• Quelle honte!!

    Vêtus d'un pagne et armés de fusils, des nomades chassent au milieu de palmiers à huile sur l'île de Sumatra. Maigres, ces hommes à la peau hâlée cherchent désespérément du gibier dans une forêt tropicale dévastée par les coupes de bois qui ruinent l'existence des tribus en Indonésie.

    L'Indonésie est le premier producteur mondial d'huile de palme, une industrie qui encourage la déforestation et pèse de plus en plus sur le mode de vie traditionnel des nomades.

    Alors à deux heures de route de ce terrain de chasse, environ 200 nomades sur les 3.500 de la tribu des «Orang Rimba» viennent de changer de vie: ils se sont sédentarisés... et convertis à l'islam, religion majoritaire dans ce pays d'Asie du Sud-Est. Ces nomades avaient été approchés par une ONG islamique et des représentants des autorités indonésiennes qui encouragent les membres de tribus à se sédentariser, afin de faciliter l'aide et le recensement. Or pour obtenir une carte d'identité ouvrant droit à l'aide publique en Indonésie, toute personne doit déclarer une religion. Ce qui, dans le pays musulman le plus peuplé au monde, explique largement la conversion à l'islam des peuples indigènes, presque tous animistes au départ.

    Depuis janvier, ces 200 «Orang Rimba» vivent dans le district de Batang Hari, situé dans la province de Jambi. Assis dans une hutte sur pilotis, des enfants portant des calottes de musulmans et des hijabs y récitent le Coran. «Dieu merci, l'Etat prête maintenant attention à nous, alors qu'avant notre conversion, il nous ignorait», raconte Muhammad Yusuf, un leader de cette communauté qui reçoit désormais de la nourriture et des vêtements.

    Un choix désespéré

    L'initiative de ces «Orang Rimba» -qui signifie «habitants de la jungle- est en réalité un choix désespéré mettant en exergue l'échec du gouvernement à défendre les nomades, estiment des défenseurs des droits des peuples indigènes.

    Des défenseurs des droits des populations indigènes, eux, regrettent que même les groupes tribaux qui avaient réussi jusqu'ici à rester nomades soient désormais tentés de renoncer à leur mode de vie, en raison des difficultés à survivre dans la nature. »C'est l'échec de l'Etat qui ne sait pas les protéger«, confie à l'AFP Rukka Sombolinggi, secrétaire général de l'organisation de protection des peuples indigènes AMAN, en référence à la déforestation.

    En conséquence, les nomades «se tournent vers des prédicateurs ou l'Eglise dans certaines régions, car ceux-ci leur offrent une protection», dit-elle.

    Les tribus: 70 millions de personnes

    En Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots qui possède une des plus grandes forêts tropicales de la planète, les tribus représentent environ 70 millions de personnes sur une population totale de 255 millions d'habitants.

    Parmi les tribus les plus connues figurent les Dayaks de l'île de Bornéo, tatoués de la tête au pieds, et les Mentawi, qui aiguisent leurs dents pour paraître plus beaux. Mais les »Orang Rimba« sont un des rares groupes nomades vivant en permanence dans la jungle.

    Yusuf souligne qu'il était de plus en plus difficile de trouver de la nourriture en forêt, et que les conflits opposant des membres de sa tribu à des représentants de sociétés convoitant leurs terres se multipliaient.

    Aujourd'hui, les quelque 200 »Orang Rimba« qui ont renoncé au nomadisme ont changé de vie et d'apparence.

    Ils ont troqué leurs étoffes traditionnelles contre des vêtements offerts par les services de l'Etat et des ONG.

    «C'est plus agréable d'être dans un village comme celui-ci, nous vivons mieux», dit Yusuf. Il a adopté ce nom islamique après être devenu musulman. Auparavant, il s'appelait Nguyup.

    Croyances superstitieuses

    Tous les »Orang Rimba« ne sont cependant pas prêts à franchir le pas. D'autres membres de la tribu vivent toujours dans la jungle. Ils s'abritent sous des bâches en plastique fixées à des tiges en bois et chassent les quelques animaux qu'ils trouvent dans les plantations de palmiers à huile.

    Ils changent d'endroit en moyenne trois fois par mois pour trouver du nouveau gibier et à chaque fois qu'un membre de la tribu meurt, comme l'exigent leurs coutumes. Malgré les conditions de vie difficiles et la malnutrition, ils restent résolument opposés à toute conversion à l'islam et à un mode de vie sédentaire.

    »Selon nos traditions, la conversion n'est pas autorisée«, affirme à l'AFP Mail, le leader du groupe. »Nous craignons d'être capturés par des tigres si nous manquons à notre serment«, dit-il en évoquant des croyances superstitieuses.

    D'autres nomades dans le pays s'étaient déjà convertis au sédentarisme et à l'islam, mais jamais autant en une seule fois. A la grande satisfaction des autorités qui encouragent la vie en société.

    Depuis sa conversion à l'islam, Yusuf dit ressentir une certaine »tranquillité". Mais il avoue que l'adaptation a pris un certain temps. Et sa famille attend toujours de recevoir les papiers d'identité promis...

     


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  • Sortie en salle du Livre de la Jungle : des tribus indiennes menacées d'expulsion

    De nombreux Baiga ont rapporté avoir subi de mauvais traitements de la part de gardes forestiers. Depuis qu’ils ont été expulsés de leurs terres ancestrales, ils vivent dans des conditions d’extrême pauvreté.

    Aux Indes ... (suite)

    © Survival International, 2013

    En Inde, des tribus sont expulsées des terres qui avaient inspiré l’écrivain britannique Rudyard Kipling pour son Livre de la Jungle. Disney en a fait une nouvelle adaptation cinématographique qui sort en salles aujourd’hui. Pourtant, rares sont les spectateurs qui savent qu’au nom de la protection des tigres, les territoires de ces tribus sont transformés en réserves naturelles auxquelles elles sont interdites d’accès. Les touristes, eux, y sont les bienvenus.

       En 2014, des centaines de Baiga et de Gond ont été illégalement expulsés de la réserve de Kanha, le plus grand parc national du centre de l’Inde et source d’inspiration du Livre de la Jungle. En parallèle, le tourisme de masse y est encouragé sous prétexte qu’il s’agit d’un lieu unique qui permet d’observer de nombreux tigres. Mais peu sont ceux qui, parmi les touristes ou les spectateurs allant voir le film d’animation de Disney, sont conscients des violences et des actes d’intimidation infligés aux peuples indigènes de la forêt du Livre de la Jungle.

    Le Département des forêts soutient que les villageois acceptent ces ‘relocalisations volontaires’ mais en réalité ils sont forcés, sous la menace ou à l’aide de pots-de-vin, de les accepter. Certains sont placés dans des camps de relocalisation gouvernementaux tandis que d’autres sont simplement chassés de leurs terres sans aucune autre alternative que celle de vivre dans le dénuement le plus total aux abords de leur territoire.

    Aux Indes ... (suite)

       Sukhdev, un Baiga, a été assassiné parce qu'il tentait d’acheter des terres pour sa famille, après avoir été expulsé en 2014 de son village situé dans la réserve de tigre de Kanha.

    © Survival

    En 2014, suite aux expulsions forcées de la réserve de Kanha, un Baiga a déclaré : ‘Nous avons été l’une des dernières familles à résister mais on nous a forcés à partir. Les agents de la réserve nous ont dit qu’ils s’occuperaient de nous pendant trois ans mais ils n’ont rien fait. Même quand mon frère a été assassiné, personne ne nous a aidés’.

    Un autre a témoigné : ‘Nous sommes perdus – nous errons en quête de terre. Ici, tout n’est que désolation. Nous avons besoin de la forêt’.

    Les villageois de la réserve d’Amrabad sont à nouveau menacés d’expulsion. Ceux de la réserve d’Achanakmar le sont également, malgré leur opposition opiniâtre.

    Les grandes organisations de protection de la nature qui ont soutenu la création de ces réserves naturelles ne se sont jamais prononcées contre ces expulsions. Pourtant, de nombreuses tribus en Inde vénèrent les tigres avec lesquels elles cohabitent depuis des générations. Rien ne prouve que les expulsions assurent la protection des tigres. En réalité, il est plus probable qu’elles aient des conséquences négatives sur eux car les populations locales sont exclues des efforts entrepris pour conserver la faune.

    Les peuples indigènes devraient être impliqués dans les politiques de protection des tigres. Ils sont les gardiens du monde naturel et savent prendre soin de leur environnement. Par exemple, la population de tigres vivant dans la réserve des Soliga – communauté qui n’a pas été expulsée de son territoire – a augmenté, comparée à celles du reste de l’Inde.

    Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré : ‘Nous espérons que ce film permettra d’attirer l’attention sur les abus qui sont actuellement perpétrés à l’encontre des peuples indigènes en Inde, au nom de la protection du tigre. Lorsqu’au XXe siècle la population de tigres a diminué cela n’avait rien à voir avec la présence des tribus à leurs côtés. Cela était dû à une industrialisation rapide et à un massacre de masse commis par des chasseurs britanniques et l’élite indienne. Pourtant, à travers tout le pays, des tribus en paient le prix : elles sont expulsées de leurs terres ancestrales pour laisser place à des milliers de touristes’.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/11210


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  •  Visite de Kate et William dans le parc national Kaziranga : 62 personnes assassinées au nom de la lutte contre le braconnage

    Aux Indes.....

