonienne, où elle retrouve les Ashaninkas, sa «seconde famille». Membre de la Société des explorateurs français et réalisatrice de films documentaires, auteur de plusieurs best-sellers dont:
        -Chaveta, l'arche d'or des Incas, et
       -Ashaninkas,
     elle mène une lutte de chaque instant pour la défense et le respect de la planète.
       -Et sur les rives de ma vie..., son autobiographie parue chez Arthaud en 2006, raconte ce parcours hors ducommun.

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  • Une cour d'appel du Guatemala a confirmé l'annulation du procès contre l'ancien dictateur Efrain Rios Montt, qui avait été reconnu coupable de génocide en mai 2013, provoquant l'incertitude sur la date de tenue d'une nouvelle audience.

    Vendredi, la cour d'appel a jugé "irrecevables" deux recours introduits par le parquet et la partie civile demandant l'annulation d'une décision datant d'avril 2013, en plein milieu du procès, qui invalidait tout un pan de procédure, ayant par la suite débouché sur l'invalidation de tout le procès le 20 mai.

    L'ancien général Rios Montt avait été condamné à 80 ans de prison pour génocide et crimes contre l'humanité le 10 mai 2013, une première dans ce pays d'Amérique centrale ravagé par une longue guerre civile (1960-1996).

    Il avait été reconnu responsable de massacres ayant causé la mort de 1.771 indiens mayas de l'ethnie des Ixiles perpétrés sous son régime (1982-1983) par des militaires.

    Me Moisés Galindo, avocat de l'ancien dictateur âgé de 87 ans et placé aux arrêts domiciliaires, a déclaré à des médias locaux que cette décision de justice "renvoyait pratiquement à la situation prévalant en novembre 2011", c'est-à-dire au niveau de l'instruction.

    Selon lui, cette décision impose également de suspendre le nouveau procès contre son client, jusqu'à présent prévu pour le 5 janvier 2015.

    La justice ne s'est toutefois pas encore prononcé sur ce point.

    De son côté, Me Edgar Pérez, avocat des victimes de l'Association pour la justice et la réconciliation (AJR), a fait part à l'AFP de son intention de "faire appel" auprès de la Cour constitutionnelle, plus haute instance judiciaire du pays.

    La présidence de fait de M. Rios Montt a été l'une des périodes les plus meurtrières de la guerre civile au Guatemala, qui a fait, selon l'ONU, 200.000 morts et disparus entre 1960 et 1996.

    Sous son régime, l'armée avait appliqué une politique de la "terre brûlée" contre les peuples autochtones, soupçonnés de soutenir la guérilla de gauche.


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  • Les neuf communautés de la nation Innue se sont rencontrées lundi à Uashat pour procéder à la signature d'une déclaration de renforcement de l'unité de la nation. Les chefs se sont aussi engagés à tenir un sommet de la nation Innue ce printemps.

    «Je suis l'instigateur de la rencontre. J'ai envoyé une lettre aux autres chefs cet été. Je les ai relancés en novembre, afin de discuter du renforcement de la nation Innue», a affirmé le chef de Uashat Mak Mani-Utenam, Mike Mckenzie en entrevue avec Le Nord- Est. «La nation Innue a la volonté de s'unir. C'est une déclaration historique. La dernière fois qu'il y a eu une déclaration commune, c'est en 1994, je crois», a mentionné le chef de la communauté partageant son territoire avec la ville de Sept-Îles.

    Tous les chefs affirment, dans leur déclaration, «leur objectif de travailler ensemble au développement d'une gouvernance innue, en vue d'atteindre la reconnaissance de la nation et l'autonomie de ses membres». Un comité de travail a été mis sur pied, afin de préparer un sommet de la nation Innu qui réunira toutes les communautés le printemps prochain. Il sera entre autres question de chevauchement territorial, de ressources naturelles, d'éducation et de culture.

    Discuter de nation à nation

    «Est-ce que c'est possible de parler d'une seule voix? Nous, on se considère comme un gouvernement. Dans Le Nord pour tous, on est considéré comme un partenaire. On veut parler de nation à nation», a déclaré le chef Mckenzie. «Là on dépose des mémoires, mais ça ne donne pas les résultats escomptés. Nous aussi on rêve à se gouverner nous même», a ajouté Mike Mckenzie.

    Le projet d'unité a fait partie des sujets de discussion lors de la visite à Uashat du Chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Shawn Atleo, en novembre. «Il est très content de notre démarche. Il était emballé», a mentionné M. Mckenzie.

    Un drapeau national? Présentement, chacune des neuf communautés innues à son drapeau à elle. Le chef Mike Mckenzie a cependant confirmé que la création d'un seul drapeau pour l'ensemble de la nation est dans les plans. Rien de concret n'a été fait sur cette question pour l'instant.

    Contenu de la déclaration

    La déclaration affirme que «les membres de la nation Innu partagent une culture, un mode de vie et une langue qui forment la base de leur identité», les membres «possèdent le titre aborigène et des droits ancestraux liés à leur occupation continue du territoire qui dure depuis des millénaires» et les signataires «ont la volonté de s'unir et de travailler ensemble au développement de la gouvernance innue, en vue d'atteindre la reconnaissance et l'autonomie des membres».

    Il est aussi indiqué que «les politiques et les lois des gouvernements fédéral et provincial ne reconnaissent pas les titres, droits et institutions innus» et que les membres «ont le droit à l'autodétermination, droit reconnu par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones».

    La nation Innu est formée de neuf communautés, soit Uashat Mak Mani- Utenam, Pessamit, Nutashkuan, Eknuanitshit, Mashteuiatsh, Essipit, Pakua Shipi, Unamen Shipu et Matimekush-Lac-John. Elle représente près de 20 000 Innus. Le territoire de la nation, le Nitassinan, couvre un vaste territoire touchant la Côte-Nord, le Lac- Saint-Jean et le Labrador.


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  • Le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Shawn A-in-chut Atleo et la Chef régionale de l'APN pour la Colombie-Britannique, Jody Wilson-Raybould, se sont prononcés sur le rapport de la Commission d'examen conjoint du projet d'oléoduc Northern Gateway du groupe Enbridge paru aujourd'hui, qui recommande au gouvernement fédéral d'approuver le projet, sous réserve de 209 conditions.

