Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Déforestation illégale

   Repérés par satellite, des fermiers sont accusés de déforestation illégale  
Maison d'Indiens ayoreo isolés au milieu d'une route en construction. Les Indiens l'ont abandonnée quelques heures auparavant, en entendant les bulldozers approcher.
Maison d'Indiens ayoreo isolés au milieu d'une route en construction. Les Indiens l'ont abandonnée quelques heures auparavant, en entendant les bulldozers approcher.
© Survival

Les éleveurs brésiliens, dont le défrichage sauvage du territoire d’Indiens isolés du Paraguay avait été repéré par satellite, ont été accusés de déforestation illégale.

Cette accusation a été portée après la diffusion par Survival International d’images satellite montrant 4 000 hectares de déforestation illégale dans une parcelle appartenant aux compagnies BBB S.A et River Plate.

Cette région située au nord du Paraguay abrite les Indiens isolés ayoreo qui dépendent entièrement de la forêt pour leur survie.

Des membres du groupe qui avaient été forcés de sortir de la forêt il y a quelques années luttent pour obtenir un titre foncier sur leur terre ancestrale, seul moyen de protéger leurs parents isolés.

Déforestation illégale (encerclée), octobre-décembre 2010. La plupart des forêts environnantes ont été illégalement abattues depuis.
Déforestation illégale (encerclée), octobre-décembre 2010. La plupart des forêts environnantes ont été illégalement abattues depuis.
© GAT/ Survival
 
 
Déforestation illégale (encerclée), octobre-décembre 2010. La plupart des forêts environnantes ont été illégalement abattues depuis.
© GAT/ Survival

Bien que ces dernières années les images satellite aient rendu la déforestation sauvage de plus en plus difficile, les Ayoreo continuent d’être menacés par l’industrie de viande bovine qui a déjà accaparé une grande partie de leur territoire.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ’C’est une nouvelle importante et la démonstration irréfutable du pouvoir des nouvelles technologies. L’opinion publique internationale est plus que jamais avertie de la détresse des Ayoreo et les rôles ont tendance à s’inverser. Bientôt ce seront les compagnies qui ne sauront plus où se cacher’.

  
Appel au boycott touristique d’un ‘parc à safari humain’  

 

Survival International appelle les touristes à boycotter la grande route principale des îles Andaman, en Inde – une voie illégale qui traverse le territoire de la tribu menacée des Jarawa.

Cette route est non seulement illégale – la Cour suprême indienne a ordonné sa fermeture en 2002 – mais est aussi extrêmement dangereuse pour la tribu des Jarawa qui ne sont que 365.

Les chasseurs-cueilleurs jarawa ne sont en contact pacifique avec le monde extérieur que depuis 1998 et par conséquent les touristes risquent de leur transmettre des maladies contre lesquelles ils n’ont qu’une très faible immunité. Une épidémie pourrait emporter la tribu entière.

Des milliers de touristes, indiens ou étrangers, empruntent cette route chaque mois. Les lois supposées protéger les Jarawa sont enfreintes quotidiennement, de sorte que la réserve jarawa est devenue le théâtre de véritables safaris humains.

Une femme jarawa revient de la cueillette.
Une femme jarawa revient de la cueillette.
© Survival

Les tour-opérateurs et les chauffeurs de taxi ‘attirent’ les Jarawa avec des biscuits ou des sucreries. Un touriste a relaté ainsi son expédition : ‘La visite de la réserve s’est déroulée comme un safari, comme si nous étions en plein cœur d’une dense forêt tropicale à la recherche d’animaux sauvages, des Jarawa pour être exact’.

Les enfants de la tribu sont plus particulièrement exposés aux dangers que représentent les touristes qui leur lancent des sucreries depuis leurs véhicules. Plusieurs jeunes jarawa ont été accidentés en se jetant sur les ‘cadeaux’ des touristes et l’un d’eux a même perdu la main.

L’organisation régionale andamane SEARCH, qui soutient les droits des Jarawa, s’est associée à cette campagne de boycott.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a declaré : “Nous appelons aujourd’hui les touristes à boycotter la route andamane que l’administration locale maintient ouverte, entravant une décision de la Cour suprême indienne qui date de 9 ans. Les touristes continuent d’affluer dans la réserve malgré la réglementation, exposant les Jarawa à des dangers mortels et les traitant comme des animaux dans un zoo. Si la situation ne s’améliore pas, nous appellerons au boycott général du tourisme dans les îles Andaman’.

Note aux rédactions :

Les îles Andaman, célèbres pour leurs plages paradisiaques, sont devenues une destination touristique de plus en plus courue.

Suite au succès de la campagne menée l’an dernier par Survival, plusieurs tour-opérateurs ont décidé de cesser de promouvoir des circuits touristiques dans la réserve jarawa. Cependant, des chauffeurs de taxi indépendants et des compagnies touristiques peu scrupuleuses continuent de considérer le territoire ancestral des Jarawa comme un parc à safari.

En 2009, Survival avait lancé une campagne contre le complexe hôtelier controversé de Barefoot Resort qui était installé à la limite de la réserve jarawa. Le complexe a dû fermer en attendant la décision de la Cour suprême indienne.

Des rebelles armés colombiens ont intercepté un navire hôpital utilisé comme centre de soins d’urgence pour les Indiens nukak du sud de l’Amazonie colombienne.

Les Nukak figurent parmi les 35 groupes indiens menacés d’extinction imminente recensés dans le cadre d’une campagne lancée par les Nations-Unies le mois dernier.

L’ONIC, l’organisation nationale des Indiens de Colombie, à qui appartient le navire, a rapporté que trois guérilleros des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) n’ont laissé que vingt minutes au personnel soignant pour quitter le navire en abandonnant tout son matériel médical.

Cette attaque est catastrophique pour les Indiens nukak qui n’ont généralement pas ou peu accès aux soins de santé.

Les Indiens nukak sont nomades et se déplacent régulièrement dans la forêt malgré les dangers que représentent les insurgés de la guérilla. Mais certains d’entre eux se sont réfugiés dans des campements aux périphéries des villes, terrifiés à l’idée de retourner dans leur forêt occupée.

Les FARC et d’autres groupes armés ont pris le contrôle de cette région où la culture clandestine de la coca pour la production de cocaïne est largement répandue.

Mère nukak et son enfant ayant fui la guerre civile colombienne pour s'installer dans une ville proche.
Mère nukak et son enfant ayant fui la guerre civile colombienne pour s'installer dans une ville proche.

Tous les efforts du gouvernement pour protéger la région ont été infructueux. En juin dernier, l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime a publié un rapport révélant que la production illicite de coca était en forte progression dans les réserves indigènes.

‘Sans l’avoir cherché ni accepté, nous (les Indiens) sommes immergés dans la guerre que se livrent les narcotrafiquants’ a déploré le président de l’ONIC, Luis Andrade.

Peu après l’attaque, l’ONIC a déclaré : ‘L’action des FARC fait accroître les risques de disparition ou de mort pour les Nukak… la victimisation des Indiens qui se trouvent au cœur du conflit et la violation de leurs droits ne font qu’aggraver leur situation en les exposant au danger imminent de disparition physique et culturelle’.

‘Cette dernière attaque rend la situation des Nukak encore plus critique. Les Indiens de cette région ont été pendant trop longtemps les victimes des tirs croisés des rebelles, des trafiquants et des forces gouvernementales et ne seront protégés que lorsque le gouvernement colombien en aura repris le contrôle’.

 

Victime collatérale des FARC, le peuple indien des Nukaks Makus a été déplacé de la jungle et fait désormais partie des 65 peuples colombiens menacés d'extinction.

 

   L'Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC) tire la sonnette d'alarme. Les Nukas Makus font partie des 65 peuples colombiens (sur 102) qui sont menacés d'extinction. Dans l'indifférence générale, ce peuple et d'autres, sont les victimes collatérales des groupes paramilitaires qui livrent une guerre sans merci au service des trafiquants de drogue du pays. 