     
      Ces dernières années des dizaines de personnes ont été assassinées pour ‘lutter contre le braconnage’ dans le parc national Kaziranga, Les gardes forestiers bénéficient d'une immunité et ne peuvent être poursuivis.
    © Survival

    Le prince William et Kate Middleton sont actuellement en Inde, en visite dans le parc national Kaziranga. Le parc Kaziranga est une réserve de tigres dont la politique de ‘tirer pour tuer’ a entraîné la mort de 62 personnes en tout juste 9 ans. Ces dernières ont été abattues par des gardes forestiers.

      Le parc national, situé dans l’Etat d’Assam, est devenu tristement célèbre dans tout le pays à cause des exécutions extrajudiciaires qui y sont commises. En effet, des gardes armés exécutent sommairement toute personne soupçonnée de braconnage et les populations locales seraient même payées pour dénoncer les personnes qu’elles soupçonnent d’être impliquées dans des activités de braconnage. Les gardes forestiers bénéficient d’une immunité qui les empêche d’être poursuivis par la justice.

      Cette politique de ‘tirer pour tuer’ a été critiquée par des organisations de protection de la nature car elle encourage la violence au lieu de lutter efficacement contre les réseaux criminels qui organisent le braconnage. Cette politique a été appliquée par Bishan Singh Bonal, l’ancien responsable du parc, qui dirige désormais l’organisme national chargé de la protection des tigres.

        La venue du couple royal au sein de la réserve s’inscrit dans le cadre de sa visite en Inde. Survival International a contacté le prince William, qui parraine plusieurs organisations de protection de la nature, l’exhortant à faire part aux autorités indiennes des préoccupations des tribus concernant les politiques oppressives de protection de la nature.

       Gladson Dungdung, un militant des droits des Adivasis (peuples tribaux indiens), a déclaré: ‘Si le prince visite cette réserve de tigres et – je pense que si il aime les tigres, il devrait aussi aimer les Adivasis, parce qu’on ne peut pas choisir entre les deux. La faune, la forêt et les Adivasis coexistent, donc on doit tous les aimer. Si on souhaite protéger une réserve de tigres, on doit aussi protéger les Adivasis et la forêt pour qu’ils continuent à exister sinon ils ne seront plus là et on ne trouvera plus de tigres non plus’.

    Dans d’autres régions en Inde, les peuples indigènes sont expulsés illégalement de leurs terres ancestrales au nom de la protection du tigre. Ils risquent d’être arrêtés et battus tandis que le tourisme de masse est encouragé.

    Protection de la nature dans les parcs nationaux


       Bardhan Singh a été sévèrement battu par des gardes forestiers dans la réserve de tigres de Kanha qui a inspiré le Livre de la jungle. Dans le monde entier, les peuples indigènes subissent de plus en plus les conséquences de la militarisation des politiques de protection de la faune.
    © Survival

     

     

     

      Les peuples indigènes sont les meilleurs défenseurs de l’environnement et les meilleurs gardiens du monde naturel. Prendre les tribus pour cible détourne l’attention de la lutte contre les véritables braconniers – des gangs criminels qui participent au commerce international illicite de la faune. Les populations tribales sont les ‘yeux et les oreilles’ de la forêt et sont donc les mieux placées pour attraper les braconniers, ou même pour signaler leur présence.

      Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Cette visite est l’occasion idéale pour le prince William de dénoncer les exécutions sommaires menées au nom de la protection de la nature. Les exécutions extrajudiciaires ne devraient avoir aucune place dans les actions menées pour protéger les tigres. Pourquoi les grandes organisations de protection de la nature ne sont-elles pas celles qui condamnent fermement ce type de violences? Au lieu de cela, elles soutiennent des politiques de conservation de la faune qui portent préjudice aux peuples indigènes et ne font que faciliter la tâche des criminels qui gèrent les réseaux internationaux de braconnage. Prendre les peuples indigènes pour cible détourne l’attention de la lutte contre les véritables braconniers. Cela dessert aussi les efforts mis en œuvre pour protéger la nature’.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/11212 (17/04/2016)


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      José Riva, un ancien député de l'Etat du Mato Grosso au Brésil, a été surnommé 'l'homme le plus corrompu du pays'.

    © Local media

    José Riva, un ancien député de l’Etat du Mato Grosso, surnommé ‘l’homme politique le plus corrompu du Brésil’, convoite le territoire d’une tribu isolée d’Amazonie dont il nie l’existence.

    Actuellement en prison, il fait l’objet d’une enquête : plus de 100 chefs d’accusation ont été retenus contre lui. Il est notamment mis en examen pour fraude présumée, corruption, association de malfaiteurs ainsi que pour d’autres crimes.

    M. Riva possède une ferme d’élevage sur les terres de la tribu isolée des Kawahiva, l’un des peuples les plus vulnérables de la planète. À plusieurs reprises, il a nié l’existence de cette tribu en dépit des vidéos et des photographies qui prouvent le contraire. Il a également fait pression afin que leur territoire soit ouvert à l’élevage et aux plantations.

    Il est un éminent défenseur de PEC 215, un amendement visant à modifier la Constitution brésilienne. Si celui-ci était adopté, il remettrait en cause les droits durement acquis des Indiens du Brésil.

    À propos du territoire des Kawahiva, José Riva a affirmé : ‘Il n’y a pas d’Indiens là-bas… Les gens font courir la rumeur selon laquelle il y aurait des Indiens isolés dans la région de Rio Pardo… J’ai signalé cette fraude’.


      Des agents gouvernementaux brésiliens ont filmé les Kawahiva lors d'une rencontre fortuite avec eux dans le bassin amazonien en 2011, révélant au monde leur existence.

    © FUNAI

     

      Riva ainsi que d’autres hommes politiques influents s’opposent à la démarcation et à la protection du territoire kawahiva. Ils ont des intérêts privés dans la région et soutiennent l’élevage et les activités minières qui s’avèrent mortels pour la tribu.

    Survival International, exhorte le gouvernement brésilien à démarquer et à protéger le territoire des Kawahiva et à mettre fin au génocide dont ils sont victimes. Tous les peuples indigènes isolés encourent la catastrophe tant que leur territoire n’est pas protégé. Des populations entières sont anéanties par la violence de personnes étrangères à leurs communauté qui volent leurs terres et leurs ressources, et par des maladies telles que la grippe et la rougeole contre lesquelles ils n’ont aucune immunité.

    Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : ‘Durant des décennies, des éleveurs et des hommes politiques influents et corrompus ont nié l’existence des tribus isolées au nom du profit. Il leur est égal que leur cupidité anéantisse des peuples entiers. Plus le Brésil autorisera des personnes telles que Riva à piller le territoire et les ressources des Kawahiva, plus la tribu aura de risques d’être anéantie à tout jamais. Le Brésil peut aisément empêcher que cela ne se passe ainsi : tout simplement en protégeant leur territoire’.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/11147 Survival International (France)
    18 rue Ernest et Henri Rousselle
    75013 Paris     France

     
    © Survival International  |  Reconnue d'utilité publique

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  • Des Indiens vénézuéliens attaqués par des mineurs

     
    Un Indien hoti. Au Venezuela, de nombreuses tribus ont souffert des conséquences de l’exploitation minière sur leurs terres.

    © Jacques Jangoux/Survival

    Les Indiens yabarana d’Amazonie vénézuélienne ont été attaqués fin janvier par des mineurs armés alors qu’ils travaillaient de manière illégale sur le territoire de la communauté.

    Benjamin Perez, un leader yabarana à la tête de l’organisation indigène yabarana OIYAPAM, a été sévèrement battu et sa maison a été incendiée. Ayant reçu des menaces de mort, il est désormais en fuite.

    La Coalition des organisations indigènes de l’Etat d’Amazonas (la COIAM) a déclaré dans un communiqué que l’exploitation minière illégale avait ‘contaminé les rivières, par l’utilisation de mercure et d’autres substances toxiques’ et avait eu des effets dévastateurs sur les peuples indigènes, tels que ‘(…) la traite d’êtres humains, la présence de groupes armés engendrant des actes de violence et le trafic de pétrole et de substances illicites’.

    Ces dernières années, l’exploitation illégale de l’or, de diamants et d’autres minéraux – parfois organisée par des groupes armés qui revendiquent appartenir à la guérilla colombienne des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) – s’est propagée dans toute l’Amazonie vénézuélienne, affectant des groupes indiens tels que les Yanomami, les Hoti, les Panare, les Yekuana ou encore les Piaroa. Les mineurs les menacent constamment et contaminent les cours d’eau et le poisson dont ils dépendent pour leur survie.

    40 organisations vénézuéliennes ont publié une déclaration pour soutenir les communautés indigènes affectées. Elles appellent le gouvernement vénézuélien à mettre en place les mesures nécessaires pour mettre fin aux invasions illégales des territoires indigènes par des mineurs et des exploitants forestiers. Elles exhortent également l’Assemblée Nationale du pays à adopter une loi qui permettra d’accélérer la reconnaissance des territoires indigènes au Venezuela.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/11138 

       Survival International refuse toute subvention gouvernementale afin de ne pas être réduite au silence par ceux qui violent les droits des peuples indigènes. C'est pourquoi nous dépendons de vous pour financer nos actions urgentes. Le prélèvement régulier nous permet de planifier en toute sécurité nos campagnes pour aider les peuples indigènes à défendre leurs vies, protéger leurs terres et déterminer leur propre avenir.

       N'oubliez pas d'ajouter info@survivalfrance.org à vos contacts pour recevoir nos mail

    Survival International (France)
    18 rue Ernest et Henri Rousselle
    75013 Paris         France


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  • Les Doukha sont des chasseurs et non des braconniers, pourtant ils sont poursuivis en justice quand ils chassent sur leur territoire ancestral.