    « Les recommandations formulées aujourd'hui par la Commission d'examen conjoint poseront un sérieux problème à nombre de Premières Nations, surtout à celles qui ont déclaré, clairement et sans équivoque, leur opposition à ce projet, a dit le Chef national, M. Atleo. Le fait que le rapport pose 209 conditions indique de réels problèmes dans le plan existant, qui pourraient avoir des répercussions graves et durables pour nos collectivités et nos territoires traditionnels. Nous rappelons instamment au gouvernement fédéral que les Premières Nations possèdent sur leurs terres et territoires traditionnels des droits et titres inhérents uniques que toute décision quant à ce projet doit respecter, reconnaître et prendre en considération absolument et totalement. Récemment, le rapport Eyford préconisait l'engagement véritable avec les Premières Nations, et la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones affirme qu'aucune mise en valeur ne peut avoir lieu sans le consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause des Premières Nations. Nous devons établir des dialogues et des structures qui respectent pleinement les droits et intérêts des Premières Nations. C'est là la voie de la réconciliation, où chacun trouve son compte et où sont maintenus les droits et nos obligations inhérentes collectives de protéger les terres, les eaux et l'environnement. »

    Le rapport publié aujourd'hui présente en détail les recommandations formulées à l'intention du gouvernement fédéral par la Commission d'examen conjoint du projet d'oléoduc Northern Gateway du groupe Enbridge. L'oléoduc proposé transporterait 525 000 barils de pétrole par jour sur une distance de 1 177 km, du Nord de l'Alberta jusqu'à la côte du Pacifique, en traversant les terres et territoires traditionnels de nombreuses Premières Nations.

    La Chef régionale de l'APN pour la Colombie-Britannique, Jody Wilson-Raybould, a déclaré : « La tension et les inquiétudes montent aujourd'hui au sein de nos Nations ainsi que, du reste, chez de nombreux Canadiens, avec la publication du rapport de la Commission d'examen conjoint. Les Premières Nations possèdent des droits de propriété et autres le long du tracé projeté de l'oléoduc, et le Canada doit traiter directement avec les détenteurs de ces droits. La façon dont le Canada répondra, tant à court qu'à long terme, aux recommandations du rapport de la Commission, et particulièrement à celles ayant trait aux droits ancestraux, aura des répercussions profondes sur ses relations avec les peuples autochtones, l'avenir de ce projet et la mise en valeur des ressources naturelles en général. À la lumière des constatations de la Commission d'examen conjoint, et dans le prolongement des recommandations constructives du rapport Eyford paru récemment, nous pressons instamment le gouvernement du Canada de mettre en œuvre un cadre adéquat englobant toutes les structures de l'administration, et de donner la preuve de sa volonté d'engagement direct avec nos Nations quant au projet Northern Gateway et aux autres initiatives de mise en valeur des ressources sur nos territoires traditionnels. »

    Le gouvernement fédéral dispose de 180 jours pour répondre au rapport de la Commission d'examen conjoint.

    L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada. Suivez l'APN sur Twitter : @AFN_Comms, @AFN_Updates.

    SOURCE Assemblée des Premières Nations


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  • Aujourd'hui, l'honorable Bernard Valcourt, ministre des Affaires autochtones et du développement du Nord canadien, a annoncé qu'une première partie de la Loi sur les foyers familiaux situés dans les réserves et les droits ou intérêts matrimoniaux, adoptée par le gouvernement Harper, est entrée en vigueur plus tôt cette semaine. La Loi, qui vise à faire en sorte que les femmes, les enfants et les familles qui vivent dans les réserves des Premières Nations jouissent des mêmes droits matrimoniaux que les personnes résidant hors réserve, a obtenu la sanction royale le 19 juin 2013 et est entrée en vigueur le 16 décembre 2013.

    « Grâce à cette importante loi, notre gouvernement s'assure que les familles qui vivent dans les réserves bénéficient des mêmes droits et protections que les autres Canadiens, plus particulièrement, les femmes et les enfants, qui en seront les principaux bénéficiaires, a déclaré le ministre Valcourt. Cette Loi encouragera les Premières Nations à promulguer et à appliquer leurs propres lois en matière de biens immobiliers matrimoniaux, et ce, dans le respect de leur culture et de leurs traditions. »

    Pour aider les collectivités des Premières Nations à mettre en œuvre la Loi, on a créé le Centre d'excellence en matière de biens immobiliers matrimoniaux, un organisme indépendant du gouvernement du Canada. Hébergé par l'Association nationale des gestionnaires des terres autochtones (ANGTA), ce centre de ressources aide les Premières Nations à comprendre et à appliquer la nouvelle Loi en guidant celles qui optent pour élaborer leurs propres lois en matière de biens immobiliers matrimoniaux. À cet égard, le Centre d'excellence fournit de l'information sur les droits et protections dont peuvent se prévaloir les particuliers et les familles qui vivent dans les réserves, effectue des recherches sur les mécanismes de règlement extrajudiciaire des conflits ainsi que sur les règles fédérales provisoires.

    « L'ANGTA est honorée d'héberger le Centre d'excellence en matière de biens immobiliers matrimoniaux, a indiqué Gino Clement, président de l'ANGTA. Nous sommes conscients que toute transition vers une nouvelle loi apporte son lot de défis.

    L'ANGTA et le Centre d'excellence sont heureux d'aider les Premières Nations à poursuivre leur précieuse tradition d'entraide, que ce soit les uns les autres ou entre familles. Nous sommes déterminés à guider et à soutenir les Premières Nations qui décideront de rédiger leurs propres lois en matière de biens immobiliers matrimoniaux ainsi qu'à aider les gens à comprendre les règles fédérales provisoires. »

    « Nous sommes heureux de l'annonce du gouvernement du Canada. Il nous tarde de travailler avec le Centre d'excellence sur l'importante question des biens immobiliers matrimoniaux, a souligné Jeffrey Cyr, directeur général de l'Association nationale des centres d'amitié. Grâce au programme New Journeys, l'Association et ses centres offrent actuellement des services d'aide à la transition aux Autochtones qui quittent leur réserve. Par le biais de son nouveau mandat, les services offerts par l'ANGTA viendront compléter nos services. »

    Comme on l'a annoncé en juin 2013, la Loi garantit les droits relatifs aux foyers familiaux dans les réserves, y compris les droits ou intérêts matrimoniaux. Ces protections s'appliquent aux personnes qui vivent dans une réserve pendant une relation, en cas de rupture et en cas de décès d'un époux ou d'un conjoint de fait.