 (Suite)
Meurtres, menaces de mort, manque d’assistance sanitaire et éducative, retards dans la régularisation des terres, exploitation des ressources naturelles : tel est le cadre des violences auxquelles sont soumises les populations indigènes du Brésil selon le Rapport du Conseil Missionnaire des Indigènes (CIMI) qui a été présenté hier au siège de la Conférence épiscopale du Brésil (CNBB). Chaque année, le CIMI recueille des informations relatives aux violences contre les personnes et le patrimoine indigène, aux violations des droits de l’homme, aux menaces contre les communautés indigènes et contre les peuples isolés. Les rédacteurs du Rapport constatent malheureusement que la situation relative aux violences contre ces populations continue à être ce qu’elle était par le passé lorsque des milliers d’indigènes furent décimés, quand elle n’a pas empirée.
Selon les informations parvenues à l’Agence Fides, au cours de la présentation du Rapport 2010, l’anthropologue Lucia Rangel, qui a assuré la coordination des travaux, a souligné un certain nombre de données significatives concernant l’année dernière : 60 indigènes y ont été tués (il s’agit d’un chiffre qui se répète pour la troisième année consécutive), 152 autres ont été menacés de mort, 15 ont fait l’objet d’actes de racisme et de discriminations ethnico culturelles et 27 ont fait l’objet de tentatives de meurtre. Par ailleurs, ont été enregistrés 33 cas d’invasions et d’exploitation illégale des ressources naturelles présentes sur les terres indigènes et de dommages contre le patrimoine ainsi que 49 cas de retards ou d’omissions de régularisation des terres. Toujours en 2010, 92 enfants de moins de 5 ans sont morts du fait de la carence d’assistance sanitaire alors qu’ils avaient été 15 en 2009.
Selon la coordinatrice du Rapport 2010, « les violences contre les populations indigènes existent. On ne leur accorde pas beaucoup d’importance et c’est pourquoi elles finissent par se diluer. Il est évident que la violence est un fait et notre objectif est de le dénoncer et d’informer les autorités ».

Le Secrétaire général du CIMI, S. Exc. Mgr Leonardo Ulrich Steiner, Evêque de la Prélature de Sao Félix, dans l’Etat du Mata Grosso, qui a participé à la présentation du Rapport, a mis en évidence l’importance de l’engagement de l’Eglise en faveur des populations indigènes : « Nos frères indigènes méritent tout notre respect et notre admiration. Ils représentent les peuples originaires de ces terres. C’est nous qui sommes les « envahisseurs » et non pas eux. Je viens du Mato Grosso et il est inadmissible que les indigènes soient écartés ou exclus de notre société comme cela est le cas aujourd’hui. C’est pourquoi nous lutterons et nous appuierons toujours le CIMI et la cause indigène dans ce pays ».

La sensibilisation à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ayant cru, nous, peuples autochtones, avons œuvré pour la mise en œuvre de ce document dans toutes les institutions, politiques et programmes qui peuvent potentiellement nous impacter. Afin de pouvoir aborder à la racine l'exclusion à laquelle les peuples autochtones sont confrontés, nous avons constamment lutté pour le droit à la participation pleine et effective aux mécanismes qui nous affectent. Il est difficile de faire progresser cette lutte, car nous devons nous familiariser avec un langage et un environnement culturel totalement étrangers à nos processus de participation et de prise de décisions. Cela nous détourne de notre priorité, la violation incessante de nos droits et ressources au niveau communautaire.

Et pourtant les liens sont présents : des exploitants forestiers illégaux pénétrant avec désinvolture sur nos terres aux autorités locales qui rendent compte de ces faits de façon erronée ou n’agissent en aucune façon, aux politiques nationales qui renforcent cette culture, en passant par les marchés mondiaux qui demandent continuellement des ressources sans comprendre quel est leur véritable prix. Les projets environnementaux et de développement peuvent avoir le même impact, lorsque ce qui se passe aux échelons les plus bas de l'échelle qui mène du niveau local au niveau mondial n’est pas connu.

Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) est le plus important bailleur de fonds des projets environnementaux. À l’exception du Programme de microfinancements, ces fonds sont déboursés principalement à travers des institutions partenaires, notamment les organes des Nations Unies, des banques internationales et régionales, et des gouvernements. Le FEM sert également de mécanisme financier pour quatre conventions environnementales.

Les mesures de sauvegarde proposées par le FEM constituent par conséquent une occasion de relayer nos inquiétudes et nos pensées sur ce qui doit être fait, afin de s’assurer que les projets visant à améliorer l’environnement atteignent véritablement cet objectif, en respectant en même temps les engagements internationaux en faveur des droits. Une série de mesures de sauvegarde solides peut tracer les grandes lignes des attentes relatives à ce qui doit être accompli pour garantir un résultat effectif, et a le potentiel de modeler la façon dont les responsables de projets interagissent avec les communautés affectées par les projets FEM.  

De telles mesures de sauvegarde peuvent être réalisées grâce à notre participation collective et généreuse à l'examen de ces mesures. Ceci est possible à travers des propositions spécifiques d'amendement ou de suppression de texte dans le projet, l'analyse ou la révision d'une section, des réflexions sur les principes généraux qui devraient être appliqués ou encore à travers le partage d’expériences avec les projets FEM dans nos communautés.

On sait la relation étroite des peuples indigènes avec leur terre, une terre généralement considérée comme une mère. Une terre avec laquelle ils font quasiment corps. Plus que nourricière, elle est étroitement liée aux traditions, aux croyances, à la culture de chaque peuple. Protéger les terres indigènes est donc important.

Au Brésil, la protection - la démarcation - des Terres Indigènes fait l'objet d'une législation particulière. Une fois acquise, la démarcation accorde aux communautés indigènes l'usufruit exclusif des richesses du sol, des rivières et des lacs. Le territoire est déclaré propriété de l'Union.

C'est l'article 231 de la Constitution brésilienne de 1988 qui fait obligation au gouvernement de protéger les terres occupées traditionnellement par les indiens. Les constituants avaient donné un délai de cinq ans au gouvernement pour protéger toutes les TI du pays. Dix-huit ans après l'échéance du délai (octobre 1993), il reste encore des TI à démarquer.

La procédure de démarcation est fixée actuellement par le décret présidentiel No 1'775/96 du 8 janvier 1996. Le processus, qui relève de la compétence de la Fondation Nationale de l'Indien - FUNAI, comporte plusieurs étapes.

Une étude d'identification est confiée à un anthropologue assisté d'un groupe technique spécialisé chargé de réaliser des études de nature ethnologique, historique, juridique, cartographique et environnementale. Un rapport circonstancié doit être présenté dans un délai déterminé. Il doit être approuvé par le président de la FUNAI qui doit en publier un résumé dans le Journal Officiel de l'Union et celui de l'État correspondant.

À compter de la publication du rapport au Journal officiel, tout intéressé (personne privée, État ou Municipalité) a 90 jours pour en contester le contenu, ou en montrer - preuve(s) à l'appui - les défauts, les erreurs. Une indemnisation est prévue pour les non-indiens présents sur la TI et qui y ont, de bonne foi, réalisé des investissements. La FUNAI a 60 jours pour élaborer un rapport sur ces contestations et acheminer la procédure au Ministre de la Justice.

Ce dernier dispose de 30 jours pour, soit publier l'arrêté déclarant les limites de la TI et en ordonner la démarcation physique, ou prescrire des mesures à être réalisées dans les 90 jours, ou encore, désapprouver l'identification.

La FUNAI est chargée de la démarcation physique, notamment par la pose de panneaux d'interdiction d'entrer sur les voies d'accès à la TI. L'Institut National de Colonisation et de la Réforme agraire - INCRA est chargé de la réinstallation, hors de la TI, des non - indiens qui s'y trouvaient.

La proposition de démarcation est soumise au Président de la république qui promulguera un décret d'homologation publié au Journal officiel. Dans les 30 jours, la TI démarquée et homologuée est enregistrée par les services du cadastre comme propriété de l'Union.

La démarcation, par Lula en avril 2005, de la TI Raposa Serra do Sol (une TI de 17'474 km2 située dans l'État de Roraima) a fait l'objet de recours devant le Tribunal Suprême Fédéral - STJ. Celui-ci a rendu sa sentence le 19 mars 2009. Il a reconnu la validité de la démarcation d'un seul tenant de cette TI alors que les opposants auraient voulu une démarcation en plusieurs "îles". Le STJ a assorti son jugement de dix-neuf conditions à respecter pour les démarcations futures. Certaines rendent celles-ci plus difficiles.

Faire reconnaître le droit des communautés indigènes sur les terres qu'elles occupent ne va pas toujours de soi. Souvent c'est le résultat d'un long rapport de forces qui peut durer des années. Par exemple, la démarcation de la Terre indigène Yanomami* a été obtenue après une trentaine d'années d'efforts. Il en est allé de même pour la Terre Indigène Raposa Serra do Sol dont il est question ci-dessus.