     

      Mongolie : des éleveurs de rennes interdits de chasse au nom de la conservation© Selcen Kucukustel/Magma magazine

    Dans le nord de la Mongolie les Doukha, des éleveurs de rennes nomades, peinent à nourrir leurs familles depuis que la chasse a été interdite au nom de la conservation de la nature. Leur territoire a été transformé en zone protégée en 2013 et s’ils sont pris en train de chasser on leur inflige des amendes qu’ils n’ont pas les moyens de payer ou bien ils risquent une longue peine de prison. Ils sont également soumis à des restrictions sur leurs espaces migratoires et doivent à présent demander une autorisation pour se rendre dans des campements éloignés.

       Les Doukha, aussi connus sous le nom de Tsaatan, sont environ 500. Si nombre d’entre eux ont été sédentarisés, environ 200 sont toujours des chasseurs-cueilleurs nomades. Ils migrent avec leurs rennes et vivent dans la taïga, sous des tentes qu’ils appellent alaci. Ils utilisent le renne pour se déplacer et pour le lait, ne tuant leurs animaux que lorsqu’ils vieillissent ou en période de disette. La chasse d’animaux sauvages tels que le cerf, le sanglier et l’élan et la cueillette de pommes de terre sauvages et de baies constituent la base de leur alimentation.

    Les Doukha chassent de manière raisonnée depuis des générations, respectant de strictes règles de chasse qui imposent le nombre d’animaux qu’ils peuvent tuer et quand et où ils peuvent chasser. Ces règles empêchent la surchasse, les encourageant à ne prélever que ce dont ils ont besoin. La chasse ne représente pas seulement une source de nourriture mais fait partie intégrante de leur mode de vie.

      Mongolie : des éleveurs de rennes interdits de chasse au nom de la conservation
       Les Doukha se déplacent à dos de rennes dont ils boivent le lait. Ils dépendent de la chasse et de la cueillette pour se nourrir.

       © Selcen Kucukustel/Magma magazine

       Les Doukha pratiquent des rites chamaniques afin d’exprimer leur reconnaissance et demander pardon à l’esprit de l’animal après une chasse fructueuse. Un aîné doukha explique : ‘Nous disons : ‘Terre-Mère nous te remercions infiniment de nous avoir offert ces animaux. Je souhaite que tous ces animaux te reviennent encore plus nombreux!’ Nous faisons aussi offrande d’un morceau de cette viande au feu, à la nature et aux esprits, avant de la manger’.

       Les Doukha ont du mal à comprendre pourquoi des étrangers leur imposent ces restrictions au nom de la conservation, alors qu’ils font déjà attention à la manière dont ils chassent et protègent leurs terres. Dans le monde entier, de nombreuses preuves démontrent que les peuples indigènes prennent, mieux que quiconque, soin de leur environnement. Ils sont les gardiens du monde naturel.

       Un aîné doukha affirme : ‘C’est chez nous ici. Nous vivons ici depuis des générations. Nous prenons soin de nos terres et les protégeons. Comment des étrangers peuvent-ils venir ici et nous dire de les protéger en nous imposant des amendes et des règlementations, alors que c’est ce que nous faisons depuis des siècles?’

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/11075


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    Un festival à ne pas manquer

     

        De Paris à la Turballe (44), le Festival Ciné Alter'Natif est le premier festival de films et documentaires entièrement réalisés et/ou tournés par des Amérindiens. Cinquante films, une soirée spéciale climat et de nombreux invités sont au programme. Survival sera présent samedi 3 octobre à partir de 20 heures lors d'une soirée festive et solidaire au cinéma la Clef à Paris.

      Depuis une trentaine d'années, les Amérindiens de tout le continent américain se réapproprient leur image en réalisant et en produisant leurs propres films. Ils peuvent enfin parler en leur nom et montrer à quel point leur expression artistique est originale et spécifique. Faute de distributeurs, très peu de films autochtones sont visibles en France. Or les membres de l'association De La Plume à l’Écran sont convaincus qu'une plus large diffusion des productions artistiques amérindiennes contribuerait à une meilleure compréhension des cultures amérindiennes contemporaines.

       Depuis 2009, le Festival Ciné Alter'Natif (FCAN), événement unique en Europe, est entièrement dédié à la diffusion de films réalisés/produits par des Amérindiens. Le but est de sensibiliser le public à la richesse des créations cinématographiques et audiovisuelles amérindiennes.

       En présence d'invités amérindiens, l'équipe entièrement bénévole du Festival Ciné Alter'Natif offre une tribune à cet autre cinéma et permet d'en faire découvrir l’extrême variété (courts et longs-métrages, fictions ou documentaires) ainsi que toute la richesse artistique et narrative, drôle et percutante. Au cours des années, nous avons su développer des contacts solides avec de nombreuses sociétés de productions amérindiennes et nous assistons régulièrement à divers festivals internationaux.

       C'est grâce à cet important travail de repérage et de veille constante que nous pouvons, cette année, vous offrir un florilège des récentes créations amérindiennes et ainsi vous faire partager notre passion pour le cinéma autochtone. Plus que jamais dans l'histoire du Festival Ciné Alter'Natif, cette 6e édition vous réserve de véritables pépites artistiques.

       A quelques rares exceptions près, les 50 films programmés cette année sont inédits en France et ils ont été en grande partie soustitrésen français pour l'occasion !

      // LA PROGRAMMATION EN UN CLIN D’ŒIL

      // Vendredi 2 octobre :

      – 9h30 : Séance Scolaire, sur inscription

      – 18h00 : Échos de la Terre, Spécial Climat

      – 20h30 : Double-Esprits

      Samedi 3 octobre :

      – 16h00 : Dessine-moi une histoire, Spécial Cinéma d’Animation

      – 18h00 : Femmes !

      – 20h00 : Soirée Festive et Solidaire

      – 21h00 : Corps et Graphie

      Dimanche 4 octobre :

      – 16h00 : Parcours de Vie

      – 18h30 : (anti)-héros de nos imaginaires

      Tarifs : Plein Tarif : 6,50€   Tarif Réduit : 5€

      Pass 7 séances : 35€   Séances scolaires : 2,50€

      Tarifs Carte UGC et Gaumont Non acceptées


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  • Une victoire pour les Mashco-Piro - grâce à vous!

    Les autorités péruviennes nous ont enfin écouté et ont répondu à notre appel urgent. Nous leur avions demandé d’empêcher que des missionnaires et des touristes n’entrent en contact avec la tribu isolée des Mashco-Piro en Amazonie.

    Nous leur avions envoyé une vidéo dans laquelle on pouvait voir des missionnaires approcher des membres de la tribu et leur distribuer des vêtements et de la nourriture, sans tenir compte du fait que ces Indiens isolés n'ont aucune immunité face aux maladies introduites par les étrangers. Un missionnaire (voir photo ci-dessus) a mis en danger la vie d’un enfant en prenant un ‘selfie’ avec lui.

    La situation avait atteint un point de non-retour. Grâce à la pression exercée par les milliers de courriels que vous avez envoyés, le gouvernement a finalement ouvert une enquête et mis en place un poste de surveillance permanent pour empêcher que des étrangers n’entrent en contact avec la tribu.

    Depuis les années 1990, nous faisons tout notre possible pour protéger le territoire des Mashco-Piro. La pression internationale que nous avions alors exercée avait conduit le géant pétrolier américain Mobil à se retirer du territoire de la tribu. Lutter contre les dangers que représente le contact constitue un nouveau challenge pour notre campagne.

    Cette victoire est la deuxième récemment remportée par les Indiens péruviens. Au début du mois, les Indiens Ashéninka ont obtenu un titre de propriété sur leurs terres ancestrales, un an exactement après le meurtre de quatre de leurs leaders.

    Merci de continuer à réagir à nos actions urgentes. Vos mails, vos lettres et vos dons permettent de changer les choses! Ce n’est que grâce à votre soutien que nous pourrons arrêter l’anéantissement des peuples indigènes.


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  •    Valdelice Veron, porte-parole des Guarani-Kaiowá : "Pour chaque plein d’éthanol, il y a du sang Guarani qui coule"

      Les peuples autochtones ne veulent pas être les oubliés de la conférence climatique de Paris (COP 21). Invitée au Sommet des consciences, qui s’est tenu le 21 juillet dans la capitale française, Valdelice Veron, 37 ans, est la porte-parole emblématique du peuple Guarani-Kaiowá, de l’État du Mato Grosso do Sul, au Brésil. Menacée de mort, elle a quitté sa terre natale pour la première fois de sa vie afin de lancer un appel au secours. Elle dénonce l’écocide en cours au nom de la production d’éthanol, pétrole vert du Brésil, qui en est le premier exportateur mondial. En dix ans, 300 indigènes ont été tués en raison des conflits autour des terres. Témoignage:

       Valdelice Veron avec un autre représentant de la communauté Guarani de passage à Paris le 22 juillet 2015.    Gert Peter Bruch / Planète Amazone 

      Novethic:: Quel message êtes-vous venue porter ?

    Valdelice Veron : Je suis d’abord venue porter un message de paix pour le respect de la nature. Mais je suis aussi venue appeler au secours, car mon peuple est en train d’être massacré. En dix ans, 300 chefs Guarani ont été tués [parmi lesquels son père, assassiné en 2003, NDLR].