    Comme la Loi est maintenant en vigueur, un juge pourra rendre une ordonnance de protection d'urgence et exiger le retrait d'un partenaire violent du foyer familial. De plus, la Loi autorise les tribunaux à appliquer les lois en matière de biens immobiliers matrimoniaux adaptées à la culture et aux traditions qu'adopteront les Premières Nations.

    « Je suis très heureuse de constater que le projet de loi S-2, Loi sur les foyers familiaux situés dans les réserves et les droits ou intérêts matrimoniaux, est maintenant en vigueur, a mentionné Betty Ann Lavallée, chef nationale du Congrès des peuples autochtones, CD (retraitée). Enfin, nous avons une loi qui protège les femmes et les familles et qui leur donne accès aux mêmes droits matrimoniaux que celles vivant hors réserve. Nous félicitons le ministre Valcourt pour cette importante réalisation et nous lui offrons notre appui continu pendant la mise en œuvre de la Loi. »

    L'annonce d'aujourd'hui souligne l'entrée en vigueur de la première partie de la Loi sur les foyers familiaux situés dans les réserves et les droits ou intérêts matrimoniaux. Cette partie de la Loi prévoit un mécanisme accordant aux Premières Nations le pouvoir d'adopter des lois sur les biens immobiliers matrimoniaux dans les réserves. À partir de maintenant, les collectivités des Premières Nations peuvent donc adopter et appliquer leurs propres lois en matière de biens immobiliers matrimoniaux, lois qui respectent leur culture et leurs traditions. Dans 12 mois, soit le 16 décembre 2014, la deuxième partie de la Loi commencera à s'appliquer, et les règles fédérales provisoires combleront le vide législatif dans les collectivités des Premières Nations qui n'ont pas encore élaboré de lois en matière de biens immobiliers matrimoniaux.

    Le gouvernement du Canada donne suite à son engagement de combler le vide législatif de longue date qui nuit à de nombreuses familles et collectivités depuis trop longtemps déjà. En prenant des mesures pour mettre en œuvre la Loi, notre gouvernement assure une répartition équitable des biens immobiliers matrimoniaux dans les réserves. Le gouvernement du Canada demeure résolu à mieux protéger les droits des Autochtones.

    Autres liens d'intérêt :

    Foire aux questions : Centre d'excellence en matière de biens immobiliers matrimoniaux

    Document d'information : Loi sur les foyers familiaux situés dans les réserves et les droits ou intérêts matrimoniaux

    Exemples : Biens immobiliers matrimoniaux dans les réserves

    Ce communiqué peut également être consulté dans Internet à l'adresse www.aadnc.gc.ca.

    SOURCE Affaires autochtones et Développement du Nord Canada


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  • France Libertés soutient neuf projets de terrain qui agissent pour le droit à l'eau et à l'assainissement des populations autochtones.

    Depuis sa création, France Libertés soutient les luttes des peuples opprimés, des minorités non représentées et de ceux qui n'ont pas voix au chapitre pour la défense de leur droit à l'autodétermination. Les populations autochtones sont gravement menacées par le système dominant destructeur de leurs ressources naturelles, leurs cultures et leurs modes de vie traditionnels. C'est pourquoi le respect des droits des populations autochtones est au coeur des projets sélectionnés par France Libertés.

    Ces projets portent plus précisément sur l'accès à l'eau et à l'assainissement des populations autochtones. L'eau est une ressource naturelle primordiale pour eux puisqu'elle est au fondement même de leur subsistance, mais aussi au coeur de leurs spiritualités, de leurs traditions et de leurs institutions. France Libertés se positionne clairement contre la vision purement marchande de cette ressource vitale et la considère comme un bien commun du vivant. Ces projets vont dans le sens d'une gestion participative, démocratique, publique et durable de l'eau. Symbole du partage, l'eau est vitale pour tous, riche ou pauvre.

    Pourquoi ces projets sont-ils indispensables ? L'exploitation, voire le pillage des ressources naturelles, ou la réalisation de grands projets (barrages, autoroutes...) menacent l'effectivité du droit à l'eau et à l'assainissement des populations autochtones. Cela entraîne la pollution croissante et la raréfaction de l'eau. Leur subsistance mais aussi leur identité et leur mode de vie traditionnel sont donc mis en péril.

    C'est pourquoi France Libertés appuie le travail des acteurs oeuvrant à la promotion et à la défense du droit d'accès à l'eau et à l'assainissement des populations autochtones et de la préservation et de la gestion démocratique et durable de l'eau, bien commun de l'humanité.

    France Libertés veut apprendre de ces projets. Il s'agit de sortir enrichi des visions particulières des peuples autochtones sur l'eau qui se traduisent en des modèles de gestion alternatifs par rapport à la vision marchande et aux types de gestion prônées au niveau mondial. Il s'agira de « faire savoir, rassembler autour de nos réflexions le plus d'intelligences et d'ingéniosités possibles, témoigner sous toutes ses formes » afin d'amener à repenser les paradigmes capitalistes dominants.

    Quels sont ces neuf projets sélectionnés ?

    France Libertés a choisi de financer des micro-projets d'une durée de 6 mois à 1 an et orientés vers la sensibilisation, l'information, le renforcement de capacités, le plaidoyer ou encore la mise en place ou le renforcement de systèmes de gestion, de gouvernance ou de préservation. Ce type de projet souffre bien souvent d'un manque de visibilité et d'intérêt de la part des bailleurs de fonds. Il s'agit donc pour France Libertés de donner l'opportunité aux associations porteuses de ce genre de projets de les voir concrétisés et valorisés.


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  • Dans un rapport publié aujourd'hui, la Chambre de commerce du Canada met en lumière plusieurs initiatives en cours très fructueuses pour accroître la participation des Autochtones à la population active du pays.