Des indigènes ont payé de leur vie leur engagement pour la reconnaissance de leurs droits territoriaux.

La superficie du Brésil est de 8,5 millions de km2. Les 674** Terres Indigènes du pays couvrent 1,1 million de km2, soit près de 13% du territoire national. La majorité (409*) des TI sont situées en Amazonie légale*** soit un peu plus de 26% du territoire amazonien et 98,6% de la surface de toutes les TI du pays.

Depuis 1985, 399 Terres Indigènes ont été homologuées. Le président José Sarney (avril 85 - mars 90) en a homologué 67 d'une surface totale de 143'704 km2. À eux deux, les présidents Fernando Collor et Itamar Franco (mars 90 - décembre 94) en ont homologué 97 (dont la TI Yanomami en 1992), d'une surface totale de 318'376 km2. Fernando Henrique Cardoso (janvier 95 - décembre 2002) en a homologué 145, d'une surface totale de 412'269 km2. Luiz Inácio Lula da Silva (janvier 2003 - décembre 2010) en a homologué 87, d'une surface totale de 187'857 km2. Depuis son entrée en fonction en janvier 2011, Dilma Roussef en a démarqué trois en avril dernier. Elles ont une surface totale 218 km2.

La démarcation, pour importante qu'elle soit, n'est pas suffisante pour assurer la pleine protection des Terres Indigènes et des peuples qu'elles abritent. Il faut empêcher les envahisseurs (exploitants agricoles ou forestiers, orpailleurs) d'y pénétrer et d'y exercer une activité. Il faut aussi y organiser le service de santé et la scolarisation différenciée des jeunes. Parfois, il est nécessaire d'aider les communautés à garantir leur propre subsistance. Les organisations indigènes et les autorités traditionnelles ont un rôle essentiel à jouer pour faire des Terres Indigènes des lieux où il fait bon vivre.

( Bernard Comoli)

 (Suite)

Les peuples autochtones dont les pygmées connus sous le nom de Batwa appellent  les institutions politiques à lutter contre la marginalisation dont ils sont victimes. Ils l’ont exprimé mardi 23 août dans un document produit à Kananga au terme d’une assemblée générale de deux jours.

Ces travaux ont réuni une centaine de délégués venus de Dekese, Dibelenge, Mweka, Ilebo et Luiza. Ils étaient organisés par l’ONG Communauté paysanne pour le développement intégral  du Kasaï-Occidental (Copadiko).

Pascal Dibondo,  point focal de la Copadiko revient sur l’objectif de l’assemblée et les revendications de ces peuples :  

«Faire une évaluation à travers la problématique selon laquelle les peuples autochtones sont objet de marginalisation de la part de leurs frères avec lesquels ils vivent, notamment les bantous et les exploitants forestiers et miniers. Donc, ceux-ci les délocalisent de leurs terres ancestrales. Nous avons par  exemple le cas du territoire de Dekese où les Batwa qu’on appelle les Bankutshu sont refoulés par les Bantous appelés les Ndengese dans le parc de la Salonga »

Pascal Dibondo cite également l’exemple du territoire de Dimbelenge dans le village de Mangolu où les Batwa de Yeye sont chassés par les Babindji-Ba-Nkusu de leurs terres natales.

Les pygmées veulent  que l’assemblée provinciale les reconnaisse officiellement par voie d’édits.

De même,  le ministère provincial de l’Intérieur  doit prendre des mesures sécuritaires qui garantissent leur vie  des pygmées ainsi que la jouissance de leurs ressources naturelles, soutient le point focal de Copadiko.

Un commerce  international croissant illicite de la viande et d'autres parties de mammifères sauvages, des oiseaux et des reptiles entraîne une perte  importante de la biodiversité, mettant en péril la subsistance des communautés à travers le monde, et déstabilise les fragiles écosystèmes de forêts tropicales, indique un communiqué du secrétariat de la Convention de la biodiversité(CBD), basée à Montréal au Canada , parvenu, mercredi, à l’ACP.

 

Selon la source, le commerce intérieur de viande de brousse   se développe  de plus en plus entre les zones rurales et les marchés urbains, principalement pour la nourriture. Ce qui  conduit au  résultat dénommé «syndrome de  forêt  vide »,  menaçant ainsi  la sécurité alimentaire, en particulier, en Afrique centrale.  Pour endiguer la perte de la faune forestière une action coordonnée s’impose entre les acteurs internationaux travaillant  dans les secteurs des forêts et de la gestion de la faune, de la conservation de la biodiversité,  de la réglementation du commerce de la faune, de l’application de la loi et de la santé, a conclu une réunion d'experts sur le commerce du gibier.

Dans le bassin du Congo,  note à titre d’exemple le document,  la démographie croissante et le commerce des  communautés rurales vers les zones urbaines, aggravé par l'absence de  la filière  de   viande domestique importante, sont les principales causes des niveaux insoutenables de la chasse. Si la consommation de viande de brousse, pouvait être remplacée par la viande de bœuf produite localement, il n’y a pas par conséquent, d'alternative à rendre l'utilisation de la faune pour alimentation plus durable.  Environ 55 experts de 43 gouvernements et organismes des Nations Unies, des ONG nationales et internationales et des organisations communautaires autochtones et locales, qui ont participé à la réunion tenue à Nairobi du 7  au 10 Juin 2011, se sont dits inquiets  quant aux approches classiques et  aux efforts internationaux, si  la tendance croissante actuelle n’est pas inversée. Ils ont recommandé à  la communauté internationale, aux  communautés, aux gouvernements nationaux concernés et  aux acteurs-clés de mettre en œuvre la gestion faunique communautaire et d’autres approches de gestion d'autres animaux telles que celle du gibier d'élevage et le tourisme  cynégétique. Ils ont également recommandé d’augmenter la collecte des «mini-élevages» (les animaux sauvages  élevés dans de petites exploitations agricoles) et de  soutenir la cueillette durable des produits forestiers non ligneux, tels que l'apiculture, les chenilles, les champignons.

La réunion a également reconnu la nécessité de clarifier et de définir la propriété foncière et les droits d'accès à la terre, d'améliorer le suivi de la viande de brousse, de la cueillette et du commerce et d’améliorer l’application de la loi relative à la viande de brousse. Plus   la chasse de la faune tropicale et subtropicale compromet  tant les moyens de subsistance des communautés locales  que les populations autochtones, plus la stabilité à long terme des services des écosystèmes forestiers, leur utilisation économique, la production de bois et le stockage du carbone en pâtiront.

En effet, 75  % des espèces d'arbres tropicaux dépendent de la dispersion des graines  par les animaux.

Beaucoup d'espèces d’arbres  ne seront plus capables de se reproduire avec leurs disséminateurs de graines   au cas où l'extinction locale de ces espèces se poursuivait inexorablement.
Des défenseurs des droits humains venus de plusieurs pays d'Afrique du Centre et de l'Est se réunissent depuis lundi  22 août à Brazzaville pour discuter de la question des peuples autochtones. 

Au centre du séminaire est placée la loi congolaise sur la protection et la promotion des droits des populations autochtones.

En ouvrant les travaux, le vice-président de la commission africaine des droits de l'homme et des peuples, Mumba Malila, a appelé les participants à ce forum à mener un plaidoyer auprès de leurs gouvernements respectifs, en vue de les inciter à promouvoir et protéger les droits des populations autochtones, à l'instar du Congo.

Pendant les travaux, plusieurs experts du groupe de travail sur les populations autochtones en Afrique vont délivrer des communications sur divers thèmes : "les critères d'identification des populations autochtones en Afrique ; les principaux défis auxquels ils sont confrontés en Afrique centrale et de l'Est ; la reconnaissance de certains droits des populations autochtones au niveau international", etc.

Réagissant sur la question, le coordonnateur résident du système des Nations unies au Congo, Lamin Manneh, a indiqué que " protéger les droits des populations autochtones est à la fois une question d'éthique et une exigence de responsabilité collective".