    Les grands propriétaires terriens - les ruralistas - producteurs d’éthanol et de soja, envoient des milices privées pour nous attaquer sur nos terres indigènes. Nous subissons régulièrement des assassinats, des viols, des kidnappings. Ils nous torturent, nous humilient, pillent nos forêts, brûlent nos maisons, empoisonnent nos fleuves. Nos enfants meurent de malnutrition.

    Aujourd’hui, les 45 000 Guarani-Kaiowá du Mato Grosso do Sul vivent comme des réfugiés, dans des camps au bord de la route ou dans des réserves. Nous sommes considérés comme des étrangers sur nos propres terres ! Et tout cela avec la connivence du gouvernement.

    Novethic : La Constitution brésilienne reconnaît depuis 1988 les droits des peuples autochtones, et a ordonné la démarcation des territoires indigènes dans une période de cinq ans. Où en est ce travail d’identification ?

    Valdelice Veron : Nous revendiquons au total 39 territoires. 22 d’entre eux ont passé les deux premières étapes sur trois. La première est l’identification anthropologique des territoires, pendant laquelle nous devons prouver qu’ils nous appartiennent.

    La deuxième phase est l’homologation par le tribunal suprême fédéral, qui publie un décret officiel. Et la troisième est la validation par le président de la République. Et c’est là que ça bloque. Les documents sont sur le bureau de Dilma Rousseff mais n’ont toujours pas été signés. Cette attente est en train de nous tuer !

    Au Brésil, les élus sont souvent des agriculteurs [Katia Abreu, actuelle ministre de l'agriculture, est l'ex-présidente de la confédération nationale de l'agriculture. Une organisation qui défend avec ferveur l’agrobusiness, NDLR]. Ils sont très puissants. Actuellement, ils essayent de faire voter des amendements à la Constitution pour réduire nos droits et accaparer nos terres. Nous sommes las de cette situation. Las de voir qu’une canne à sucre vaut plus que la vie d’un Guarani.

    Novethic : Comment pouvez-vous peser sur les négociations climatiques qui se tiendront à la fin de l’année à Paris ?

    Valdelice Veron : Je suis heureuse de voir qu’il y tant de personnes préoccupées par le climat et la protection de l’environnement mais peu parlent des indigènes. Or, on ne peut pas s’intéresser à la nature sans évoquer les indigènes. Nous vivons dans et avec la nature, nous sommes les gardiens de la forêt.

    Pour le peuple Guarani-Kaiowá, la terre est l’essence de la vie. Les peuples autochtones symbolisent un mode de développement soutenable et durable, contrairement à la folle croissance dans laquelle s’est lancé le Brésil.

    Pendant la COP 21, une Alliance des gardiens de la mère nature sera lancée officiellement. Elle va au-delà des peuples autochtones, puisqu’elle réunira les gardiens de la forêt du monde entier. L’Alliance se battra afin qu’il y ait des lois internationales réellement contraignantes, pour faire respecter les droits des peuples autochtones affectés.

    Nous devons faire savoir ce que nous vivons pour que ce génocide cesse, car sinon les Guarani-Kaiowá n’existeront plus que sur photos. Il faut que le monde entier sache que pour chaque plein d’éthanol, il y a du sang Guarani qui coule.

       Propos  recueillis par Concepcion Alvarez
    © 2015 Novethic - Tous droits réservés


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  • ALERTE ROUGE : le peuple Guarani-Kaiowá à nouveau victime de terrorisme génocidaire

    ALERTE ROUGE : le peuple Guarani-Kaiowá à nouveau victime de terrorisme génocidaire

    Peuple Guarani-Kaiowa, Brésil - un village de la communauté Tekohá Kurusu Ambá a été saccagé et incendié le 24 juin 2015, plusieurs enfants ayant péri dans les flammes.

    C'est avec effroi que nous publions le dernier communiqué de l'assemblée Aty Guasu du peuple Guarani-Kaiowá, soumis à la barbarie régulière des dirigeants des exploitations liées à l'agro-industrie, dans l'Etat du Mato Grosso du Sud, au Brésil. Malgré diverses alertes internationales lancées au cours des dernières années, cette barbarie ne connaît toujours aucune limite. Elle vient de franchir un nouveau cap, qui motive aujourd'hui le lancement d'une alerte rouge.

    La représentante indigène Valdelice Veron, qui doit se déplacer pour la première fois en France prochainement et dont la tête est mise à prix par des propriétaires de champs de canne à sucre, nous a décrit au téléphone une situation apocalyptique.

    Tout a commencé le 22 juin par une simple partie de chasse initiée par une communauté Guarani-Kaiowá afin de pouvoir nourrir les membres du "village" (désormais un campement de fortune digne des pires camps de réfugiés du globe). Cette communauté, hommes, femmes et enfants, s'est réinstallée depuis peu sur sa terre traditionnelle, accaparée par la fazenda (ferme) Madama. Les indigènes sont tombés dans un piège et la partie de chasse s'est changée en film d'horreur : le village a été brûlé, au moins un enfant serait mort carbonisé et plusieurs autres manquent à l'appel. Le peuple Guarani-Kaiowá a décidé après une assemblée extraordinaire de riposter si les enfants ou leurs corps ne leur sont pas rendus immédiatement. Face aux fermiers armés et à leurs hommes de mains ils risquent de se faire massacrer. Valdelice Veron nous a appris que la police fédérale, complices des fermiers, avait bloqué la route principale pour que les Guarani-Kaiowá ne puissent aller chercher du renfort, allant jusqu'à se lancer dans une bataille rangée avec le force nationale venue à la rescousse des Guarani-Kaiowá

    Au regard de cette situation critique, qui aggrave la crise humanitaire permanente endurée par le peuple Guarani-Kaiowá, nous appelons chacun de vous, par devoir d'humanité, à lire et à diffuser le communiqué de l'assemblée extraordinaire Aty Guasu du peuple Guarani-Kaiowá. Il s'agit d'un état d'urgence absolue. Merci pour votre soutien.

    - Planète Amazone -

    Avis de deuil de l'assemblée Aty Guasu du peuple Guarani Kaiowá

    "C’est avec une profonde tristesse et des regrets que nous informons, une fois de plus, les sociétés nationales et internationales des meurtres de trois enfants Guarani-Kaiowá par des grands propriétaires fonciers. Dans le Mato Grosso do Sul, un nouveau-né et trois enfants ont été brûlés et leurs cadavres cachés par ces propriétaires fonciers. Nous, Guarani et Kaiowá, nous les pleurons et sommes en deuil. Le 24 Juin 2015, les propriétaires fonciers ont mis le feu à un bébé et à trois enfants indiens. Ils ont déjà assassiné des dizaines d’indiens Guarani et Kaiowá. Depuis 2000, les propriétaires fonciers assassinent et cachent les cadavres des indigènes.

    Le 5 Décembre 2007, une femme pieuse de 70 ans, Xurite Lopes, grand-mère de la petite qui a été brûlée, fut assassinée à bout portant au Tekoha Kurusu Amba par les propriétaires fonciers de la fazenda Madama. Ces mêmes propriétaires qui avaient déjà, en 2007, assassiné la grand-mère s’en prennent cette fois-ci, en juin 2015, aux petites-filles de Xurite Lopes. Les tueurs ne sont jamais jugés par les tribunaux au Brésil.

    Il faut que la société comprenne que ces trente dernières années, il est devenu banal que les propriétaires fonciers se réunissent avec des hommes politiques, des policiers locaux et des tueurs à gage avant d’attaquer et d’assassiner des indigènes. Ils planifient ensemble le massacre et les attaques génocidaires. Ils agissent tous ensemble : les tueurs, les propriétaires fonciers, des hommes politiques, certains agents de la police de l’Etat [du Mato Grosso do Sul] et des journalistes à la solde des propriétaires. Ainsi, tout est organisé pour perpétrer des attaques terroristes contre les Indiens.

    Puisque ces groupes organisés d'extermination des peuples indigènes n'ont jamais été puni par la justice brésilienne, puisqu’ils se considèrent exempts de châtiment par la justice au Brésil, ils se sont permis, le 24 Juin, de filmer et de montrer publiquement les agissements dans les médias et à la Télévision Globo locale à la solde des propriétaires. Voir ici: http://g1.globo.com/.../indigenas-e-fazendeiros-entr.../4277193/. Ils ont montré comment ces propriétaires assassins ont agi et agissent pour attaquer et tuer des indiens Guarani et Kaiowá.

    Les propriétaires fonciers et leurs tueurs utilisent des tactiques militaires de l’armée. Ils montrent dans les médias comment un groupe de policiers reste immobile pendant que les tueurs attaquent les indiens et brûlent des enfants vivants devant la caméra des journalistes de la TV Globo qui continuent à filmer. On pourrait croire qu’il s’agit d’un film fictif de farwest, mais tout ceci est bien réel : ils étaient en train d’attaquer, de massacrer des d’enfants, des femmes et des personnes âgées Guarani et Kaiowa. Ces propriétaires fonciers et leurs tueurs violents ont toujours agi ainsi, ils continuent à agir ainsi. Aujourd'hui, les propriétaires fonciers eux-mêmes montrent à toute la société comment ils attaquaient, et comment ils attaquent encore les indigènes du Mato Grosso do Sul. Une partie des actions de ces propriétaires fonciers, de leurs attaques terroristes, a été filmée et montrée à la TV GLOBO MS, où l’on voit les actions et les tactiques pour attaquer les indiens.