    « Les entreprises canadiennes reconnaissent que les peuples autochtones sont essentiels à la compétitivité future du pays, a déclaré Perrin Beatty, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada. Nous souhaitons que les cas exemplaires présentés aujourd'hui deviennent la norme, et ne constituent plus l'exception. »

    En 2013, les membres de la Chambre ont pointé la participation des Autochtones à la population active du pays comme un enjeu prioritaire pour pallier la pénurie de compétences. Le rapport présente la façon dont les entreprises canadiennes ayant à cœur les questions suivantes ont créé des situations avantageuses pour tous dans les collectivités du pays :

    * favoriser le maintien des enfants autochtones à l'école;

    * assurer une transition réussie des étudiants autochtones du secondaire aux études ou à la formation postsecondaire;

    * veiller à ce que les programmes d'éducation et de formation visent le long terme;

    * s'intéresser aux résultats plutôt qu'à la paperasserie.

    Le Canada — à savoir ses gouvernements, sa population et ses entreprises — a les moyens de laisser derrière lui les échecs et les déceptions touchant la participation des peuples autochtones à la société et à l'économie.

    Dans son rapport, la Chambre montre bien que, lorsque la volonté et les besoins y sont, il est possible de réussir et de créer des bienfaits pour toutes les parties touchées. Syncrude Canada, Rio Tinto et Suncor Énergie ne représentent que quelques exemples d'entreprises ayant réussi à travailler avec les peuples autochtones et à investir avec eux dans les collectivités où elles mènent leurs activités. « Nous espérons que ces exemples seront considérés comme des modes d'emploi à suivre pour le gouvernement fédéral et les entreprises pour accroître nos succès et réduire les frustrations », a conclu Beatty.

    La Chambre de commerce du Canada est le lien essentiel entre les entreprises et le gouvernement du Canada. Forte d'un réseau de plus de 450 chambres de commerce, qui représentent quelque 200 000 entreprises de toutes les tailles, de tous les secteurs de l'économie et de toutes les régions, elle contribue à déterminer une politique générale et à influer sur les décisions au profit des entreprises, des collectivités et des familles du Canada. Pour des nouvelles et de l'information, visitez Chamber.ca ou suivez-nous sur Twitter@CdnChamberofCom.

    SOURCE Chambre de Commerce du Canada


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  • Le Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, James Anaya, a fustigé vendredi "les conséquences dévastatrices" pour les communautés indigènes de l'Amazonie péruvienne de l'exploitation pétrolière dans cette région.

    De retour d'une tournée de cinq jours dans la région de Loreto (nord), M. Anaya a estimé lors d'une conférence de presse à Lima que "la pollution provoquée par l'industrie pétrolière au cours des quatre dernières décennies dans les bassins d'au moins quatre fleuves amazoniens" a provoqué "une situation critique qui doit être traitée en urgence".

    Evoquant "un profond malaise au sein des communautés autochtones", le rapporteur a estimé que "les peuples indigènes du Pérou ont subi les conséquences dévastatrices des projets d'extraction dans leurs territoires".

    Durant sa visite dans les régions des bassins des fleuves Corrientes, Pastaza, Marañón et Tigre, M. Anaya a indiqué avoir "constaté les graves problèmes environnementaux" causés par l'activité pétrolière qui a "pollué les cours d'eau, le sol et les sources d'alimentation" et affecte la santé des communautés autochtones.

    Cette visite intervient alors que fin novembre une amende de 7,2 millions de dollars a été infligée à la compagnie pétrolière argentine Pluspetrol pour la contamination et la disparition de la lagune Shanshococha dans cette région de la forêt amazonienne après y avoir réalisé notamment des activités de drainage.

    Le nord amazonien est l'un des principaux bassins d'hydrocarbures du Pérou.

    Le rapporteur a indiqué qu'il compte rédiger un rapport détaillé pour l'ONU et pour le gouvernement péruvien sur les conditions dans lesquelles vivent les communautés indigènes de l'Amazonie péruvienne, en particulier celles vivant à proximité des zones d'exploitation des compagnies pétrolières.


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  • L'assemblée spéciale des Chefs de l'Assemblée des Premières Nations (APN) s'est conclue aujourd'hui à Gatineau (Québec) par des orientations et une stratégie sur les priorités auxquelles les Premières Nations doivent absolument donner suite, notamment la consolidation et l'éducation du peuple autochtone, l'élaboration d'une stratégie sur l'énergie pour les Premières Nations, la dynamisation des traités et des droits des Premières Nations, l'aboutissement des revendications générales sur le territoire, la mobilisation des jeunes ainsi que l'avènement de communautés des Premières Nations stables et sécuritaires.

    « Cette semaine, les leaders des quatre coins du pays ont réitéré sans relâche et à l'unanimité que l'assertion de la juridiction des Premières Nations, de leurs droits, de leurs titres et des traités inhérents constitue la voie à suivre si les Premières Nations veulent contrôler toutes les activités qui affectent leur vie, leurs terres et leurs citoyens, », a déclaré le Chef régional de l'APN pour la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador, Morley Googoo. « Parallèlement, les Premières Nations réaffirment leur détermination à prendre en main leur éducation, une question primordiale qui a surgi durant cette assemblée. Les Premières Nations ont confirmé par voie de résolution qu'elles ne tolèreraient pas moins qu'une approche en vertu de laquelle elles garderont la maîtrise d'une éducation qui valorise leurs langues et leurs cultures, assortie d'un financement stable, juste et durable. La proposition qu'avance actuellement le gouvernement fédéral est inacceptable et le moment est venu pour l'État de faire un pas en avant pour travailler avec nous à l'élaboration d'une solution qui aidera nos enfants et nos étudiants à réussir. Pour le bien de nos enfants, nous devons agir maintenant et nous devons faire ce qu'il convient immédiatement. »

    Près de mille délégués se sont réunis à Gatineau, au Québec, pour l'assemblée spéciale des Chefs de l'APN qui s'est déroulée cette semaine, du 10 au 12 décembre. Les Anciens, les jeunes, les leaders et les citoyens des Premières Nations se sont rassemblés afin de dialoguer et de forger une stratégie pour la nouvelle année. Entre-temps, le Chef national de l'APN, Shawn A-in-chut Atleo, se trouvait à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour y représenter les Premières Nations à l'occasion des cérémonies organisées à la mémoire de Madiba Nelson Mandela.