On estime à environ 370 millions le nombre d'autochtones vivant dans plus de 70 pays du monde. Ils figurent souvent parmi les groupes les plus vulnérables et les plus défavorisés et représentent 15% des pauvres au monde

 
Nous sommes une instance de coordination des organisations indigènes des Andes, constituée le 17 juillet 2006 lors du Congrès Constitutif réalisé dans la ville de Cusco au Pérou. Elle est composée de :
  ECUARUNARI, Confédération des Peuples de Nationalité Kichwa en Équateur : Constituée en juin 1972 avec l’objectif de favoriser, au sein de la population indigène, la prise de conscience afin de réussir une reprise sociale, économique et politique. Elle est composée de quatorze peuples kichwas et compte treize organisations régionales. www.ecuarunari.org
  CONAMAQ, Conseil National d’Ayllus (communauté familiale) et Markas (communauté) du Qullasuyu (province Tawantinsuyu de l’empire Inca. La Bolivie pour les quechuas et les aymaras) en Bolivie : Constituée le 22 mars 1997, par des aymaras et des quechuas. Elle est l’expression organique du gouvernement originaire, qui représente les nationalités indigènes originaires. Il couvre la territorialité de cinq départements (Oruro, La Paz, Cochabamba, Chuquisaca et Potosí).
  CONACAMI, Confédération Nationale des Communautés du Pérou Affectées par les Mines : Constituée le 22 octobre 1999. Elle représente 1650 communautés paysannes et indigènes andines de 18 régions. Son objectif est le respect du droit à la vie, au territoire, aux ressources naturelles, à la consultation et à l’autodétermination des peuples. www.conacami.org
ONIC, Organisation Nationale Indigène de Colombie : Créée en 1982. Elle développe les principes d’Unité, du Territoire, de la Culture et de l’Autonomie. Elle aide au renforcement de l’exercice des droits collectifs ; elle contribue à la construction d’une société démocratique, juste et équitable, et stimule la solidarité avec d’autres secteurs exclus. www.onic.org.co

CITEM, Coordination des Identités Territoriales Mapuches (Chili): Constituée en 2002. Composée par 21 organisations locales et régionales. Elle travaille autour d’objectifs et de tâches concrets, sur le plan territorial, national et international qui contribuent à la reconstruction d’un projet politique national mapuche. www.identidadlafkenche.cl.   ONPIA, Organisation des Nations et des Peuples Indigènes d’Argentine : Créée le 11 octobre 2003, elle regroupe un million et demi de personnes faisant partie de quinze peuples précolombiens. Ses principaux objectifs sont de promouvoir l’autodétermination des nations originaires et d’exiger le respect de leurs droits individuels et collectifs. www.onpia.org.ar  (Suite)
A l'occasion de la célébration de la journée internationale des peuples autochtones, deux chercheurs congolais ont présenté le patrimoine musical des peuples autochtones de la RDC. Il s'agit des pygmées de Kiri, Bikoro et Mambasa, respectivement des provinces de Bandundu, Equateur et Province Oriental. C'était hier mardi 9 août 2011 à l'Espace Américain (American Corner Kinshasa) situé dans l'enceinte de l'Université Protestante au Congo (UPC).

Les professeurs ethnomusicologues congolais Albert Lisala et Joseph Djamba,  qui ont partagé leur expérience sur les peuples autochtones de la RDC  pendant 9 mois, affirment que la musique occupe une place de choix chez ces derniers. Ils ont balancé à ce sujet un documentaire de 10 minutes présentant le patrimoine musical dans les territoires des peuples autochtones où ils ont été. Par la suite, les deux chercheurs ont parlé des aspects ethnomusicologiques  de la musique pygmée. Pour eux, l'élément fondamental de cette musique, c'est la polyphonie car les pygmées produisent une musique authentique.

Par ailleurs, les deux professeurs signalent que partout où ils sont passés, les pygmées sont marginalisés. Il s'agit des twa à Kiri et Bikoro dans le Bandundu et l'Equateur ainsi que les bambute  à Mambasa dans la Province-orientale. Il y a une nette séparation, selon eux, entre les bantous et les pygmées.

La deuxième partie de l'activité des deux chercheurs était consacrée  à l'exposition des photos des peuples autochtones. Ce sont des clichés qui montrent des pygmées répartis en trois catégories. Une photo montre une habitation d'un pygmée à  130 km de Mambasa. Ce dernier fait partie des peuples autochtones qui sont hostiles et isolés des bantous.

D'autres photos montrent  la femme danseuse mbute à Mambasa, un danseur twa à Kiri, ...

Comme l'activité s'est déroulé à l'espace américain, quelques photos  des indiens d'Amérique ont été exposées.
   Cyber@ction 428 :Non à Belo Monte ! 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   

 

   
 
Le monde entier se mobilise pour faire barrage à la mort programmée du cœur de la forêt amazonienne.
 samedi 20 août 2011· 15:00 - 18:00  
 
 Parvis des droits de l'Homme, place du Trocadéro, Paris
 
   
Soutenue par France Libertés, Survival France, la Fondation pour la Nature et l'Homme et l'ONG américaine Amazon Watch, une manifestation se tiendra le samedi 20 août 2011 de 15h à 18h sur le parvis des Droits de l'Homme (Trocadéro) à Paris. Soyez nombreux à venir demander l'abandon définitif du projet Belo Monte, la suspension de tout autre projet de barrage en Amazonie allant à l'encontre du respect des droits des peuples autochtones et de la biodiversité et la recherche d'une alternative énergétique non destructrice pour l'environnement.
 
 
L’enjeu est planétaire, comme l’explique le célèbre Chef kayapo Raoni, dans une pétition destinée à l’opinion internationale (http://raoni.fr/signature-petition-1.php) et signée par les plus grands tribuns indigènes du Brésil. Ceux-ci multiplient les manifestations depuis quatre ans, depuis que le projet Belo Monte, pourtant annulé en 1989 après une bataille féroce, a été ressorti des cartons. Prévu pour être le troisième plus grand complexe de barrages au monde, Belo Monte ouvrira une gigantesque brèche dans laquelle s’engouffreront bien d’autres projets similaires (16 de même envergure, ainsi que 120 autres, plus modestes, pointent déjà le bout de leur nez).Selon les nombreuses études d'organismes indépendants, ce méga-barrage aurait un impact écologique dramatique sur l'environnement, une analyse confortée par le constat des destructions irréversibles causées de façon systématique par les méga-barrages déjà opérationnels aux quatre coins du globe. Cette fois, c'est le cœur de la forêt amazonienne (communément surnommée "poumon de la Terre") qui est directement menacé. Cette immense zone indigène, à cheval sur les états du Pará et du Mato Grosso, est pourtant légalement protégée.
 
 
Les gouvernements successifs des présidents Lula Da Silva et Dilma Rousseff ont de ce fait délibérément bafoué à plusieurs reprises la Constitution brésilienne et la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations Unies, qui affirment notamment que tout projet ayant un impact sur des territoires indigènes doit s'établir en concertation avec la population y vivant. Alors que des solutions alternatives utilisant les énergies renouvelables existent et que son efficacité est mise à mal, le projet Belo Monte est censé apporter la preuve, aux yeux du reste du monde, du rayonnement économique et de l'autonomie énergétique du Brésil, pays hôte de la Coupe du monde de football en 2014 et des JO en 2016. Ces échéances expliquent l'accélération des procédures légales de validation, étalées généralement sur de très longues années. Ainsi le projet Belo Monte a-t-il été définitivement entériné par l’Institut brésilien de l’Environnement (IBAMA) le 1er juin 2011.
 
 
Il y a deux ans vous aviez été près de 11000 à participer à la cyber @ction pour demander l'abandon du projethttp://www.cyberacteurs.org/archives/archive.php?id=265
 
 
Nous vous proposons de vous joindre à la mobilisation internationale du 20 aout.
 
merci de votre mobilisation à leur côté

Pour de nombreux militants écologistes, l’arrivée au pouvoir de la gauche à Brasilia, en 2003, devait changer la donne en Amazonie. Deux ans après l’élection triomphale de l’ex-métallo Lula, la mort de la missionnaire américaine Dorothy Stang dans l’État du Para devait être le vestige d’un passé sur le point de changer : le Parti des travailleurs, désormais au pouvoir, prenait au sérieux la cause verte. 

Il avait d’ailleurs compté dans ses rangs le leader des écologistes amazoniens, Chico Mendes, assassiné en 1988.

Des promesses aux désillusions

Mais une série de meurtres fin mai a mis en lumière les promesses non tenues par l’alternance : en quelques jours, trois militants ont perdu la vie, tués pour leur engagement. Le mardi 24, José Claudio Ribeiro da Silva et Maria do Espirito Santo da Silva, membres de l’ONG fondée par Chico Mendes, tombaient dans une embuscade dans l’État du Para. 

Selon Ataginaldo Matos, responsable de cette ONG, le couple recevait des menaces de mort depuis 2008, après avoir commencé à dénoncer les déboisements clandestins de la forêt amazonienne pour la production de charbon et la création de pâturages.