    Depuis 2000, ces propriétaires attaquent toujours de la même manière qu’hier, 24/06/2014. Ils viennent en camionnettes et écrasent les indiens. Lourdement armés, ils tirent sur les Indiens, brûlent tout et assassinent sans pitié. C’est dans cette situation que résistent et survivent dans le Mato Grosso do Sul les indiens Guarani, Kaiowá et Terena. C’est que la justice du Brésil et le gouvernement fédéral ne punissent pas, n’enquêtent pas contre ces groupes de terroristes et de criminels, qui agissent toujours avec des actions génocidaires et violentes contre les vies des indiens dans le Mato Grosso do Sul.

    De même, le 29 Octobre 2009, au Tekoha Ypo’i, 60 enfants, 20 personnes âgées, 40 adultes ont été blessés par balles et massacrés par les propriétaires fonciers. Les deux enseignants, Genivaldo Vera et Rolindo Vera ont été tués et leurs cadavres cachés par les propriétaires. De façon similaire, avec les mêmes techniques, le cacique Nisio Gomes fut assassiné, le 18 Novembre 2011, par les mêmes propriétaires et son cadavre caché. Hier, 24/06/2015, les propriétaires et leurs tueurs à gage jamais condamnés par la justice brésilienne, ont filmé leurs actions criminelles et les ont exposées dans les médias. Alors même que le journaliste de la GLOBO filmait, protégé par des policiers de l’Etat [du Mato Grosso do Sul] des enfants indigènes étaient en train d’être brûlés par les propriétaires. Aussi, ces mêmes propriétaires et leurs groupes ont tué les Guarani-Kaiowá Samuel Martins, Marco Veron, Dorival Benites, Dorvalino Rocha, Rolindo Vera, Genivaldo Vera, Xurite Lopes, Nisio Gome ... trois enfants suivent désormais cette liste.

    Aty Guasu demande avec insistance une vraie justice. Aty Guasu continue sa lutte contre le génocide financé par les propriétaires et les politiciens anti-indigènes.

    Nous avons joint quelques photos pour que chacun puisse voir, revoir et comprendre les actions des propriétaires fonciers contre les peuples indigènes dans le Mato Grosso do Sul.

    Tekoha Guasu Guarani et Kaiowá

    Le 24 Juin 2015

    Les grands chefs du peuple Guarani et Kaiowa.

    xurite lopes - rezadeira morta

    Rezadeira Xurite Lopes, 73 ans, morte près de la fazenda Kurussu Amba - photo CEAI/OABMS

    criancas demarcacao guarani kaiowa

    Date de l'article : 26/06/2015


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    La colère des paysans africains dépossédés de leurs terres
     
    URL raccourcie: http://farmlandgrab.org/25031
    Publié dans: Bolloré | Burkina Faso | CCFD-Terre solidaire | Côte d'Ivoire
      
     
     


    Terres irriguées à Tombouctou sur le fleuve Niger, au Mali. (Photo AFP)

    Géopolis | 11 juin 2015

    Par Martin Mateso

    Dépossédés de leurs terres par des étrangers, des paysans africains s'en prennent aux intérêts du groupe français Bolloré en Afrique de l'Ouest. Dans certains pays, comme au Burkina Faso, les petits agriculteurs pourraient ne plus pouvoir s’alimenter dans moins d'une décennie. C’est ce qu’explique à Géopolis, Maureen Jorand du Comité contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire).

    Le CCFD dénonce un phénomène qui aurait pris des proportions inédites sur le continent africain? On parle de plusieurs millions d’hectares confisqués aux paysans.

    Il est très difficile d’estimer précisément l’ampleur du phénomène pour plusieurs raisons : les contrats et les transactions foncières sont rarement publics. Des organisations ont commencé à faire un recensement du phénomène sur le terrain, pays par pays. C’est le cas de la Copagen (une coalition d'organisations paysannes et de la société civile présente dans neuf pays africains). Elle a mené une étude de plusieurs années sur les accaparements dans neuf pays : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Les conclusions sont alarmantes.

    Alors qu’on estimait le phénomène à un million d’hectares sur cette zone au cours des dix dernières années, l’étude montre que ce sont 2.313.400 d'hectares de terres qui ont été accaparés. A ce rythme, comme l’a rappelé le syndicat paysan La Via Campesina, dans moins d’une décennie, le Burkina Faso par exemple n’aurait plus de terres pour les petits paysans. Alors comment nourrir sa population ?

    Cette spéculation foncière met clairement en péril la sécurité alimentaire de ces pays. En effet, ces terres sont cédées aux grands investisseurs privés au détriment des petits paysans. Or, ces derniers fournissent 60 à 70% de l’alimentation dans ces pays. Leur enlever les moyens de produire, c’est mettre en danger l’accès à l’alimentation de l’ensemble de la population.

    Par ailleurs, on observe que les grands investissements dans l’agriculture en Afrique se font beaucoup dans les cultures de rente, c’est-à-dire les cultures d’exportation comme le café, le cacao, le coton, l’hévéa… Ces productions ne répondent pas à l’enjeu de nourrir les populations locales.

    Les paysans ont-t-ils la possibilité de négocier avec les sociétés agro-industrielles, les Etats tiers et les fonds d’investissement qui font main basse sur leurs terres?

    Il y a plusieurs problèmes à souligner. Tout d’abord, les populations n’ont parfois pas connaissance de la mise à disposition de larges surfaces de terres aux investisseurs privés. Ils découvrent cet accaparement une fois les machines arrivées sur leurs terres. Elles ne sont jamais réellement consultées, c’est-à-dire associées à la définition des besoins et des projets destinés à y répondre. Car rien n’oblige aujourd’hui les investisseurs à le faire.

    Les paysans tentent de négocier avec les entreprises mais cela a lieu en général une fois les impacts négatifs avérés. Et il faut s’interroger sur le rapport de force déséquilibré entre une multinationale et une organisation paysanne regroupant quelques dizaines de producteurs.

    Cet enjeu est central dans les nouvelles formes d’accaparements de terres que nous observons. Car les entreprises l’ont bien compris : de tels cas nuisent à leur image et leur réputation. Elles ne souhaitent donc plus acquérir directement le foncier. Elles privilégient la signature de contrats avec des paysans qui produisent et revendent à l’entreprise, qui leur fournit semences, intrants (engrais, pesticides) et conseils techniques.

    C’est le modèle choisi aujourd'hui pour investir dans l'agriculture, comme l’illustrent les projets de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition. Une initiative lancée par le G8 en 2012 pour lutter contre la faim et la pauvreté en Afrique.

    Nous l'avons observé sur le terrain, et notamment en Côte d’Ivoire, cela se traduit par des accaparements de terres indirects. La contractualisation peut rapidement entraîner un endettement massif des paysans lorsque ceux-ci perdent leurs récoltes à cause d’un évènement climatique imprévu comme une inondation. Obligés de payer les services fournis par l'entreprise, les paysans se retrouvent acculés à céder une partie de leurs terres.

    Peut-on dire que les pouvoirs publics dans ces différents pays sont complices?

    Il est sûr que les pouvoirs publics dans ces pays ont une responsabilité dans ce phénomène, soit parce qu’ils cèdent eux-mêmes des terres ou qu’ils en facilitent l’accès à certains acteurs dans un contexte législatif faible. Mais cela va au-delà des gouvernements africains. Les gouvernements américains, anglais, français et d'autres sont également responsables de cette situation. Car ils soutiennent aujourd’hui ces entreprises sans s'assurer que l’investissement ne se traduise pas par un accaparement de terre.

    Par exemple, pendant trois ans (2012-2014), l’Agence française de développement (AFD) avait pris des actions dans la Socapalm, une des entreprises pointées du doigt dans la mobilisation actuelle contre le groupe Bolloré et dont les impacts négatifs et en particulier les accaparements de terres, avaient été documentés depuis 2011. Les Etats du Nord, comme la France, qui financent l’activité de ces investisseurs en Afrique doivent donc également prendre leur part de responsabilité.

    Quelles solutions préconise le CCFD pour arrêter les dégâts et préserver les droits des populations paysannes?

    Si l’on souhaite mettre fin à tous les accaparements actuels, et prévenir les futurs, alors les Etats doivent mettre en place des législations foncières qui permettent de sécuriser l’accès au foncier des populations locales et un encadrement des investissements privés prenant en compte les impacts sur la terre, les ressources naturelles et le droit à l’alimentation.

    Dans tous les cas, plutôt que de se reposer sur des multinationales sans capacité de suivre l’impact au niveau local, les Etats devraient réorienter leurs financements vers les premiers investisseurs dans l’agriculture et pour la sécurité alimentaire: les petits paysans.


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  • Comment des politiciens et bûcherons brésiliens ont assassiné le Chef indien Eusébio Ka'apor

        Source : racismoambiental.net.br Publié par raoni.com
      Brésil - Les agressions et les menaces qui ont été initiées il y a plus de deux mois par les bûcherons et les commerçants de la région de Centro do Guilherme lié au commerce illégal de bois à l'intérieur de la terre indigène Turiaçu à l'encontre des indiens Ka'apor ont culminé ce 26 Avril 2015, avec l'homicide de Eusébio Ka'apor.

       Eusébio était l'un des défenseurs de la terre indigène et un farouche opposant aux bûcherons et aux politiciens locaux vivant de l'extraction quotidienne du bois noble depuis la terre indigène. Eusébio qui était résident du village de Ximborendá, dépendant de la municipalité de Santa Luzia du Parua, a reçu deux tirs d'armes à feu dans le dos dans une petite ville près de Centro do Guilherme.