    « À la base même de leur travail, les Premières Nations réaffirment leurs droits et leurs titres, et passent à l'action », a déclaré le Chef régional de l'APN pour la Saskatchewan Perry Bellegarde. « Nous maintiendrons nos efforts pour structurer le travail un traité à la fois, puis insisterons auprès du gouvernement fédéral pour qu'il respecte l'honneur de la Couronne et applique les traités conformément à leur esprit et à leur intention. »

    Faisant allusion au décès de Madiba Nelson Mandela, la Chef régionale de l'APN pour la Colombie-Britannique, Jody Wilson-Raybould, a formulé ce commentaire : « La disparition d'un grand leader et visionnaire amorce certes une période de deuil, mais se veut aussi un moment d'introspection et de contemplation. La mort de Madiba est un moment important pour nous tous, au Canada. Les premiers ministres antérieurs reçoivent des éloges mérités parce qu'ils ont appuyé les efforts pour mettre fin à l'apartheid. Pourtant, en cet instant même, notre propre pays lutte toujours pour réconcilier la préexistence de nos peuples et Nations avec la prétendue souveraineté de la Couronne. Nous devons composer avec la réalité que la plupart de nos peuples ne se gouvernent pas eux-mêmes, mais subissent le joug d'autrui et sont tenus à l'écart du reste des Canadiens en vertu de la Loi sur les Indiens, instrument législatif que les artisans de l'Afrique du Sud coloniale eux-mêmes ont consulté quand ils ont érigé le carcan juridique de l'apartheid. Il faut accélérer le travail de réconciliation entamé au Canada. Comme beaucoup de Chefs en ont fait la réflexion cette semaine, la confiance s'effrite de plus en plus au sein des peuples autochtones, surtout à la lumière du développement des ressources envisagé et du projet de loi fédéral concernant l'éducation de nos enfants. Pour rebâtir cette confiance, le Canada doit, de son côté, s'engager à développer un vaste cadre de réconciliation fondé sur la reconnaissance, cadre qui guidera tous les ministères et favorisera un engagement significatif avec les Premières Nations. Pareil cadre fait actuellement défaut et il n'existe pas de mécanismes, ou très peu, autorisant le rapprochement, même s'il existe une volonté politique en ce sens. Il s'agit là d'un problème national qui nécessite qu'on s'y attarde entièrement et requiert l'engagement des plus hautes sphères gouvernementales. Au-delà des excuses offertes en 2008, au-delà de l'important travail de divulgation de la vérité et de guérison, la réconciliation signifie modifier les lois et reformuler les politiques. Les institutions politiques des Premières Nations doivent être légitimement reconnues et respectées. »

    Les délégués ont adopté des résolutions touchant plusieurs dossiers prioritaires. Celles-ci seront finalisées puis affichées sur le site www.afn.ca au cours des semaines à venir.

    L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières nations au Canada. Suivez l'APN sur Twitter @AFN_Comms, @AFN_Updates.

    SOURCE Assemblée des Premières Nations


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  • En cette journée internationale des Droits de l'Homme, France Libertés souhaite attirer votre attention sur le sort particulier des populations autochtones.

    Depuis plus de 25 ans, la Fondation oeuvre pour faire reconnaître et respecter les droits humains à travers le monde. Dès sa création, nous avons soutenu les luttes des peuples opprimés et des minorités non-représentées par les Etats. C'est ainsi que nous avons accompagné le combat contre l'apartheid en Afrique du Sud et en faveur des droits des minorités ethniques dans des régimes autoritaires (Kurdes, Touaregs, Quechuas, Karens, Tibétains...).

    Aujourd'hui, le programme « droit des peuples » de la Fondation est plus spécifiquement tourné sur la question des droits des peuples autochtones à disposer de leurs richesses naturelles et de choisir leur propre modèle de développement. Ainsi, nous donnons la priorité aux droits collectifs de ces populations : le droit à l'autodétermination, qui comprend le droit à déterminer son propre développement économique, social et culturel et le droit à disposer, préserver et valoriser leurs ressources naturelles, savoirs et modes de vie traditionnels qui y sont associés.

    Les peuples autochtones sont estimés à 400 millions de personnes réparties dans 77 pays sur les cinq continents. Un consensus politique, juridique et anthropologique s'est construit autour la définition des « peuples autochtones » : il s'agirait des « premiers arrivés », c'est-à-dire des descendants de « ceux qui étaient là avant d'autres ». Ils vivent sous la domination de structures étatiques qui leurs sont étrangères et sont considérés comme formant une minorité culturelle. Au regard de la société majoritaire, ces peuples vivent particulièrement en situation de pauvreté et subissent de nombreuses discriminations.

    La Déclaration sur les droits des peuples autochtones de 2007 leur reconnait des droits fondamentaux dont ils auraient toujours dû jouir, en tant que membres de la famille humaine. Elle admet également que les peuples autochtones ont subi des injustices historiques à cause, entre autres, de la colonisation et de la dépossession de leurs terres, territoires et ressources, ce qui les a empêchés d'exercer leurs droits humains fondamentaux.

    Les territoires des peuples autochtones recèlent plus de 60% des ressources minérales mondiales. De manière générale, les pays du Sud détiennent 80% des ressources naturelles de la planète, auxquelles sont directement associées les connaissances, les identités et les modes de vie des peuples autochtones.

    Les peuples autochtones et les communautés locales sont les gardiens de la biodiversité. Pourtant aujourd'hui, ils subissent de graves violations de leurs droits humains fondamentaux, à commencer par celui à la vie (eau, alimentation, santé), le droit à l'autodétermination et à la souveraineté sur leurs terres, leurs territoires et leurs ressources naturelles (accès, libre disposition, développement). De fait, l'exploitation, voire le pillage, des richesses et ressources naturelles par des tiers, entraîne une destruction massive de leur environnement, mettant gravement en danger leur identité et leurs modes de vie traditionnels.