Vendredi 27, Adelino Ramos, qui luttait également contre les bûcherons clandestins, était à son tour assassiné, à l’autre bout de l’Amazonie cette fois, dans l’État du Rondonia, frontalier de la Bolivie. 

Un cycle de violence qui ne s’achevait que le lendemain, là où il avait commencé, dans le Para : les assassins étaient de retour, pour éliminer un agriculteur qui aurait vu les tueurs de José Claudio Ribeiro da Silva et Maria do Espirito Santo da Silva.

La violence, fléau de la forêt amazonienne

Ces crimes rappellent que la violence reste un fléau de la forêt amazonienne et que le développement du Brésil n’est pas synonyme d’apaisement. Selon les données compilées par la Commission pastorale de la terre (CPT), créée en 1975 par l’Église catholique pour venir en aide aux travailleurs ruraux, les conflits liés à la terre coûtent la vie chaque année à une trentaine de personnes dans le pays. 

Des violences qui ne sont pas toutes préméditées, pouvant éclater à l’occasion, par exemple, d’invasion de propriétés par des paysans sans terre. Mais des actes visent aussi régulièrement des militants ciblés : « Depuis 2000, nous avons enregistré des menaces de mort contre 1 855 personnes, explique la CPT. De celles-ci, 42 personnes ont été assassinées, et 30 autres ont souffert de tentatives d’assassinat. »

Les autorités déterminées à punir les coupables

Face à la recrudescence de la violence fin mai, les autorités ont réaffirmé leur détermination à punir les coupables, via « une enquête fédérale rigoureuse », et à protéger les innocents. 

« Le gouvernement, en collaboration avec les autorités de chaque État amazonien, va apporter une protection spéciale aux personnes les plus menacées », a assuré le secrétaire général du ministère de la justice, Luiz Paulo Barreto, après avoir reçu de la CPT une liste de 125 agriculteurs écologistes ayant déjà fait l’objet d’agressions. 

Le 29 avril 2010, la CPT avait remis au ministre ses rapports annuels rédigés depuis 1985. Parmi ces documents figurait une liste de personnes dans le viseur des tueurs, dont José Claudio Ribeiro da Silva, Maria do Espirito Santo da Silva et Adelino Ramos.

Le coordonnateur du Réseau national des populations autochtones du Congo (RENAPAC), Parfait Dihoukamba a plaidé vendredi à Brazzaville, pour la participation de son institution à la conférence de Goya, de Rio+20 et sa représentation lors des sommets mondiaux sur les questions autochtones aux Nations Unies, en vue de permettre l' épanouissement de cette communauté dont il est issue. 

M. Dihoukanda a fait ce plaidoyer au cours d'une conférence- débat sur les peuples autochtones placée sous le thème "L'Art autochtone : célébrer les Contes et les Cultures qui forment leur futur" avec pour objectif de relever le défi de la mise en oeuvre de la loi N°05-2011 du 25 février 2011 portant promotion et protection des droits des peuples autochtones du Congo qui devrait susciter une attention particulière aux droits de ces derniers aussi bien sur le pan éducatif que sanitaire.

"La question des peuples autochtones est une thématique transversale d'intérêt général et une priorité pour le gouvernement comme pour les Nations Unies. Il s'agit d'un véritable défi pour notre temps, car aucune catégorie de la population ne doit être marginalisée ou discriminée dans le monde", a-t-il martelé.

"Nous populations autochtones sommes victimes des injustices et des discriminations pour des raisons culturelles, historiques qui nous ont privées pendant longtemps nos droits, notamment nos droits à la citoyenneté, l'éducation, au développement économique, à la santé, au travail, à la justice équitable, à l'équité du Genre, à la terre, aux ressources environnementales, etc.", a-t-il relevé.

Cette conférence a été organisée en prélude des activités liées à la célébration de la Journée internationale des Peuples autochtones, qui auront lieu le 9 août ptochain à Mbomo, dans le département de la Cuvette-Ouest (Nord Congo).

 

La communauté innue d'Uashat-Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, s'inquiète des intentions d'une compagnie minière de Vancouver qui a des visées sur un important gisement de fer à la frontière de Terre-Neuve-et-Labrador.

Elle rappelle qu'en vertu de ses droits de trappe reconnus par les gouvernements sur ce territoire, l'entreprise Cap-Ex Ventures se doit de développer le potentiel minier de la Fosse du Labrador, près de Sherferville, dans le respect des droits des peuples autochtones.

Afin de faire entendre leur voix dans ce dossier, les Uashaunnaut ont l'intention d'effectuer une visite surprise du site d'exploration très prochainement afin de demander à l'entreprise de cesser ses activités d'explorations. Ils en profiteront pour constater si des dégâts ont été causés à l'environnement qu'ils veulent préserver.

En entrevue, le porte-parole du conseil de bande dans ce dossier, Armand MacKenzie, a dit espérer que le gouverment de Terre-Neuve-et-Labrador retirera le permis d'exploration qu'il a accordé à la minière.

Il a précisé que même si les autochtones concernés par ce dossier résident principalement au Québec, c'est le gouvernement terre-neuvien qui a octroyé le permis d'exploration à l'entreprise et qui a juridiction dans ce dossier.

La communauté innue estime que l'attitude de l'entreprise de Vancouver porte ombrage à toutes les autres compagnies minières qui souhaitent développer le potentiel minier de cette région dans le respect de l'environnement, de la population et des valeurs des Premières Nations.

Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) s'est joint, en juillet dernier à Genève, à l’initiative de partenariat global Nations Unies-peuples autochtones (UNIPP), qui vise à faciliter la mise en œuvre par des actions concrètes des normes internationales sur les peuples autochtones, notamment la déclaration des Nations Unies sur les droits de ces peuples.  Le partenariat dispose d’un fonds fiduciaire qui doit être alimenté par des bailleurs de fonds, pour soutenir les interventions en faveur des peuples autochtones dans les domaines du renforcement institutionnel et législatif, l’accès à la propriété, à la terre, à l’éducation et à la santé. Une attention particulière sera accordée aux femmes, aux jeunes et aux enfants.

Le représentant de l’UNFPA en République du Congo, David Lawson, s’est félicité de la mise en œuvre effective de ce partenariat. «L’UNFPA prend une part active à la défense des droits des femmes autochtones et pour leur accès à la santé de la reproduction. Il est essentiel qu’outre les engagements financiers du Gouvernement pour la protection des populations autochtones, ce fonds renforce notre appui et celui des agences des Nations Unies au Gouvernement et aux représentants des peuples autochtones pour la mise en œuvre effective de la loi congolaise n°5-2011 sur la promotion et la protection des peuples autochtones du Congo», a-t-il indiqué.

On compte environ 43,500 peuples autochtones en République du Congo, soit 2% de la population nationale, contre 10% auparavant. Comme dans d’autres pays d'Afrique, ce peuple est menacé d’extinction. David Lawson a souligné la nécessité de se pencher sur le cas des peuples autochtones.

La première réunion du conseil d’administration de l’initiative de partenariat global Nations Unies-peuples autochtones s’est tenue à Genève (Suisse), deux mois après la 10ème session de l’instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones.

A l'occasion de la Journée internationale des peuples autochtones célébrée le 9 août, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lancé un appel pour la reconnaissance et le respect du droit des peuples autochtones à leur propriété intellectuelle, jugeant qu'il fallait les aider à préserver et enrichir leur héritage culturel et faire en sorte qu'ils soient équitablement compensés pour l'utilisation de leur savoirs traditionnels. « Les peuples autochtones doivent surmonter de nombreux obstacles pour préserver leur identité, leur traditions et leurs coutumes, et leurs apports culturels sont parfois exploités et commercialisés sans qu'ils reçoivent le crédit qui leur est dû. J'encourage tous les États Membres à prendre des mesures concrètes pour répondre aux problèmes auxquels font face les peuples autochtones, notamment la marginalisation, l'extrême pauvreté et la perte de terres, de territoires et de ressources », a déclaré le secrétaire général dans un message.

Ban Ki-Moon a également incité les pays à s'engager à mettre fin aux graves violations des droits de l'homme dont les autochtones sont victimes dans de nombreuses parties du monde. Il a rappelé qu'il existe au moins 5.000 peuples autochtones distincts repartis dans plus de 90 pays. Cela représente plus de 5% de la population mondiale, soit quelques 370 millions de personnes.