      Le leader indigène, avec un autre compagnon, revenait en moto d'un petit village venant d'être créé au sein de la terre indigène Alto Turiaçu lorsqu'en passant près d'un groupement d'habitations plusieurs personnes armées ont surgit comme s'ils les attendaient. Les Indigènes ont continué leur route vers l'avant quand, soudain, plusieurs coups de feu ont été tirés dans leur direction, deux atteignant Eusébio Ka'apor dans le dos. Transporté par l'autre indigène dans un village voisin il a été secouru par des gens qui ont essayé de l'emmener en voiture à l'hôpital de Santa Inês. Malheureusement, à peine arrivé dans la ville de Nova Olinda, il n'a pas tenu le coup et a succombé.

       Nombreux étaient ceux ayant été témoins du climat de tension et de violence dans la région de Centro do Guilherme qui s'attendaient à un tel drame. Il savaient que les Ka'apor, depuis quelques années déjà, avaient décidé de devenir intransigeants face au commerce illégal existant sur leur terre, à l'origine de nombreux préjudices. Ils avaient organisé récemment certaines opérations coup-de-poing d'expulsions de bûcherons, mettant le feu à des camions après avoir pris en flagrant délit quelques individus. tendre la main pour toucher les camions de pompiers et l'arrestation de plusieurs personnes dans la loi. Les représailles, toutefois, ont été promptes à se manifester.

      De Janvier jusqu'à aujourd'hui les Ka'apor ont vécu en résidence surveillée, empêchés de quitter leurs villages parce que constamment agressés et menacés. Durant ces quelques mois quatre motos ont été volées à l'arrachée aux Indiens et 10 personnes autochtones, au moins, ont été battues et humiliées, en représailles à l'action des Indiens et pour les dissuader d'engager de nouvelles actions d'expulsion. Les Indigènes racontent qu'ils n'ont même pas tenté de déposer plaintes face à ses exactions, parce que les agresseurs recoivent la complicité de la police militaire dans la région, sans parler de l'appui et de la participation directe de conseillers municipaux et maires de la région, certains d'entre-eux ayant même été incarcérés quelques jours après une opération menée par la police fédérale, il y a un peu plus d'un an.

      Le secrétariat d'État aux droits humains, le ministère public fédéral et l'OAB/MA ont été témoins de la situation, sans parvenir jusqu'à aujourd'hui à mettre en place une stratégie de maintient d'une présence institutionnelle permanente dans la région dans le but de désarmer et pacifier les bûcherons rebelles ayant été empêchés par les Indiens de continuer à exploiter de façon irrationnelle et illégale le bois dans la terre indigène.

      A présent, on attend que la police fédérale et d'autres organismes enquêtent et punissent les auteurs de ce crime barbare, mais qu'il soit également initié une plannification de présence institutionnelle, car dans la région de Centro do Guilherme il y a longtemps que le loi du plus fort est en vigueur, mais l'Etat n'a jamais rien fait.

    Nb: l'auteur de l'article, Cláudio Bombieri, est un Missionnaire Combonien.


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  • « Bolloré a pris nos terres. Et maintenant notre liberté. »

    Des paysans d’Afrique et d’Asie accusent la holding luxembourgeoise Socfin de s’être accaparée leurs terres pour ses cultures d’huile de palme. Ils ont lancé une série de blocages dans les plantations pour que l’actionnaire principal Bolloré s’emploie à faire respecter leurs droits et restituer leurs terres. Soutenons leur action !

    Stop à l’accaparement des terres ! Socfin et le Groupe Bolloré doivent enfin assumer leur responsabilité et respecter les droits des paysans d’Afrique et d’Asie.

    Accaparement de terres en Afrique

    Manifestation de paysans dans une plantation de la Socapalm au Cameroun (photo: ReAct)

    Les paysans riverains des cultures d’huile de palme de Socfin ont lancé un grand mouvement de résistance, bloquant des usines et occupant des plantations. Au Cameroun, les cultures d’huile de palme et d’hévéa des filiales Socapalm et Safacam s’étendent sur 43 700 ha. « Ces terres nous ont été volées. Nous venons maintenant les reprendre » explique Michel Essonga, l’un des 6 000 paysans camerounais concernés.

    La holding internationale Socfin est avide de terres. En 2014, ses filiales africaines exploitaient au total plus de 116 000 ha de plantations de palmiers à huile, en augmentation de 8% par rapport à l’année précédente.

    « La population est en colère » nous a confié Emmanuel Elong, le président de l’Alliance Internationale des riverains des plantations Socfin Bolloré. Et les Camerounais ne sont pas les seuls. Des milliers de paysans manifestent pour les mêmes raisons dans les plantations de Socfin au Libéria, en Côte d’Ivoire et au Cambodge.

    La holding réfute les accusations d’accaparement des terres et affirme au contraire son engagement pour la « promotion du progrès social ». Elle menace même de « poursuites » les auteurs de ce qu’elle nomme « exactions ».

    Le groupe Bolloré est, avec un total de 38,75%, l’actionnaire principal de Socfin. Son PDG Vincent Bolloré avait entamé un dialogue avec les paysans africains à l’automne dernier avant de se rétracter, expliquant n’avoir finalement pas d’influence au sein de Socfin.

    Emmanuel Elong y voit un clair manque de considération. Les paysans dépendent de leurs terres pour vivre. Certains redoutent une intervention violente de la police. Tous espèrent la reprise des négociations.

    Les paysans demandent le respect de leurs droits et la rétrocession de leurs parcelles. Soutenons-leurs revendications !


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  • Au Brésil, dans les années 1970 et 80, de 50 à 90% de certaines tribus ont été décimées par des maladies infectieuses après des rencontres avec l'extérieur.

     

    Selon des experts, «nous sommes au seuil d'une vaste extinction de cultures car ces populations sont parmi les plus vulnérables au monde». 

    Les dernières tribus isolées d'Amazonie sont de plus en plus menacées par la multiplication des contacts avec le monde moderne et les autorités réexaminent leurs politiques envers ces populations pour mieux les protéger, avec cependant des succès limités. 

    Selon une série d'articles publiés dans la dernière édition de la revue américaine Science parue jeudi, des groupes entiers de ces populations indigènes sont en danger imminent de disparaître au Pérou et au Brésil, où elles sont le plus présentes. 

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     «Nous sommes au seuil d'une vaste extinction de cultures car ces populations sont parmi les plus vulnérables au monde», estime Beatriz Huertas, une anthropologue basée à Lima, dans un de ces articles. 

    Chocs entre civilisations 

    Même constat de Chris Fagan, directeur de l'ONG américaine Upper Amazon Conservancy, selon qui «on se trouve actuellement près d'une disparition étendue de cultures». 

    Des siècles de colonisation ont montré combien les chocs entre civilisations peuvent être tragiques, rappellent ces experts. Depuis l'arrivée des Espagnols en 1492, il est estimé que 50 à 100 millions d'autochtones ont péri sur le continent américain, et avec eux des cultures entières. 

    Tout en reconnaissant ne pas savoir précisément ce qui se passe dans ces tribus isolées, ces chercheurs expliquent que les contacts entre ces indigènes et des représentants du monde moderne se multiplient rapidement. 

    Des habitants de villages intégrés dans la société moderne au Pérou comme au Brésil font aussi part d'une forte augmentation d'apparitions de ces indigènes, qui parfois font des raids dans leur maison en leur absence, volant et saccageant, indique une des études. 

    Risques d'infections 

    Outre le risque de confrontation, ce sont de banales infections comme la coqueluche ou la grippe contre lesquelles ces tribus n'ont aucune immunisation qui les tuent. Ces infections sont transmises au contact de bûcherons, de journalistes, de trafiquants de drogue et même d'anthropologues qui se rendent dans la forêt. 

    C'est au Pérou que la situation paraît être la plus dramatique, selon ces experts qui estiment à 8000 le nombre des peuplades indigènes éparpillées dans la forêt équatoriale. 

    Le gouvernement de Lima a établi des zones protégées de trois millions d'hectares pour permettre à ces tribus de rester isolées mais cela pourrait ne pas suffire, selon les chercheurs. 

    26 groupes d'indigènes isolés  

    Au Brésil, où dans les années 1970 et 80, de 50 à 90% de certaines tribus ont été décimées par des maladies infectieuses après des rencontres avec des représentants du monde extérieur, les autorités ont pris des mesures drastiques pour empêcher de tels contacts et les limiter au strict minimum. Ainsi, de 1987 à 2013, des contacts ont eu lieu avec seulement cinq tribus. 

    Le gouvernement brésilien a recensé 26 groupes d'indigènes isolés dans le pays et pense qu'il pourrait y en avoir près de 80 de plus qui vivent cachés.

    Mais avec le développement rapide de l'économie brésilienne, la septième mondiale, les activités minières, agricoles et la construction d'axes routiers entre autres ont explosé en Amazonie, exerçant des pressions croissantes sur ces populations.  

     


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  • Les Indiens hopi exigent le retour de leurs objets sacrés

    L'avocat Pierre Servan-Schreiber entouré de deux prêtres hopi durant la restitution d'un Katsina qu'il avait acquis lors d'une vente précédente    © Survival

      Les Indiens hopi d’Arizona ont lancé un appel pour mettre un terme à une nouvelle vente aux enchères d’objets sacrés – la cinquième de ce type – qui aura lieu aujourd’hui à Drouot par l’étude EVE. Les ventes précédentes avaient provoqué l’indignation de l’opinion publique internationale.

      Les tentatives pour suspendre les ventes aux enchères précédentes – lesquelles seraient illégales aux Etats-Unis – ont échoué malgré les interventions de Me Pierre Servan-Schreiber, mandaté par Survival International, le mouvement mondial pour les droits des peuples indigènes, et de l’acteur Robert Redford.

