
Des chefs des Premières Nations des Prairies tiendront un sommet la semaine prochaine à Prince Albert en Saskatchewan pour discuter d'une stratégie afin d'obtenir des redevances tirées de l'exploitation des ressources naturelles.
Les Premières Nations souhaitent s'unir afin de donner du poids à leurs revendications auprès des gouvernements provinciaux et fédéral et ont planifié trois rencontres au total en Saskatchewan, au Manitoba et en Alberta.
Elles estiment que les traités signés par leurs ancêtres n'incluaient pas les ressources naturelles souterraines et qu'elles en sont donc toujours propriétaires.
« Nos anciens n'ont cédé que la surface du sol », explique Brian Hardlotte, vice-président du Grand conseil de Prince Albert.
Il soutient qu'il est prêt à se rendre devant les tribunaux pour revendiquer une partie des recettes des ressources naturelles.
L'avocat spécialisé en droit autochtone James O'reilly est peu optimiste que les Premières Nations gagnent une telle bataille judiciaire puisque les juges de l'Ouest ne sont pas sensibles aux revendications autochtones, selon lui.
« Jusqu'ici les tribunaux ont eu tendance à avoir une vision plutôt limitée pour dire que les Autochtones n'ont pas de droits sur les ressources naturelles », explique-t-il.
Lors de la campagne électorale provinciale, le Nouveau Parti démocratique saskatchewanais avait soumis l'idée de partager les profits des ressources naturelles avec les communautés autochtones.
Peu après sa défaite, le parti avait fini par abandonner cette idée impopulaire auprès de la population.