« Dans l'attente de la Conférence mondiale sur les peuples autochtones de 2014, j'engage tous les États Membres à travailler en étroite collaboration avec ces peuples en vue de proposer des idées et des mesures concrètes à cette importante réunion », a dit le secrétaire général.

La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, s'est pour sa part inquiétée que les peuples autochtones soient menacés de perdre - voire ont déjà perdu- leurs terres ancestrales et les ressources naturelles qu'elles abritent en raison de l'exploitation abusive sous prétexte de 'développement'.

L'extraction de ressources naturelles comme l'exploitation minière touche souvent directement aux droits collectifs des peuples autochtones à leurs terres et territoires. « Nous assistons trop souvent à des conflits entre les peuples autochtones et des entreprises ou des Etats sur des projets de développement qui sont lancés sans tenir compte des peuples autochtones qui se retrouvent ainsi dépossédés de leur terres.

Le droit au développement est un droit humain, et les peuples autochtones ont le droit de définir et de déterminer leur propre développement », a déclaré Navi Pillay.

Dans un message à l'occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, la directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova a de son côté rappelé que les peuples autochtones étaient à l'avant-poste de la lutte mondiale pour les droits de l'homme et les libertés fondamentales, alors qu'ils doivent chaque jour affronter les problèmes de discrimination et les privations associées à la pauvreté.

Elle a appelé à davantage de détermination pour promouvoir les droits de ces peuples pour le bien commun de tous. « Les peuples autochtones possèdent certaines des clés qui permettent de s'attaquer aux défis mondiaux. Ils parlent la plupart des langues de l'humanité. Leurs modes de subsistance associent diversité culturelle et diversité biologique. Ils ont mis au point des systèmes de savoirs qui donnent un éclairage inédit sur le développement durable », a souligné Mme Bokova dans son message. 
 pygme   Les populations autochtones de la République du Congo, communément appelées les pygmées, sont en " danger d'extinction " a affirmé vendredi 5 août le représentant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). " Selon le dernier recensement général de la population congolaise de 2007, la population autochtone compte quelque 43 500 âmes et représente 2 % des 3,6 millions d'habitants au Congo, alors qu'elle était estimée, en l'absence de chiffres plus précis avant cette date, à 10 % ", a-t-il expliqué.

Peuples de forêts, connus pour leur petite taille, les autochtones sont souvent marginalisés et discriminés par leurs voisins bantous. Lors d'une visite effectuée au Congo entre octobre et novembre 2010, le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits des peuples autochtones, James Anaya, avait relevé " que les peuples autochtones au Congo vivent dans des conditions de marginalisation extrême ".

Kaba A Mbaya, Femme congolaise de la Lekoumou

pygmeeeAdoptée par les deux chambres du Parlement (Assemblée et Sénat) fin 2010, la loi portant promotion et protection des droits des peuples autochtones en République du Congo a été promulguée par le président de la République en février. " Cette loi vise à réparer les injustices et les inégalités dont sont victimes les autochtones, qui sont un peuple à part entière du Congo. Avec cette loi, on doit arrêter de les désigner par des pygmées parce que c'est à la fois péjoratif et discriminatoire ", a indiqué à l'AFP Valentin Mavoungou, directeur des droits humains et des libertés fondamentales au ministère de la justice.

 (Suite)
 La Journée internationale des populations autochtones est une journée internationale créée en 1994 par l' ONU et fixée au 9 août.

   Il s'agit ainsi de célébrer 350 000 personnes qui réclament en vain depuis plusieurs dizaines d'années la reconnaissance de leur existence, leurs particularismes culturels, et leurs droits territoriaux.

C'était le cas des Kanaks de Nouvelle-Calédonie, dont l'existence a finalement été reconnue par les accords de MatignonNouméa. C'est toujours le cas des 10 000 amérindiens de la Guyane.

  

Photo

La Déclaration et le Programme d'action de Durban exhortent les Etats à garantir le droit des personnes appartenant à des minorités nationales, ethniques, religieuses ou linguistiques de jouir de leur propre culture. Ci-dessus, un danseur Apache reproduit le vol d'un oiseau lors de l'ouverture de la quatrième session du Mécanisme d'experts sur les droits des peuples autochtones, à Genève, le 11 juillet 2011. Photo ONU/Jean-Marc Ferré.

Thème 2011 : « Créations autochtones: célébration des légendes et cultures des peuples autochtones, préservation de notre avenir »

La journée internationale des peuples autochtones (le 9 août) a été décrétée pour la première fois par l'Assemblée générale en décembre 1994 et elle a été célébrée tous les ans pendant la première décennie internationale des populations autochtones (de 1995 à 2004).

En 2004, l'Assemblée générale a proclamé une seconde décennie internationale des populations autochtones (de 2005 à 2015) sous le thème d'une « décennie pour l'action et la dignité. »

Cette année, le thème de la Journée internationale met l'accent sur: « Créations autochtones: célébration des légendes et cultures des peuples autochtones, préservation de notre avenir. »

Ce thème couvre toute une série de questions telles que le risque de voir disparaître les cultures autochtones et la nécessité de les préserver et de les raviver, y compris dans les domaines de l'art et de la propriété intellectuelle.

Il peut également être l'occasion de mettre en relief d'une part les entreprises qui puisent leur inspiration dans les coutumes des peuples autochtones, d'autre part les communautés autochtones qui ont participé à ces entreprises ou en ont bénéficié.

Enfin ce thème vient aussi rappeler qu'il est de la responsabilité des personnes, en tant que consommateurs, de comprendre qu'il existe une histoire et une expérience personnelle derrière chaque pièce de tissu, morceau de textile ou oeuvre d'art provenant d'un artisan ou d'une communauté autochtone.

Le 9 août, au siège des Nations Unies à New York, se déroulera un événement spécial axé sur la propriété intellectuelle attachée à la création autochtone, ainsi que sur les pratiques exemplaires à adopter pour protéger l'art et l'artisanat des peuples autochtones.

 

La Société nationale de l’Acadie a fait un geste symbolique d’une grande portée historique, mardi 12 juillet, en décernant la médaille Léger-Comeau, la plus haute distinction offerte en Acadie, au peuple autochtone.
 

La SNA et l’Assemblée des Premières Nations, dont les membres sont réunis cette semaine à Moncton, ont aussi signé un protocole d’entente sur la création d’une commission permanente d’amitié entre les deux peuples.
Depuis l’arrivée des Européens en Amérique, Acadiens et Autochtones habitent un même territoire et partagent de grands pans d’une même histoire, parsemée d’embûches et de grandes tragédies. Mais les affres du destin n’ont pas réussi à anéantir leur résilience.
Les Acadiens et les Autochtones ne sont pas des alliés naturels; ils le sont devenus. Cette complicité a été mise à rude épreuve à plusieurs reprises, y compris au cours des dernières années, mais elle résiste au temps, malgré les incompréhensions et les préjugés qui sévissent ici comme partout ailleurs.
Brève mise en contexte: pour maintenir son empire en Amérique du Nord, la France s’est rapidement appuyée sur des alliances avec les Autochtones.
«La société acadienne s’est alors distinguée par la qualité de ses rapports avec les tribus autochtones. Alors que la plupart des colonisateurs utilisaient les tribus autochtones comme des alliées pour combattre d’autres tribus ou des colonisateurs rivaux, les Acadiens maintenaient des relations amicales avec tous les Autochtones de leur région», peut-on lire dans le livre Un pacte, un pays - Histoire du Canada.
Après certaines victoires britanniques, la plupart des Acadiens se réfugiaient chez leurs alliés micmacs ou malécites.
La Conquête du Canada français par les Britanniques et la Déportation qui s’en est suivie a modifié les rapports de force et la structure démographique dans la région, mais n’a pas effacé les liens entre Acadiens et Autochtones.
C’est cette relation d’entraide et de collaboration qu’a voulu souligner la SNA, quelques siècles plus tard. Nous exerçons notre devoir de mémoire.
Le geste de la SNA est d’autant méritoire qu’il nous ramène à un pan important, déterminant, de notre Histoire, celle avec un grand H, celle qu’on a trop oubliée et qu’on n’enseigne pas assez dans les écoles.
Les destins de nos deux peuples s’entrecroisent toujours. Nous faisons face à plusieurs défis communs: la sauvegarde de notre culture, de notre identité et de notre langue. Mais tant au niveau économique que social, les Autochtones sont dans une position bien moins enviable que nous. Le lien entre pauvreté et violence est particulièrement évident dans les réserves. Mardi, s’exprimant à Moncton, le chef Shawn Atleo a déploré la mort d’un garçon de cinq ans, victime d’une balle perdue à la suite de ce qui semble être une altercation entre membres de gangs rivaux en Alberta.
«Ce genre de tragédie nous rappelle la pertinence du travail que nous effectuerons ensemble au cours des trois prochains jours», a exprimé M. Atleo.
Le nouveau chef, dynamique et affable, fait de l’autodétermination la planche de salut des peuples autochtones. Il entend se débarrasser de la Loi sur les Indiens, qui ne les a pas toujours bien servis, et du ministère des Affaires autochtones, «qui ne fonctionne pas». Il veut s’appuyer sur les traités ancestraux et sur la Déclaration des droits de l’Homme pour négocier un véritable pouvoir autochtone.
Ce n’est pas la première fois que l’on entend pareil discours. Comme tous ses prédécesseurs, M. Atleo devra lutter contre des problèmes endémiques et affronter un gouvernement central qui ne lui offrira pas des territoires et des ressources sur un plateau d’argent.
Mais les intervenants autochtones semblent avoir compris qu’ils doivent s’y prendre autrement pour arriver à leurs fins. Ils sont, par exemple, plus présents que jamais en politique. Ils peuvent compter sur l’appui de sept députés fédéraux, y compris deux ministres. C’est le plus important contingent de députés autochtones de l’histoire du pays.
Mardi, le chef Atleo a invité tous les Canadiens à participer à un nouveau dialogue.
«C’est le temps que les Canadiens se lèvent avec nous et se préoccupent des problèmes qui se trouvent dans leur propre cour», a-t-il lancé.
Les Acadiens, au nom d’une amitié forgée sur l’entraide, doivent répondre d’une manière sans équivoque à cet appel.