      Les Katsinam que les Hopi appellent ‘amis’ ont pour eux une profonde signification culturelle et religieuse. Ils sont les esprits des ancêtres, des animaux terrestres et du monde naturel, mais aussi d’êtres mythologiques, de forces naturelles et de valeurs morales et sociales. Ils font partie d’un système de croyances qui veut que la stabilité du monde soit liée à la célébration de ces êtres, lesquels ne peuvent être ni commercialisés ni-même montrés à des non-initiés.

      Le chairman de la nation hopi, Herman G. Honanie, a déclaré dans un communiqué du 20 mai : ‘Tous nos amis Katsinam doivent revenir chez nous, à leur place légitime, en territoire hopi. La position des Hopi est ferme : ces ventes doivent cesser’.

      Les Hopi ont demandé au FBI et au ministère américain de la Justice de faire suspendre la vente aux enchères et que les objets sacrés leurs soient restitués.

      Jean-Patrick Razon, directeur de Survival International (France), a déclaré aujourd’hui : ‘Les acquéreurs potentiels devraient reconnaître le caractère sacré de ces objets et que leur commercialisation représente pour les Hopi un outrage irréparable. Ce ne sont pas pour eux des objets de musée mais la partie intrinsèque d’une culture vivante et florissante qui doit être traitée avec le plus grand respect. Les institutions françaises offrent peu de recours aux Hopi, elles ne sont toujours pas conscientes des conséquences dévastatrices que la dispersion de ce type d’objet peut avoir sur eux’.

    Notes aux rédactions :

    - Les Hopi qui sont environ 18 000 vivent dans douze villages au nord de l’Arizona. Ils appellent leur patrie Hopituskwa.
    - Les Hopi s’opposent à la publication des images de Katsinam qu’ils considèrent comme offensante et irrespectueuse.
    - Lire le communiqué de la nation hopi du 20 mai (pdf en anglais sur le site de Survival)

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10793


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    Posted in: Mali
       
    Maliweb | 9 avril 2015

     Les paysans veulent cultiver leur terre  « Occupation illicite des terres dans la zone office du Niger » : Les paysans de Sanamandougou résolus à cultiver sur leurs terres lors de la prochaine saison pluvieuse

      Cette journée citoyenne, selon Fassery Traoré, du réseau interact Afrique/Europe, visait à réfléchir sur les voies et moyens pouvant permettre aux victimes qui ont été dépossédées de leurs terres de culture

      Selon Mamadou Coulibaly, le représentant local du réseau Interact Afrique/Europe à Niono non moins président du COPON, sans l’agriculture, il n’y a pas de développement au Mali. A l’en croire, c’est le secteur de l’agriculture plus précisément l’office du Niger qui influe du souffle moteur le développement socio-économique du pays. Et malgré cet état de fait, les paysans sont laissés pour compte et leurs revendications et doléances soumises aux autorités ne sont jamais satisfaites. C’est ce que fera dire Fassery Traoré, que gouverner ne revient pas à se satisfaire soi-même, mais plutôt à œuvrer pour l’intérêt commun du peuple. Avant d’inviter les autorités à reformer l’office du Niger pour le bonheur des producteurs qui font vivre tout un peuple.

      Rappelons que dans leur lutte pour la restitution de leurs terres de culture, la population de Sanamandougou et de Sahou a eu à mener auparavant des manifestations au cours desquelles certaines ont perdu la vie, et d’autres ont été emprisonnées.

      Selon Fassery Traoré, implanté dans plusieurs pays de l’Afrique, le réseau interact Afrique/Europe qui se bat contre l’accaparement des terres, a de son côté, posé plusieurs actions pour que les populations de Sanamandougou et de Sahou puissent retrouver leurs terres de culture. Au nombre de celles-ci, nous pouvons citer l’organisation d’une assemblée populaire sur le droit coutumier le 21 mai 2014. Cela en lieu et place de la grande marche qu’il prévoyait d’organiser à Niono mais qui n’a pu malheureusement se tenir faute de mesures rigoureuses prises par les autorités administratives et communales de la localité qui, accusées de connivence avec Bakary Togola, le président de l’APCAM, ont formellement interdit toutes manifestations même un simple meeting. Aussi, des correspondances ont été envoyées au président IBK, à l’Union européenne et à certaines ambassades concernant cette affaire qui peine à trouver un dénouement heureux.

      Au cours de la présente journée, certains intervenants ont proposé l’organisation d’une grande marche allant de la bourse du travail à la primature pour l’aboutissement de ce combat. L’union des producteurs de coton par la voix de Seydou Touré, a fait part de son engagement à appuyer le réseau Interact et COPON dans cette lutte de longue haleine qu’elle demeure résolu à gagner coûte que coûte.

    Ramata S.Kéita

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  • Menaces sur un chef tribal opposé à l'expulsion de sa communauté

     

    Telenga Hassa craint pour sa sécurité depuis qu'un 'garde honorifique de la vie sauvage' aurait appelé les villageois à l'agresser ou à le chasser de la réserve
      Telenga Hassa craint pour sa sécurité depuis qu'un 'garde honorifique de la vie sauvage' aurait appelé les villageois à l'agresser ou à le chasser de la réserve
    © Survival International

    Un chef tribal d’une réserve de tigres en Inde craint pour sa sécurité, un agent de la faune ayant incité les membres de sa communauté à l’agresser et à le pousser à partir pour avoir milité en faveur de leur droit à rester sur leur territoire.

    Telenga Hassa, un Munda de la communauté Jamunagarh, qui est aujourd’hui la réserve de tigres de Similipal, a mené la lutte de son village contre l’ordre officiel d’expulsion au nom de la protection des tigres.

    Lors d’une réunion du village en janvier, en l’absence de Telenga, un ‘garde honorifique de la vie sauvage’ aurait appelé les villageois à l’agresser ou à le chasser de la réserve s’il n’était pas d’accord avec la relocalisation. Telenga a déclaré à Survival que lors de réunions précédentes, ce même garde l’avait verbalement agressé et avait déchiré une déclaration mentionnant leur opposition aux expulsions.

    Selon la loi indienne et internationale, le consentement libre, préalable et éclairé des peuples indigènes est requis avant toute expulsion de leur territoire ancestral, or les villageois de Jamunagarh ont subi des années de harcèlement : en septembre dernier, ils ont déclaré avoir été ‘menacés’ et ‘abusés’ afin qu’ils acceptent de partir.

    Telenga a déclaré à Survival : ‘Nous préférerions mourir plutôt que de quitter le village. Le département des forêts nous presse de partir. Ils nous adressent des menaces du genre : “Si vous tentez de rester, nous vous poursuivrons en justice, nous dirons que vous êtes des maoïstes et nous vous arrêterons”’.

    Des milliers de Baiga ont été expulsés de force de la réserve de tigres de Kanha, qui a inspiré le _Livre de la Jungle_.
    Des milliers de Baiga ont été expulsés de force de la réserve de tigres de Kanha, qui a inspiré le _Livre de la Jungle_.

    © Survival International

    En Inde, les tribus sont illégalement expulsées de leur territoire ancestral au nom de la protection des tigres. En décembre 2013, 32 familles de la tribu khadia ont été expulsées de la réserve de Similipal et contraintes à vivre dans des conditions déplorables, sous des bâches en plastique. Des milliers de Baiga ont été expulsés de la réserve de tigres de Kanha, qui a inspiré le Livre de la Jungle.

    Telenga a déposé une plainte auprès de la police du district mentionnant les agressions verbales, les menaces et les incitations à la violence. Survival a dénoncé ces exactions à deux reprises devant la Commission des droits de l’homme de l’Etat d’Odisha mais n’a reçu aucune réponse.

    Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Ces faits ne constituent qu’un exemple de plus quant à la manière dont les tribus sont intimidées et menacées en Inde dans le but de les obliger à quitter leurs territoires situés dans les réserves de tigres. Ceux qui, comme Telenga, sont assez courageux pour résister à ces expulsions soi-disant volontaires subissent menaces et harcèlement. Les peuples indigènes sont les meilleurs défenseurs de l’environnement, ils ont pris soin de leurs terres durant de nombreuses générations. Les expulser de leur territoire constitue une violation de leurs droits fondamentaux et ne protège en rien les tigres’.

    Notes aux rédactions :

    - Le gouvernement indien accorde le titre de ‘garde honorifique de la vie sauvage’ (HWWs) aux citoyens qui ont montré leur engagement pour la conservation. Ces gardes assurent la liaison avec le département des forêts et apportent leur expertise aux efforts de l’Etat pour la préservation de l’environnement.

    - Il a été annoncé aux habitants du village de Jamunagarh qu’ils ne recevraient pas de terre cultivable en compensation de leur expulsion, ce qui signifie qu’ils n’auront plus aucun moyen de nourrir leurs familles.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10709


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  •  Niger : Mobilisation des éleveurs contre le morcellement des terres pastorales

    Posted in: Niger
     


    Les éleveurs sont en crise dans le nord du Niger, dans la région d’Agadez. | Getty Images/ Aldo Pavan

    CamerPost | 25.02.2015
     

    Les associations d’éleveurs du Niger regroupées au sein du Réseau des Chambres d’Agriculture du Niger (RECAN), ont procédé ce mercredi au lancement de la Campagne « Sauvons les terres pastorales » en vue d’attirer l’attention des décideurs sur la disparition progressive des terres pastorales au Niger.

    En effet, selon ce collectif, chaque année, du fait du grignotage des terres, et au rythme de la croissance démographique actuelle, un quarantième de la réserve foncière sahélienne, autrement dit des terres pastorales, est mise en valeur par l’agriculture.