    La démarche culturelle de ces peuples est souvent nourrie par plusieurs principes guidant leur vie en communauté : le profond respect de la « Terre Mère » ; la philosophie du « Bien Vivre » qui consiste en un mode de vie et de pensée en harmonie écologique et sociale avec le Vivant, au-delà de l'accumulation de richesses matérielles ou pécuniaires ; la prise de décision collective pour et par la communauté, et le respect des ancêtres et des descendants.

    C'est pour participer à la défense de la biodiversité biologique et culturelle de notre planète que la Fondation mène des actions pour renforcer les capacités locales des peuples autochtones à défendre leurs droits fondamentaux à disposer de leurs terres, leurs ressources et leurs savoirs, considérés comme des biens communs de l'humanité ; partager les visions du monde des peuples autochtones et des communautés locales afin remettre l'humanisme au coeur de nos sociétés ; et promouvoir un modèle alternatif de société, en harmonie avec les peuples, l'environnement, culturel et naturel et les générations futures.


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  • Le ministre des Affaires autochtones, Bernard Valcourt, tient à imposer sa réforme du système scolaire dans les réserves avant de parler de financement.

    Le ministre assure qu'il consulte suffisamment les Premières Nations pour cette réforme, et la manifestation qui a eu lieu sur la colline, mardi, n'ébranle pas son assurance.

    Quelques dizaines de manifestants ont tenté de raviver le mouvement "Idle No More", mardi, en prenant pour cause la réforme des écoles dans les communautés autochtones.

    Le ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien a publié un brouillon d'un projet de loi pour réformer le système scolaire. Or, cette ébauche ne fait pas l'affaire des Autochtones qui manifestaient mardi. Elle ne plaît pas non plus à l'Assemblée des Premières Nations.

    Le ministre Valcourt n'a pas semblé prendre très au sérieux les manifestants, pas assez nombreux, d'après lui.

    Son critique dans l'opposition néo-démocrate, Roméo Saganash, dit que ce n'est pas une question de nombre. Selon le député, même 10 000 personnes n'auraient pas été davantage écoutées par le gouvernement Harper.

    Chez les manifestants, on affirmait qu'une réforme faite sans consultation mènerait à la disparition des peuples autochtones.


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  • La Grande Séparation

    Hervé Juvin livre un essai flamboyant et engagé contre l'uniformisation du monde.

    Par Hervé Juvin Gallimard, coll. Le débat, 388 pages, 22,50 euros.

    Un plaidoyer passionné pour la diversité des sociétés humaines, menacée par la mondialisation qui uniformise les modes de vie - non seulement à travers les échanges commerciaux, l'information globalisée, les migrations ou le tourisme, mais aussi sous l'effet d'une idéologie bien-pensante prônant la convergence de tous les peuples vers le modèle politique et économique occidental. Pourtant, contrairement aux illusions européennes sur le « dépassement des nations », les particularismes - nationaux, régionaux, ethniques - s'affirment plus que jamais, entraînant le renforcement des frontières. On suit l'auteur dans cette charge, au style flamboyant, contre l'émergence de l'« homme hors-sol », séparé de sa propre histoire et de la nature. On est moins convaincu par le relativisme généralisé auquel elle semble aboutir, accordant une même légitimité morale à tous les modèles politiques ou familiaux, pourvu qu'ils soient sanctionnés par la tradition.

    Réappropriation : « Partout, des hommes luttent, combattent et meurent pour avoir leur monnaie, leurs frontières, et la liberté suprême de devenir ce qu'ils sont. (…) L'histoire du peuple d'Israël au cours de la seconde moitié du XXe siècle illustre cet espoir. (…) A sa manière, le printemps arabe, devenu printemps islamiste, l'illustre tout autant (…). La réinvention d'un monde islamique exprime la même réappropriation de leur histoire de la part de ceux qui ont vécu, à tort ou à raison, toute modernisation comme une occidentalisation, toute tentative de démocratisation comme une agression des Croisés. »

    Peuples disparus : « Les "peuples premiers" pouvaient encore faire rêver les grands coureurs du monde dans les années 1950, la plupart d'entre eux ont disparu (…), et les nouveaux Etats-nations agissent avec la brutalité nécessaire pour supprimer les moeurs, les usages et les codes qui semblent incompatibles avec le conformisme occidental et qui, plus encore, menaceraient leur image de pays émergents. »

    Individualisme : « Il n'y a plus "nous et les autres" (…) il n'y a que des je, que des moi, indéfiniment sommés de se trouver, de se construire, de s'affirmer (…). La diversité des existences individuelles à l'intérieur de chaque société supprime toute diversité entre elles. »

    Survie : « La diversité des sociétés humaines est la condition du maintien de la capacité d'évolution de l'espèce humaine, autrement dit de notre survie. »