(Gaétan Chiasson)

La compagnie Ultramar poursuivra ses négociations avec les cinq agriculteurs qui s'opposent toujours au passage sur leurs terres d'un pipeline entre Montréal et Lévis. Des ingénieurs de la pétrolière doivent rencontrer les fermiers afin d'examiner les différentes options du tracé.

Plus tôt , les agriculteurs avaient soudainement évoqué leur origine autochtone pour éviter l'expropriation de parcelles de leurs terres. Ils avaient demandé l'aide de la Confédération des peuples autochtones du Canada, un organisme non reconnu par les autorités fédérales et provinciales.

La Confédération menaçait d'installer un campement autochtone pour empêcher les travaux si Ultramar refusait de poursuivre les négociations.

Mercredi 13 juillet, le grand chef de la nation huronne-wendate, Konrad Sioui, avait contesté la légitimité de Guillaume Carle et de la Confédération, qui représentent des Indiens non inscrits.

Le grand chef de la nation huronne-wendate avait également dénoncé l'approche des agriculteurs, car elle nuit, selon lui, à la cause autochtone.

Des Indiens surui d’Amazonie brésilienne qui militent pour leurs droits territoriaux ont été menacés de mort par des bûcherons.

Almir Surui est l’un de ceux qui ont reçu des menaces telles que : ‘Nous connaissons ceux qui s’opposent à la déforestation illégale… Ces personnes doivent mourir’.

Les moyens de subsistance des Indiens surui sont menacés par les bûcherons qui abattent illégalement leur forêt. Le mois dernier, Almir avait lancé l’alerte sur l’arrivée d’une nouvelle vague d’invasion du territoire surui.

Almir mène également campagne contre la construction des barrages sur la rivière Madeira qui dévasteront de grandes étendues de forêt et menacent la vie de plusieurs groupes d’Indiens, dont des tribus isolées extrêmement vulnérables à tout contact avec le monde extérieur. En février dernier, il s’était rendu en Europe pour dénoncer ces barrages.

Le gouvernement brésilien a récemment annoncé à Almir que sa sécurité serait assurée par le Programme national de protection des défenseurs des droits de l’homme, mais il craint pour sa vie et celle de ses proches.

Almir a déclaré : ‘Pour nous assurer un meilleur avenir, nous devons utiliser la forêt avec responsabilité… nous essayons d’empêcher la déforestation en nous opposant à de grandes puissances… nous ne nous battons pas seulement pour les Indiens surui mais pour l’avenir de l’humanité’.

Le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations(APN), Shawn A-in-chut Atleo, a commenté en ces termes la nouvelle du décès de Gordon Tootoosis, acteur et militant cri de la Première Nation Poundmaker de Saskatchewan, qui nous a quittés aujourd'hui :

« Aujourd'hui, partout au pays, les Premières Nations et les Canadiens pleurent le décès de Gordon Tootoosis, véritable icône de la culture crie et canadienne. Au nom de l'Assemblée des Premières Nations, du Comité exécutif de l'APN et des Premières Nations du Canada, je tiens à présenter nos sincères condoléances à la famille Tootoosis, à son épouse Irene et à leurs enfants et petits-enfants, ainsi qu'à ses amis et à sa communauté.

M. Tootoosis laisse le souvenir d'un homme talentueux, dévoué et aux multiples facettes. Il était vraiment un être extraordinaire. Survivant des pensionnats indiens, il a su tirer parti de cette tragique expérience afin d'aider son peuple en agissant en tant que travailleur social auprès des jeunes contrevenants et des jeunes en général. Il a servi sa communauté à titre de Chef et est devenu l'acteur célèbre que tant de gens au pays et dans le monde entier connaissent. Il a insufflé de l'humanité et de la complexité à chacun de ses personnages. Il a eu une influence positive sur tous ceux qui le connaissaient, que ce soit personnellement ou seulement par ses prestations artistiques.

Il était toujours présent pour soutenir les membres des Premières Nations et les encourager à réaliser leurs rêves. Il était une source d'inspiration pour tant de gens parmi nous et faisait toujours preuve d'une gentillesse et d'une délicatesse exemplaires. Fier Aîné cri, il était un époux et un père de famille dévoué qui vivait encore dans sa communauté natale de Poundmaker. Nous nous souviendrons de M. Tootoosis pour sa présence forte qui inspirait le respect sur la scène et partout ailleurs. Nos pensées et nos prières accompagnent tous ceux et celles qui aimaient et chérissaient Gordon Tootoosis. »

Gordon Tootoosis a reçu l'Ordre du Canada en 2004. Il est un membre fondateur du conseil d'administration de la Saskatchewan Native Theatre Company. Il a participé au film Legends of the Fall (1996), à la minisérie Big Bear (1998), à la série télé Northern Exposure et au film Alien Thunder (1973) aux côtés du Chef Dan George et de Donald Sutherland. Récemment, sa performance dans le rôle-titre de la pièce Gordon Winter lui avait valu des critiques élogieuses. Il était également bien connu pour son rôle dans la série à succès de la CBC, North of 60.

L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada.

Les Bushmen du Botswana ont déclaré lundi qu'ils avaient l'intention de boycotter le prochain recensement pour protester contre le gouvernement. Ils l'accusent de ne pas avoir ouvert de bureau de vote lors des dernières élections et de ne pas leur fournir les équipements de base.

Jumanda Gakelebone, porte-parole des Bushmen vivant dans la Réserve du Kalahari central, a expliqué qu'ils étaient encore furieux d'avoir été exclus de l'élection de 2009. Cette exclusion "montre que le gouvernement ne nous reconnaît pas en tant que peuple. Alors, pourquoi nous compter? Ils doivent compter leur propre peuple et nous laisser tranquilles", a-t-il affirmé.

Les Bushmen "ont beaucoup souffert à cause de ce gouvernement, et il n'y a aucune chance qu'ils coopèrent avec lui pour quoi que ce soit", a-t-il ajouté, regrettant notamment que Gaborone refuse de leur apporter l'eau courante ou de construire des hôpitaux.

Les tensions entre les Bushmen, premiers habitants de l'Afrique australe, et le gouvernement du Botswana ne datent pas d'hier.

En 2002, l'Etat a expulsé certains d'entre eux de leurs terres ancestrales dans la région aride de la Réserve du Kalahari central et bouché un forage qui était leur seul approvisionnement en eau. Une longue bataille juridique s'en est suivi, qui a finalement permis aux Bushmen de retourner sur leurs terres. Un nouveau puits doit être foré en juillet.

Le gouvernement du Botswana affirme qu'il ne peut fournir d'équipements qu'aux personnes vivant dans des établissements formels, et non pas à l'intérieur de la réserve. L'éviction visait de fait à sédentariser les Bushmen.