    A ce rythme, dans 40 ans, il n’y aura plus d’aires de pâturages avertissent les associations paysannes.

    A ce phénomène de grignotage des terres pastorales, vient s’ajouter celui de la vente ou de l’appropriation illégale des enclaves pastorales qui ont été clôturées et transformées en ranchs privés alors qu’initialement, les exploitants ne disposaient que d’autorisations d’exploitation provisoires qu’ils ont réussi à transformer en actes de possession.

    Selon le secrétaire exécutif de l’Association pour la redynamisation de l’agriculture (AREN), Elhadj Boureïma Dodo, coordonateur du collectif, « cette nouvelle alliance que viennent de mettre en place les associations paysannes pour lutter contre l’occupation des terres pastorales s’inscrit dans le cadre d’une veille citoyenne en ce sens ».

    Au Niger, les espaces agricoles constituent quelques 15 millions d’ha, soit 12% des espaces cultivables auxquels on inclue généralement les terres pastorales et autres couloirs de passage.

    C’est pourquoi, le collectif « Sauvons les terres pastorales » en appelle au ralliement de tous pour faire l’inventaire des terres pastorales illégalement appropriées et procéder à la révision des espaces fonciers octroyés depuis quelques années.

    Il en appelle également à s’assurer que le cadastre ne procède à la délivrance d’aucun titre foncier sur le domaine public pastoral.


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  •   Journée mondiale de la vie sauvage : les tribus dénoncent les mauvais traitements au nom de la conservation

    Les Pygmées bayaka et les Baiga dénoncent les abus commis par les gardes forestiers et le harcèlement dont ils sont victimes pour les forcer à quitter leurs terres.
    Les Pygmées bayaka et les Baiga dénoncent les abus commis par les gardes forestiers et le harcèlement dont ils sont victimes pour les forcer à quitter leurs terres.

    © Survival International

    Pour marquer la Journée mondiale de la vie sauvage, le 3 mars, Survival International, le mouvement mondial pour les droits des peuples indigènes, dénonce les violations des droits de l’homme perpétrées contre les peuples indigènes au nom de la préservation de la vie sauvage.

    Des témoignages vidéo irrécusables des Pygmées bayaka de la République du Congo mettent en évidence leur lien intime avec leurs terres et les abus qu’ils subissent aux mains des agents de protection de la faune et des gardes forestiers – qui sont souvent financés par de grandes organisations de conservation de la nature comme le Fonds mondial pour la nature (WWF) et la Wildlife Conservation Society.

    Les vies de milliers de Baiga en Inde ont été détruites lorsqu’ils ont été illégalement expulsés de la réserve de tigres de Kanha – qui a inspiré Rudyard Kipling dans ses nouvelles du Livre de la Jungle. Leurs communautés ont été dispersées et dépossédées de leurs terres, mais les touristes sont les bienvenus dans la réserve.

    Visionnez les témoignages vidéo des Bayaka et des Baiga (sur le site de Survival)

    Bayakas y baigas dénoncent les abus commis à leur égard au nom de la conservationLes vies de milliers de Baiga en Inde ont été détruites lorsqu’ils ont été illégalement expulsés de la réserve de tigres de Kanha – qui a inspiré Rudyard Kipling dans ses nouvelles du Livre de la Jungle. Leurs communautés ont été dispersées et démais les touristes sont les bienvenus dans la réserve.Les écogardes [escouades anti-braconnage] nous abandonnent ici à la famine. Ils ont ruiné notre monde. Si nous tentons de chasser dans la forêt, ils nous frappent si violemment! Ils n’hésitent même pas à nous tuer s’ils nous rencontrent dans la forêt’, a rapporté une femme bayaka.

    Une autre femme bayaka a témoigné en 2013 : ‘Les agents de protection de la faune m’ont dit d’éloigner mon enfant qui était à mes pieds. Puis ils m’ont frappée sur le dos avec des bâtons et je suis tombée par terre. A chaque fois qu’ils me menaçaient, ils me battaient de plus belle’.

    Un Baiga désespéré a déclaré en 2012 : ‘Empoisonnez-nous, finissez-en avec nous ici, c’est bien, mais ne nous déracinez pas!’. En 2014, sa communauté a été expulsée de la réserve de Kanha au nom de la conservation des tigres.

     

    Les Baiga ont été illégalement expulsés de de la réserve de tigres de Kanha qui a inspiré le _Livre de la Jungle_.
    Les Baiga ont été illégalement expulsés de de la réserve de tigres de Kanha qui a inspiré le _Livre de la Jungle_.

    © Survival International

    Les peuples indigènes sont les meilleurs défenseurs de l’environnement, mais ils sont illégalement expulsés de leurs terres ancestrales au nom de la conservation.

    La campagne de Survival Les parcs ont besoin des peuples’ appelle à un changement radical des politiques de conservation, reposant sur le principe que les peuples indigènes sont les meilleurs défenseurs de l’environnement et que les déposséder de leurs terres ancestrales se traduit généralement par la dégradation de l’environnement.

    Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd’hui : ‘Les organisations qui ont pour vocation de promouvoir la conservation de la faune doivent repenser radicalement leurs méthodes de travail. Elles doivent admettre qu’elles-mêmes ne sont que des partenaires de second rang, contrairement aux peuples indigènes qui sont dépossédés de leurs terres et qui sont persécutés et maltraités au nom de la conservation de la nature’.

    Notes aux rédactions :

    - Télécharger le document "Leur terre, notre avenir" (voir plus bas) les cinq principes de la conservation formulés par Survival. (Allez sur leur site).

    - ‘Pygmée’ est un terme générique couramment employé pour désigner les peuples de chasseurs-cueilleurs du bassin du Congo et d’Afrique centrale. Ce terme est considéré comme péjoratif et est évité par certains groupes, mais considéré par d’autres comme un facteur d’identité.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10682 

      Leur terre, notre avenir

    Les principes de la conservation

    Pour une nouvelle conception de la préservation de l’environnement dans le respect des droits des peuples indigènes au profit de toute l’humanité

    1 - Les peuples indigènes sont généralement les meilleurs défenseurs de l'environnement; ils ont su gérer durablement leurs terres depuis de nombreuses générations.

    2 - Expulser de force les peuples indigènes de leurs territoires se traduit dans la plupart des cas par des dommages écologiques.

    3 –Ces expulsions constituent une flagrante violation des droits de l’homme et les défenseurs de l’environnement devraient s’y opposer.

    4 - Le moyen le plus efficace et le plus rapide de conserver les zones riches en biodiversité est de respecter les droits des peuples indigènes.

    5 -Le monde ne peut plus se permettre de suivre un modèle de conservation qui élimine les peuples indigènes : il porte aussi bien atteinte à la diversité humaine qu’à l'environnement.


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    Les Papous fuient la répression militaire

     

    Des villageois papous ont été déshabillés jusqu'à la ceinture et ligotés dans le dos avant d'être interrogés par la police.
    Des villageois papous ont été déshabillés jusqu'à la ceinture et ligotés dans le dos avant d'être interrogés par la police.

    © local media

    Des centaines de Papous ont fui leurs foyers suite à une opération militaire musclée dans les hautes terres de Papouasie. La répression a eu lieu près de Grasberg – la plus grande mine de cuivre et d’or du monde.

    Le 7 janvier, des centaines de policiers et de soldats ont pris d’assaut le village d’Utikini, suite au meurtre de deux officiers de police et d’un agent de sécurité de la mine.

    Des photographies ont été diffusées qui montrent des Papous dévêtus jusqu’à la taille et ligotés les mains dans le dos, probablement prises comme ‘trophées’ par des soldats ou des policiers. Des villageois ont rapporté que 116 Papous ont été arrêtés, dont 48 femmes et 3 enfants. Nombre d’entre eux ont été interrogés et torturés par la police. 12 sont toujours en garde à vue.

    Survival International a reçu des rapports selon lesquels, dans un village voisin, Jekson Waker a reçu deux balles dans les pieds afin ’qu’il se tienne tranquille’. Les soldats et la police ont incendié des maisons et des tentes appartenant aux membres des tribus dani, amungme, damal et moni.

    La police aurait trouvé que de nombreux villageois détenaient des tracts en faveur de l’indépendance papoue. De telles manifestations d’expression politique peuvent être dangereuses en Papouasie occidentale, où des Papous sont actuellement emprisonnés jusqu’à 15 ans pour avoir levé le drapeau indépendantiste.

    Des activistes ont rapporté que lors d’une conférence de presse, le 7 janvier, un chef de la police indonésienne a déclaré : ’J’ai ordonné [aux policiers] de brûler les maisons des habitants du village d’Utikini. Cela a été fait délibérément afin de briser le mouvement [indépendantiste]. Je les anéantirai.’

    La présence de tant de policiers et de soldats a répandu la terreur dans la région et nombreux sont ceux qui ont fui leurs villages et se cachent à présent dans la forêt. De telles opérations militaires de ratissage sont monnaie courante en Papouasie occidentale, où les soldats et la police tuent, violent et torturent en toute impunité.

    Cet incident survient quelques semaines seulement après la fusillade mortelle de cinq adolescents papous par des soldats et la police. Le nouveau président indonésien a condamné les meurtres et a appelé à l’ouverture d’une enquête sur ces homicides. Cependant, de nombreux Papous restent insatisfaits qu’il ait fallu attendre 20 jours pour que le président fasse une déclaration et ont très peu d’espoir que justice soit rendue.

    Lire en ligne: http://www.survivalfrance.org/actu/10644


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