    C'est l'hiver au calendrier de Guémené, en français «montagne blanche». Drôle de nom pour un village breton, sans doute. Dans les années 1960, les femmes y portaient encore la coiffe, et je sens toujours l'odeur de la corne brûlée sortant de la maison d'à côté, celle du maréchal-ferrant, qui ferrait à glace les chevaux de trait... Mais qui a vu pareil hiver ? La bruine arrose les champs de bon matin, et le soleil fait lever la brume de chaque sillon, quand je pars courir pour réveiller en moi ce qui y vit encore. Déjà décembre, les fumées montent droit des cheminées, je descends à petites foulées par la grand-place vers le pont du Don. Voici la maison où le connétable Du Guesclin aurait dormi, avant la bataille de Grand-Fougeray, et voici le pailler où c'était si bon de se cacher, des après-midi entières, avec l'ami Rémi et les filles de la rue de derrière l'église. Comment s'appelaient-elles, déjà ? Et qu'est devenue la belle blonde aux longues jambes, la fille du marchand de meubles, si chaude à treize ans et si prête pour l'amour ? Nous en étions si loin, pauvres garçons de son âge, si loin d'elle et si autres, comme nous le sommes restés ! Il n'y a plus d'église à cette place, transformée en parking. La piété locale et l'ardeur des missions l'ont démolie voici plus d'un siècle, pour ériger sur une autre place un monstre moderne et démesuré. Les paroissiens furent bien punis de leur sottise, ils ne trouvèrent jamais les moyens de finir leur église. Sa façade stupide est restée un demi-siècle fermée de planches disjointes et battue par les vents, faute de financement pour le clocher. Des subventions (venues d'où ?) permirent d'achever ce projet avorté voici vingt ans.
    C'est mon village, et c'est là que je reviens chercher ce qui ne sera jamais souvenir, mais revenir - ce qui retient un passé qui se dérobe. Qui parvient encore à conserver de tels souvenirs ? Modeste commerçante, ma grand-mère que la moisson de la Marne avait faite veuve à vingt ans, déjà grosse d'une petite fille qui ne connaîtrait jamais son père, chaque année tenait pour honneur de fleurir l'autel de la Vierge, et tous les cinq ans de le faire repeindre à ses frais. Qu'aurait-elle dit, à présent que l'église remplit à grand-peine ses premières travées, et encore, pour les grandes fêtes chômées seulement : Noël, Pâques et surtout la Toussaint - la Bretagne est la terre des morts, auxquels reste dû ce que l'on n'accorde plus aux dieux ? J'ai grandi dans le souvenir pieux de Du Guesclin qui bouta les Anglais de ce coin de Bretagne, depuis lors demeuré à la France. Qui le célébrerait aujourd'hui, en ces temps d'Europe proclamée «notre terré» ? Et les reposoirs du mois de mai, le mois de Marie, quand les pétales des jeunes fleurs jonchaient le sol sous les pas de la procession, et les files de barques sur le Don, ramant vers la vallée, et cette foi conciliante avec les êtres et avec le monde ? Je revois le curé Chevalier, levant les bras au ciel : «Que sait-on de la vie ?» Qu'en sait-on, en effet ? Ce monde était sans doute tout ce que vous voulez qu'il ait été, sévère, fermé, mais il donnait à chacun sa place, à chacun son histoire, et que faut-il de plus au bonheur des gens ordinaires, à notre bonheur ?

    Hervé Juvin y soulève une question dérangeante, celle de «l’écologie humaine». Un large accord existe désormais sur la nécessaire préservation de la biodiversité. Mais la diversité humaine ? La diversité des cultures ? Nous n’avons pas moins à nous préoccuper, plaide Hervé Juvin, de sauvegarder le trésor que représentent les différentes manières d’être homme, aujourd’hui laminées par la mondialisation, un développement économique aveugle et l’indifférenciation juridique. Il y faut plus qu'une politique attentive à maintenir les conditions de survie des cultures et des civilisations dans leur originalité. Il y faut une redécouverte du vrai sens de la politique.


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  • Le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Shawn A-in-chut Atleo, a commenté aujourd'hui le rapport Établir des relations, créer des partenariats préparé par Douglas R. Eyford et présenté au premier ministre du Canada. Ce rapport est axé sur les Premières Nations et l'exploitation des ressources énergétiques.

    « Le rapport de M. Eyford reflète quelques-uns des principaux points de vue et préoccupations des Premières Nations au sujet de l'exploitation des ressources énergétiques et de la mise en valeur des ressources, et il y répond par d'importantes recommandations », a déclaré le Chef national de l'APN, Shawn Atleo. « Comme nous l'avons déjà dit, pour assurer sa prospérité et celle des Premières Nations, le Canada doit reconnaître les droits des Premières Nations, soutenir les Premières Nations par le renforcement des capacités et l'accès aux capitaux, et s'engager dans un exercice de planification environnementale qui tienne compte du savoir et des principes traditionnels des Premières Nations; il doit aussi faciliter un processus décisionnel conjoint qui soit respectueux, inclusif et responsable. »

    D'ajouter le Chef national Atleo : « En réalité, le gouvernement fédéral et toutes les parties doivent comprendre que les Premières Nations ne sont pas qu'un groupe d'intérêts comme les autres dans ces travaux. Nous avons des droits et un titre garantis par la Constitution, et le gouvernement a l'obligation juridique de consulter et d'accommoder les Premières Nations d'une manière significative. Il y a trop longtemps que ces réalités sont négligées et qu'elles nous entravent tous. C'est le temps de passer à l'action. Les Premières Nations ne s'opposent pas au développement, mais pour qu'un projet aille de l'avant, il faut qu'il soit responsable et durable, que nous y participions, que nos droits soient respectés et qu'il y ait un engagement significatif, conforme aux principes du consentement libre, préalable et éclairé établis dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. »

    Le rapport contient des recommandations sur quatre thèmes généraux : Établir la confiance, Favoriser l'inclusion, Faire avancer la réconciliation et Prendre des mesures. Entre autres recommandations, le rapport encourage la mise sur pied d'un « groupe de travail tripartite sur l'énergie regroupant l'État et les Premières Nations », composé de représentants des gouvernements fédéral et provinciaux et des Premières Nations. Le rapport situe les travaux d'exploitation dans le contexte plus général de la réconciliation, en notant que cette activité ne doit pas être considérée séparément des mesures ciblant l'éducation, l'emploi, les revendications territoriales et les droits des Premières Nations.

    La Chef régionale de l'APN en Colombie-Britannique, Jody Wilson-Raybould, a déclaré : « Nous nous réjouissons que le rapport de M. Eyford ait été rendu public, car il présente une vision opportune du travail acharné qui nous attend afin d'assurer une véritable réconciliation entre nos Nations et l'État. Le Canada doit veiller à faire de nos Nations des partenaires à part entière dans la prise des décisions qui ont une incidence sur nos terres et nos ressources, y compris, dans la mesure où nos Nations appuient l'exploitation des ressources énergétiques, en les faisant bénéficier de cette exploitation d'une façon significative et substantielle. Cependant, pour les Premières Nations, l'exploitation des ressources n'est pas un but en soi; elle est plutôt un moyen d'atteindre un but. En conséquence, la recherche de l'appui des Premières Nations à l'exploitation des ressources ne saurait être dissociée des enjeux plus généraux de la réconciliation, soit le règlement de griefs de longue date, alors que nos Nations ont pour objectif d'assurer l'amélioration de la qualité de vie de nos peuples ainsi que la pratique et l'épanouissement de nos cultures. Compte tenu de l'ampleur des enjeux, non seulement pour nos peuples, mais pour tous les Canadiens, j'espère sincèrement que les recommandations de M. Eyford recevront l'attention sérieuse qu'elles méritent et que le premier ministre continuera d'assurer un haut niveau de supervision dans l'élaboration d'un nouveau cadre de réconciliation pour le Canada, qui aille au-delà des limites et des restrictions de l'actuelle "politique des revendications globales " du gouvernement fédéral. »