Il reste quelque 100'000 Bushmen en Afrique australe, répartis entre le Botswana, la Namibie et l'Afrique du Sud. La plupart sont pauvres et n'ont pas accès aux aides sociales.

L’Association pour la santé bucco-dentaire des peuples pygmées victimes des mutilations (ASBDE-Pygmees) organisait, jdébut juillet, à Châteauroux, le 1er Forum international sur les peuples autochtones d’Afrique centrale. Ce qui représente une dizaine de pays, parmi lesquels le Congo, le Gabon, le Cameroun.

« Les Pygmées, en se taillant les dents en pointe, pratiquent des rites pour suivre la tradition. Leurs motivations sont la recherche de beauté, l’ascension dans la hiérarchie sociale et la notabilité », explique le Dr Félix Molloumba, médecin stomatologiste congolais et président de l’association. Ces mutilations sont un passage obligé afin de passer de l’adolescence à l’âge adulte. Ceux qui refusent sont souvent mis au ban du groupe. « Les jeunes font ça avec des limes, des couteaux ou des morceaux de bois. Le tout sans anesthésie. Résultat, ils ont des douleurs, des saignements ou perdent leurs dents de manière précoce. »

Pour y remédier il faut commencer par faire de la sensibilisation. « Je suis Africain. Pourtant, au début, ma démarche était mal perçue auprès d’eux », souligne Félix Molloumba. Pour illustrer cet état de fait, une conférence précédée d’un film intitulé La Vie des autres, tourné par un autochtone, a été projeté sur ceux que le médecin nomme « les gardiens de la forêt équatoriale ». « Ils sont marginalisés. C’est d’eux que dépend la biodiversité de la forêt », tient-il à rappeler.

  

Chers amis,





Il y a trois mois, j'ai prêté ma voix à un reportage étonnant sur un groupe d'Indiens isolés du Brésil menacé par les bûcherons clandestins qui dévastent les forêts péruviennes, de l'autre côté de la frontière. Aujourd'hui, les bûcherons sont toujours là et Survival a besoin de vous pour financer une campagne de grande envergure destinée à protéger les Indiens isolés.

Donnez maintenant »

Trois mois se sont écoulés depuis que Survival International m'a demandé de prêter ma voix à un film unique tourné au Brésil montrant un groupe d'Indiens isolés menacé par les bûcherons clandestins qui exploitent les forêts péruviennes de l'autre côté de la frontière. Des millions d'internautes ont visionné cette vidéo et suite à la mobilisation de l'opinion mondiale, le gouvernement péruvien s'est engagé à prendre des mesures concrètes pour enrayer cette exploitation illégale qui expose les Indiens isolés à de graves dangers.

Mais trois mois plus tard, les bûcherons sont encore là et les Indiens sont toujours menacés. Il faut agir de toute urgence, c'est pourquoi je lance aujourd'hui avec Survival une campagne d'envergure destinée à protéger les terres et la vie des Indiens isolés.

http://www.survivalfrance.org/don

Nous devons affronter les bûcherons illégaux et les orpailleurs clandestins qui envahissent les territoires indiens et exiger des mesures concrètes de la part des autorités. Déjà, le mois dernier, des éleveurs sans scrupule qui se livraient à la déforestation massive du territoire d'Indiens isolés du Paraguay ont été trahis par des images satellite révélant l'ampleur du désastre. Et tout récemment, au Pérou, la compagnie pétrolière ConocoPhillips a été contrainte d'abandonner un projet qui aurait dévasté le territoire d'un groupe d'Indiens isolés.

Nous avons besoin de votre soutien pour financer le recueil de témoignages oculaires, resserrer nos liens avec les organisations indigènes locales, acquérir de nouvelles images satellite, faire pression sur les Nations-Unies, mobiliser la Cour interaméricaine des droits de l'homme et rassembler les preuves nécessaires qui nous permettront de confronter nos propres certitudes à celles des gouvernements et des compagnies. C'est le moment d'intensifier la pression et, pour cela, nous avons besoin de moyens exceptionnels.

Vous aussi, participez à notre campagne internationale en faveur des peuples indigènes isolés, donnez ce que vous pouvez, aucun montant n'est trop petit.
http://www.survivalfrance.org/don

Très cordialement vôtre,
               Gillian Anderson   pour Survival International

Le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Shawn A-in-chut Atleo, a présidé le 27 juin l'ouverture d'un rassemblement de grande envergure à Niagara Falls (Ontario) dont l'objet est d'étudier le rôle actuel et éventuel des peuples autochtonesdans les secteurs de l'énergie et de l'exploitation minière, ainsi que dans le secteur émergent de l'énergie propre.

« Des centaines de milliards de dollars vont être injectés au Canada dans des activités entourant les ressources au cours des prochaines années, et ces activités vont se dérouler sur les terres et territoires traditionnels des Premières Nations », a déclaré le Chef Atleo. « Nos citoyens et nos gouvernements sont et seront au cœur de ces activités. L'objectif de ce Sommet est de rassembler les principaux intervenants afin de jeter les bases d'une stratégie nationale sur le développement énergétique et minier, de promouvoir les partenariats et d'approfondir les enjeux et les possibilités pour les Premières Nations, le secteur industriel et les gouvernements du Canada et du monde entier. »

Pour amorcer les discussions, l'APN a publié aujourd'hui un document intitulé « Alimenter la prospérité : miser sur le potentiel des projets et partenariats en matière d'énergie ». Ce document expose les principaux thèmes et enjeux, et suggère des approches pour favoriser la participation des Premières Nations à l'énergie propre. Il propose une collaboration entre toutes les Premières Nations du pays en vue de l'élaboration d'une stratégie commune en matière d'énergie propre, examine les questions juridiques soulevées, et suggère des moyens de maximiser la croissance économique et le développement des entreprises, ainsi que de possibles prochaines étapes.

« Aujourd'hui, nous entamons un dialogue sur l'avenir de nos citoyens, de nos terres, de nos territoires, de nos ressources, de nos gouvernements et de nos économies », a déclaré le Chef national. « Au cours des trois prochains jours, nous allons passer en revue nos succès et nos pratiques exemplaires, et tracer de nouvelles voies pour le développement économique autochtone. Nous allons jeter des ponts et édifier des partenariats entre les peuples autochtones et le secteur industriel et les gouvernements qui ont besoin de nos ressources et de notre coopération. Nous voulons être des partenaires dans la prospérité et nous assurer que tout développement se réalise dans le respect de nos citoyens, de nos terres et de nos générations à venir. »

Le Sommet international autochtone sur l'énergie et l'exploitation minière se tient sous l'égide de l'APN, avec la participation des peuples autochtones ainsi que de représentants des chefs de file de l'industrie et des fonctionnaires gouvernementaux. Au nombre des orateurs, on peut citer M. Xu Bu, chargé d'affaires auprès de l'ambassade de la République populaire de Chine, son Excellence le D(r) Georg Witschel, ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne, Anthony Hodge, président du Conseil international des mines et métaux et Glenn Nolan, directeur de l'Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs,

Plus de 700 délégués sont réunis à l'occasion de ce rassemblement qui se déroule du 26 au 29 juin à l'hôtel Sheraton on the Falls. On peut consulter l'intégralité de l'ordre du jour, le document de discussion, la liste des orateurs et diverses informations sur le site Web de l'APN à www.afn.ca.

Le développement exponentiel du tourisme dans les pays du tiers-monde bénéficie de tous les égards des institutions financières internationales. Considéré comme un vecteur d’emplois et de richesses, le tourisme local n’a pu résisté aux logiques libérales de l’économie mondialisée, contenues dans des textes comme celui de l’Accord général sur le commerce des services. Les populations indigènes du tiers-monde, jusque-là épargnées par les activités touristiques traditionnelles, sont devenues les cibles d’un secteur en pleine expansion : l’écotourisme. Vanté comme alternatif et écologique, l’écotourisme est cependant loin d’être « durable ». Ses effets sont souvent dévastateurs pour les populations indigènes qui doivent supporter tout son poids sans réelle prise sur son développement. Évincées de leurs terres traditionnelles, perdant le contrôle et l’accès à leurs ressources naturelles, les peuples indigènes connaissent régulièrement la déchéance sociale à la suite de la pénétration du tourisme et de la commercialisation de leur culture. Ces populations deviennent ainsi de simples rouages dans une industrie pesant plusieurs milliards de dollars.

par Raymond de Chávez
 (Suite)
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article