    Pour sa part, le Chef régional de l'APN en Alberta, Cameron Alexis, a déclaré : « J'accueille favorablement ce rapport, car ces enjeux nécessitent des mesures pour les régions de l'Alberta et de la Colombie-Britannique. J'ai été déçu que les premiers ministres Redford et Clark aient signé une entente sur les pipelines sans consulter les Premières Nations de nos deux régions. Je crois qu'il est grand temps que toutes les parties prenantes collaborent en vue de conclure enfin une entente conforme aux attentes des traités 6, 7 et 8. »

    Le 19 mars 2013, le gouvernement du Canada a nommé Douglas Eyford comme représentant fédéral spécial chargé de nouer le dialogue avec les communautés et les gouvernements des Premières Nations de la Colombie-Britannique et de l'Alberta sur la future mise en place d'infrastructures énergétiques.

    Le Chef national a déclaré : « L'APN fait pression depuis un certain temps pour que les autorités passent à l'action sur ces questions. Il importe que ce rapport contribue à forcer la prise de mesures immédiates sur ces enjeux fondamentaux. »

    L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada. Suivez l'APN sur Twitter : @AFN_Comms, @AFN_Updates.


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  • Profitant de son séjour dans le chef-lieu du département des Plateaux pour la célébration de la Journée internationale des personnes handicapées, la ministre des Affaires sociales, de l'Action humanitaire et de la Solidarité, a offert un don de médicaments et d'habits à cette catégorie de personnes.

    Les médicaments ont été réceptionnés par le directeur départemental de la Santé des Plateaux, le médecin-colonel Jean-Claude Mobousse, qui s'est félicité du don de la ministre à la faveur de la communauté autochtone. « Les populations autochtones sont une priorité dans nos interventions de santé communautaires. Nous allons faire de telle sorte que ces médicaments soient disponibles et accessibles aux populations concernées et prendre des dispositions pour que nous établissions les supports qui vont nous permettre de voir la traçabilité de l'utilisation de ces médicaments », a-t-il assuré, précisant que ces produits devraient combler les besoins de santé des populations autochtones de Djambala.

    Car l'accessibilité aux soins de santé pour les peuples autochtones est un processus encore compliqué, où de nombreuses barrières existent. « Dans nos plans d'action, nous prenons en compte cette population dans l'œuvre de soins de qualité. Actuellement, en partenariat avec l'Unicef, nous sommes dans un projet pour améliorer la santé de la population autochtone. Il est en cours depuis le mois d'août, mais nous venons d'élaborer un autre projet qui devrait couvrir les six prochains mois », a-t-il expliqué.

    La ministre Émilienne Raoul a, par ailleurs, remis des kits à 45 foyers de populations autochtones des sites Ngoulayo, Talangaï, centre-ville, Oyamfoula et Agounou. En effet, chaque foyer a reçu un pagne, un parapluie, un foulard, un ensemble pour enfant, un tee-shirt, un pantalon et une casquette pour enfant. La ministre a également visité le site de Djambala-Village, situé dans le quartier Ngoulayo, où elle avait, en août dernier, remis des matériaux de construction (tôles, pointes et autres) à son chef pour l'érection d'une maison semi-durable. Au terme de cette visite, elle a pu agréablement constater que la maison accueillait déjà des personnes.


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  • La confiance et la réconciliation doivent s'établir entre les gouvernements et les peuples autochtones, au moment où le Canada veut accroître ses exportations énergétiques par le biais d'importants projets d'oléoducs dans les provinces de l'Ouest, indique un nouveau rapport fédéral.

    La plupart des communautés autochtones de la Colombie-Britannique et de l'Alberta sont bien conscientes de la valeur et des avantages économiques qu'offre le développement du secteur de l'énergie, mais elles veulent que cela se fasse dans le respect de l'environnement et de leurs droits, conclut le rapport publié jeudi par l'avocat vancouvérois Doug Eyford.

    Les entreprises ont bien compris la nécessité de travailler en collaboration avec les peuples autochtones, mais le gouvernement fédéral doit répondre à leurs préoccupations au-delà des projets spécifiques, affirme-t-il dans le rapport.

    Me Eyford, qui a été nommé par le gouvernement fédéral pour entendre les préoccupations des communautés autochtones relativement aux projets d'oléoducs dans les provinces de l'Ouest, a formulé plusieurs recommandations. Il suggère notamment au gouvernement fédéral d'entamer un dialogue "de principe" avec les peuples autochtones au sujet de la mise en valeur des ressources naturelles.

    Plusieurs projets énergétiques d'envergure sont à l'étude en Colombie-Britannique, notamment le projet d'oléoduc Northern Gateway et une proposition de la société Kinder Morgan en vue de tripler la capacité actuelle de son oléoduc Trans Mountain, qui achemine du pétrole albertain vers les ports de la Colombie-Britannique pour l'exportation.

    "Mon opinion _ et la recommandation que j'ai faite _ est qu'il s'agit d'une occasion pour les gouvernements de s'engager soit dans des consultations formelles, soit autrement en construisant des liens avec les communautés autochtones à l'extérieur des processus de consultations", a déclaré l'avocat après la publication de son rapport.

    "Il est clair, toutefois, que des progrès surviendront seulement si les droits constitutionnels des Canadiens autochtones sont pris en compte dans les projets de développement", a ajouté M. Eyford, qui est aussi le négociateur en chef du gouvernement fédéral pour les revendications territoriales globales des peuples autochtones.

    Le rapport recommande également que les dirigeants autochtones élaborent des plans stratégiques pour les aider à tirer avantage de la création d'emplois et des occasions d'affaires que représentent les projets énergétiques.

    Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Joe Oliver, a souligné que M. Eyford avait écouté les communautés autochtones et rapporté ce qu'il avait entendu dans son rapport et ses recommandations.

    "Nous écouterons nous aussi ce qu'ils disent à travers le rapport. L'objectif de la nomination de M. Eyford par le premier ministre était justement de faire progresser notre réflexion et d'établir une relation constructive."


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